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Profs d'Histoire lycée Claude Lebois
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27 mars 2016

calendrier chrétien

nativita-GIOTTO
Giotto, Nativité de Marie, 1304-1306, Florence, fresque

 

 

le calendrier chrétien

 

 

1) principales fêtes

 

- l’Avent : période de 4 semaines avant Noël, date de la venue du Christ (commence le quatrième dimanche avant le 25 décembre).

- Noël : fête de la Nativité ; commémoration de la naissance du Christ.

- Épiphanie : hommage des rois Mages à Jésus messie (6 janvier). [galette des rois]

- Présentation ou Chandeleur : présentation de Jésus au temple de Jérusalem, avec procession de chandelles et cierges (2 février : 40 jours après Noël). [fête des crêpes]

- Carême de Pâques : temps de 40 jours de pénitence allant du mercredi des Cendres au jour de Pâques ; il commence après le Mardi gras qui est le dernier jour du carnaval (carême, vient du latin quadragesima, quarantaine).

- Pâques : fête annuelle de l’Église chrétienne en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ (sa date varie entre le 22 mars et le 25 avril) ; cette victoire sur la mort fonde la foi des chrétiens ; elle est située en même temps que la fête juive de Pâques (pascha : le passage, en souvenir de la fuite des Hébreux d’Égypte) ; elle fait partie de la Semaine sainte qui comprend :

  • Dimanche des Rameaux : dernier dimanche du Carême et entrée triomphale de Jésus à Jérusalem où le peuple recouvre la route de vêtements et de rameaux.
  • Mercredi : trahison de Judas.
  • Jeudi : Cène, dernier repas du Christ et des Apôtres (du latin cena, ae, f. dîner, repas principal du milieu du jour) ; et institution de l’Eucharistie (du grec eukharistia, action de grâce) : sacrement du pain et du vin ;
  • Vendredi : Passion, crucifixion, mort (“Vendredi saint”)
  • Dimanche : Résurrection, Pâques ;

- Ascension : élévation miraculeuse de Jésus-Christ au ciel ; 40 jours après Pâques.

- Pentecôte : descente de l’Esprit Saint sur les Apôtres ; 10 jours après l’Ascension ; (ou 50 jours après Pâques, d’où son nom).

- Trinité : célébration du Mystère de la Trinité ; 7 jours après la Pentecôte.

- Fête-Dieu : célébration du saint Sacrement ; jeudi qui suit la Trinité.

- Assomption : enlèvement miraculeux de la sainte Vierge (Marie) au ciel par les anges (du latin assumptio, onis, action de prendre, et assumo, is, assumere, prendre avec soi) ; 15 août.

- Toussaint : fête de tous les saints le 1er novembre (à ne pas confondre avec la fête des morts du lendemain : les défunts ou les trépassés).

 

 

2) iconographie

 

épiphanie

 

Masaccio
Masaccio (1401-1428), Épiphanie

 

 

Présentation, ou Chandeleur

 

Fra Angelico, 1440
Fra Angelico, Présentation de Jésus au Temple, vers 1440, fresque

 

Holbein, 1501
Hans Holbein, Présentation de Jésus au Temple, 1501

 

 

 carême

 

Bruegel combat carnaval careme
Bruegel (1525-1569), Le combat de Carnaval et de Carême, 1559

 

Bruegel Mardi-gras et CarêmeBruegel, Le combat de Carnaval et de Carême, détail

 

Diapositive1
Bruegel, Carnaval contre Carême

 

 

Ascension

 

Fra Angelico l'Ascension
Fra Angelico, l'Ascension, 1447-1448

 

Pentecôte

 

Pentecôte 1913
Pentecôte 1913 à Longpont (Aisne)

 

Pentecôte 1914
Pentecôte 1914 à Croix-Gente, commune de Montendre (Charente-Maritime)

 

Pentecôte à Marciac, Gers
Pentecôte à Marciac (Gers), avant 1914

 

 

Trinité

 

Trinité peinture sur bois XVIe siècle
le Père éternel tenant en ses bras le corps supplicié du Verbe incarné,
peinture sur bois du début du XVIe siècle, conservée dans l'église Saint-Hilaire à Poitiers

 

 

Fête-Dieu

 

Fête-Dieu Saint-Chamond 1926 (1)
célébration de la Fête-Dieu au collège Sainte-Marie de Saint-Chamond en 1926

 

Fête-Dieu Saint-Chamond 1926 (2)
célébration de la Fête-Dieu au collège Sainte-Marie de Saint-Chamond en 1926

 

Fête-Dieu Saint-Chamond 1926 (3)
célébration de la Fête-Dieu au collège Sainte-Marie de Saint-Chamond en 1926

 

En 1926, la Fête-Dieu eut lieu le jeudi 3 juin.

 

 

Assomption

 

Assomption, Lorenzo Lotto 1480-1556
Lorenzo Lotto (1480-1556), Assomption

 

 

Toussaint

 

Tous les saints du ciel, Fra Angelico, 1423
Fra Angelico, Tous les Saints du Ciel, vers 1423

 

 

Défunts, ou Trépassés

 

Trappe prière pour défunts
abbaye de Soligny-la-Trappe (Orne), prière pour défunts (carte postale ancienne)

 

 

 

 

3) calendrier 2016 

 

calendrier 2016

 

* ne figure pas sur ce calendrier la Fête-Dieu qui a lieu le dimanche 29 mai 2016.

 

 

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11 mars 2016

Première Guerre mondiale : documents pour un cours de 1ère

bataillon en marche

 

 

Première Guerre mondiale

documents vidéos et iconographiques pour un cours de 1ère

 

cadavre au sol Verdun

 

 

1) Apocalypse, Première Guerre mondiale

(série écrite et réalisée par Isabelle Clarke et Daniel Costelle, 2014)

 

Apocalypse, Première Guerre mondiale - 1 : la furie

 

Apocalypse, Première Guerre mondiale - 2 : la peur

 

Apocalypse, Première Guerre mondiale - 3 : l'enfer

 

Apocalypse, Première Guerre mondiale - 4 : la rage

 

XVMa1251724-86f4-11e5-b528-ec00c552b8ad-805x453

 

 

2) série documentaire : la Grande Guerre en couleurs

 

La Grande Guerre en couleurs - 1 : la catastrophe

 

La Grande Guerre en couleurs - 2 : massacre dans les tranchées

 

La Grande Guerre en couleurs - 3 : du sang dans le ciel

 

La Grande Guerre en couleurs - 4 : tueurs des mers

 

La Grande Guerre en couleurs - 5 : chaos sur le front de l'Est

 

La Grande Guerre en couleurs - 6 : la victoire et le désespoir

 

 

 3) le 22 août 1914 : jour le plus sanglant de l'histoire militaire

 

 

 4) documents d'accompagnement

 

dirigeants Europe 1914
dirigeants européens en 1914

 

25118064
l'engrenage des alliances à l'été 1914

 

colonies1914N145
les colonies en 1914

 

de-la-guerre-1gm-chgt-europe-les-fond-de-cartes-de-l-europe-en-1914
l'Europe des États en 1914

 

Europe_1914
les alliances entre États européens en 1914 (légende en langue anglaise)

 

img_h_011
les systèmes d'alliance en Europe, 1914-1915

 

 

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7 février 2016

iconographie religion chrétienne : croyances et sacrements

 

 

 

iconographie religion chrétienne

 

 

les croyances chrétiennes

 

Mantegna
Mantegna (1431-1506), La Crucifixion, dite Le Calvaire, 1457-1459

tympan Conques légendé
Tympan du Jugement Dernier à l'abbatiale Sainte-Foy de Conques (Aveyron), 1107-1125

 

 

Trinité est non est
représentation de la Trinité, fin du Moyen Âge (maison à Bordeaux, XIXe s.)

 

 

les sacrements chez les chrétiens  catholiques

 

les 7 sacrements
les sept sacrements chez les chrétiens catholiques

 

 

 

 

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19 avril 2016

nouvelles images du Moyen Âge

images Languedoc-Roussillon MA (1)

 

 

nouvelles images du Moyen Âge

 

Dans le Languedoc-Roussillon, les plafonds peints de grandes demeures médiévales sont tirés de l'oubli, voire sauvés de la destruction, grâce à une poignée d'historiens. En marge des manuscrits et de l'architecture, jusqu'alors principales références du Moyen Âge,  elles apportent un regard neuf sur la vie quotidienne à la fin du XVe siècle, avec des citadins qui semblaient beaucoup aimer s'entourer d'images...

source (1) et source (2)

 


Nouvelles images du Moyen Age par CNRS

 

 

images Languedoc-Roussillon MA (2)

 

images Languedoc-Roussillon MA (3)

 

images Languedoc-Roussillon MA (4)

 

images Languedoc-Roussillon MA (5)

 

images Languedoc-Roussillon MA (7)

 

 

images Languedoc-Roussillon MA (6)

 

images Languedoc-Roussillon MA (8)

 

images Languedoc-Roussillon MA (9)

 

images Languedoc-Roussillon MA (10)

 

images Languedoc-Roussillon MA (11)

 

images Languedoc-Roussillon MA (12)

 

 

 

 

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27 janvier 2016

Auschwitz

 

27 janvier : journée

de la mémoire des génocides 

 

 

27 janvier : journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité. eduscol

Travail sur la commémoration de la libération des "camps de la mort", camps de concentration et camps d'extermination

 

 

Auschwitz

 

 

 

carte marches de la mort
carte des "marches del a mort"

 

 

Euronews, 27 janvier 2016

 

 

 l'arrivée à Auschwitz

 

 - critique des images soviétiques sur la libération d'Auschwitz

 

 

autres camps

 

 

 

 

 

 

- le film-documentaire Contre l'oubli, de William Karel, 1995.

- Apocalypse. La 2e Guerre mondiale, 2009, épisode 6, à 32'50.

 

Vasyl Petrenko

- récit du général Pétrenko (doc word)

 

 

Sonderkommandos : photos d'Alberto Errera

 

 

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24 janvier 2016

le baptême de Clovis, selon Grégoire de Tours

baptême Clovis image scolaire

 

 

le baptême de Clovis

d'après Grégoire de Tours

 

XXX. La reine [Clothilde] ne cessait de prêcher pour qu’il reconnaisse le vrai dieu et abandonne les idoles ; mais elle ne put en aucune manière l’entraîner dans cette croyance jusqu’au jour enfin où la guerre fut déclenchée contre les Alamans, guerre au cours de laquelle il fut poussé par la nécessité à confesser ce qu’il avait auparavant refusé de faire volontairement.

Il arriva en effet, que le conflit des deux armées dégénéra en un violent massacre et que l’armée de Clovis fut sur le point d’être complètement exterminée. Ce que voyant, il éleva les yeux au ciel, et, le cœur rempli de componction, ému jusqu’aux larmes, il dit : «Ô Jésus-Christ, que Clothide proclame fils de Dieu vivant, toi qui donnes une aide à ceux qui peinent et qui attribues la victoire à ceux qui espèrent en toi, je sollicite dévotement la gloire de ton assistance ; si tu m’accordes la victoire sur ces ennemis et si j’expérimente la vertu miraculeuse que le peuple voue en à ton nom déclare avoir mise à l'épreuve, je croirai en toi et je me ferai baptiser en ton nom. J’ai, en effet, invoqué mes dieux mais, comme j’en fais l’expérience, ils se sont abstenus de m’aider ; je crois donc qu’ils ne sont doués d’aucune puissance, eux qui ne viennent pas au secours de leurs serviteurs. C’est toi que maintenant j’invoque, c’est à toi que je désire croire, pourvu que je sois arraché à mes adversaires».

Comme il disait ses mots, les Alamans tournant le dos commencèrent à prendre la fuite. Lorsqu’ils virent leur roi tué, ils firent leur soumission à Clovis disant : «Ne laisse pas, de grâce, périr davantage des gens, nous sommes à toi désormais».

Mais lui, ayant arrêté le combat, harangua son peuple et la paix faite, rentra ; il raconta à la reine comment, en invoquant le nom du Christ, il avait mérité d'obtenir la victoire. Ceci s’accomplit la quinzième année de son règne [496].

 

XXXI. Alors la reine fait venir en cachette saint Rémi, évêque de la ville de Reims, le priant d'insinuer chez le roi «la parole du salut». Le pontife l’ayant fait venir en secret, commença à faire naître en lui qu’il devait croire au vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre et abandonner les idoles, qui ne peuvent lui être utiles ni à lui, ni aux autres. Mais ce dernier lui répliquait : «Je t’ai écouté volontiers, très saint Père, toutefois, il reste une chose ; c’est que le peuple qui est sous mes ordres ne veut pas délaisser ses dieux ; mais je vais l’entretenir conformément à ta parole».

Il se rendit donc au milieu des siens, et, avant même qu’il eût pris la parole, la puissance de Dieu l’ayant devancé, tout le peuple s’écria en même temps : «Les dieux mortels nous les rejetons, pieux roi, et c’est Dieu immortel que prêche Rémi que nous sommes prêts à suivre». Cette nouvelle est portée au prélat qui, rempli d’une grande joie, fit préparer la piscine. Les places sont ombragées de tentures de couleur, les églises ornées de courtines blanches ; le baptistère apprêté, des parfums sont répandus, des cierges odoriférants brillent ; tout le temple du baptistère est imprégné d’une odeur divine et Dieu y comble les assistants d’une telle grâce qu’ils se croient transportés au milieu des parfums du paradis.

Ce fut le roi, qui, le premier, demanda à être baptisé par le pontife. Il s’avance, nouveau Constantin, vers la piscine, pour se guérir de la maladie d’une vielle lèpre et pour effacer avec une eau fraîche les sordides taches anciennement acquises. Lorsqu’il fut entré pour le baptême, le saint de Dieu l’interpella d’une voix éloquente en ces termes : «Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré». […]

Ainsi donc, le roi, ayant confessé le Dieu tout puissant dans sa Trinité, fut baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit et oint du saint chrême avec le signe de la croix du Christ. Plus de trois mille hommes de son armée furent également baptisés.»

Grégoire de Tours, Historia Francorum

 

 

Le récit du baptême de Clovis par l'archevêque de Reims, Hincmar (806-882) fait intervenir le miracle de la Sainte Ampoule apportée par une colombre lors de la cérémonie (Vie de Saint Rémi).

En réalité, les deux fioles de parfum trouvées par Hincmar près de la dépouille de Rémi remontaient à la tradition romaine de l'embaumement…
Mais ce récit relève du symbolisme religieux : analogie entre le baptême de Clovis et celui du Christ, durant lequel l'Esprit Saint apparaît sous forme d'une colombe ; dans les églises primitives, l'Eucharistie (le pain sous lequel Jésus est réellement présent selon la foi catholique) était conservé dans une colombe au-dessus de l'autel ; dans le baptistère, il en allait de même pour le saint-Chrême utilisé pour le sacre des évêques.
C'est Hincmar qui, le premier, établit un lien entre le baptême de Clovis et le sacre des rois de France fondé sur un événement miraculeux.

 

bapteme Clovis ivoire

 

 

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7 avril 2016

Morts pour la France (chap. I), École pratique de Saint-Chamond : enquête sur une plaque commémorative

Montdidier 1918

 

chapitre I

 

plan

Présentation

I - enquête sur une plaque commémorative

     1) photo et description stylistique

     2) l'emplacement initial de la plaque commémorative

     3) la plaque du souvenir dressée dans le nouveau lycée

     4) le graveur Maurice Bourdier

     5) une image de la plaque en 1936

     6) la commémoration du cinquantenaire de l'École en 1929

     7) des témoignages contradictoires

     8) quand la plaque a-t-elle été installée sur le site de l'actuel lycée

II - qui furent ces élèves et professeurs "morts pour la France" ?

     1) liste nominative gravée sur la plaque

     2) photos des anciens élèves de l'École Pratique (1936)

     3) fiches individuelles des 4 "maitres"

     4) fiches individuelles des 51 élèves

     5) statistiques :

        A) données démographiques sur les 51 élèves
        B) quelles ont été les années les plus meurtrières ?
        C) quelles ont été les unités (régiments) ?

III - transmettre la mémoire et perpétuer le patrimoine à Saint-Chamond

     1) pour une politique de patrimonialisation du cimetière

     2) le cas de la tombe de Pierre Frécon

        - lettre au Maire de Saint-Chamond (4 février 2014
        - réponse de la Mairie (13 mars 2014)
        - commentaire

 

 

I - enquête sur une plaque commémorative

rédaction provisoire

 

1) photo et description stylistique

 

27012159-1
les noms gravés sur la plaque

 - lycée Claude Lebois, Saint-Chamond (Loire) : plaque commémorative des "maîtres" et "élèves" de l'École Pratique "morts pour la France" durant la Première Guerre mondiale (1914-1918) et mention des victimes de la Deuxième Guerre (1939-1945) par l'association des Anciens élèves de l'école Claude Lebois.

 

Diapositive1
une plaque de marbre gravée ; légende stylistique

 

recherche : 2008

 

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2) l'emplacement initial de la plaque commémorative

 

- J'ai appris aujourd'hui (2 décembre 2013), grâce à l'archiviste Samuel Bouteille, où était apposée la plaque avant qu'elle n'arrive au lycée : sur les murs de l'ancienne École Pratique d'industrie, puis Collège Claude Lebois, juste à droite de l'actuelle entrée des Archives municipales, dans la cour intérieure de la Mairie (ancien cloître).

emplacement de la plaque mur mairie
juste à l'entrée droite du cloître (actuelle cour intérieure de la Mairie) quand on vient du Jardin public

 

emplacement de la plaque mur mairie (2)
entre les deux obus, on devine l'emplacement de la stèle

 

En respectant les proportions, la plaque occupait cet espace dans son emplacement initial :

plaque montage janvier 2014

- montage réalisé le 9 janvier 2014.

 

La plaque devait comporter, dans sa partie inférieure, une palme comme on peut en voir sur d'autres plaques commémoratives. Cette palme fut, sans doute, retirée, après la Libération, afin de faire graver l'évocation des victimes de 1939-1945.

 

Parné-sur-Roc (53) plaque avec palme
plaque de Parné-sur-Roc, en Mayenne (source)

 

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3) la plaque du souvenir dressée dans le nouveau lycée

- Je découvre aujourd'hui (3 décembre 2013) l'emplacement premier de la plaque, en mémoire des lycéens de Claude Lebois "morts pour la France", sur le site du nouveau lycée (1961) : carte postale en couleurs ci-dessous.

En recueillant le témoignage de l'actuel gardien, Gilles Samard (17 décembre 2013), lui-même ancien élève de l'établissement, j'apprends que :
- la date à laquelle le lycée a été victime d'un incendie est 1994 ;
- le bâtiment de l'administration, visible ici au premier plan, avait les mêmes dimensions qu'aujourd'hui (la photo ne le laisse pas voir de manière évidente...). Donc la plaque était élevée à l'endroit où les élèves passent aujourd'hui sous le porche pour accéder à la cour ;
- longtemps, le 11 novembre, le lycée a été ouvert le matin pour la cérémonie de dépôt de gerbe devant la plaque. Ce fait m'a été confirmé (19 décembre 2013) par Mme Simone Malosse, ancienne responsable de la Société des Anciens élèves du lycée d'État Claude Lebois ; dont j'ai découvert ce jour un dossier de demande subvention à la Mairie, datant de 1998.

lycée Claude Lebois années 1960_70
les bâtiments du lycée Claude avant l'incendie de 1994

 

Diapositive1

 

 - Elle était plus visible, et plus lisible, à l'époque qu'aujourd'hui. On devrait peut-être songer à la réinstaller dans la cour pour qu'elle soit plus présente à l'esprit des lycéens. Ce serait un bel hommage à l'occasion du centenaire des années 1914-1918.

- 27 décembre 2013, rencontre, à la bibliothèque de Saint-Chamond, avec Christian Peyrard, ancien professeur d'EPS à la retraite depuis 2002. Il témoigne que le proviseur, Roger Moisy (1996-2001 ; nommé ensuite dans un lycée marseillais) souhaitait jeter la plaque commémorative...! Finalement, elle fut reléguée sur un mur de la maison du gardien, devenant quasiment invisible.

Mme Yvette Bonnet, ancienne du C.D.I. du lycée, témoigne pour sa part que la plaque était déjà installée au lycée en 1964-1965.

 

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Indi aux archives 9 déc 2013 (2)

 

4) le graveur Maurice Bourdier

L'auteur de la plaque du souvenir est Maurice Bourdier, dont "l'atelier de sculpture et marbrerie" existait dans les années 1920 et, sûrement, dès avant la Grande Guerre.

Comment le savons-nous ? D'abord, son nom figure au bas de sa réalisation : Bourdier M. Ensuite, les Archives municipales livrent des renseignements dans les cartons relatifs au Monument aux Morts du cimetière communal de Saint-Chamond et à l'École Pratique d'Industrie (ancêtre du lycée Claude Lebois).

On y découvre un courrier à entête de Maurice Bourdier, datée du 22 août 1922 (réf. 1 Msc 26).

Bourdier lettre (1)

 

Bourdier lettre (2)
la lettre à entête de Maurice Bourdier, graveur, 1922

 

données familiales sur le graveur Maurice Bourdier

On trouve aussi quelques informations sur Maurice Bourdier et sa famille dans le recensement des habitants de Saint-Chamond en 1911 (archives en ligne du département de la Loire).

Celui qui grava la plaque commémorative actuelle habitait rue Ventefol à Saint-Chamond, il était né en 1870 à Saint-Étienne ; son épouse se prénommait Virginie, née en 1876 dans la petite commune de Saugues [noté par erreur : Sauges] en Haute-Loire.
Ils avaient un fils, Marcel, né en 1897, à Saint-Étienne comme son père. Ce dernier nous apprend, dans sa lettre du 22 août 1922, que son fils a participé à la Première Guerre mondiale où il a été blessé deux fois et qu'il a reçu la Croix de Guerre.

Il est noté que Maurice Bourdier avait comme profession celle de marbrier et qu'il était patron.

 

Recensement Bourdier 1911 photo
recensement de Saint-Chamond en 1911, rue Ventefol

 

Dans le recensement de 1906, Maurice Bourdier est indiqué comme domicilié rue Ventefol à Saint-Chamond. Sa date de naissance est notée 1871 et non 1870 comme cinq ans plus tard (?). Aucun autre Bourdier n'est enregistré... mais son épouse est notée à la ligne suivante sous son nom de jeune fille : Chades Virginie.

Bourdier 1906 photo
Recensement de 1906, huitième ligne en partant du haut

 

La consultation de trois annuaires professionnels anciens recensant les commerces et industries du département livre les données suivantes.
Celui de 1924 inscrit : Bourdier, rue Ventefol (à Saint-Chamond, bien sûr), sous la rubrique "Monuments funéraires (entreprises de).
Celui de 1946 indique : Bourdier Maurice, marbrier ; 3, rue Ventefol.
Par contre, celui de 1955-1956 ne connaît plus de Bourdier. Mais, à la même adresse (3, rue Ventefol), on trouve, dans la rubrique "marbrier", un Bonnet.
Donc Maurice Bourdier a, professionnellement, disparu entre 1946 et 1955.
Mais quand précisément ? Sa tombe, au cimetière de Saint-Chamond, nous l'apprend : en 1953, à l'âge de quatre-vingt-trois ans.

 

la stèle de Maurice Bourdier au cimetière de Saint-Chamond

stèle Bourdier cimetière St-Cham
photo prise le 2 février 2014

 

Cette stèle nous apprend :
a) que Maurice Bourdier est décédé en 1953 à l'âge de 83 ans (sa première épouse était Virgine née Chades, 1876-1958) ;
b) que son fils Marcel est mort avant lui, en 1947 à l'âge de 50 ans (son épouse était Madeleine [ou Marie ?] née Bur, 1893-1967).
La dernière mention à la mémoire de Barbara Bustos, 1915-2002 est énigmatique. S'agit-il d'une seconde épouse de Maurice Bourdier, né en 1870 ? Cela est peu vraisemblable...
C'est, probablement, Maurice Bourdier qui a gravé les lignes supplémentaires sur la plaque commémorative du lycée évoquant les victimes de 1939-1945.

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5) une image de la plaque en 1936...

Les archives conservent un dessin révélant, presque à la dérobée, la plaque dans son emplacement d'origine : la galerie du cloître devenue élément architectural de l'École Pratique d'Industrie (aujourd'hui cour intérieure de la Mairie). Ce dessin datant d'environ 1936 (réf. 4 Msc 13).

 

dessin 1936 plaque
projet de rénovation de l'École Pratique d'Industrie, env. 1936

 

Diapositive1

 

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6) la commémoration du cinquantenaire de l'École en 1929

 

avec la plaquette de 1929

Il est établi que la plaque commémorative dédiée aux élèves et professeurs morts en 1914-1918 existait dès les années 1920. Comme tous les monuments mémoriels relatifs à la guerre de 1914-1918.
En effet, à l'occasion du cinquantenaire de l'École Pratique, un hommage a été rendu à son fondateur, Claude Lebois, le 27 octobre 1929. Dans la plaquette éditée à cette occasion, il est fait mention de "l'hommage aux morts" rendu devant cette plaque et du dépôt d'une gerbe par le président de l'Association des Anciens élèves (arch. mun., 1 Rsc 20).

couv 1929

 

hommage aux morts 1929

 

- "Les personnes ayant pris part à la cérémonie se forment en cortège. Elles viennent se recueillir un instant devant la plaque  portant les noms des Professeurs et des Élèves Morts pour la France.
M. Parizot, Président de l'Association des Anciens Élèves, dépose des fleurs."

 

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7) des témoignages contradictoires...

Diapositive1
en fait, ce montage ne correspond pas à l'image de la plaque... (6 janvier 2014)


Au cours de cette enquête, des témoignages contradictoires, totalement incompatibles, ont été recueillis sur la date à laquelle la plaque, posée au début des années 1920, était encore visible.
L'ancien responsable des bâtiments de la Mairie (sollicité par l'archiviste municipal), en poste au début des années 1980, ne se souvient absolument pas d'avoir vu cette plaque. Samuel Bouteille, archiviste, affirme qu'elle n'était pas là en 2000, lors de son arrivée.
Par contre, deux employées de la Mairie, l'une à la retraite (entrée en 1973) et l'autre encore en activité (entrée en 1985), sont formelles : la plaque était toujours là à la fin des années 1980, voire au début des années 2000.
L'enquête continue... Tous les témoignages sont les bienvenus.

Gérard Ducarre
Gérard Ducarre

Le jeudi 19 décembre 2013, on a recueilli le témoignage téléphonique de Gérard Ducarre. Il a été Maire de Saint-Chamond de 1989 à 2008, c'est-à-dire pendant trois mandatures.

Bien qu'ancien élève de l'École Pratique d'Industrie, il ne se souvient pas de la plaque commémorative sous la première arcade du cloître (cour intérieure de la Mairie) à l'époque où il exerçait ses reponsabilités.

Premier édile de la ville, il entrait, la plupart du temps, par la façade principale de la Mairie. Cependant, il se rappelle s'être souvent demandé ce que signifiaient ces deux obus de part et d'autre de la base de cette arcade.

Mais il est formel sur un point : il n'y a jamais eu de délibération en Conseil municipal au sujet d'un éventuel retrait de cette plaque. Attaché à la mémoire des combats pour la France et des victimes qui ont donné leur vie pour elle, il aurait gardé mémoire d'une telle initiative.

Cela voudrait dire que la plaque aurait été retirée avant 1989. Ce qui est contradictoire avec d'autres témoignages... Mais, à force de croiser les déclarations et indices, il ressort que l'ancien maire avait raison...

 

_________________________

 

8) quand la deuxième plaque a-t-elle été installée sur le site de l'actuel

lycée Claude Lebois ?

Ce que j'ai découvert, c'est une démarche datant de 1966 évoquant le transfert de la plaque initiale. Le syndicat intercommunal qui a pris en charge le financement du nouveau lycée, avant les lois de décentralisation confiant ces établissements à la Région, a déposé aux Archives les PV de ses réunions.
À la date du 1er octobre 1966, il est question d'une demande de subvention adressée par l'Association des Anciens élèves du Collège Claude Lebois, à titre de participation "aux frais de transport, dans le nouvel établissement, de la plaque commémorative érigée dans l'Ancien Collège, à la mémoire des professeurs et élèves morts au champ d'Honneur". Coût total pour l'Association : 3 000 francs.
Cette demande reçoit une réponse favorable à hauteur de 1 500 francs. Approuvée par le Préfet le 25 novembre 1966.

Synd inter 1 oct 1966 (1)
archives communales Saint-Chamond, 1 S 2

Synd inter 1 oct 1966 (2)
archives communales Saint-Chamond, 1 S 2

 

Un autre registre, archivé, livre la même information.

1 S 1 pv 1966 (1)
archives communales Saint-Chamond, 1 S 1

 

1 S 1 pv 1966 (2)
archives communales Saint-Chamond, 1 S 1

 

1 S 1 pv 1966 (3)
archives communales Saint-Chamond, 1 S 1

 

À ce jour, on ignore les suites de cette démarche. Quel usage a été fait de cette subvention accordée à l'Association des Anciens élèves en octobre 1966 ? L'enquête se poursuit.

mars 2014
enquête : Michel Renard
professeur d'Histoire au lycée
collaboration : Kim Lekhal
assistante de recherche
remerciements à Samuel Bouteille
archiviste municipal

 

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10 août 2015

juin 1848 à Paris, témoignage d'un jeune médecin

juin 1848 peinture Edward Gabé
épisode de la Révolution de 1848 à l'angle de la rue Saint-Jacques, Edward Gabé (1814-1865) - source

 

 

juin 1848 à Paris,

témoignage d'un jeune médecin :

Auguste Corlieu (1825-1907)

 

 

Dr Corlieu juin 1848 (1)

 

 

Le docteur Auguste Corlieu (1825-1907) était en quatrième année d'études de médecine à Paris en 1848. Il a laissé un témoignage des quelques journées de juin 1848. Il fut publié dans le journal L'Écho républicain de l'Aisne, les 22, 24 et 27 juin 1888. [en ligne sur Gallica.bnf.fr, ici]

 

Dr Corlieu juin 1848 (2)

Dr Corlieu juin 1848 (3)

Dr Corlieu juin 1848 (4)

Dr Corlieu juin 1848 (5)

Dr Corlieu juin 1848 (6)

Dr Corlieu juin 1848 (7)

Dr Corlieu juin 1848 (8)

Dr Corlieu juin 1848 (9)

Dr Corlieu juin 1848 (10)

 

juin 1848 Gaspard Gobaut
juin 1848 : Barricade de la rue de la Culture Sainte-Catherine, Gaspard Gobaut

 

Dr Auguste Corlieu 1825-1907
docteur Auguste Corlieu, 1825-1907

 


- Le Dr Auguste Corlieu a également publiés des souvenirs plus conséquents, la même année 1888, intitulés : De février à juin 1848 (souvenirs personnels), Château-Thierry, chez M. Marchand,  libraire, 1888. [en ligne sur Gallica.bnf.fr]

 

Dr Corlieu de février à juin 1848 couv
De février à juin 1848 (souvenirs personnels), Dr Auguste Corlieu, 1888

 

__________________

 

voir aussi

 

barricade rue Saint-Maur 25 juin 1848
barricades re la rue Saint-Maur, avant l'attaque, 25 juin 1848, daguerréotype de Thibault

 

Émouvante évocation d'un moment précédant le drame. Il s'agit d'une photographie, qui a plus de cent cinquante d'âge ! On peut déceler une personne sur ce cliché : une femme a ouvert le volet du rez-de-chaussée et se risque à jeter un coup d'oeil sur la rue (juste au-dessous de la publicité "Fabrique de chocolat").

 

- cf. autres photographies du XIXe siècle, sur ce blog.

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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3 novembre 2015

De Gaulle, discours du 4 septembre 1958

De Gaulle 4 septembre 1958 (1)

 

 

discours du 4 septembre 1958

prononcé par le général de Gaulle place de la République

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=ywdfHSCZJpw

 

vidéo complète (De Gaulle : à 8 mn) : http://www.ina.fr/video/CAF88024320

 

Transcription du discours

 

C'est en un temps où il lui fallait se réformer ou se briser que notre peuple, pour la première fois recourut à la République.

Jusqu'alors, au long des siècles, l'Ancien Régime avait réalisé l'unité et maintenu l'intégrité de la France.

Mais tandis qu'une immense vague de fond se formait dans les profondeurs, il s'était montré hors d'état de s'adapter au monde nouveau.

C'est alors qu'au milieu du drame national et de la guerre étrangère apparut la République.

Elle était la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice. Elle est restée cela à travers les péripéties agitées de son histoire.

Et aujourd'hui autant que jamais, nous voulons qu'elle le demeure.

Certes la République a revêtu des formes diverses au cours de ses règnes successifs.

En 1792, révolutionnaire et guerrière, elle a renversé les trônes et les privilèges, pour succomber huit ans plus tard dans les troubles et dans les abus qu'elle n'avait pu maîtriser.

En 1848, on l'a dit s'élever au-dessus des barricades, se refuser à l'anarchie, se montrer sociale au-dedans et fraternelle au dehors.

Et puis s'effacer bientôt, faute d'avoir accordé l'ordre avec l'élan du renouveau.

Le 4 septembre 1870, au lendemain de Sedan, on la vit s'offrir au pays, pour réparer le désastre.

De ce fait, la République sut relever la France, reconstituer les armées, recréer un vaste empire, renouer des alliances solides.

Elle sut faire des lois, de bonnes lois sociales, développer l'instruction, si bien qu'au jour de la guerre mondiale, de la Première Guerre mondiale, elle eut la gloire d'assurer notre salut et notre victoire.

Le 11 novembre, quand le peuple s'assemble et que les drapeaux s'inclinent pour la commémoration, le témoignage que la patrie décerne à ceux qui l'ont bien servie s'adresse aussi à la République.

Cependant, le régime contenait des vices de fonctionnement qui sans doute étaient supportables en une époque statique,

Mais qui étaient incompatibles avec les mouvements humains, les changements économiques, les périls extérieurs qui précédaient la deuxième guerre mondiale.

On y eût remédié, les événements terribles de 1940 emportèrent tout.

Mais quand le 18 juin commença le combat pour la libération de la France, il fut aussitôt proclamé que la République à refaire serait une république nouvelle.

La résistance toute entière ne cessa pas de l'affirmer. On ne sait que trop ce qu'il advint de ces espoirs.

On sait, on ne sait que trop, qu'une fois le péril passé, tout fut livré et confondu à la discrétion des partis. On sait, on ne sait que trop quelles en furent les conséquences.

À force d'inconsistance et d'instabilité, quelles que fussent les intentions et souvent la valeur des hommes,

Le régime se trouva privé de l'autorité intérieure et de l'assurance extérieure sans lesquelles il ne pouvait agir.

Il était inévitable que la paralysie de l'État entraînât une grave crise nationale, et qu'aussitôt la République fut menacée d'effondrement.

C'est dans la légalité que moi-même et mon gouvernement avons assumé le mandat exceptionnel d'établir un projet de constitution nouvelle et de le soumettre à la décision du peuple.

Nous l'avons fait sur la base des principes posés lors de notre investiture, nous l'avons fait en coopération avec le conseil consultatif institué par la loi.

Nous l'avons fait compte tenu de l'avis solennel du Conseil d'État.

Nous l'avons fait après délibération très libre et très approfondie de nos conseils de ministres, ceux-ci formés d'hommes aussi divers que possible de tendances et d'origines et résolument solidaires.

Nous l'avons fait sans avoir à aucun moment attenté à aucun droit du peuple et à aucune liberté publique.

La Nation qui seule est juge approuvera ou repoussera notre oeuvre, mais c'est en toute conscience que nous la lui proposons.

Ce qui dans les pouvoirs publics est aujourd'hui primordial, c'est leur efficacité et leur continuité.

Nous vivons dans un monde que des forces gigantesques sont en train de transformer.

Sous peine de devenir un peuple périmé et dédaigné, il nous faut dans le domaine scientifique, économique, social, évoluer rapidement.

À cet impératif correspondent d'ailleurs le goût du progrès, la passion des réussites techniques qui se font jour parmi les français et d'abord dans notre jeunesse. Il y a là des faits qui dominent notre vie nationale et qui par conséquent doivent commander nos institutions.

La nécessité de rénover l'agriculture et l'industrie françaises, de procurer les moyens de vivre, de travailler, de s'instruire, de se loger à notre population rajeunie.

D'associer les travailleurs à la marche des entreprises nous pousse dans les affaires publiques à être dynamiques et expéditifs.

Le devoir d'assurer, de rétablir la paix en Algérie, ensuite celui de la mettre en valeur, enfin celui de fixer son statut et sa place dans notre ensemble, nous impose des efforts difficiles et prolongés.

Les perspectives que nous ouvrent les ressources du Sahara sont magnifiques certes mais complexes.

Les rapports de notre métropole avec les territoires d'outre-mer exigent une adaptation profonde.

Dans l'univers, les courants qui le traversent mettent en cause jusqu'à l'avenir de l'espèce humaine.

Ils portent la France à se garder tout en jouant le rôle de mesure, de paix et de fraternité que lui dicte sa vocation.

Telles sont les conditions dans lesquelles nous eûmes à établir notre projet de constitution.

Nous l'avons fait pour le peuple que nous sommes, au siècle et dans le monde où nous sommes.

Nous l'avons fait de telle sorte que notre pays puisse être en fin de compte et décidément dirigé par ceux qui le mandatent et lui accordent la confiance qui anime la légitimité,

Qu'il existe au-dessus des querelles politiques, qu'il existe un arbitre national élu par les citoyens qui ont un mandat public,

Qui soit chargé d'assurer le fonctionnement régulier des institutions, qui ait le droit de recourir au jugement du peuple souverain,

Et qui réponde en cas d'extrême péril de l'indépendance, de l'intégrité, de l'honneur de la France et du salut de la République.

Qu'il existe un gouvernement qui soit fait pour gouverner, à qui on en laisse le temps et la possibilité, qui ne se détourne pas par rien d'autre de sa tâche, et qui ainsi mérite l'adhésion du pays.

Qu'il existe un parlement destiné à représenter la volonté politique de la Nation, à voter des lois, à contrôler l'exécutif mais s'en sortir de son rôle.

Que le gouvernement et le parlement collaborent mais restent séparés dans leurs responsabilités, aucun membre de l'un ne pouvant en même temps être membre de l'autre.

Telle est la structure équilibrée que doit revêtir le pouvoir, le reste c'est l'affaire des hommes.

Qu'un Conseil social et économique désigné par les organisations professionnelles et syndicales du pays et de l'outre-mer, en dehors de la politique, fournisse ses avis au gouvernement et au parlement.

Qu'un comité constitutionnel soit qualifié pour vérifier que les lois votées sont conformes à la constitution, que les élections,

Toutes les élections aient lieu régulièrement, que l'autorité judiciaire soit assurée d'indépendance et puisse ainsi rester la garante des libertés de chacun.

La compétence, la dignité, l'impartialité de l'État en seront mieux garanties.

Qu'entre la métropole, la Nation française et les territoires d'outre-mer qui le veulent soit formée une communauté où chaque territoire deviendra un État qui se gouvernera lui-même,

Tandis que la politique étrangère, la défense, la politique économique et financière, la monnaie, le contrôle de la justice,

L'enseignement supérieur et les communications lointaines constitueront un domaine commun dont auront à connaître les organes de la communauté, président, conseil exécutif, sénat, cours d'arbitrage.

C'est ainsi que sera profondément rénové l'ensemble humain groupé autour de la France. Ce ne sera fait d'ailleurs que par la libre détermination de tous.

En effet, chaque territoire aura la faculté par son vote au référendum, soit d'accepter la proposition de la France, soit de la refuser et par là même de rompre avec elle tout lien.

Et ensuite, devenu membre de la communauté, chaque territoire pourra dans l'avenir, à une date que je ne précise naturellement pas.

Et après s'être mis d'accord avec les organes communs, assumer lui-même la charge de son destin indépendamment des autres.

Que pendant les quatre mois qui suivront le référendum, le gouvernement ait la charge des affaires publiques, qu'il ait à fixer notamment le régime électoral.

Ainsi par mandat du peuple, seront prises les dispositions nécessaires à la mise en place des futures institutions.

Voilà, françaises, français, de quoi s'inspire, en quoi consiste la constitution, qui le 28 septembre sera soumise à vos suffrages.

De tout mon coeur, au nom de la France, je vous demande de répondre « oui » !

Si vous ne le faites pas, nous retomberons le jour même dans les errements que vous savez.

Si vous le faites, la République deviendra forte et stable, pourvu que les hommes responsables sachent désormais le vouloir.

Mais aussi, cette manifestation positive de la volonté nationale sera le signe que le peuple français recouvre son unité et du coup les chances de sa grandeur.

Le monde qui discerne très bien quelle importance notre décision va revêtir pour lui-même, le monde en tirera la conclusion, peut-être l'a-t-il en ce moment même tirée.

Et une immense espérance s'élèvera sur la France, peut-être mais je le crois, s'est-elle déjà levée. Vive la République, vive la France !

S'il vous plaît, avant de nous séparer, tous ensemble, chantons l'hymne national, La Marseillaise.

 

De Gaulle 4 septembre 1958 (2)

 

 

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24 octobre 2015

les élections municipales sous la IIIe République

élections municipales 1904 Dijon

 

 

Élections municipales - IIIe République

 

 

* Élections municipales de 1871

 

 

* Élections municipales de 1874

 

 

* Élections municipales de 1878

 

 

* Élections municipales de 1884

 

 

* Élections municipales de 1888

 

 

* Élections municipales de 1892

 

 

* Élections municipales de 1896

 

 

* Élections municipales de 1900

 

 

* Élections municipales de 1904

 

 

* Élections municipales de 1908

 

 

* Élections municipales de 1912

 

 

* Élections municipales de 1919

 

 

* Élections municipales de 1925

 

 

* Élections municipales de 1929

 

 

* Élections municipales de 1935

 

 

 

 

 

 

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26 janvier 2013

Développement durable : une solution pour 2050 ?

 

developpement-durable

 

 

les défis de 2050 : 9 milliards d’habitants

 

cf. Manuel Géographie 2e, Hatier, 2010 ; p. 30-37.

demographie

Pb : la prévision d’une croissance démographique portant la population mondiale à 9 milliards d’habitants (7 milliards aujourd’hui) à l’horizon 2050 pose la question de savoir s’il sera possible de trouver les ressources accrues pour subvenir aux besoins d’une telle population.

Question : le développement durable peut-il fournir des réponses pour le XXIe siècle ?

 

exercice :

1) recherche d'informations sur le sujet ;

2) hiérarchiser ces données ;

3) rédiger une synthèse.

 

nourir-terre

 

Corrigé

 

1) informations (p. 32-37)

- définitions de la notion de développement durable ;

- nombreuses conférences internationales ;

- création d’organismes spécialisés ;

- élaboration d’objectifs et de principes (par ex. «Agenda 21» à Rio en 1992 ; «Objectifs du Millénaire» en 2000) ;

- données statistiques ;

- rôle de ONG ;

- perspective «d’emplois verts» ;

- réalisations partielles (parcs nationaux)... ;

- problématiques de mise en oeuvre pratique (p. 36).

 

2) hiérarchisation

 - mise au point des problématiques du développement durables (déf., objectifs, conf.) ;

- mise en pratique partielles ;

- évaluation des obstacles et des diversités.

 

3) rédaction

Les modes de croissance et développement jusqu'ici mis en oeuvre ont certes produit d'importantes améliorations de la vie pour une certaine partie de la population (le Nord ; les Trente Glorieuses et après) et quelques progrès sectoriels pour les populations du Sud (santé, éducation).

Mais des besoins fondamentaux ne sont pas assurés pour 3 milliards d'individus (nourriture, accès à l'eau potable, scolarisation, protection insuffisante face aux pandémies et aux risques naturels.

Par ailleurs, le Nord doit faire face à une dégradation de l'environnement due aux activités économiques, à une explosion des déchets, à un épuisement à terme des ressources énergétiques, et plus globalement à une crise financière mondiale qui fait exploser le chômage et la pauvreté.

Dans ce contexte, les prévisions démographiques fixant à 9 milliards d'hommes la population mondiale en 2050 (près de 30% d'augmentation) dessinent des défis gigantesques pour le développement :

- besoins agricoles surmultipliés ;
- augmentation des rendements amplifiant l'usage des pesticides et des engrais ;
- intensification de l'usage de l'eau et risques de conflits pour le contrôle des bassins hydrographiques ;
- rivalités pour la maîtrise d'approvisionnement en ressources minières et énergies fossiles, etc.

De cette perspective sont nées les problématiques du développement durable (D.D.). Des constats ont été établis lors de conférences internationales, des objectifs (ceux du "Millénaire" en 2000, par ex.) fixés ; des questionnements sont apparus pour leur mise en pratique (autorités susceptibles d'agir, gouvernance mondiale...?).

Jusqu'à présent, les résultats de cette politique de D.D.ne sont pas très probants. Ainsi, les émissions de CO2 n'ont cessé d'augmenter depuis quarante ans. Les emplois "verts" ne sont pas une réponse au chômage massif.

La mise en oeuvre du D.D. est difficile. Elle pose la question de ses échelles d'application : globale, étatique, locale. Aucune sanction n'est vraiment applicable contre les États qui se dérobent aux objectifs fixés.
La population mondiale résidera majoritairement dans les villes en 2050. Peut-être la ville sera-t-elle le territoire premier d'intervention des politiques de D.D. ?

La grande question est la différence de moyens et de besoins entre le Nord et le Sud. Les pays riches sont plus en mesure d'appliquer les piliers du D.D. : gestion des littoraux et gestion urbaine, politique agricole, tri des déchets, création de "parcs naturels" protégés, prévention des risques...

Les pays émergents (Brésil, Chine...) ont tendance à privilégier la croissance économique, avec ses émanations de pollution, au détriment du D.D.
Dans les pays pauvres, avec l'aide des ONG, le développement durable se concentre sur la protection de la nature (parcs nationaux), et parfois sur un meilleur accès à l'eau (Afrique sahélienne).

 

Le développement durable est une perspective généreuse et nécessaire. Mais sa mise en oeuvre n'a pas encore trouvé les dynamiques convergentes au niveau mondial et l'horizon 2050 reste inquiétant.

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defi_villes

 ______________________________

 

nombre de terres

 

 

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19 septembre 2015

sanctuaires panhelléniques

aurige de Delphes

 

 

sanctuaires panhelléniques

 

 

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carte des sanctuaires panhelléniques

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Delphes

 

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Oreste consultant l'oracle de Delphes

 

aurige de Delphes
statue de l'Aurige de Delphes, Ve siècle av.

 

Delphes hiéron d'Apollon
l'Hérion (sanctuaire) d'Apollon à Delphes

 

Delphes théâtre
Delphes, le théâtre

 

l'oracle de la Pythie dans le sanctuaire d'Apollon à Delphes

Dans les temps les plus anciens, la Pythie rendait ses oracles (réponses d'une divinité, ici Apollon, à une personne qui l'interroge après paiement d'une taxe) une fois par an, lors de la célébration de la naissance d'Apollon (le 7 du mois de Bysios).

Plus tard, à l'époque classique, les consultations avaienrt lieu le septième jour de chaque mois, car les demandes étaient plus nombreuses.

Comme les propos de la Pythie étaient souvent incompréhensibles

 

 

 

Olympie Héraion
Delphes, l'Héraion (temple de Héra)

 

delphes24
le sanctuaire de Delphes, reconstitution

 

 

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10 septembre 2015

réaliser une carte de France schématique (Jacques Muniga)

carte schématique France (19)

 

 

réaliser une carte de France schématique

selon la méthode de Jacques Muniga

 

 

Matériel : une feuille carroyée de 17 carreaux de large sur 15 de hauteur.

 

A - au crayon à papier, tracer les lignes d'ossature qu'il faudra, ensuite effacer.

 

carte schématique France (1)

1) tracer un axe vertical de 13 carreaux de hauteur.

 

carte schématique France (2)

2) tracer un axe horizontal de 14 carreaux de long.

 

carte schématique France (3)

3) tracer un axe horizontal de 10,5 carreaux de long.

 

carte schématique France (4)

4)

 

carte schématique France (5)

5)

 

carte schématique France (6)

 6)

 

 

B - au crayon de couleur, tracer les contours schématiques de la France.

 

carte schématique France (7)

7)

 

carte schématique France (8)

8)

 

carte schématique France (9)

9)  

 

carte schématique France (10)

10)  

 

carte schématique France (11)

11

 

carte schématique France (12)

12

 

carte schématique France (13)

13

 

carte schématique France (14)

14

 

carte schématique France (15)

15

 

carte schématique France (16)

16

 

carte schématique France (17)

17) ajouter la Corse

 

C - placer les grandes villes.

 

carte schématique France (18)

18

 

* source : Jacques Muniga

 

carte schématique France (20)

 

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11 août 2015

Faire descendre la République, Martin Bernard (1835)

train de laminoirs gravure vers 1850

 

 

Sur les moyens de faire

descendre la République dans l'atelier

Martin BERNARD (1835)

 

Martin Bernard portrait (2)
Martin Bernard (1808-1883), années 1860 (?)

 

Figure moins connue que celles d'Armand Barbès ou d'Auguste Blanqui - ses compagnons de lutte lors de l'émeute du 12 mai 1839 -, Martin Bernard (1808-1883) fut un républicain d'origine ouvrière. Son père était imprimeur à Montbrison (Loire).
Monté à Paris pour parfaire ses connaissances de typographe, il fait connaissance avec les idées de Saint-Simon et du socialiste Pierre Leroux, et adhère à la Société des Droits de l'Homme. Il participe à la grève des ouvriers imprimeurs parisiens en 1834.
Homme de lectures et de réflexions, il publie un article dans la Revue républicaine. Journal des doctrines et des intérêts démocratiques, en 1835 intitulé : "Sur les moyens de faire descendre la république dans l'atelier" (sur la date de parution, voir plus bas) [en ligne, ici].
Voici le texte de cet article.

 

Faire descendre la République (1) - 1

Faire descendre la République (3)

Faire descendre la République (2)

Faire descendre la République (3)

Faire descendre la République (4)

Faire descendre la République (5)

Faire descendre la République (6)

Faire descendre la République (8)

Faire descendre la République (7)

Faire descendre la République (8)

Faire descendre la République (9)

Faire descendre la République (10)

Faire descendre la République (11)

Faire descendre la République (12)

Faire descendre la République (13)

Faire descendre la République (14)

Faire descendre la République (15)

 

_______________

 

À quelle date l'article de Martin Bernard est-il paru dans la Revue républicaine :

1834 ou 1835 ?

 

La Revue républicaine a paru deux ans, 1834 et 1835, et a revendiqué cinq volumes. Claude Latta (Un républicain méconnu : Martin Bernard, 1808-1883, éd. Centre d'études foréziennes, 1979. [extraits en ligne, ici]) donne la date de 1834 pour l'article "Sur les moyens de faire descendre la république dans les ateliers". Mais n'ayant pas sous les yeux l'intégralité de son ouvrage, je ne peux vérifier sa source.

Par contre, sur Gallica.bnf.fr, on trouve la Revue républicaine de l'année 1834, tome 1, avec sa table des matières couvrant probablement plus que le seul tome 1 (ci-dessous). L'article de Martin Bernard n'y figure pas.
On peut également consulter le tome V, le dernier, qui contient l'article de Martin Bernard (pagination 52 à 68) et dont la table mentionne cette parution. Il semblerait que la date de publication soit donc l'année 1835.

 

Revue républicaine tome I couv 1834
couverture de la Revue républicaine, 1834, tome 1

 

Revue républicaine tome I table
table des articles parus en 1834 dans la Revue républicaine

 

Revue républicaine tome V couv
couverture du tome V de la Revue républicaine, 1835

 

Revue républicaine tome V table
table du tome V de la Revue républicaine

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

 

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28 mars 2013

histoire du nationalisme algérien

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repères sur le nationalisme algérien

 

- nationalisme algérien : mouvements et idéologies favorables à l'indépendance de l'Algérie, à sa séparation d'avec la France coloniale. On peut distinguer les phases de résistance à la conquête (Abd el-Kader, 1832-1847), les révoltes (Kabylie, 1870-71) d'une part, et d'autre part le nationalisme du XXe siècle qui s'inscrit dans la vague de décolonisation conduisant à l'indépendance des anciennes colonies à l'égard de leur métropoles impériales.

 

généalogie simplifiée du nationalisme algérien

généalogie FLN (2)
d'après Mohammed Harbi, Le F.L.N., mirage et réalité,
des origines à la prise du pouvoir (1945-1962)
, éd. Jeune Afrique, 1980, p. 389.

 

- page à compléter

Michel Renard
professeur d'histoire

 

 

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7 août 2015

le gouvernement de Défense Nationale, dit "d'Union sacrée", 26 août 1914

Paris 1er août 1914 mobilisation
une rue de Paris le 1er août 1914, jour de la Mobilisation (Le Monde Illustré, 15 août 1914)

 

 

le gouvernement de Défense Nationale,

dit "d'Union sacrée",

présidé par René Viviani,

26 août 1914

 

René Viviani portrait
René Viviani

 

La formule "gouvernement de Défense Nationale" avait été utilisée par René Viviani, président du Conseil des ministres, dans son discours de clôture à la Chambre, le 4 août 1914 [à écouter ici].

 

Gouvernement Viviani 26 août 1914
identification des ministres et de leur fonction dans le gouvernement de Défense Nationale du 26 août 1914,
d'après une carte de 1915 (© Michel Renard)

 

Diapositive2
identification des ministres et de leur fonction dans le gouvernement de Défense Nationale du 26 août 1914,
d'après une carte de 1915 (© Michel Renard)

 

 

 

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23 octobre 2015

chronologie des élections législatives en France, 1791-1914


 

 

chronologie des élections législatives

en France, 1791-1914

 

 

* en cours de rédaction

 

1791

 

La première institution du suffrage universel date de l'élection de la Constituante en septembre 1792, à la suite de la chute de la monarchie.

 

 

 

 

______________

 

1871

 

 

 

 

 

______________

 

1877

 

 

Union Rép 3 oct 1877 lettre Thiers législative
L'Union Républicaine du Finistère, 3 octobre 1877 : soutien de Thiers au Dr Morvan

 

 

 

______________

 

1885

 

L'Illustré de l'Est 4 oct 1885 couv
L'Illustré de l'Est (Nancy), 4 octobre 1885

 

 

le vote à la campagne Illustré de l'Est 11 oct 1885
"Le vote à la campagne", élections du 4 octobre 1885, L'Illustré de l'Est (Nancy), 11 octobre 1885

 

 

 

 

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1906

 

 

1906 de Kerguezec législative
élections législatives du 6 mai 1906, Gustave de Kerguezec, conseiller général
candidat de la Fédéréation des Comités Républicains à Guingamp

 

 

 

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1911

 

Thiers 1911 Dr Claussat candidat des pauvres
élection législative de 1911 à Thiers (Puy-de-Dôme), le Dr Joseph Claussat,
maire de Châteldon se présente comme le "Candidat des Pauvres"

 

 

 

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27 septembre 2015

De Gaulle, de 1958 à 1969

De Gaulle (2)

 

 

 

De Gaulle, de 1958 à 1969

 

 

 

De Gaulle Notre Président

 

 

 

De Gaulle (3)

 

 

De Gaulle voyage (1)

 

La motion de censure est le moyen principal du contrôle exercé sur le Gouvernement par la chambre (l’Assemblée nationale sous la Ve République). Cette dernière a théoriquement droit de vie ou de mort sur le Gouvernement.

Sous la IIIe et la IVe Républiques, cette fonction de sanction s’exerçait pleinement dans la mesure où les députés n’hésitaient pas à renverser le Gouvernement, soit en lui refusant la confiance, soit en votant une interpellation ou encore en rejetant un projet de loi d’importance.

Sous la Ve République, la motion de censure n’a été adoptée qu’une seule fois en 1962, à la suite du désaccord de la majorité parlementaire avec la réforme introduisant l’élection du président de la République au suffrage universel direct. En représailles, le président de la République a dissous l’Assemblée nationale. Le peuple ayant approuvé par référendum l’élection au suffrage universel direct du chef de l’État et ayant désavoué la majorité parlementaire au cours des élections législatives qui ont suivi la dissolution de l’Assemblée, l’équilibre des institutions s’est trouvé profondément modifié en faveur du Président de la République.

De fait, hormis les périodes de cohabitation, le Gouvernement apparaît aujourd’hui davantage responsable devant le chef de l’État que devant l’Assemblée. Aussi, la motion de censure, dont l’initiative procède désormais systématiquement de l’opposition, est-elle davantage devenue un mode d’interpellation du Gouvernement et de sa majorité qu’un moyen pour les députés de mettre en cause réellement la responsabilité du Gouvernement.

 

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30 septembre 2015

musiques : petit bréviaire

violoncelle

 

 

petit bréviaire musical

 

 

 

  • Le Royaume oublié, la tragédie cathare, par Jordi Savall

 

 

  • Douce dame jolie, par Gauillaume de Mauchaut (1300-1377) : virelai d'amour courtois.

* texte de cette chanson en ancien français

* texte en ancien français et en français moderne

Guillaume de Machaut : Douce dame jolie

 

 

  • Asturias d'Isaac Albéniz (1860-1909), par Ana Vidovic.

 

 

  • La Marche pour la cérémonie des Turcs, Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

Le Bourgeois gentilhomme est la dernière comédie-ballet à laquelle Lully ait collaboré avec Molière. Les raisons de sa composition méritent d’être relatées :  

La cour de Versailles a sorti ses plus grandes richesses en cette année 1669 afin de recevoir pour la première fois l’ambassadeur du Grand Turc. Celui-ci prête peu d’attention à toutes ces dorures ; on découvre de surcroît qu’il n’est pas le moins du monde le haut personnage auquel on s’attendait, mais un émissaire de rang bien plus modeste. Tous ces ors sont par conséquent complètement déplacés.

Afin que la cour ne perde pas la face, il est décidé que serait composée une pièce de théâtre «où l’on put faire entrer quelque chose des habillements et des manières des Turcs». En naît Le Bourgeois gentilhomme, comportant «un ballet turc ridicule», selon le vœu de Louis XIV, qui permet au pouvoir royal de trouver une réplique élégante au manque de savoir-vivre de son invité.  

La pièce est créée à Chambord en 1670, avec Molière (M. Jourdain) et Lully (le Grand Muphti) dans les rôles principaux.

La Cérémonie des Turcs est destinée à faire de M. Jourdain un Mamamouchi. Cette scène est le noyau du Bourgeois gentilhomme : c'est autour d'elle que la comédie-ballet est écrite.

L'orchestre utilise presque tous les instruments existant à l'époque, exceptés les trompettes et timbales, réservées aux festivités.

Le ton grave de sol mineur, les rythmes pointés semblables aux grandes ouvertures d'opéras de Lully, les immenses accords (pour l'époque) contribuent à rendre le décalage voulu par les auteurs. Monsieur Jourdain, par la grandeur de la musique, pense vivre l'un des plus grands moments de son existence, alors que l'on se moque de lui.

 

- Marche pour la cérémonie des Turcs, par Le Concert des Nations

 

- Marche pour la cérémonie des Turcs, par Le Concert des Nations  - avec portaits de Louis XIV.

Louis XIV Lully Marche des Turcs

 

-  Marche pour la cérémonie des Turcs, Modo Antiquo

Giovanni Battista Lulli, Marche pour la Cérémonie des Turcs | Modo Antiquo

 

- dans le film Tous les matins du monde.

 

 

  • Tarantela, de Lucas Ruiz de Ribayaz, né à Santa Maria de Ribarredonda près de Burgos en 1626, compositeur et guitariste espagnol de la période baroque.

Arianna Savall - 'Tarantela' de Ribayaz (1677)

 

 

  • Les Folies d'Espagne, d'origine portugaise qui se répandit en France notamment au XVIIe siècle.

Elle est basée sur la suite d’accords : réM/La7/réM/do/fa/do/réM/la7.

Musique baroque.

 

- Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

 

- Marin Marais (1656-1728), les Folies d'Espagne, par Jordi Savall.

Jordi Savall - Folías de España

 

- Marin Marais (1656-1728), les Folies d'Espagne, par Jordi Savall (extrait).  commencer à 10"

 

- Marin Marais (1656-1728), les Folies d'Espagne, dans le film Tous les matins du monde

 

 

  • La rêveuse, de Marin Marais (1656-1728), dans le film Tous les matins du monde.

La Rêveuse (La soñadora) Marin Marais Todas las mañanas del mundo

 

  • Viole celtique, par Jordi Savall.

 

 

  •  Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)

 

Mozart : extrait du film Amadeus (Milos Forman, 1984)

 

- "Un chant du monde irrépressible"

"Un chant du monde irrépressible" Amadeus - Milos Forman (1984).avi

 

- L'enlèvement au sérail

Amadeus (Milos Forman-1984) - L'enlèvement au sérail

 

- la 25e Symphonie, dans le film Amadeus.

La 25eme symphonie dans Amadeus.

 

 

  • Hanter Dro, danse bretonne traditionnelle du pays de Vannes (Morbihan), Harp Ensemble HarpoMelusine.

 

 

 

  • Fandango, de Euskel Antiqva

Le fandango est un style musical et une danse traditionnelle espagnole et portugaise de couple, d'origine andalouse, sur un rythme 3/4 ou 6/8, accompagnée de castagnettes et de guitare qui peut être chantée. Les caractéristiques du fandango sont un rythme continu de castagnettes et une accélération constante du tempo.

Fandango by Euskel Antiqva

 

 

  • Carmina Burana (1937), de Carl Orff (1895-1982 (avec des peintures de William Turner, 1775-1851)

Carl Orff utilise des poèmes du XIIIe siècle et crée une musique délibérément simple, pour grand orchestre et chœur, articulée autour de pulsations et de rythmes vigoureux, aux sonorités riches.

Carl Orff - O Fortuna ~ Carmina Burana

 

- avec des extraits du "film" 300.

300 - Carmina Burana (O Fortuna)

 

- avec paroles en latin et en anglais, par l'Orchestre Symphonique de Londres

Carmina Burana - I. O Fortuna (w/ English subtitles)

 

* paroles en latin et en français

 

Carmina Burana (1937), de Carl Orff.

- Veris leta facies mundo propinatur, La joyeuse face du printemps s'offre au monde)

Veris Leta Facies - Carmina Burana & An Escapade to Herculaneum - Ercolano

 

 

  • Piano - Amélie Poulin, film : "Comptine d'un autre été", Yann Tiersen

Amélie Poulain. Comptine d'un autre été: l'après-midi, Yann Tiersen.

 

Amelie Poulain // Yann Tiersen - Comptine d'un autre ete

 

 

  • le Hang

Le hang est un instrument de musique acoustique (c'est-à-dire sans électricité) de la famille des idiophones : ni à corde/s, ni à membrane/s, ni à vent, et dont le son est produit par le matériau de l'instrument lui-même, lors d'un impact. Il a été inventé par Felix Rohner et Sabina Schärer à Berne en Suisse en 2000.

Le nom «hang» signifie main en dialecte bernois. Cette création est inspirée de nombreux instruments de percussion venant des différents pays et cultures musicales comme le gong, le gamelan, le ghatam, le tambour, la cloche...

 

- Hang Massive - Once Again - 2011 ( hang drum duo ) ( HD )

 

- Daniel Waples : solo dans un tunnel à Londres

 

 

  • le saz (luth à manche long)

 

- Özlem Özdil : Gönül Kalk gidelim sılaya doğru

 

 

  • le piano

 

Libre improvisation par deux voyageurs sur le piano mis à la disposition du public dans une gare de France (gare d'Austerlitz à Paris). Sur le thème de la musique du film Intouchables : Ludovico Einaudi, Una Mattina.

 

 

Ludovico Einaudi - Una Mattina : musique du film Intouchables.

 

 

 

musique de film

 

  • Le Dernier des Mohicans (1992), musique de Trevor Jones

 

 

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3 octobre 2015

initiation à la Défense

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initiation à la Défense :

l'arme nucléaire

 

 

1) "à l'ère nucléaire, le seul ennemi est..."

https://www.youtube.com/watch?v=yaggziSnmmE

 

Uss Alabam Denzel

 

Belle scène USS Alabama - Une cible, une checklist et un bouton à pousser

 

 

2) explosions nucléaires : images déclassifiées

 

 

De 1945 à 1993 il y a eu plus de 2000 essais nucléaire sur la planète dont deux en conditions réelles sur les populations paponaises.

 

 

3) la bombe la plus puissante du monde : 57 mégatonnes

* 57 mégatonnes = 3500 fois Hiroshima, environ

 

 

Tsar Bomba sur Washington

 

- article Wikipédia : Tsar Bomba

 

 

4) le nombre d'armes nucléaires dans le monde

 

nombre d'armes nucleaires dans le monde
journal Le Monde, 24 avril 2009

 

 

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28 septembre 2012

la place de l'Europe dans le peuplement de la Terre

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l'émigration italienne en Amérique (États-Unis),

XIXe et début XXe siècle

 

- travail sur un extrait du film de Francis Ford Coppola, Le Parrain II (1974).

 

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- Vito Andolini, devenu "Corleone" lors de l'enregistrement
à Ellis Island (Oreste Baldini) :

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Vito Andolini et sa mère lors de l'enterrement de son père, au cours duquel son frère trouve aussi la mort

 

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la mère de Vito qui enjoint son fils de fuir pour sauver sa vie

 

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Vito Andolini voyant sa mère assassinée

 

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sur le bateau arrivant à New York

 

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Vito regarde la Statue de la Liberté,
mais il est désormais sur le territoire américain

 

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Vito dans sa chambre pour trois mois d'isolement

 


- Vito Corleone, jeune, à New York (Rober de Niro) :

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Vito Corleone dans Little Italy à New York

 

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Viro Corleone prend possession du quartier

 

- Don Vito (Marlon Brando) :

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Vito Andolini, "Corleone", devenue "Don Vito

 

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"Je lui ferai une proposition qu'il ne pourra pas refuser"

 

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"Que veux-tu...?"

 

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Les Italiens aux États-Unis

Quelques informations pour l’enseignant à partir de la traduction de deux articles «Les causes de l’émigration italiennede masse» et «Italiens en Amérique» de Linda Magnusson, visible sur le site :
http://library.thinkquest.org/26786/en/articles/list.php3

Au départ la plupart des émigrants italiens sont venus d’Italie du nord, mais au fur et mesure des années, le sud devient le lieu d’origine de la plupart des immigrants. En 1871, 400 000 Italiens ont déjà émigré aux États-Unis. Dans les années 1870, on compte 20 000 Italiens par année. Mais à partir de 1888 l’émigration devient une émigration de masse. En 1891, 1,5 million d’Italiens vit à l’étranger. De 1906 à 1915, 2 millions arrivent aux États-Unis.

Les raisons de cette immigration de masse sont nombreuses : les conditions de vie étaient devenues difficiles en Italie entre 1870 et 1900, spécialement à la campagne. Les maladies et la famine ont été les causes principales de l’immigration. Le nord connaissait la «pellagre» et le sud «la malaria.»

75 % des budgets des paysans était consacré aux dépenses alimentaires Le système agraire en Italie était archaïque, et à partir des années 1880 l’agriculture italienne connut une crise grave. Peu d’Italiens avaient également le droit de vote. L’essor du transport maritime rendit le voyage plus facile.

Mais pour la plupart des émigrants, il fut difficile de s’assimiler. Ils rencontrèrent la haine et durent affronter de nombreux préjugés. Leur foi catholique les rendit impopulaire. On les disait paresseux, manquant d’intelligence, et ils étaient toujours assimilés à des personnes de classe inférieure. La plupart était illettrée.

Les Italiens amenèrent avec eux bien sur leurs langages et leurs coutumes, notamment dans la façon de trouver un travail.

En Italie, un homme ou «patron» trouvait du travail pour différent candidat en étant un entremetteur avec l’employeur avec lequel il négociait. Ce système fut importé aux États-Unis, enrichissant les «pedrones» jusqu’ à ce que les nouveaux arrivants puissent négocier eux-mêmes.

Petit à petit, ils parlèrent anglais sur le lieu du travail, à l’école et même à l’église, alors que le service aurait du se faire en latin. Mais l’Église catholique en Amérique était dominée alors par les Irlandais. Les Italiens organisèrent donc leur propre paroisse et construisirent leurs propres églises.

Peu d’Italiens retournèrent au pays, ou seulement pour se marier. La plupart des immigrants italiens à l’origine étaient des hommes, mais le nombre de femmes et d’enfants qui immigrèrent devint de plus en plus important.
En Amérique, les Italiens étaient en compétition avec les Irlandais, d’un point de vue professionnel. Petit à petit, ils dominèrent dans des occupations qui autrefois étaient contrôlées par les Irlandais.

L’émigration italienne se dirigea massivement vers les villes et les États du nord-est des États-Unis, comme l’État de New York et de Pennsylvanie, qui attirèrent les immigrants les plus nombreux. Ils travaillaient surtout ici pour l’industrie lainière et la fabrication de chaussures. Quelques uns se firent également mineurs. Les femmes italiennes quant à elles entrèrent souvent en compétition avec les femmes juives dans les entreprises de vêtements.

Ce que l’Amérique doit aux Américains : un article intéressant d’Arte, mis à jour le 21 septembre 2005

www.histoire.ac-versailles.fr

 

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l’arrivée des immigrants à Ellis Island, dans le film Le Parrain 2

 

 

les trois temps de l’extrait du film

 

 

images

 

symboles

 

commentaire

 

 

 

 

 

 

 

l’arrivée des immigrés en bateau dans le port de New York en 1901

 

 

la proue du navire doublant la statue de la Liberté (travelling droite-gauche)

 

les visages fermés et émus des passagers

 

vêtements élimés

de certains émigrés

 

nouvelle image de la statue de la Liberté

 

 

 

la Liberté

 

 

l’attente :

fin du voyage et espoir d’une vie nouvelle

 

pauvreté


l’émancipation sociale attendue

 

- statue de la Liberté 1876-1886

- le nom du navire (Moshulu) fait référence à un batiment mis à la  mer en 1904, ancré maintenant dans le port de Philadelphie

 

pas de dialogues,
musique lyrique

 

plans rapprochés sur les visages qui espèrent tout de l’American Dream

 

 

 

 

l’enregistrement

dans le grand hall

d’Ellis Island

 

 

drapeau américain,

foule canalisée par des barrières métalliques et les bancs d’attente,

 

diversité culturelle, foule bigarrée

 

examen du  trachome, maladie occulaire contagieuse

 

officier d’état-civil
qui modifie le nom

 

 

multitude humaine

image biblique de Babel

 

image démographique du Melting-Pot

 

préoccupations prophylactiques

 

plan d’ensemble

 

presque pas de dialogues,

musique (violons)

 

 

 

 

 

 

dialogues administratifs

 

 

 

 

le passage à l’infirmerie et la mise en quarantaine

 

 

examen médical

maigreur des corps

 

diagnostic de variole (maladie infectieuse)

 

Vito, seul dans sa chambre, chante

 

pauvreté physiologique,
pauvreté sociale

 

 

isolement mais passage de l’autre côté : la statue de la Liberté est vue du territoire américain

 

 

 

le système américain a besoin d’immigrés : il fait attention à leur sélection

 

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le centre d'Ellis Island à New York

 

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le centre d'enregistrement du centre d'acuceil des immigrés à New York, Ellis Island

 

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détention d'immigrants à Ellis Island

 

ellis+island
débarquement d'immigrants

 

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Little Italy à New York

 

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Mulberry Street à New-York, Manhattan, le charme de Little Italy,
une ville dans la ville
(source)

 

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(source)

 

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(source)

 

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(source)

 

- "Little Italy [petite Italie] est le quartier italien de Manhattan au nord de Canal Street. Auparavant la communauté italienne issue de l'immigration vivait dans un secteur beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui, mais le quartier voisin de Chinatown s'est étendu considérablement, empiétant largement sur celui de la Petite Italie. C'est donc entre Broome Street et Canal Street, en particulier sur Mulberry Street que l'on découvre le secteur qui conserve le mieux les caractéristiques de Little Italy.

Au début du XXe siècle Little Italy comptait plus de 120 000 habitants issus de l'immigration italienne, en particulier des Génois, Calabrais, Siciliens, Piémontais, Toscans et Napolitains qui se partageaient le quartier en secteurs. Mais dans les années 1950 la population d'origine italienne s'intégra presque totalement à la population new-yorkaise et Little Italy est plus aujourd'hui un quartier touristique avec ses restaurants italiens sur Mulberry Street, ses maisons à 6 étages, ses pâtisseries, ses cafés ou ses fabriques de pâtes fraîches." (source)

 

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15 mars 2015

Rome sous l'Empire : reconstitutions

Rome maquette
Rome impériale, maquette

 

 

Rome sous l'Empire :

images, plans et reconstitutions

 

 * en cours d'édition

 

 

Rome en l'an 320 de notre ère : reconstitution 3D (Bernard Frischer, 2010)

 

 

Rome virtuellement reconstruite... mais sans commentaires ni sous-titrages

 

 

Rome impériale carte
Rome sous l'Empire, carte

 

plan de Rome légende en anglais
plan de ma Rome impériale (légende en langue anglaise)

 

Rome sous l'Empire (Larousse)
Rome sous l'Empire, carte (Larousse)

 

Rome palais impérieux dessin aquarellé
Dessin aquarellé des palais impériaux du mont Palatin à Rome réalisé par Jean-Claude Golvin
© CNRS Photothèque / Claude Delhaye, Jean-Claude Golvin

 

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liens

 

- le Forum romanum

 

 

 

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12 novembre 2011

1 000 milliards de dollars d'aide à l’Afrique... Pour quel résultat ?

 Dambisa-Moyo

 

 

l'aide à l'Afrique est un échec

 Dambisa MOYO

 

Dans L’aide fatale, dont la traduction française est parue le 16 septembre 2009 aux éditions J.C. Lattès, un livre provocateur et implacablement documenté, Dambisa Moyo développe l’idée que l’aide à l’Afrique est en partie responsable des problèmes de développement du continent.

Elle affirme que l’assistance financière a été et continue d’être pour une grande partie du monde en développement un total désastre sur le plan économique, politique et humanitaire. Entre 1970 et 1988, quand le flux de l’aide à l’Afrique était à son maximum, le taux de pauvreté des populations s’est accru de façon stupéfiante : il est passé de 11% à 66%. Pourquoi ?

Adressée directement aux gouvernements, l’aide est facile à subtiliser, elle encourage la corruption à grande échelle et fragilise le pouvoir, objet des plus vives convoitises. Plus grave encore, l’aide sape l’épargne, les investissements locaux, la mise en place d’un vrai système bancaire et l’esprit d’entreprise. Dambisa Moyo propose une série de mesures souvent assez radicales pour sortir de cette spirale. On comprend pourquoi son livre a suscité de si vives réactions et débats au Nord comme au Sud et au cœur des institutions financières nationales et internationales.

Dambisa Moyo, diplômée en économie de Harvard et d’Oxford, a travaillé à la Banque mondiale et chez Goldman Sachs. Le site "la tribune.fr" a interviewé cette scientifique d’origine zambienne classée par le magazine Time parmi les cent personnalités les plus influentes du monde en 2008. Nous reproduisons ici cet interview. [l'Observatoire du Sahara et du Sahel]

 

Dans votre livre, vous défendez l’idée que l'aide à l'Afrique est en partie responsable des problèmes de développement. Pourtant, le plan Marshall a été très efficace pour relever l’Europe de la Seconde guerre mondiale...

Le plan Marshall était différent de l’aide accordée depuis près de cinq décennies à l’Afrique. Ce plan de 100 milliards de dollars était très ciblé et portait sur une période de cinq ans. En Afrique, il n’est pas question de sortir de l’aide qui est perçue comme une ressource permanente par les Etats récipiendaires. Cela permet à de nombreux gouvernements africains d’abdiquer leurs responsabilités puisqu’ils savent que d’autres financeront l’éducation, la santé ou les infrastructures nécessaires au décollage économique de leur pays.

 

Pourquoi l’aide ne marche pas ?

Au cours des cinquante dernières années, les pays riches ont déversé 1 000 milliards de dollars d'aide à l’Afrique. Pour quel résultat ? La croissance est moins forte et la pauvreté n’a cessé de grimper. Aujourd’hui, plus des deux tiers des Africains vivent avec moins d’un dollar par jour. L’aide des grands bailleurs de fonds, qu’il s’agisse de la Banque mondiale, des agences de développement ou encore de l’aide bilatérale, nourrit la corruption, alimente l’inflation, mine les services publics.

Aux États-Unis, un slogan affirme qu’il ne peut pas y avoir d’impôts sans représentation. En Afrique, c’est l'inverse. Les populations ne sont pas représentées car elles ne payent pas d’impôt. Nicolas Sarkozy se soucie de savoir ce que les Français veulent car il sait que l’action de gouvernement dépend de sa capacité à lever l’impôt. Les pays africains dépendant de l’aide n’ont pas à s’inquiéter de ce que souhaite véritablement la population puisque leurs ressources dépendent d’impôts levés à l’étranger.

 

Selon vous, la démocratie n’est pas indispensable au décollage économique, un dictateur éclairé serait parfois préférable...

Les parcours de la Chine, de Singapour ou encore du Chili illustrent le fait que la démocratie n’est pas un préalable au développement économique. Pas question pour moi de faire l’apologie de la dictature ou des régimes autoritaires. Mais la démocratie est un régime politique qui ne peut que se développer qu’avec l'émergence d’une classe moyenne en position de demander des comptes au pouvoir. Les pays occidentaux ont d’ailleurs pris acte de l’échec de la démocratie dans de nombreux pays africains. Au Kenya ou au Zimbabwe, la communauté internationale s’est efforcée de rapprocher la majorité et l’opposition pour qu’ils exercent le pouvoir ensemble. Il n’y a plus aujourd'hui d’opposition au Zimbabwe.

 

Que faire ?

L’aide des pays riches n’a jamais permis de sortir un pays de la pauvreté. Elle est un obstacle au développement car elle constitue une rente au même titre que le pétrole ou d’autres matières premières. C’est une incitation à ne rien faire pour améliorer l’environnement économique. Regardez le rapport annuel de la Banque Mondiale, ‘‘Doing Busines’’. Année après année, il montre que c’est en Afrique que l’environnement des affaires est le plus compliqué. Aussi longtemps que ces pays recevront de l’aide, ils n’ont aucune incitation à mettre en œuvre les réformes nécessaires.

 

Ne peut-on pas expliquer les difficultés du continent par la période coloniale ?

Combien de temps faudra-t-il attendre pour ne plus recourir à cette explication ? Cent ans ? Cela n’a rien à voir. La Chine, l’Inde, l’Indonésie ont été colonisés. Cela ne les empêche pas de se développer rapidement aujourd’hui.

 

Si l’aide est un échec, pourquoi les pays riches continuent de déverser autant d’argent en Afrique ?

Il faut souligner le poids des valeurs religieuses imprégnant le champ politique. Il y a comme un impératif moral pour les pays riches à aider les pays pauvres. Or, c’est une erreur de penser que le seul moyen d’aider l’Afrique est de l’assister financièrement. Les économies africaines tireraient un bien meilleur avantage d’une ouverture du marché européen à ses produits, notamment agricoles. Mais pour cela, il faudrait revoir la politique agricole commune (Pac) ; ce qui aurait pour conséquence de mettre les agriculteurs dans la rue et un grand nombre d’entre eux au chômage.

 

Que proposez-vous ?

Nous disposons de trois siècles d’expérience en matière de développement économique. Nous savons désormais ce qui marche et ce qui ne marche pas. La question qui se pose aujourd’hui est comment pousser les gouvernements africains à mettre en place les bonnes politiques. Il faut donc les préparer à la fin de l’aide. Les pays riches pourraient leur proposer un doublement de l’aide pendant dix ans avant d’y mettre un terme. Cela serait plus efficace que la perspective d’une aide permanente.

 

La Chine est de plus en plus présente en Afrique. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Elle n’est pas en Afrique par charité mais pour y faire des affaires. Les Chinois ne donnent pas leur argent sans retour. Ils y sont pour les ressources naturelles qu’il s'agisse du pétrole, du cuivre ou des terres arables. Mais les investissements chinois se diversifient très rapidement vers d’autres secteurs comme la banque. Les Africains ont besoin de travail. Est-ce que l’aide des pays riches a permis de créer les emplois dont les jeunes en particulier ont besoin ? La réponse est clairement non ! Les entreprises chinoises viennent parfois avec leurs propres salariés, mais elles ont contribué à créer de nombreux emplois. Une enquête réalisée par l’Institut Pew dans dix pays africains révèle que la Chine dispose d’une très bonne image en Afrique. Au Sénégal et au Kenya, par exemple, neuf personnes sur dix estiment qu’elle a une influence positive sur leur économie.

 

L’aide fatale, de Dambisa Moyo, éditions JC Lattès, Paris, septembre 2009, 280 pages.

Source : latribune.fr

http://www.oss-online.org/index.php?option=com_content&task=view&id=947&Itemid=664

 

9782709633604FS

 

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commentaires sur le livre

 

- http://www.unmondelibre.org/Vuillemey_Moyo_aide_FR_240909

- une critique politique de Dambisa Moyo : http://enjodi.blog.lemonde.fr/2009/08/24/aide-a-lafrique-moins-de-dambisa-plus-daminata/

 

 

 

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17 août 2017

consignes pour l'année scolaire

cours d'histoire classe

 

 

consignes pour l'année scolaire

en histoire, géographie, EMC

 

 

1) un cahier

 

Diapositive1

 

- un cahier de format 24 x 32, de 196 pages, relié.

- PAS de spirales !

- PAS de trieur !

 

 

2) un nécessaire couleurs

 

Diapositive1

 

- un nécessaire couleurs = des crayons + des feutres.

- ce matériel est personnel et doit être disponible toute l'année.

 

 

3) ciseaux et colle

 

Diapositive1

 

- une paire de  ciseaux + un tube de colle.

- ce matériel est personnel et doit être disponible toute l'année.

 

 

4) consignes de comportement

 

Diapositive1

 

- j'apporte mon livre.

- j'apporte mon cahier.

- j'apporte mon matériel.

 

- j'ai les yeux attentifs, dirigés vers le tableau.

- je suis à l'écoute du professeur.

- j'ai l'esprit tendu vers ce qu'il faut apprendre en cours.

 

- je lève la main pour poser une question ou formuler une remarque.

- j'attends d'y être autorisé pour parler.

- j'écoute toujours la réponse du professeur, même si je n'ai pas posé

la question.

 

 

télépéhone confisqué

 

- les téléphones doivent être éteints et rangés dans le cartable.

 

- les téléphones actifs en cours seront confisqués et rendus aux

parents sur rendez-vous avec Mme la Proviseure adjointe ou le Cpe.

 

- on ne regarde pas l'heure sur son téléphone mais sur une montre,

ou l'on s'en passe.

 

 

5) langue d'usage

 

Diapositive1

 

- en cours d'histoire, la langue d'usage est le français

- le registre familier est à proscrire

- le registre courant est accepté

- le registre soutenu est souhaitable, particulièrement à l'écrit

 

 

6) conventions d'écriture

 

A - En histoire, on écrit les années en chiffres communs (indo-arabes) et les siècles en chiffres romains.

Ex. : l'année 1337 appartient au XIVe siècle.

Ex. : l'année 2015 appartient au XXIe siècle.

 

chiffres romains

 

B - En géographie, on ne dit pas le haut ni le bas d'une carte ; on ne dit pas : la Russie est à droite de l'Europe. Mais on utilise les points cardinaux et on dit : le nord ou le sud ; la Russie est à l'est de l'Europe.

Les noms des points cardinaux qui servent à exprimer une direction, une orientation, une position par rapport à un autre point s'écrivent avec une minuscule.

Ex. : Ils se sont dirigés vers le nord-est.

Ex. : L'architecte prévoit d'exposer la terrasse au sud.

Ils s'écrivent également avec une minuscule quand ils ont la valeur d'un adjectif.

Ex. : L'hémisphère nord.

Ex. : L'axe nord-sud.

Ex. : 120 ° de latitude sud.

Mais on utilise les majuscules pour dire :

Ex. : le pôle Nord.

Ex. : le pôle Sud.

Ex. : le cap Nord.

Ou pour désigner la différence entre pays développés :

Ex. : les États du Nord.

et pays sous-développés ou en voie de développement :

Ex. : les pays du Sud.

Il faut prendre garde que cette opposition ne recoupe pas exactement la division du globe en deux hémisphères ; ainsi, l'Australie, pays du Nord économique, se situe dans l'hémisphère sud.

 

Diapositive1

 

 

7)  recherches sur internet

 

A- Wikipédia

L'envoi d'une requête (termes déposés sur la page d'un moteur de recherche) donne comme résultats des pages et des pages de réponses... L'encyclopédie collaborative Wikipédia se positionne souvent dans la première page de Google. Pourquoi ?

 

Wikipédia logo

 

D'après les experts en référencement, ce serait le produit du site lui-même : exhaustivité et mises à jour régulières, qualités techniques de la structuration du contenu des pages.

Mais cela n'est pas forcément une garantie de validité intellectuelle ni de rigueur scientifique. Wikipédia compte 1 906 453 articles en français (à la date du 8 septembre 2017).

Sur ce total, l'encyclopédie a défini un label "article de qualité" qui a promu 1439 articles, donc moins d'un millième... Ce qui ne veut pas dire que les autres ne sont pas valables.

D'ailleurs, il existe un second label "bon article" décerné à 2378 articles.

Cela dépend des compétences de l'auteur (ou : des auteurs) de l'article. Comme celui-ci reste anonyme, on ne peut vérifier s'il a déjà publié sur le sujet en question, s'il a des titres universitaires reconnus, etc.

Souvent, cependant, les articles de Wikipédia sont sérieux, de très nombreuses propositions d'articles sont refusées par les modérateurs de Wikipédia. On ne peut publier n'importe quoi.

Le fait qu'ils soient soumis à la critique et à la correction de tous est un gage vers la justesse. Plus un article général mobilise de contributeurs, plus il est "surveillé".

Prenons l'exemple de l'article Démocratie athénienne.

 

historique Wikipédia légendé

 

On affichant l'historique des versions (1), on peut :

2) vérifier qu'il bénéficie du label "bon article".

3) vérifier que plusieurs contributeurs interviennent régulièrement.

4) comparer les versions avant et après corrections.

5) effacer soi-même ce qui serait une grosse erreur.

On peut juger la valeur de l'article à sa consistance (longueur et diversité des chapitres) ; à sa bibliographie :

 

bibliographie art Wiki

 

aux notes et références qu'il propose :

 

notes et références art Wiki

 

aux avertissements des modérateurs.

 

avertissement art Wiki

 

 

B - multiplier et croiser les sources

De toutes les manières, il ne faut JAMAIS se contenter d'une seule source d'informations. Il est nécessaire de consulter d'autres résultats de la requête. Voici la première page de la requête démocratie athénienne :

 

résultats requête démocratie athénienne

 

Il importe de s'entraîner à identifier le type de sites :

- sites savants : universitaires, association de spécialistes de haut niveau...

- sites de professeurs (français, québecquois...)

- sites pédagogiques (Éducation nationale, académie...)

- sites d'assistance scolaire payante qui ne proposent que le début de leurs articles

- sites proposant des podcasts audios ou vidéos

- dictionnaires de langue

- sites personnels

- sites secondaires dont le centre d'intérêt premier est souvent éloigné du sujet

- sites de presse

- sites politiques

- etc...

En fonction de cette identification, vous saurez si les connaissances sont de première main, ou de seconde voire de troisième main.

 

C - Gallica

Le site Gallica est la bibliothèque numérique de la BnF (Bibliothèque nationale de France). À ce jour (2 septembre 2015), il propose :

 

Gallica propose

 

On accède à Gallica en lançant simplement la requête "Gallica" sur un moteur de recherche :

 

requête Gallica

 

On clique sur le premier résultat et on obtient la page d'accueil et de recherche de Gallica :

 

Gallica page d'accueil

 

Si on entre "démocratie athénienne", on obtient les résultats suivants. Ici, il s'agit d'ouvrages récents à accès réglementés :

 

Gallica démocratie athénienne

 

En faisant défiler les pages de résultats, on peut trouver un livre plus ou moins en rapport avec le sujet recherché. Par exemple, un ouvrage (ancien) sur l'éducation athénienne - qui fait partie de la citoyenneté. En demandant à "Feuilleter", on ouvre une visionneuse :

 

Gallica visionneuse

 

 

8)  le blog des professeurs d'histoire de Claude Lebois

 

blog professeurs histoire

 

Le blog des professeurs d'histoire du lycée Claude Lebois est accessible ici.

 

 

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12 août 2015

Maurice Agulhon, "Marianne au combat. L'imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 1880", Corbin Alain (1979)

Marianne au combat Agulhon couv
Marianne au combat, 1789 à 1880

 

 

 Maurice Agulhon, Marianne au combat.

L'imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 1880,

compte rendu d'Alain CORBIN (1979)

 

Les historiens du XIXe siècle souffrent, on le sait de plus en plus vivement, de se sentir prisonniers des sources administratives, policières et judiciaires : or, voilà que Maurice Agulhon dévoile patiemment, avec une inégalable minutie, un nouveau discours à l'égard duquel nous étions atteints d'une étrange cécité. Son livre est d'abord une propédeutique du regard : il nous apprend à lire les monuments et les façades que nos esthètes nous avaient convaincus d'ignorer.

Plus que le folklore des régimes politiques, l'auteur se propose, comme naguère Mona Ozouf et Michel Vovelle, de décrypter la pédagogie du décor urbain ; or, jamais celui-ci n'avait été si riche qu'au siècle de la "statuomanie" (1).

Maurice Agulhon bouleverse bien des idées reçues lorsqu'il montre que, loin être passéiste, celle-ci était inhérente à l'urbanisme moderne et à la société libérale et laïque. Le "rêve de pierres" (p. 237) des façades monumentales était capable d'émouvoir les plus grands poètes - comme en témoigne Baudelaire - et c'est cette émotion que historien doit s'efforcer de retrouver. Dans cette perspective, la République est une image féminine parmi d'autres, même si elle emprunte les divers visages de la femme, y compris ceux de la sainte et de la prostituée.

L'auteur de Marianne au combat prouve que l'analyse de ce discours figuré est désormais indispensable à toute véritable histoire politique du siècle dernier ; il importe donc de le traquer, comme il le fait si bien, jusque dans le provisoire du plâtre, des décors éphémères et de la théâtralité vivante. Le XIXe siècle vibrait pour les symboles, et la République dut s'animer pour triompher ; elle eût été inconcevable à de larges fractions de la population si on ne lui avait pas donné un corps.

Soulignant la polysémie de l'imagerie et de la symbolique républicaines, Maurice Agulhon réussit pleinement à montrer tout à la fois comment celles-ci ont été calculées par les dirigeants, interprétées, voire réinterprétées par les élites et perçues par la foule ; cela le conduit à mesurer les discordances qui se créent entre les idées et les représentations et à discerner un processus de "descente" avec lequel ses précédents livres nous avaient familiarisés.

On ne formulera qu'un regret : incontestablement l'intérêt faiblit quand sommeille la République. C'est la Révolution qui a donné "un peuple entier comme auditoire" au discours figuré (p. 24) ; c'est alors que "la grande femme drapée" entre dans la mémoire visuelle des Français (p. 33).

Initialement, elle incarne la Liberté : contrairement à la République celle-ci bénéficie en effet d'une longue tradition iconographique. De 1789 à 1792, dans le déferlement d'imagerie civique, cette prééminence de la Liberté s'accentue tandis que déjà se manifeste l'hésitation entre l'image populaire, dynamique, d'une jeune sauvageonne, et l'allégorie de la puissance, sereine dans la victoire.

Au soir du 10 août 1792, quand il faut remplacer les emblèmes de l'État, l'image de la Liberté devient officielle mais demeure ambiguë. Dans la rue triomphent les déesses ; l'iconographie est plus sage, qui affectionne désormais l'allégorie de groupe.

Finalement, au lendemain du 18 Brumaire, alors que la ferveur s'est tue et que le décor s'est défait, la rubrique iconographique de la République s'est peine ébauchée ; c'est au cours du XIXe siècle que vont s'élaborer les deux systèmes de signes qui s'inscriront en contrepoint des luttes politiques. Du moins la période révolutionnaire a-t-elle laissé dans les mémoires populaires "l'énorme souvenir" (p. 48) auquel l'idéologie républicaine allait pouvoir se ressourcer.

À lire Maurice Agulhon, il apparaît clairement que c'est entre 1830 et 1849 que se dessine, puis se précise et se fige presque l'image - ou plutôt deux images - de la République. Obligé de tolérer entre les journées de juillet et la fin de l'année 1832, la floraison éphémère et spontanée d'images de la Liberté-sauvageonne, le gouvernement, qui entend éviter de donner des lieux de ralliement à l'opposition républicaine, répugne, pour sa part, à la symbolisation féminine ; le "génie" qui est censé figurer la Liberté au sommet de la colonne de Juillet, place de la Bastille, est un jeune homme ailé.

Au cours de année 1848, la division symbolique s'accomplit, et déjà rivalisent les deux images qui auront à s'affronter après Sedan ; l'une emporte dans la rue et sur la scène des théâtres, l'autre dans les concours officiels. La dualité de l'iconographie n'est en fait que le reflet de l'ambiguïté de la Seconde République. Mais très vite, l'allégorie calculée l'emporte sur la véhémence spontanée.

La République sereine, assise sur un trône, sévèrement drapée, le front ceint d'olivier ou casqué de rayons solaires, armée du glaive et entourée, en un inextricable fatras, des emblèmes de l'égalité, du travail ou de la légalité - le niveau, la ruche, l'urne, la Constitution... symbolise avec calme l'ordre et le progrès.

Dès l'été 1848 donc, elle a relégué dans les caves des musées la jeune République des barricades qui, le sein nu et le genou découvert sous sa jupe courte, coiffée du bonnet phrygien et entourée du coq, du chat ou du lion, brandissait un pique, un drapeau ou une torche.

Après l'élection de Bonaparte [décembre 1848], l'image officielle elle-même s'étiole ; on dépolitise le décor ; la France remplace la République à laquelle seuls, ou presque, les Montagnards du Midi continuent de vouer un culte. Cependant, le sobriquet de Marianne, utilisé par dérision dès l'an II, commence à être pris en bonne part chez les républicains ; il désigne alors tout la fois la République et la société secrète qui prépare sa venue ; en 1854, l'affaire de Trélazé lui confère une audience nationale

Après l'éclipse qui correspond à la "mariolâtrie" du Second Empire, la Commune n'innova pas ; dans le Paris du printemps 1871, de belles jeunes filles, ceintes d'écharpes rouges, plantent à nouveau des drapeaux aux couleurs sanglantes. Le folklore bégaie.

La véritable novation s'inaugure en plein Ordre moral ; les Mariannes se multiplient dans les départements du Midi ; malgré l'hostilité des autorités, elles entrent même dans les mairies radicales. En fait la Marianne qui prend le pouvoir entre 1876 et 1880 est une République sage, sans bonnet phrygien, dessinée sur le modèle de 1849.

Nous savions déjà qu'un fort courant se dessinait en faveur de l'analyse historique des représentations figurées et de leur signification politique ; la création du Centre d'archéologie du monde moderne, le récent colloque consacré aux liens qui se nouent entre l'iconographie et les mentalités, aussi bien que les travaux en cours de Pierre Väisse, en témoignent. Il est certain que le grand livre de Maurice Agulhon, aujoud'hui encore quelque peu insolite, servira désormais de modèle.

Alain Corbin
Annales. Économies, Sociétés, Civilisations,
année 1979, vo. 34, n° 6, p. 1266-1268.

 

1) Maurice Agulhon, "La statuomanie et l'histoire", Ethnologie française, 1978, n° 3-4.

 

Maurice Agulhon en 1992 (1)    Maurice Agulhon en 1992 (2)
Maurice Agulhon, professeur au Collège de France, 1992 (source)

 

Maurice Agulhon est né en 1926 et décédé en 2014.

 

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Alain Corbin est né en 1936.

 

Alain Corbin

 

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