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Profs d'Histoire lycée Claude Lebois
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10 décembre 2007

Visite Mémorial de la Shoah le 7/12/07 à Paris, une élève

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Visite Mémorial de la Shoah

le 7 décembre 2007 à Paris : une élève

 

Le coeur plein de la ville lumière, de rires, de soleil


Une chute dans l'abysse des cruautés humaines


Se fait.


Brutale, profonde et sourde.


L'arrivée en ce lieu anesthésie l'espoir.


Une excuse à la souffrance : la mémoire.


En ressortir pour tenter de découvrir dans un sourire, dans un regard complice


la plus grande démonstration d'humanité


Et s'y raccrocher


Puisque rien d'autre n'est stable


Puisque le sol semble s'affaisser


A la vue d'un visage peint de l'innocence enfantine torturée


Et de toile de juste mal tissée où s'aperçoivent, entrelacés,


quelques cheveux emmêlés.


Envie de dire je t'aime à la personne détestée


Uniquement pour détruire une miette de haine en ce monde.


Se demander ce qu'il se passera


Quand les pieds fouleront cette terre anéantie,


Une fois l'âme débarquée en enfer,


Là-bas, tout au bout des rails,


Où termine le chemin de fer.

                               S.B.


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22 août 2007

Guy Môquet en toutes lettres (journal Libération)

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Guy Môquet en toutes lettres


«Je vais mourir!» Emblème de la Résistance, la dernière lettre du jeune militant communiste fusillé en octobre 1941 a été érigée en modèle par Nicolas Sarkozy. Derrière ces mots poignants, se dessine le parcours déterminé d'un adolescent engagé dans le sillage paternel.

Libération, mercredi 6 juin 2007
par Édouard LAUNET
Saint-Lô (Manche) envoyé spécial

I. Un papier jauni
Voici la lettre. Anne-Marie la dépose sans mot dire sur la nappe de la table du séjour. C'est une feuille de papier jauni, avec un quadrillage rectangulaire. Elle est couverte de bas en haut d'une belle écriture scolaire, au crayon à papier. «Je vais mourir !» On ose à peine la toucher. Anne-Marie et son mari Alain Saffray l'ont abritée dans une pochette en plastique transparent. Dans cette maison de Saint-Lô (Manche), au bord d'une rue peu avenante, sur une nappe à gros carreaux rouge et orange, la lettre est posée. «Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose», écrit Guy Môquet avec pleins et déliés.

Alain et Anne-Marie ont retrouvé la lettre en rangeant les affaires de Prosper Môquet, le père de Guy et d'Anne-Marie. En 1960, Prosper avait adopté la fille de sa seconde épouse : c'est ainsi qu'Anne-Marie est devenue la soeur de Guy Môquet, sans l'avoir jamais connu. C'est à elle qu'est revenu de trier les affaires de Prosper, mort en 1986 à Bréhal, près de Granville. Mais ce n'est que récemment qu'elle et son mari Alain ont découvert cette feuille de papier, pliée en quatre dans le portefeuille de Juliette Môquet, première épouse de Prosper et mère de Guy. «Petite maman.»

On connaissait déjà un original de la lettre de Guy Môquet, celle-là écrite à l'encre, retrouvée également dans les affaires de Prosper et confiée au musée de la Résistance. Mais ce nouvel original serait plus original que le précédent qui est, semble-t-il, une simple recopie à l'encre. Les scientifiques veulent se donner un peu de temps avant de trancher. Dans le courant du mois, le musée prendra possession de ce nouveau document, pour l'exposer sans doute à l'automne dans son établissement de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

«Je vais mourir !» C'était le 22 octobre 1941, au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), près de Nantes. Guy Môquet est fusillé vers 16 heures. Ils sont vingt-sept à tomber, en trois vagues puisqu'il n'y a que neuf poteaux d'exécution. A 15 h 50 tombent Charles Michels, Jean-Pierre Timbaud et sept autres. A 16 heures, Guy Môquet et huit compagnons. A 16 h 10, neuf encore. Guy Môquet a 17 ans et demi. «Ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous.»
Guy, né à Paris le 26 avril 1924, a l'accent du titi parisien. Sa cousine Denise Legendre, 81 ans, l'entend encore. Ils ont passé quelques mois d'août ensemble à Bréhal, où Guy venait en vacances chez ses grands-parents. Il parle à Denise de Paris, de son lycée Carnot dans le XVIIe, de la vie dans cette capitale où sa cousine n'a jamais mis les pieds. Il cause aussi de politique, beaucoup. «Pour son âge, il était très avancé, se souvient Denise Legendre. Il discutait politique comme un homme. Même quand il n'avait que 14 ans.» Sinon, cousin et cousine aiment aller à la marée vers Bréville-sur-mer, sur une charrette à cheval. «La dernière fois que je l'ai vu, c'était en août 40. Il était venu à bicyclette de Paris.» Août 1940 : Guy a 16 ans et plus guère de liberté devant lui. Il est arrêté le 13 octobre au métro Gare-de-l'Est par des policiers qui traquent les militants communistes. Il n'a que 16 ans mais déjà la rage : son père a été arrêté un an auparavant, en octobre 1939. «Papa est arrêté, je dois le remplacer», annonce-t-il à sa mère. Il commence à militer au sein des Jeunesses communistes. Guy suit le chemin de son père.

II. Le chemin du père
Le sillon de ce père commence à Bréhal, berceau familial. Fils de petits cultivateurs, Prosper Môquet débute sa vie active comme garçon de ferme. La Grande Guerre l'envoie sur le front en 1916. Il n'est démobilisé qu'en septembre 1919. L'ancien soldat ne retourne pas en Normandie mais découvre à Paris un nouveau métier : cheminot. En 1923, il adhère à la fédération CGTU des chemins de fer. Entre au PCF en 1926. Peu à peu, Prosper se révèle : il prend des responsabilités syndicales, devient délégué du personnel, délégué à la sécurité, puis membre de la commission administrative. Le père de Guy se hisse en 1935 jusqu'au poste de secrétaire adjoint de la fédération unitaire des cheminots, au moment de la fusion entre la CGTU et la CGT. Le garçon de ferme normand a fait du chemin.

L'année suivante, en mai 1936, Prosper Môquet se présente aux législatives à Paris, dans la 3e circonscription (le quartier des Épinettes). Il est élu, le voici embarqué dans l'aventure du Front populaire. Le fiston est fier, naturellement. Lui n'a que 12 ans, mais il est déjà un titi des Épinettes.

1939. Le 26 septembre, un mois après la signature du pacte germano-soviétique, le président du Conseil Édouard Daladier prend un décret qui dissout le Parti communiste. Quarante-deux députés du PCF (sur soixante-douze) reconstituent immédiatement un «Groupe ouvrier et paysan français», ce qui leur vaut d'être arrêtés début octobre. Prosper Môquet est des leurs. Il perd son mandat de député en janvier 1940, lorsque la Chambre des députés vote la déchéance des parlementaires communistes ayant refusé de condamner le pacte germano-soviétique. Le 5 février, avec les autres membres du Groupe ouvrier et paysan, Môquet père est renvoyé devant le 3e Tribunal militaire permanent de Paris. L'ordonnance de renvoi leur reproche en particulier «la rédaction et la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le président de la Chambre des députés, et prônant la paix sous les auspices de l'Union soviétique» ainsi que d'avoir «participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant de la IIIe Internationale communiste».

Prosper est jugé à huis clos fin mars, et condamné début avril à cinq ans de prison. L'année suivante, en mars 1941, il est déporté au bagne de Maison-Carrée, en Algérie. Vingt-six autres députés communistes connaîtront le même sort ; ce groupe des vingt-sept est resté célèbre sous le nom de «Chemin de l'honneur», selon l'expression de Florimond Bonte.

III. Les alexandrins du fils
On ne sait ce que Guy, du haut de ses 15 ans, perçoit vraiment des errements du PCF en 1939, mais il est clair qu'à partir d'août de cette année-là, alors que la répression commence à s'abattre sur la presse communiste, s'afficher militant devient risqué. Pourtant, Guy rejoint les Jeunesses communistes à l'automne 1939. En novembre, pour réclamer la libération de son père, il adresse à Édouard Herriot, président de l'Assemblée nationale, un long poème en alexandrins. Extrait : «Je suis jeune Français, et j'aime ma patrie/J'ai un coeur de Français, qui demande et supplie/Qu'on lui rende son père, lui qui a combattu/Pour notre belle France avec tant de vertu.» (1)

À son père en prison, Guy envoie ces autres alexandrins : «Je veux mon cher Papa, te faire savoir ici/Le juvénile amour que j'ai eu jusqu'ici/En celui à présent qui est bien enfermé/En toi mon doux Papa que j'ai toujours aimé» . Il ne suit plus guère les cours du lycée Carnot.

Le 14 juin 1940, les Allemands entrent dans Paris. Guy continue de distribuer des tracts. On lit sur l'un d'eux : «Des magnats d'industrie (Schneider, de Wendel, Michelin, Mercie...), tous, qu'ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l'ont contraint à subir l'occupation étrangère.» En août, il est avec sa cousine à Bréhal. Le 13 octobre, il est arrêté. Les policiers veulent qu'ils livrent les noms des amis de son père, il est frappé. Direction, la prison de Fresnes. Comme son père, il est inculpé d'«infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes» .

Le gamin de 16 ans et demi est acquitté par la 15e chambre correctionnelle de Paris, et doit être mis en liberté surveillée le 23 janvier 1941. Or il reste prisonnier. Le 10 février, Môquet est transféré à la Santé. Il s'impatiente, écrit au procureur : «Je me permets de protester énergiquement contre ces actes illégaux.» Il est transféré à Clairvaux. Puis au camp de Châteaubriant.

IV. La promesse d'Odette
Le 20 octobre 1941, le commandant des troupes d'occupation de Loire-Inférieure, Karl Hotz, est abattu à Nantes par trois jeunes communistes. Les Allemands veulent que cinquante otages soient fusillés. Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, est chargé d'établir une liste. Vingt-sept des otages sont pris dans le camp de Châteaubriant. Presque tous des communistes. Parmi eux, Charles Michels, 38 ans, secrétaire général des cuirs et peaux CGT ; Jean-Pierre Timbaud, 37 ans, dirigeant de la métallurgie CGT ; Jean Grandel, 50 ans, secrétaire de la fédération postale CGT. Guy Môquet, 17 ans, fils de député communiste. C'est le plus jeune.

couvertureGuy va mourir. Il écrit cette fameuse dernière lettre à sa famille. Qui commence par : «Je vais mourir !» Et se termine par : «Je vous embrasse de tout mon coeur d'enfant.» Puis il rédige un ultime petit mot. «Ma petite Odette, je vais mourir avec mes 26 camarades, nous sommes courageux. Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir eu ce que tu m'avais promis. Mille grosses caresses.» Au camp, Guy est tombé amoureux d'Odette [Nilès], une militante communiste à laquelle il a pu parler au-dessus des barbelés qui, au camp, séparent filles et garçons. Et promesse il y a eu. Dans l'Humanité du 24 mai dernier, Odette a donné le fin mot : «Guy m'avait dit un jour : "Est-ce que tu serais d'accord pour me faire un patin ?" Et moi, qui ne savais pas du tout ce que c'était, j'avais répondu : "Si tu veux"».

Le 22 octobre 1941, à 16 heures, dans la carrière de la Sablière, Guy Môquet est mort.

(1) Cité dans Guy Môquet : une enfance fusillée, de Pierre-Louis Basse, Stock, 2000 (rééd. 2007).

Édouard LAUNET
http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/259277.FR.php
© Libération

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15 octobre 2007

dossier Guy Môquet (28 août 2007)

3 janvier 2007

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21 novembre 2006

l'apôtre Paul, iconographie

Le_Caravage_conversion_saint_Paul
Le Caravage (1571-1610), La conversion de Saint Paul, (1600),
chapelle Cesari, Santa Maria del Popolo (Sainte Marie du Peuple) à Rome


l'apôtre Paul, iconographie


Le Caravage est un peintre italien (1571-1610) qui prit ses distances avec les conceptions artistiques de la Renaissance répandues durant le XVIe siècle (prédominance de l'Antiquité, influence de Raphaël...). Il met en oeuvre un naturalisme dans ses compositions qui provoquent des effets dramatiques grâce à la puissance des oppositions de lumière. La peinture religieuse est ainsi renouvelée par les tableaux du Caravage.

  • L’essentiel de la peinture du Caravage est la présence massive du corps, révélée par le contraste de l’ombre et de la lumière, qui fait émerger la figure des ténèbres (David, 1605) : l’artiste révèle la face nocturne du monde, dans des mises en scène abruptes et obliques (La Conversion de saint Paul, 1600).

  • Même si les peintres - et notamment le Caravage - nous ont habitués à imaginer ainsi la scène, aucun des trois récits ne mentionne ou n’évoque un cheval du haut duquel le zélé persécuteur des chrétiens serait tombé en entendant le Christ s’adresser à lui.


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cliquer sur cette image pour l'agrandir et l'imprimer


Maître du clair-obscur, le Caravage révèle la divinité par un intense contraste lumineux. L’absence de symbole religieux autre et le réalisme du dessin confèrent au tableau ses caractéristiques baroques : goût du contraste, de la mise en scène, importance du sujet humain.


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Riche face-à-face pour le Caravage

article du journal Le Monde


Les Romains et les touristes n'ont que deux semaines pour profiter d'un événement unique : la présentation des deux versions de La Conversion de saint Paul réalisées par le Caravage (1571-1610). Jusqu'au 25 novembre, les deux tableaux sont visibles pour la première fois ensemble dans l'église Sainte-Marie-du-Peuple, sur la place du même nom, à Rome.

C'est là qu'est exposée, depuis 1605, la Conversion la plus connue, oeuvre sur toile qui remplaça mystérieusement la Conversion initiale, réalisée sur bois. Cette première version, peu connue car passant entre les mains de collectionneurs privés depuis des siècles, en Espagne et en Italie, vient d'être restaurée par son propriétaire actuel, la famille romaine Odescalchi, qui l'a prêtée pour la durée de l'exposition.

Réalisées à trois ou quatre ans d'écart, les deux versions montrent un tournant dans l'oeuvre du Caravage. Les couleurs éclatantes de la première Conversion dénotent une influence maniériste, alors que la seconde est caractéristique de la lumière et de la vision de la réalité des dernières années du peintre.

Comme une photo au grand angle

La confrontation des oeuvres ouvre une question : pourquoi le Caravage a-t-il peint deux fois le sujet pour le même commanditaire ? La Conversion de saint Paul lui avait été commandée "sur bois de cyprès" par Tiberio Cerasi, le ministre du Trésor du pape Clément VIII, qui venait d'acquérir la chapelle. Ce même Cerasi avait aussi commandé au Caravage une Crucifixion de saint Pierre. Or ces deux tableaux sur bois ont été remplacés par leur version sur toile fin 1605.

Parce qu'ils ont été "refusés par le patron", comme l'a prétendu l'historien Giovanni Baglione, ennemi du Caravage ? Mais quel patron ? Tiberio Cerasi, mort en mai 1601, ou son exécuteur testamentaire, l'hôpital de la Consolation, qui paya les deux tableaux à l'artiste en novembre de la même année ? À cette époque, les travaux de l'architecte Carlo Maderno avaient à peine débuté dans la chapelle. "Au fur et à mesure de l'avancement, le Caravage a dû se rendre compte que les peintures ne seraient pas adaptées à l'espace pensé par Maderno", explique Rossella Vodret, surintendante du patrimoine historique et artistique du Latium et commissaire de l'exposition. En effet, le lieu étroit n'autorise aucun recul. Mme Vodret y voit la raison pour laquelle le Caravage a repris ses pinceaux : "L'effet obtenu par la seconde version correspond à une photo prise au grand angle à 1,5 mètre de distance", note-t-elle. La seconde version est plus facilement lisible que la première, surtout sans recul. Pour La Crucifixion de saint Pierre, sur le mur opposé, la confrontation avec la version sur bois est impossible : on en a perdu la trace.

Jean-Jacques Bozonnet
article paru dans l'édition du Monde du 14.11.06



- une étude biographique du peintre Michelangelo Merisi, dit le Caravage, par Lorenzo Pericolo, maître de conférence à l'université Rennes II-Haute Bretagne




la conversion de Paul, selon les Évangiles


Actes, 9 les Actes des Apôtres sont la suite de l'Évangile de Luc

9.1 - Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur,

9.2 - et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait des partisans de la nouvelle doctrine, hommes ou femmes, il les amenât liés à Jérusalem.

9.3 - Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.

9.4 - Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?

9.5 - Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.

9.6 - Tremblant et saisi d'effroi, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.

9.7 - Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne.

9.8 - Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien ; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas.

99 - Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but.
9.10

Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision : Ananias ! Il répondit : Me voici, Seigneur !

9.11

Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, va dans la rue qu'on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse.

9.12

Car il prie, et il a vu en vision un homme du nom d'Ananias, qui entrait, et qui lui imposait les mains, afin qu'il recouvrât la vue. Ananias répondit :

9.13

Seigneur, j'ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à tes saints dans Jérusalem ;

9.14

et il a ici des pouvoirs, de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui invoquent ton nom.

9.15

Mais le Seigneur lui dit : Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël ;

9.16

et je lui montrerai tout ce qu'il doit souffrir pour mon nom.

9.17

Ananias sortit ; et, lorsqu'il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint Esprit.

9.18

Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé;

9.19

et, après qu'il eut pris de la nourriture, les forces lui revinrent. Saul resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas.

9.20

Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu.

9.21

Tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et disaient : N'est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs ?

9.22

Cependant Saul se fortifiait de plus en plus, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Jésus est le Christ.

9.23

Au bout d'un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le tuer,

9.24

et leur complot parvint à la connaissance de Saul. On gardait les portes jour et nuit, afin de lui ôter la vie.

9.25

Mais, pendant une nuit, les disciples le prirent, et le descendirent par la muraille, dans une corbeille.

9.25

Lorsqu'il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux ; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût un disciple.

9.27

Alors Barnabas, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus.

9.28

Il allait et venait avec eux dans Jérusalem, et s'exprimait en toute assurance au nom du Seigneur.

9.29

Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.

9.30

Les frères, l'ayant su, l'emmenèrent à Césarée, et le firent partir pour Tarse.




http://interdenominationaldivineorder.com/gallery/paul.jpg
Michel-Ange, La conversion de Paul





Masaccio, Saint Paul
Masaccio,Saint-Paul, 1426 





http://www.hp.uab.edu/image_archive/ulj/mosaic33.jpg
Saint Paul, mosaïque de Ravenne






Saint Paul, mosaïque de Ravenne








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22 novembre 2006

repères historiques pour comprendre le film "Indigènes"

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"Indigènes"


repères historiques et références

 

pour comprendre le film




       à venir

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iconographie tirée du film

 

- la bande annonce du film

 

 



- une comparaison des images du film Il faut sauver le soldat Ryan, de Spielberg, avec celles du film de Rachid Bouchareb, Indigènes. Similitudes...

 

Indigènes : Jamel Debbouze payé au tarif syndicalIndigènes : Jamel Debbouze payé au tarif syndicalIndigènes : Jamel Debbouze payé au tarif syndical





Days of Glory




 







http://nono.hautetfort.com/images/medium_ds_indigenes.jpg




(JPEG)




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9 décembre 2006

Lecture comparée de deux tableaux religieux

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Lecture comparée

de deux tableaux religieux



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Pietà de Villeneuve-Lez-Avignon, Enguerrand Quarton, 1445



http://img350.imageshack.us/img350/1430/trjca346wi281ta1577pradomadryt.jpg
Sainte Trinité, El Greco, 1577-79


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autres reproductions

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http://www.beloit.edu/~classics/main/courses/fyi2000/museum/renaissance/Pieta-GrandLouvre(p.26)LargerImage.jpg


IN164pieta_AvignonBST



http://www.enguerrandquarton.com/photos/Pieta%20gd.JPG



Cliquez sur l'image pour l'agrandir





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autres piétàs


JPEG - 41 ko
Robert Campin (peintre flamand, 1378-1445), Trinité, Trône de grâce

 


http://www.ibiblio.org/wm/paint/auth/weyden/pieta.jpg
Van der Weyden, Piétà, 1450

 

pieta
Le Pérugin, Piétà, 1494-95



Sandro Botticelli: Pietà
Sandro Botticelli, Piétà, 1495


 Pieta by Michelangelo
Michel-Ange, Piétà,1499



http://www.initaly.com/regions/veneto/pix/bellini/pieta.jpg
Giovanni Bellini, Piétà, 1505




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Andrea del Sarto, Piétà, 1523






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El Greco, Pietà, 1587-97










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13 décembre 2006

Arménie - génocide 1915-1916


(source)

 


Arménie - génocide 1915-1916




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présentation du livre de Taner Akçam
"Un acte honteux" : tels sont les mots employés par Mustafa Kemal lui-même, père de la Turquie moderne, pour qualifier le génocide des Arméniens à partir de 1915 (un million de victimes).
Pourtant, aujourd'hui encore, les historiens turcs ne peuvent travailler sereinement sur cette question, la contestation de la ligne officielle héritée de la fondation de la République étant passible de poursuites. L'exception est très certainement Taner Akçam, historien turc vivant en exil et spécialiste des archives ottomanes. Partant d'une analyse rigoureuse de documents militaires et judiciaires inédits, ainsi que des minutes des débats parlementaires, des correspondances privées et des comptes rendus de témoins oculaires, il clôt définitivement le débat sur la principale question : celle de la responsabilité.
Akçam montre de manière irréfutable - puisque ce sont les documents ottomans qui parlent - que, loin de n'être qu'une conséquence aussi fâcheuse qu'involontaire de la Première Guerre mondiale, le génocide fut soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de "Jeunes-Turcs". Ce n'est pas le point de vue des victimes mais celui des assassins qui est décortiqué ici.
Akçam éclaire par là même les mécanismes psychologiques profonds qui ont poussé les agents de l'Empire ottoman finissant à se transformer en bourreaux avec autant d'aisance. Il montre aussi comment la Turquie a réussi à éluder ses responsabilités en jouant sur les rivalités étrangères dans la région et l'échec à traduire en justice les responsables. Sans provocation ni militantisme, à l'heure où se pose la question de l'adhésion à l'Europe, Taner Akçam appelle les Turcs à tourner le dos au discours négationniste officiel et à affronter enfin, sans crainte, la réalité de l'histoire de leur pays.

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- Un acte honteux

L'historien turc, Taner Akçam, qui vit en exil aux États-Unis, est menacé de mort pour ses travaux sur le génocide des Arméniens et la responsabilité de l'État turc dans cette tragédie. Un comité de soutien agit pour sa défense.




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iconographie


http://www.tetedeturc.com/home/IMG/jpg/loti_massacres_armenie.jpg




source


http://armenie.net.free.fr/pantou.jpg
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le peuplement arménien à la veille du génocide (1915)  (source)



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http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/images/armenie.jpg

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source

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l'enseignement du génocide arménien à l'école

- sur le site Yevrobatsi, se trouve une étude de l'enseignement du génocide arménien dans les manuels scolaires (2003) deux ans après la reconnaissance officielle par la France de ce génocide comme fait historique. Elle a pour auteur Georges Festa, ancien chargé d'études à l'INRP.




Présentation par l'éditeur

L'Année de l'Arménie (2007) sera d'abord celle des jeunes des deux pays.

Comment l'histoire française et l'histoire arménienne sont-elles enseignées dans les deux systèmes scolaires ? La présente étude s'intéresse à l'enseignement du génocide de 1915, et plus généralement de l'histoire de la Turquie et de l'Arménie, pour la période 1850 - 1930, tel que le prévoit le programme officiel des classes de Première, plus particulièrement les sections littéraires et de sciences économiques et sociales (L - ES). L'année test : 2003, soit deux ans après la reconnaissance officielle du génocide en France.

Le panel des 8 manuels représente l'offre éditoriale scolaire qui s'adresse à des centaines de milliers d'élèves et des milliers d'enseignants. C'est dire l'impact de cette édition sur l'évolution des mentalités et la construction de l'identité collective.


Enseigner le génocide [format pdf - 976ko ]


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4 septembre 2007

L'ennemi intime, un film sur la guerre d'Algérie (sortie 3 octobre 2007)

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L'ennemi intime,

un film de Florent-Émilio Seri

sortie 3 octobre 2007


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- une présentation et critique du film

Terrien, un lieutenant idéaliste, prend le commandement d'une section de l'armée française. C'est là qu'il rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé.
Leurs différences et les horreurs de la guerre auxquelles ils sont confrontés vont rapidement mettre à l'épreuve les deux hommes. Au milieu d'une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu'ils n'ont comme pire ennemi qu'eux-mêmes.


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- l'ennemi intime sur le site "comme au cinéma"

- la bande annonce

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26 août 2007

Guy Môquet : le mythe et l'histoire (Jean-Marc Berlière et Sylvain Boulouque)

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extrait de l'Humanité (clandestine) du 9 juillet 1040



Guy Môquet : le mythe et l'histoire



Jean-Marc Berlière et Sylvain Boulouque
Le Monde, 23.06.07

De Jeanne d’Arc à Bara, les usages politiques de figures héroïsées sont classiques. Tous les régimes, tous les partis, tous les pays usent d’un procédé qui n’est pas avare d’arrangements avec la réalité historique. Pour exalter des vertus nationales, morales, patriotiques ou donner en modèle l’exemplarité de leurs destins, on accapare des figures symboliques qu’on n’hésite pas à parer de valeurs contradictoires.

Le destin du jeune Guy Môquet, fusillé par les Allemands à l’âge de 17 ans, le 22 octobre 1941, n’échappe pas à cette règle. "Je laisserai mon souvenir dans l’histoire car je suis le plus jeune des condamnés", aurait confié Guy Môquet à l’abbé Moyon, qui assista les otages de Châteaubriant. De fait, dès l’Occupation, il a été célébré comme un martyr et nombre de groupes de partisans se sont réclamés de lui.
Dans l’immédiat après-guerre, avec les "27 de Châteaubriant", il a incarné les valeurs résistantes et le sacrifice du "Parti des fusillés". Et puis le temps a passé, la Résistance a perdu la place prééminente qui était la sienne dans la mémoire nationale. Le nom de Guy Môquet, comme ceux de Jacques Bonsergent ou d’Estienne d’Orves, a perdu son sens pour la plupart des gens.

De façon inattendue, la dernière campagne électorale a ramené Guy Môquet sur le devant de la scène médiatique par les citations d’un candidat qui, élu président, a tenu à faire lire le jour de sa prise de fonction la dernière lettre du jeune homme près d’un autre lieu symbolique : la cascade du bois de Boulogne où une cinquantaine de jeunes gens désireux de participer aux combats de la capitale furent fusillés en août 1944.
L’initiative a suscité des réactions variées - indignation, satisfaction ou curiosité -, sans que la réalité historique soit pour autant interrogée. Au contraire, on a vu ressurgir à cette occasion les stéréotypes et clichés d’une "histoire" de la Résistance et du PCF qu’on croyait définitivement rangée au magasin des mythes et légendes.

Faire de Guy Môquet et de ses vingt-six camarades des "résistants de la première heure" relève de la téléologie, puisque la plupart d’entre eux ont été arrêtés en un temps où le PCF, pris dans la logique du pacte germano-soviétique, était tout sauf résistant. Après avoir mis au rayon des accessoires son antifascisme, condamné une guerre devenue "impérialiste" et appelé plus ou moins ouvertement au sabotage de l’effort de guerre au printemps 1940, le Parti a profité de l’effondrement militaire de la France et de la chute de la République bourgeoise pour prendre à l’été 1940 une série d’initiatives qu’aucun martyre ultérieur ne saurait effacer : tractations avec les autorités d’occupation pour la reparution de la presse communiste dont les arguments désormais connus donnent une idée du "patriotisme" du Parti.

Guy Môquet, arrêté le dimanche 13 octobre 1940 à la gare de l’Est par trois policiers de la préfecture de police, agissant "sur indication", revendique dans sa déposition avoir voulu remplacer son père, le député communiste Prosper Môquet, militant depuis 1925, élu lors des élections de 1936, invalidé et condamné par la IIIe République pour son refus de désavouer le pacte germano-soviétique.
Jeune lycéen exalté, il a dès son plus jeune âge baigné dans une culture politique bolchevique, porteur de la tradition familiale stalinienne, par ses parents, par ses oncles et tantes qui travaillent pour l’appareil clandestin du Parti. Les tracts qu’il distribue en cet été-automne 1940 s’inscrivent totalement dans la ligne du Parti et n’appellent donc pas à la résistance.


Prisonnier de la logique d’un parti enfermé dans les compromissions de l’alliance Staline-Hitler, Guy Môquet n’a pas pu être le "résistant" qu’on célèbre à tort. Ses camarades des Jeunesses communistes ont en revanche constitué, à l’été 1941, après l’offensive de la Wehrmacht contre l’Union soviétique, le fer de lance de la lutte armée initiée dans la plus totale improvisation par le Parti.
Les premières agressions contre des soldats allemands par les jeunes militants des Bataillons de la jeunesse vont provoquer des représailles sanglantes codifiées en septembre 1941 par le décret Keitel. C’est l’attentat du 20 octobre 1941 contre le Feldkommandant de Nantes, abattu par un commando de trois jeunes communistes venus de Paris, qui est la cause directe de la fusillade des 27 de Châteaubriant et de 21 autres otages originaires de la région, à Nantes et au Mont-Valérien, le 22 octobre.

En dépit de la tentative du ministre de l’intérieur Pucheu pour orienter le choix des Allemands vers des communistes, c’est bien l’occupant qui désigna en dernier ressort les fusillés - Hitler dans un premier temps exigeait 150 exécutions - parmi les emprisonnés et internés à disposition dans les camps et prisons. Pour ce choix, il appliqua le décret Keitel en respectant une vague proportionnalité dans l’ordre des responsabilités : des jeunes, des communistes, des gens originaires de Nantes.

Accaparer cette tragédie à son seul profit et pour sa seule gloire, comme l’a fait le PCF depuis 1942, relève de la récupération politique. Les otages fusillés n’étaient pas tous communistes, Guy Môquet n’était pas le seul jeune… On chercherait en vain dans les discours prononcés à Châteaubriant, sur les plaques et dans les écrits dressés à la gloire de la résistance communiste, les noms de Christian Rizzo, Marcel Bourdarias, Fernand Zalkinov et leurs camarades, arrêtés, jugés, condamnés et exécutés au printemps 1942 pour avoir fait ce que Guy Môquet, en communiste discipliné, n’avait pas fait.

Ces jeunes militants commirent les premiers attentats sur ordre d’un parti qui mit des années à en assumer la paternité après avoir calomnié leurs auteurs ("ceux qui ont tué le Feldkommandant Hotz sont ceux qui ont incendié le Reichstag"), avant de les effacer purement et simplement de la mémoire. Si la dernière lettre de Guy Môquet est émouvante, les leurs ne le sont pas moins, mais personne ne rappelle leur mémoire…

Jacques Duclos, qui transmit à Aragon les lettres des 27 avec cette injonction : "Fais de cela un monument", fut à l’origine d’un petit arrangement avec l’histoire qui consista à mettre en pleine lumière des militants arrêtés avant la rupture du pacte germano-soviétique et à rejeter dans l’ombre mémorielle ceux dont l’attitude soulignait trop crûment les aspects les moins avouables d’un passé que le PCF devenu patriote, républicain et résistant voulait faire oublier.

Avec le sang des otages, le Parti communiste lavait une des périodes les plus troubles et ambiguës de son histoire en même temps qu’il dressait un obstacle moral à toute critique de son attitude. Si les mythes sont aussi importants que la réalité, l’histoire existe pour rappeler cette réalité, aussi tragique ou décevante soit-elle…

Jean-Marc Berlière est professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne,
chercheur au Cesdip (CNRS/ministère de la justice).
Sylvain Boulouque est doctorant en histoire à l’université de Reims.




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25 août 2007

Guy Moquet a-t-il été "résistant" ? (Michel Renard)

 

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Guy Môquet et son jeune frère
Serge, en juillet 1939


Guy Môquet a-t-il été "résistant" ?


L'article de Jean-Marc Berlière et Sylvain Boulouque dans Le Monde du 23 juin 2007 semble de saine critique. Il requalifie – cela est largement connu - la nature des activités politiques du PCF autour de la césure du 22 juin 1941 (attaque allemande de l'Union soviétique). Avant cette date, le pacte germano-soviétique lie le PCF et le cantonne à une ligne pacifiste, "anti-impérialiste", qui épargne l'Allemagne hitlérienne et pousse même à des contacts avec l'autorité d'occupation à Paris, l'été 1940. Après cette date, l'antifascisme est de retour puisque le soutien à l'Union soviétique implique l'hostilité à l'Allemagne et la "résistance" anti-hitlérienne. Les deux auteurs concluent donc : "Faire de Guy Môquet et de ses vingt-six camarades des "résistants de la première heure" relève de la téléologie, puisque la plupart d’entre eux ont été arrêtés en un temps où le PCF, pris dans la logique du pacte germano-soviétique, était tout sauf résistant".
La réponse de l'Humanité sous la plume de Lucien Degoy, en date du 26 juin, est pitoyable et négatrice d'une réalité : la direction du PCF en suivant l'Union soviétique a bel et bien ménagé les occupants allemands jusqu'en juin 1941.
La réplique de trois historiens dans le quotidien communiste (Xavier Vigra, Jean Vigreux et Serge Wolikow, 26 juin) est plus construite mais n'emporte guère la conviction dans sa tentative d'atténuer les effets de l'approbation du pacte germano-soviétique sur la ligne du PCF.

Alors, Guy Môquet a-t-il été un "résistant" ?

Le défaut des articles ci-dessus, est la généralisation de l'analyse. Les uns et les autres disent "le" PCF (1). Or, à partir de l'automne 1939 (dissolution du PCF le 26 septembre) et, a fortiori, à l'été 1940, l'appareil du PCF est désarticulé, les militants sont dispersés, idéologiquement désorientés.

L'élément de direction – principalement Jacques Duclos, revenu de Belgique en juin 40 - a poussé à fond la logique du pacte germano-soviétique : demande de reparution légale de l'Humanité auprès des autorités nazies dès le 18 juin 1940, processus de légalisation du parti, appels à fraterniser avec les soldats allemands, absence de dénonciation du nazisme…

Mais - et c'est cela qui importe pour interpréter l'attitude du Guy Moquet, - d'autres communistes, y compris des responsables, ont agi, immédiatement après la défaite, sur une ligne à la fois anti-vichyste et anti-nazie.

Charles Tillon, responsable régional à Bordeaux, appelle dès le 17 juin 1940 à la lutte contre Vichy et "contre le fascisme hitlérien" (manifeste du 17 juin conservé au Centre Jean Moulin à Bordeaux). Auguste Havez en Bretagne, Georges Guingoin en Haute-Vienne également, ont été de ceux-là. Tous ces communistes furent écartés des responsabilités après la guerre. C'est bien que l'appareil dirigé par Thorez et Duclos ne leur pardonnait pas – et craignait - cette liberté.

Guy Môquet distribue, certes, des tracts qui "dénoncent mollement l'occupation étrangère" (voir le livre de Pierre-Louis Basse, Guy Moquet, une enfance fusillée, Stock, rééd. 2007, p. 43), mais, avec deux camarades, il échappe aussi à une patrouille de soldats allemands durant l'été 1940 après avoir écrit sur le mur de leur caserne, boulevard Bessières : "Hitler… c'est la guerre" (cf. Pierre-Louis Basse, p. 89).

On ne peut inférer de la ligne officielle du PCF, énoncée par une direction dogmatique et coupée des militants, l'état d'esprit de ces derniers qui combinait le désarroi créé par le pacte germano-soviétique, la lutte contre la répression gouvernementale (celle de Daladier puis celle de Vichy) et la fidélité à l'antifascisme des années 1930. Guy Môquet a bien été résistant.

Michel RENARD
professeur d'histoire au lycée
Claude Lebois à Saint-Chamond

(1) Je reprends l'argumentaire d'un article publié dans Le Monde du… 28 juin 1980, co-écrit avec le journaliste et écrivain Guy Konopnicki : "Deux lignes au sein du PCF".

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Guy Môquet, son frère et sa mère dans la baraque,
lors d'une visite à Chateaubriand en juillet 1941


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30 mai 2007

le lycée, matin du 30 mai 2007

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quelques photos du lycée Claude Lebois

mercredi 30 mai 2007




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bâtiments du secteur professionnel

 

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une salle de classe au 2e étage (cours d'histoire)

 

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une salle de classe au 2e étage (cours d'histoire)

 

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bâtiments du secteur professionnel à gauche, et bâtiment administratif à droite

 

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bâtiments du secteur professionnel, cour et bâtiment administratif

 

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cour et bâtiment de la "vie scolaire" (à droite)

 

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cour et bâtiment professionnel (à droite)

 

 

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cour et bâtiment de la "vie scolaire" (à droite)

 

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la sortie du lycée (le panneau d'information sur les travaux en cours)



- mercredi matin 30 mai 2007, la température est montée de 8° à 20° vers midi. Le lycée est en période de tenue des conseils de classe. Les élèves préparent leur bac de français (classes de 1ère) et le bac en général (classes de Terminale).



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23 avril 2007

photos du monument "Victor de l'Aveyron"

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photos du monument "Victor de l'Aveyron"

prises par les élèves de 2e3 en avril 2007



Au cours d'un voyage scolaire à Toulouse, des élèves de 2e3 ont eu l'occasion de s'arrêter àsaintserninsurrancecarte Saint-Sernin-sur-Rance, dans le sud de l'Aveyron, village connu pour être celui du "pays de l'enfant sauvage". Ils ont photographié le monument dédié à Victor de l'Aveyron.


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Victor de l'Aveyron


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Victor de l'Aveyron


Clichés d'Anthony Guillaumoud.
Des photos ont également été prises par Sanel Kahrimanovic

M. Renard


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2 décembre 2006

Les terres chars au Bangladesh

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les terres chars au Bangladesh



- les terres chars du delta du Bengale sont des terres alluviales et mouvantes qui se font et se défont, au rythme des crues et du processus très actif d’érosion fluviale. Cette situation incertaine affecte le statut de ces terres et fragilise les moyens de subsistance des paysans. La fragilité du statut des occupants, notamment les plus démunis, la très grande complexité foncière dans cette société très hiérarchisée, la convoitise des nombreux colons potentiels et bandits de tout genre et la corruption de l’administration ont créé un climat d’une extrême violence dans ce contexte de très forte pression démographique et de concurrence pour les terres.
d'après Ratan Lal Chakraborty, professeur d'histoire retraité à l'université de Dacca (Bangladesh), article de la revue Hérodote, n° 121, février 2006

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source de la carte de gauche

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L'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b4/Carte_Bangladesh.png” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.




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Kawabata char


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confluence du Gange et du Brahmapoutre


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(1) Forêts :

Le Bangladesh a connu, durant la seconde moitié du siècle, une déforestation parmi les plus rapides d’Asie. Les forêts, qui couvraient 24 % du territoire en 1947, n’en représentent plus que 8 %. En 1989, pour enrayer ce déclin, le gouvernement a considérablement durci son code pénal sur les délits touchant à leur destruction. Il s’est aussi lancé dans de coûteux programmes de plantation, financés par la Banque mondiale et surtout par la Banque asiatique de développement (ADB), plutôt que d’investir dans des programmes forestiers plus modestes associant les populations locales. Loin de produire les effets attendus, ces nouveaux moyens, placés entre les mains du très corrompu département des forêts, ont surtout été utilisés pour opprimer davantage, voire exproprier, les minorités ethniques comme les Garos de la forêt de Madhupur, et harceler les groupes sociaux les plus défavorisés, en particulier les paysans pauvres de la frange littorale. Le trafic et les coupes illégales de bois se poursuivent car elles sont avant tout le fait des gardes forestiers eux-mêmes.

 

(2) «Chars» :

Les chars sont des îles fluviales, formées du sable et du limon déposés par les rivières en période de mousson. Plus de cinq millions de personnes vivent sur ces îles précaires, dont la moitié sur le seul cours du fleuve Jamuna-Bhramapoutre. La durée de vie d’un char dépend du bon vouloir de la rivière, qui peut éroder une île en quelques jours, ou l’épargner pendant plusieurs décennies.

« La rivière emprunte un chemin puis l’abandonne, c’est le jeu de la rivière », dit un proverbe bangladais. Il y a tout juste deux cents ans, la Jamuna coulait à 100 kilomètres au nord-est de son cours actuel. Les chars et les différents bras de fleuve qui existent à présent étaient constitués de terre ferme.En conséquence, toutes les terres, hors de l’eau comme sous l’eau, sont inscrites au cadastre et appartiennent à des paysans qui les ont héritées de leurs ancêtres. Sur la Jamuna toutes les parcelles s’échangent et il existe même un cours de l’hectare sous l’eau. Car chacun sait que, tôt ou tard, une terre immergée peut resurgir, fertile et cultivable.

 

(3) Sans-terre :

Hormis quelques villages-colonies créés en 1987 sous le régime autocratique du général Ershad, les terres nouvellement émergées en baie du Bengale n’ont pas fait l’objet d’une politique volontariste de distribution aux plus pauvres sous les gouvernements successifs de MM. Khaleda Zia et Sheikh Hassina. En théorie, ces terres nouvelles appelées « khas », nées de la décharge sédimentaire du delta, peuvent être louées auprès de l’administration des impôts fonciers. Dans la pratique, les vastes étendues de terres khas situées dans les régions littorales de Patuakhali, Barisal, Bhola et Noakhali sont aux mains des élites locales - grands propriétaires, fonctionnaires, entrepreneurs - et de leurs hommes de main. Par la violence et, souvent, leurs accointances politiques nationales et ministérielles, ces élites maintiennent d’innombrables familles de sans-terre dans une situation de dépendance, les fixant comme métayers sur des terres exposées aux raz-de-marée. Demeurées sur la terre ferme, voire dans les quartiers résidentiels de Dacca, la capitale, elles n’en perçoivent pas moins les bénéfices.

 

(4) Erosion :

Plus que les grandes crues, sources de dégâts ponctuels pour les récoltes et les habitations mais qui ne causent qu’exceptionnellement des pertes de vies humaines, les paysans redoutent les conséquences de l’érosion. Ce lent grignotage des terres cultivables par les rivières est un drame peu spectaculaire qui prive, bon an mal an, des dizaines de milliers de familles de leur autonomie de subsistance. Sur le seul cours du fleuve Jamuna-Brahmapoutre, l’érosion déplace en moyenne chaque année trente mille personnes.

Gilles Saussier
source

 






liens

- Danse avec les fleuves : Gilles Saussier - Unesco.org/courrier




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27 novembre 2006

Origines et installation de la République en France, 1792-années 1880

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Origines et installation de la République

en France, 1792-années 1880

 

La République

Le point de vue historique fait du XIXe siècle le temps de l'installation difficile mais définitive du régime républicain en France.

Elle est précédée par deux grands "essais" : la Première et la Seconde République.

* La Première République est proclamée le 21 septembre 1792. Elle est née de la Révolution de 1789 et suit la chute de la Monarchie le 10 août 1792. Le régime napoléonien puis la Restauration la remplacèrent.

* La Deuxième République est née de la Révolution des 22-24 février 1848 à Paris. Elle est proclamée les 24 février et 4 mai 1848 (par l'Assemblée nationale constituante). Elle s'achève avec le coup d'État du Prince-Président Louis-Napoléon Bonaparte - futur Napoléon III - le 2 décembre 1851.

 

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Napoléon III (à gauche) prisonnier de Bismarck, le 2 septembre 1870

 

* La Troisième République, proclamée le 4 septembre 1870 après la défaite de Sedan et la déchéance de l'Empire, a des débuts hésitants et ne s'impose que progressivement :

  • en 1871, l'Assemblée nationale est majoritairement monarchiste.

  • en 1873, après la chute de Thiers, l'élection à la présidence de Mac-Mahon et le gouvernement du duc de Broglie instaurent "l'Ordre Moral" : mouvement de réaction royaliste qui tente de rétablir la monarchie. Cependant le retour du prétendant au trône, le comte de Chambord, est un échec.

  • 30 janvier 1875 : l'amendement Wallon définit le mode d'élection du président "de la République".

  • la constitution de 1875 : un compromis.

  • mars 1876, puis octobre 1877 : les républicains remportent les élections législatives.

  • janvier 1879 : Mac-Mahon démissionne. Jules Grévy, un "vrai" républicain, est élu président de la République.

  • 1880-1884 : les grandes lois républicaines : sur les libertés publiques, l'enseignement, l'établissement des grands symboles républicains...

 

 

- source : chronologie du dossier "La République et ses images", musée d'Orsay

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le premier Président de la République vraiment républicain,

élu en janvier 1879

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Jules Grévy, président de 1879 à 1885 et de 1885 à 1887

 

biographie de Jules Grévy

Jules Grévy (1807-1891)

Né le 15 août 1807 à Mont sous Vaudrey (Jura), d'une famille aux convictions républicaines. Après de brillantes études au collège de l'Arc à Dole, il obtient une licence de droit à Paris et devient avocat. Il publie, en 1836, un recueil général de formules pour tous les actes judiciaires, Le Procédurier.

Sous la monarchie de juillet, il plaide lors de procès politiques (notamment l'affaire des "Saisons" en 1839 où les accusés sont poursuivis pour atteinte à la sûreté de l'Etat). Sa carrière politique débute à la faveur des événements de 1848

il est nommé commissaire de la République dans le Jura par le gouvernement issu de la révolution de 1848 puis il est élu député du Jura en avril 1848. Il se rend célèbre, lors des débats relatifs à l'élaboration de la Constitution, par son opposition à l'élection du président de la République au suffrage universel. Mais "l'amendement Grévy" est repoussé.

Le 4 avril 1849, Jules Grévy est élu vice-président de l'Assemblée.

À la suite du coup d'Etat du 2 décembre 1851, il redevient avocat en 1862, il est élu membre du conseil de l'ordre des avocats du Barreau de Paris puis, le 4 août 1868, bâtonnier de l'ordre des avocats.

À la fin du IIe Empire, il revient à la politique et est à nouveau élu député du Jura en 1868 et en 1869.

Il s'oppose, avec Thiers et Gambetta, à la déclaration de guerre en 1870 et condamne l'insurrection de la Commune.

En février 1871, il est élu président de l'Assemblée nationale jusqu'à sa démission en avril 1873. Il est à nouveau président de la Chambre des députés à partir de 1876.

A la suite de la disparition de Thiers, le 3 septembre 1977, dont il prononce l'éloge funèbre, il est chargé de la direction du parti républicain.

Le 30 janvier 1879, le président Mac Mahon démissionne et Jules Grévy est élu président de la République par le Congrès réuni à Versailles. Dans le message lu aux Chambres le 6 février 1879, Jules Grévy expose sa conception de la fonction présidentielle: "Soumis avec sincérité à la grande loi du régime parlementaire, je n'entrerai jamais en lutte conte la volonté nationale exprimée par ses organes institutionnels". Ainsi a-t-on parfois parlé de "constitution Grévy" pour qualifier cette interprétation restrictive des prérogatives présidentielles désormais en vigueur sous la IIIe République.

En politique intérieure, son mandat est marqué par des mesures anticléricales

Malgré ses convictions modérées, il laisse le gouvernement Freycinet prendre deux décrets en mars 1880, l'un pour disperser les jésuites, l'autre pour instaurer un enregistrement obligatoire des congrégations.

En politique extérieure, le président Grévy manifeste un grand souci de paix, en particulier vis-à-vis de l'Allemagne, tandis qu'il doit faire face à la crise boulangiste.

Il fait opérer quelques transformations au Palais de l'Elysée durant son mandat: installation du téléphone, construction du jardin d'hiver et pose d'une pendule sur le bâtiment central.

Président bourgeois, il avait épousé en 1848 Coralie Fraisse, fille d'un tanneur de Narbonne, dont il a eu une fille, Alice. Le mariage de sa fille avec Daniel Wilson, député, est célébré en 1881 à l'Elysée même, en présence de Jules Ferry, témoin du marié, et de Léon Gambetta.

Réélu en décembre 1885, il est contraint de démissionner le 2 décembre 1887 à la suite du scandale provoqué par la découverte d'un trafic de décorations auquel est mêlé son gendre Daniel Wilson.

Il s'éteint à Mont sous Vaudrey le 9 septembre 1891.

Source : Service des archives et de l'information documentaire de la Présidence de la République.

Bibliographie :
Pierre Jeambrun, Jules Grévy ou la République debout, Librairie Jules Tallandier, 1991.

site internet de la Présidence de la République

 

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- voir : les symboles de la République

 

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6 novembre 2006

L'histoire du Jarez au fil de l'eau

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l'ancienne chartreuse

de Sainte-Croix-en-Jarez


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Sainte-Croix-en-Jarez, façade début XXe siècle


Historique du Monastère du XIIIe siècle à la Révolution

Guillaume de Roussillon envoyé en terre sainte par le roi, meurt à Saint Jean d’Acre en 1277. Quelques années plus tard, sa veuve, Béatrix de la Tour du Pin, a eu, d'après une légende, une vision prémonitoire concernant la construction d'une Chartreuse. En réalité, elle donna une place forte qu'elle possédait sur le site actuel du village, à la condition de pouvoir y finir ses jours.

À partir de 1280, les premières constructions cartusiennes voient le jour : église, petit cloître, salle capitulaire, réfectoire, cuisine et ermitages. Par la suite, les deux cours ainsi que la façade seront édifiées. Ce sont quelques-uns de ces lieux bien conservés qui font l'objet de visites.

Le monastère de Sainte-Croix-en-Jarez s'organisa sur les mêmes principes que les Chartreuses déjà existantes. Il abrita une communauté de pères et de frères jusqu'en 1792, date à laquelle ceux-ci quittèrent définitivement les lieux.

De la Révolution à nos jours

En 1794, le monastère, devenu bien national, fut divisé en 44 lots, vendus aux enchères aux familles des alentours.

Les paysans s'établirent alors à l'intérieur de la Chartreuse en modifiant certaines parties, notamment en démolissant en 1840 le cloître de la deuxième cour pour faciliter le passage des charrettes, et en supprimant certains locaux pour permettre la construction du clocher de l'église actuelle. Mais l'ensemble architectural a été conservé.

Le monastère devint village sous le nom de Sainte-Croix-en-Pavezin, puis commune de Sainte-Croix-en-Jarez en 1888. Les habitants actuels, la mairie, l'école, l'accueil des touristes et un restaurant occupent certains ermitages et des locaux communs, tels que l'ancienne boulangerie et l'hostellerie. Ce village est ainsi un exemple très particulier de la transformation d'un ensemble religieux en un ensemble laïque.

source

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19 mars 2019

Pages de M. Renard - sommaire

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la Charité, à Marseille, 2009




pages de M. Renard - sommaire

 

 

 

Histoire

 


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classe de Seconde

introduction

- Repères chronologiques en histoire

- Les chiffres romains

- Les lois mémorielles

- Lois mémorielles (pour résumé écrit)

- loi mémorielle sur l'esclavage : la traite arabo-musulmane oubliée

- Les traites négrières européenne et arabo-musulmane

- La place de l'Europe dans le peuplement de la Terre (étude extrait du Parrain II)

- Le Louvre et l'ignorance des "anti-Illuminati"

 

le rôle de l'Europe dans le peuplement de la terre

- population mondiale et urbanisation en Europe au XIXe siècle

 

la citoyenneté dans la Grèce ancienne

- cartes de la Grèce ancienne

- sanctuaires panhelléniques

- Éloge des victimes de la guerre, apologie de la démocratie, par Périclès (Thucydide)

- Les institutions de la cité athénienne

- plans d'Athènes

- Le temple du Parthénon à Athènes

- Le temple du Parthénon, architecture et illusions d'optique

- Le Parthénon, à travers l'histoire du XXe siècle

- Spirale de Fibonacci et proportions du Parthénon (cliquer sur "diaporama")

- représentation de Hermès/Mercure

- le théâtre à Athènes

- Œdipe roi, pièce de Sophocle (résumé vidéo du mythe d'Œdipe)

 

la citoyenneté dans le monde romain

- Les origines de Rome et les étapes de son histoire

- la citoyenneté dans le monde romain

- le forum gallo-romain de Lutèce au IIIe s. de notre ère

- Rome sous l'Empire : images, plans et reconstitutions

terrritoires de l'empire romain

- le film Gladiator (2000, Ridley Scott), fiction et histoire

- Ave Caesar, Morituri te salutant - Michel Dubuisson

- à la recherche de la mystérieuse "plaine narbonnaise"


naissance et diffusion du christianisme

- Quelques notions sur la religion juive

- Les Hébreux avant Jésus, cartes et chronologie (hypothétiques)

- Le Jésus de l'image (analyse iconographique)

- La dernière tentation du Christ

- L'apôtre Paul, iconographie

- Correction du contrôle sur la naissance du christianisme (2006)

- Lecture comparée de deux tableaux religieux

 

le début du Moyen Âge

- L'Europe, Byzance et l'Islam au VIIe siècle

- Al-Andalus : cartes

 

la Gaule

- Carte de la Gaule selon Jules César

 
le royaume de France

- Clovis, "premier roi de France"

- Clovis et le vase de Soissons

- Le baptême de Clovis, selon Grégoire de Tours

- Les "trois races" de la monarchie française, texte de L.R. Deneufvillette, 1831

 

l'Occident chrétien médiéval

- Iconographie chrétienne : les croyances religieuses

- Calendrier chrétien

- Moyen Âge : seigneurs, Église (vidéos)

- Nouvelles images du Moyen Âge (Languedoc-Roussillon)

- La Chanson de Roland (vidéo)

- Église romane et gothique : plan et construction

- Abbaye cistercienne de Fontenay en Bourgogne (cloître)

- Analyse du tympan de Conques

- Le Christ du tympan de Conques, dessin d'élève

- L'encadrement par l'Église : le clergé au Moyen Âge

- Kingdom of Heaven, un film sur les Croisades

- Le Nom de la Rose (film, 1986)

- Le royaume de France aux XIe-XIIe siècle, cartes

- Histoire littéraire de la France au Moyen Âge

- Jeanne d'Arc, 1412-1431

** Guerre et sociétés : 1270-1480 (dossier destiné aux étudiants, aux agrégatifs, aux professeurs d'histoire)

 

histoire de l'Islam

- Historicité de Mahomet, fondateur de l'islam

- Le Coran a-t-il une histoire ?

- Le Coran et la violence

- Jihad et Croisades : deux histoires inégales dans le temps

- Tabarî, historien arabe (839-923)

- les trois califats du monde musulman au Xe siècle, carte

- "Gouverner en Islam, entre le Xe et le XVe siècle"

 

la Méditerranée au XIIe siècle, carrefour de trois civilisations

- Carte de la Méditerranée au XIIe siècle

- Ousâma, un prince syrien face aux croisés

- Images de la confrontation militaire entre l'islam et la chrétienté

- Un croisé en prière, XIIIe siècle

- Iconographie et cartographie des Croisades

- Polémique sur la transmission de l'héritage grec à l'Occident médiéval

- page Wikipédia sur Juan Vernet, auteur de Ce que la culture doit aux Arabes d'Espagne (créée et rédigée par M. Renard... en espérant qu'elle ne sera pas dénaturée par quelques wikipédiens incultes)

 

peinture et histoire

- Le portait royal entre Moyen Âge et Renaissance


humanisme et Renaissance

- Les voyages de Christophe Christophe Colomb (1492-1502)

- Contrôle sur le film (1492) et sur les voyages de Colomb

- Extraits de dialogue du film "1492" à compléter

- L'humanisme de la Renaissance

- Les humanistes, XVe-XVIe siècle

- peintures gothiques de la Renaissance

- Analyse du tableau L'École d'Athènes, de Raphaël (1509-1510)

- l'homme vitruvien (Léonard de Vinci) : analyse du dessin

- Homme de Vitruve - proportions

- série télévisée Les Borgias

- La Bâtie d'Urfé (Loire) et la Renaissance

- Aguirre, la colère de Dieu (film) : images et itinéraires d'un conquistador au XVIe siècle

- analyse d'un tableau : La Joconde, Léonard de Vinci (1503-1506)

- le film La Reine Margot de Patrice Chéreau (1994), d'après le roman d'A. Dumas (1845)

 

l'Ancien Régime, la monarchie absolue, les Lumières

- à propos d'un livre de Marion Sigaut sur l'affaire Damiens

- Choderlos de Laclos : Les Liaisons dangereuses

la Révolution française

- le calendrier républicain (1793)

- Le Serment du Jeu de Paume : l'événement (20 juin 1789) et le tableau de David (1790-1791)

- la Convention entre septembre 1792 et juin 1793

- images du peuple révolutionnaire, 1789-1794

- Bilan Révolution et Empire (tableau à compléter)

 

Napoléon Bonaparte

- vidéos

- Chronologie napoléonienne

- Napoléon Bonaparte, une vie (résumé)

 

* Enseignement moral et civique (E.M.C.)

- Enseignement moral et civique (classe de 2e)

- Discrimination et égalité : les infractions à caractère raciste et leurs sanctions

- Initiation à la Défense : l'arme nucléaire

- L'organisation des pouvoirs : constitution de la Ve République

- La dignité humaine : Lamartine (1835) et photos

 

* Divers - Littérature et société

- Molière, un film de Laurent Tirard (2007)

- Louis XIV

- Les aventures de Télemaque, Fénelon (1696)

- Initiation à la musique baroque

- Le film Ridicule (1996) - thème d'E.C.J.S.

- Le film Les choristes (2004) - thème d'E.C.J.S.

- le film La Reine Margot de Patrice Chéreau (1994), d'après le roman d'A. Dumas (1845)

- romantisme : Musset et George Sand, Les enfants du siècle

- Les années, un livre de Annie Ernaux (2008) : note de lecture

- Bel Ami, roman de Guy de Maupassant (1885) et film de Philippe Triboit (2005)

- Rainer Maria Rilke, Pour écrire un seul vers (lu par Laurent Terzieff)

 

 


1792_1892

 

classe de Première

l'âge industriel et sa civilisation, vers 1850-1939

- Croissance et industrialisation - graphiques

- la révolution industrielle : présentation

- la machine à vapeur au XIXe siècle (fonctionnement)

- industrialisation : les chemins de fer

- l'industrialisation à Saint-Chamond (iconographie commentée)

- le patrimoine industriel de Saint-Chamond à la démolition

- la condition ouvrière au XIXe siècle : documentation pour dissertation

- la production d'électricité dans un barrage

- Les lents progrès de l'humanité (population, alimentation, production...)

- Les progrès du machinisme agricole au début du XXe siècle (image)

- La modernisation agricole au XIXe siècle

- la bourgeoisie et le journalisme : Bel Ami, de Maupassant, un film de Philippe Triboit (2005)

- Zola, L'Argent (la Bourse, le crédit bancaire)

- Petite histoire du modèle social français, Michel Renard (sept. 2014)

- La Bête humaine (Zola, 1890) : dossier documentaire d'histoire sociale

 

les mutations culturelles, 1815-1939

- Photographies du XIXe siècle

- "la salle de rédaction du Journal des Débats", peinture de Jean Béraud (1889) : décryptage

- le féminisme dans l'histoire : XIXe et XXe siècle

- la Belle Époque : iconographie

 

vie politique en France, 1815-1940

- La fin des Bourbons et de la monarchie en France

- Bourbon de France et d'Espagne (de Louis XIV à Juan Carlos)

- Monarchie absolue contre Lumières : des principes opposés

- Tableau chronologique de la Révolution française : 1789-1799

- La Marseillaise : dessin d'élève

- Les régimes politiques en France, 1789-2014

- La fin des régimes politiques, 1792-1940

- Les régimes politiques en France, de 1789 à jours (tableaux et frises)

- Origines et installation de la République en France, 1792-années 1880

- Les 3 premières Républiques (tableau icono-chronologique de synthèse)

- Victor-Hugo (1802-1885) : un écrivain et une conscience dans le siècle

- "Faire descendre la république dans l'atelier", Martin Bernard (1835)

- L'émeute du 12 mai 1839 organisée par la Société des Saisons (Barbès, Blanqui, Bernard)

- Juin 1848 à Paris, témoignage d'un jeune médecin : Dr Auguste Corlieu (1825-1907)

- Évolution du droit de suffrage électoral, de 1790 à 1851

- l'apothéose de Napoléon III, une peinture de Cabasson (1854)

- La Commune de Paris (1871)

- Les symboles de la République

- iconographie du suffrage universel

- le triomphe de la République, statue, Dalou (1889-1899)

- Statue de Marianne à Saint-Chamond, place de la Valette (1889)

- Symbolisme républicain à Saint-Chamond : exercice de recherche

- crise de la République (1889) : le général Boulanger

- L'anarchisme : repères et images

- Ravachol, militant anarchiste (1859-1892)

- Patriotisme et nationalisme français

- L'Alsace est-elle allemande ou française ? (Fustel de Coulanges, 1870)

- Iconographie du patriotisme alsacien-français (1870-1920)

- l'Affaire Dreyfus (1894-1906)

- "La plaie saigne toujours, Monsieur Jaurès", 1903

- les "troubles" du Midi en 1907 : la révolte des viticulteurs languedociens

- Qu'est-ce qu'une crise politique sous la IIIe République ? Devoir à la maison (DM)

- Le 6 février 1934, un "mythe fondateur" de l'extrême-droite


- * Citoyenneté, république et démocratie en France de 1789 à 1914 (DOSSIER)

- Pouvoir au village et Révolution. Artois, 1760-1848, Jean-Pierre Jessenne (1987), compte rendu

- Chronologie des élections cantonales sous la Troisième République (1871-1939)

- Chronologie des élections législatives en France, 1791-1914

- Les élections municipales sous la IIIe République : chronologie

- Maurice Agulhon, Marianne au combat, 1789-1880, compte rendu par Alain Corbin (1979)

- La campagnocratie républicaine : une double conversion (Soo-Yun Chun, 2003)

- Le gouvernement de Défense Nationale, dit "d"Union sacrée", 26 août 1914

 

 

l'Europe de 1850 à 1914

- l'unification italienne

 

Première Guerre mondiale

- Première Guerre mondiale : documents pour un cours de 1ère

- L'engrenage de l'été 1914

- Guerre de 1914-1918 : cartes

- Arménie : cartographie géo-historique

- Arménie : génocide, 1915-1916

- images de la Première Guerre mondiale (liens)

- Monument aux morts de Saint-Chamond et stèles individuelles

- La plaque du souvenir des anciens élèves de Claude Lebois "morts pour la France" (1914-1918)

- Apocalypse : la 1ère Guerre mondiale

 

les totalitarismes

- iconographie du fascisme italien

- Katyn, le massacre de milliers d'officiers polonais en 1940 - un film de Wajda

- "Il est nécessaire de republier Mein Kampf", Christian Ingrao

- Voyages d'écrivains en Allemagne nazie, 1941-1942

 

la France dans la Seconde Guerre mondiale

- De Gaulle, 1940

- allocution BBC, de Gaulle, 22 juin 1940

- l'Affiche rouge et l'exécution du groupe Manouchian (février 1944)

- Photographies en couleurs de Paris occupé, André Zucca

- La vie des Juifs à Nice dans la Deuxième Guerre mondiale et leur déportation, thèse de Jean Klein

- Lucie Aubrac, de Claude Berri (1997) : le film et l'histoire

- Abraham Drucker, médecin-chef au camp de Drancy

- 1940-1944 - témoignages de victimes de l'antisémitisme : Maurice Rajsfus

- articles sur Pétain, Vichy et l'antisémitisme (livre de Laurent JOLY)

 

la guerre de trente ans au XXe siècle (1914-1945)

- la Deuxième Guerre mondiale : quelques repères

- Les pertes humaines des guerres mondiales (tableau à imprimer)

- Si c'est un homme (Se questo è un uomo), Primo Levi

- Die Endlösung - le génocide des juifs en Europe

- Irena Sendler et les enfants du ghetto de Varsovie

- Berlin en juillet 1945, en couleurs (vidéo)

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classe de 1e STI2D

* la Ve République : un régime politique inscrit dans la durée

- les présidents de la République : 1958-2015

- De Gaulle, de 1958 à 1969

- De Gaulle : appels des 18 et 22 juin 1940

- De Gaulle : discours du 4 septembre 1958

* comprendre les territoires de proximité

- Saint-Chamond : milieux, espaces, territoires

- profanation du monument aux morts de Rive-de-Gier

* Vivre et mourir en Europe, du milieu du XIXe siècle aux années 1960

- vivre et mourir en Europe, 1850-1960

- la population française : évolution du rapport ville/campagne, 1846-2004

- un cas local : Saint-Chamond, 1793-2013

- naissances et décès à Saint-Chamond : 1821-1914

- 27 janvier : journée de la mémoire des génocides - Auschwitz

* la Chine depuis 1911 : de la fin de l'Empire du Milieu à l'un des centres de la mondialisation

- la Chine depuis 1911

- la Chine depuis 1949 : tableaux chronologiques et synthèse historique

- la politique démographique chinoise

* la mondialisation

- la mondialisation : cours

- les Jeux Olympiques : un enjeu mondial

- l'automobile : une industrie en recomposition

 

classe de Terminale

- Repères sur le nationalisme algérien

- Repères historiques pour comprendre le film Indigènes

- Les massacres de Sétif, 8 mai 1945 en Algérie (dossier et réactions au film de Rachid Bouchareb, "Hors-la-loi")

- L'Étranger, d'Albert Camus, documentation et iconographie

- L'ennemi intime, un film sur la guerre d'Algérie (Florent-Emilio Seri, octobre 2007)

- Les Américains, leur histoire et le cinéma : guerre du Vietnam (iconographie)

- Images de la France avant 1980

- L'histoire démantélée en 1e "S" (décembre 2011)

- "Salafistes", un documentaire sur l'islam radical

 

 

toutes classes de lycée

- Le conflit israélo-arabe : les données historiques d'un siècle de confrontation [à refaire]

- Le Proche et le Moyen-Orient depuis la fin de la Première Guerre mondiale (les Frères Musulmans)

- Israël et les Arabes : documentaire Arte (2006)

- Cartes mensongères de la "Palestine"

- cartes du Proche et du Moyen-Orient

- attaques terroristes à Paris, 13 novembre 2015

- l'islam jihadiste : propos du cheikh Qaradawi

- EMC : immigration et intégration - Aisatiques de France, le clip

- une colère après l'attentat contre le Bataclan

 

histoire des sciences

- Réponse à Saidadjoul sur le darwinisme, par Gérard Molina, agrégé de philosophie

- critique du discours créationniste chrétien, par un biologiste

 

divers Histoire

- la construction des pyramides d'Égypte

 

 la plaque comméorative 1914-1918 du lycée

 

- la plaque commératives des maîtres et élèves "morts pour la France", "École Pratique" ancêtre du lycée Claude Lebois

 

lettre de Guy Môquet

 

toutes classes de lycée

- dossier Guy Môquet

- lire ou ne pas lire la lettre de Guy Môquet ? (controverse)

 

Littérature, opéra, théâtre, cinéma

 

toutes classes de lycée

- Les écrivains français de 1870 à 1950 (panorama photographique) ***

- André Gide, Les Faux-Monnayeurs (1925) : critiques, commentaires, iconographie ***

- Louise Labé est-elle une "créature de papier" ?

- Samson et Dalila, un opéra de Camille Saint-Saëns

- Madame Bovary, résumé par Jean Rochefort

- Métaphore et périphrase, Michel Audiard

 

 

Musique

 - Musiques : extraits divers

 

 

 

Géographie

 

cartographie

Cartes en relief

 

classe de Seconde

- La mesure de la circonférence terrestre par Eratosthène (276-194 av.)

- Nous ne sommes pas le centre de l'univers

- Les sons de l'univers

- Pas de "dessus" ni de "dessous" en géographie

- Population mondiale - références

- Aperçu sur les migrations sénégalaises (la pauvreté n'est pas une cause de l'immigration)

- Le "Jour du Dépassement" intervient de plus en plus tôt dans l'année

- Le "Jour du dépassement de la Terre" : vidéo, 2 août 2017

- Développement durable : schémas

- Les terres chars au Bangladesh

- Le riz

- Nourrir les hommes en Afrique subsaharienne : bilan de l'étude de cas

- nourrir les hommes : la part de l'eau dans la production des denrées alimentaires

- Le lac Tchad menacé

- L'aide à l'Afrique est un échec (livre L'Aide fatale de Dambisa Moyo)

- Les "frontières" de l'Europe

- Géographie de l'Espagne

 

 

classe de Première

- Les symboles cartographiques : réaliser un croquis ou un schéma géographique

- Le continent européen, ses divisions et ses limites

- Les religions et les langues en Europe : répartition et définitions

- Réaliser une carte de France schématique (Jacques Muniga)

- Images de la France d'avant 1980

- Hydrographie fluviale en Europe

- La population en France

- Calcul des taux démographiques

- L'agriculture et l'espace agricole français

- L'est et le nord ne se sont pas remis de la crise de 2008 (juillet 2016)

- Géographie de l'innovation

- Le technopôle et la technopole (avec exercice d'entraînement)

- "Mais où est donc passée la France ?" Rémy Knafou

- Saint-Chamond : milieux, espaces, territoires

- Les territoires de Saint-Chamond

- Chine et mondialisation

- La France dans la mondialisation

 

classe de Terminale

- Crise et mondialisation : la preuve par l'espace

- le Canada

 

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2004

philosophie

- aide-philo : liens et documents pour les classes de Terminale

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15 janvier 2016

Clovis et le vase de Soissons

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Soissons (Aisne), base du monument aux morts : épisode du vase de Soissons

 

 

Clovis et le vase de Soissons

 

L'histoire a retenu plusieurs épisodes de la vie de Clovis, "premier roi de France", grâce aux récits de l'évêque Grégoire de Tours.

Ce dernier a rédigé son oeuvre à partir de nombreuses sources et témoignages. Il est scrupuleux. Mais, dans les chapitres consacrés à Clovis, son souci est souvent de restituer telle ou telle anecdote et de mettre en valeur les actions du roi de manière édifiante (pour en tirer un exemple) et apologétique (pour le justifier).

Cependant, derrière le premier niveau de récit peut se lire, sous forme de parabole, une vérité historique. C'est le cas de l'épisode du vase de Soissons à mettre en rapport avec les mutations du pouvoir royal chez les Francs.

 

1) Grégoire de Tours

L'épisode du vase de Soissons est raconté par Grégoire de Tours (540-594).

  • Grégoire de Tours (540-594) est né à Clermont en Auvergne dans une famille sénatoriale. Il reçut à Tours une formation essentiellement cléricale, peu versée dans les arts libéraux [grammaire, rhétorique, dialectique, mathématiques]. Élu évêque de Tours, Grégoire commence en 575 la rédaction de la toute première Histoire de France, consacrée aux Mérovingiens : dix livres depuis l'origine du monde jusqu'au règne de Childebert II et Clotaire II, ses contemporains.
    C'est en tant qu'éducateur du peuple chrétien qu'il se mit à écrire, dans un latin mi-littéraire mi-parlé. S'il note de nombreux détails historiques, Grégoire écrit avant tout l'histoire de la conversion à la "vraie foi" d'un peuple barbare. Ainsi a-t-on surtout retenu de son œuvre l'épisode éminemment emblématique du baptême de Clovis, point focal de l'histoire de France. Contemporain des petits-fils de Clovis, Grégoire n'avait pu assister à l'événement. Il disposait de quelques sources d'une valeur inégale : des témo
    ins encore vivants et les souvenirs laissés par la reine Clotilde à Saint-Martin de Tours.

source : BnF

 

2) le texte, traduction 1823

Extrait principal du chapitre XXVII de l'Histoire des Francs, version publiée par François Guizot (1787-1874), en 1823 (disponible sur Gallica).

 

Grégoire de Tours trad 1813 (1)

Grégoire de Tours trad 1813 (2)

 

3) le texte, traduction 1963 par Robert Latouche

En ce temps beaucoup d'églises furent pillées par l'armée de Clovis, parce qu'il était encore enfoncé dans les erreurs du fanatisme.
C'est ainsi que les troupes avaient enlevé d'une église un vase d'une grandeur et d'une beauté merveilleuse, avec d'autres ornements servant au ministère ecclésiastique. L'évêque de cette église envoya donc des (messagers) au roi pour lui demander que, si son église ne pouvait recouvrer les autres vases sacrés, du moins elle recouvrât celui-ci.
Ce qu'entendant le roi dit au messager : "Suis nous jusqu'à Soissons parce qu'on devra y partager tout ce qui a été pris et lorsque le sort m'aura donné ce vase, j'exécuterai ce que le "pape" demande.
Puis arrivant à Soissons, où toute la masse du butin avait été placée au milieu, le roi dit : "Je vous prie, ô très valeureux guerriers, de ne pas vous opposer à ce que me soit concédé hors part ce vase". Il faisait en effet allusion au vase mentionné ci-dessus. À ces mots du roi, ceux qui avaient l'esprit sain répliquent : "Tout ce que nous voyons ici, glorieux Roi, est à toi et nous-mêmes sommes soumis à ta domination. Fais donc maintenant ce qui convient à ton bon plaisir".
Or après qu'ils eurent ainsi parlé, un homme léger, jaloux et frivole, ayant levé sa hache, frappa le vase en criant à haute voix : "Tu n'auras rien ici que ce que le sort t'attribuera vraiment". À ces mots qui stupéfièrent tout le monde, le roi contint son ressentiment avec une douce patience et prenant le vase il le rendit à l'envoyé ecclésiastique en gardant cachée dans son coeur sa blessure.
Mais au bout d'une année il fit défiler toute sa phalange en armes pour inspecter sur le Champ de Mars la propreté de ses armes. Or tandis qu'il se dispose à passer en revue tous les hommes, il s'approche du briseur de vase à qui il dit : "Personne n'a apporté des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache ne sont en bon état".
Et saisissant la hache de l'homme, il la jeta à terre. Mais tandis que celui-ci s'était un peu incliné pour la ramasser, le roi levant les mains lui envoya sa propre hache dans la tête en disant : "C'est ainsi que tu as fait à Soissons avec le vase". Quand l'homme fut mort, le roi ordonna aux autres de se retirer et par cet acte il leur inspire une grande crainte à son égard.
Il fit beaucoup de guerres et gagna des victoires. C'est ainsi que pendant la deuxième année de son règne, il déclara la guerre aux Thuringiens et les soumit à sa domination.

source : Histoire des Francs, tome 1, trad. Robert Latouche (1963),
éd. Les Belles Lettres, 1975.

 

4) images scolaires

 

Vase de Soissons (1)
vignette d'un manuel scolaire des années 1960

 

image scolaire légendée
description des éléments de la vignette scolaire sur le vase de Soissons

 

Vase de Soissons (2)
image édifiante (qui porte à l'admiration)

 

bon point vase de Soissons
"Bon point" distribué comme récompense scolaire à l'école primaire

 

 

 

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22 mars 2017

Jeanne d'Arc, 1412-1431

portrait Jeanne d'Arc

 

 

Jeanne d'Arc, 1412-1431 

 

 

 

chronologie Jeanne d'Arc

 

 

France carte 1429
carte du royaume de France à l'arrivée de Jeanne d'Arc en 1429

 

France 1380-1450
la France, 1380-1450, et les trajets de Jeanne d'Arc

 

France carte Jeanne d'Arc
la division du territoire français et les trajets de Jeanne d'Arc

 

France en 1429
la France en 1429, carte

 

France et trajets Jeanne d'Arc
la France divisée et les trajets de Jeanne d'Arc

 

- le quatrain de Jeanne d'Arc, face à ces juges

 

  

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2 janvier 2017

la génération Z

Simon Sinek génération Z

 

 

la génération Z

autocentrée, impatiente, déconcentrée, accro aux réseaux sociaux :

portrait d'une génération qui n'arrive plus à trouver sa place

 

Le portrait est un peu effrayant. Comme si la génération Z était déjà perdue. Le regard que pose Simon Sinek sur les individus nés après 1994 est dur, mais il se veut constructif. La vidéo dans laquelle il intervient a été vue 30 millions de fois, un record sachant qu'elle dure 15 minutes. Une longueur rarement plébiscitée sur les réseaux sociaux qui, cette fois, semblent unanimes sur la qualité du discours.

L'homme, qui a écrit plusieurs ouvrages sur le management, commence par évoquer les «millenials» [individus nés autour du changement de millénaire : 1994-2012] en ces termes : narcissiques, déconcentrés, paresseux, impatients et égocentriques..., entre autres.

À première vue, ils sont dénués de qualités. La faute à des parents, qui, selon Simon Sinek, ont inculqué à leurs enfants qu'ils étaient «spéciaux», à défaut de leur apprendre la valeur du travail ou du dépassement de soi-même, par exemple.

Résultat, continue l'orateur, la génération Z ne parvient pas à s'épanouir dans le monde du travail. Elle est comme inadaptée, traversée par des désirs irréalistes qui, dans le pire des cas, nourrissent une insatisfaction chronique. (...)

Mégane Chiecchi
Le Point, 2 janvier 2017

 

 


Les millenials : portrait sombre d'une nouvelle... par LePoint

 

 

  • sur dailymotion

http://www.dailymotion.com/video/x56vkhr_les-millenials-portrait-sombre-d-une-nouvelle-generation_news#tab_embed

 

http://dai.ly/x56vkhr

 

 

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5 janvier 2016

L'univers

l'univers

 

 

nous ne sommes pas le centre de l'univers

 

 

La dernière étoile mentionnée sur cette vidéo est Canis Majoris. Si notre Terre faisait 1 cm de circonférence, notre Soleil ferait 109 cm et Canis Majoris ferait 2 Km 300 ; soit environ 200 000 fois la Terre.

Sa circonférence serait de 2,8 milliards de km, soit 70 000 fois celle de la Terre...

* traduction :

Size of Earth : taille de la Terre.

This star has a diameter of about 2 800 000 000 km. How can you imagine this size ? : cette étoile a une taille d'environ 2 800 000 000 km. Comment pouvez-vous imaginer cette taille ?

Think of a passenger airplane flying along the surface of this star at 900 kh/h : pensez au passager d'un avion volant le long de la surface de cette étoile à 900 kilomètres par heure...

...it would take : cela prendrait... 1100 années

...to circle it one time : pour en faire le tour une fois !

Yet it is only a tiny dot among several hundred billion stars forming our galaxy : pourtant, c'est seulement un petit point parmi plusieurs centaines de milliards d'étoiles formant notre galaxie.

And there are a hundred billion galaxies out there : et il y a une centaine de milliards de galaxies en-dehors de la nôtre !

 

 

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4 janvier 2016

Israël et les Arabes - documentaire Arte

israel-arabes

 

 

Israël et les Arabes

documentaire Arte

 

Ce film retrace près de 60 ans d’histoire du conflit israélo-arabe avec des témoignages saisissants et de nombreuses images d’archives. Il nous dévoile les dessous des politiques arabes et israéliennes à travers les voix de leur principaux acteurs, celles des chefs d’États, Premiers ministres, responsables politiques et militaires, mais aussi celles des instigateurs des attentats-suicides et des assassinats.

Ils nous révèlent les secrets des coulisses lorsque les négociations de paix s’effondrent et que la violence explose. Ces témoignages contredisent l’image habituelle de l’hostilité implacable de la totalité du monde arabe envers Israël.

Un documentaire exceptionnel pour comprendre le conflit et le processus des négociations de paix.

Norma Percy et Brian Lapping

- année : 2006

- réalisateur : Norma Percy, Brian Lapping (États-Unis) [photo ci-contre]

- Arte éditions

 

 

Israël et Arabes couv

 

* 1967 : à la fin de 1/4 et moitié de 2/4

 

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9 janvier 2016

Belle Époque : iconographie

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Belle Époque : iconographie

 

 

1) peintures

 

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Jean Béraud, Boulevard Saint-Denis

 

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Jean Béraud, Boulevard des Capucines

 

Jean Béraud 1892

 

nypl

 

 

Jean Béraud ne fut pas un peintre académicien ("pompier") ni un impressionniste (qui avaient renoncé à peindre la "vie en société"). Il fut un peintre réaliste, principalement de la vie parisienne, celle de la Belle Époque (fin XIXe - 1914).

 

 
 

 

 

- Jean Béraud (1849-1935) : reproductions de nombreux tableaux (sans légende)

- Jean Béraud, amoureux de Paris (blog)

- voir sur Facebook : Le peintre Jean Béraud

 

Jean Béraud atelier vers 1885
Jean Béraud dans son atelier, vers 1885

 

Jean Béraud portrait

 

 

2) photographies

 

marchandes de fleurs
photo couleur (non colorisée) : Paris, début XXe siècle

 

pont Alexandre III
photo couleur (non colorisée) : Paris, le pont Alexandre III

 

 

 

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2 septembre 2015

le continent européen, ses divisions et ses limites

Europe image satellitaire
image satellitaire

 

 

le continent européen,

ses divisions et ses limites

 

 

 

1) les principales limites

 

Europe limites
manuel Magnard, 1e STMG, 2012, p. 130

 

A - lire la carte

Identification des informations fournies par cette carte :

- le continent européen et des espaces partiels de l'Asie (occidentale) et de l'Afrique (septentrionale) ;

- les États européens ;

- les États membres de l'Union européenne (U.E.) et ses candidats ;

- les États inclus dans le dispositif Politique européenne de Voisinage (P.E.V.) de l'U.E. ;

- les États participant au dispositif Union pour la Méditerranée (U.P.M.) de l'U.E.

 

B - le "continent "européen

Un continent est une "grande étendue de terre limitée par un ou plusieurs océans" (dict. Le Robert).

Alors quelles sont les limites du continent européen si on retient la définition "terre continue limitée par de l'eau" ?

  • océan Glacial Arctique
  • océan Atlantique
  • mer Méditerranée
  • mer Noire

Mais vers l'est…? … il n'y a pas de mer…

Pendant longtemps, c'est le Don (fleuve russe) qui servait de frontière entre l'Europe et l'Asie.

Mais le roi Pierre le Grand (1672-1725) a voulu faire entrer la Russie dans le jeu des puissances européennes. Or, Moscou et de grandes villes de Russie se trouvait à l'est du Don.

Il a donc repoussé la frontière de l'Europe sur la ligne des monts Oural, incluant toutes les populations chrétiennes de la Russie.

 

slide_8
extrait d'un cours de Denise Bérard (source)

 

En réalité, du point de vue géologique, l'Europe n'est pas un continent mais la péninsule d'un ensemble continental eurasiatique : elle est le finistère de l'Eurasie.

 

_____________

L'Europe est un continent dont les limites géographiques sont, en partie, conventionnelles mais dont les pays partagent une histoire et des cultures communes.

Elle abrite une Union d'États appelée Union européenne (U.E.) qui entretient différents types de rapports avec ses voisins européens et non européens.

 

Diapositive1

 

 

 

2) les éléments du relief

 

A - Orographie, disposition du relief

 

relief Europe couleurs
carte sommaire du relief européen

 

Le continent européen présente un relief assez dissymétrique, qui oppose nettement une Europe du Nord ouverte à une Europe du Sud fermée.

  • L'Europe du Nord, à la notable exception des Alpes scandinaves, est essentiellement composée de plaines et de bassins : bassin de Londres, bassin Parisien, plaine germano-polonaise, plaine russe...
    C'est une Europe ouverte, celle des communications faciles et rapides, autrefois l'Europe du cavalier (les cavaliers barbares, par exemple).
  • L'Europe du Sud est plutôt composée de montagnes jeunes (Alpes) ou anciennes (Massif central), de plateaux (Meseta), de vallées et bassins d'effondrement (sillon rhodanien, plaine du Pô), généralement peu étendus, à l'exception de la plaine hongroise.
    C'est une Europe fermée, celle des communications lentes et difficiles, autrefois l'Europe du fantassin (le légionnaire romain, par exemple). Son caractère plus accidenté est essentiellement lié à la poussée de la plaque africaine sur la plaque Europe.

 

relief Europe fond de carte
le relief de l'Europe (fond de carte)

 

- exercice : colorier les reliefs supérieurs à 1000 m et à 2000 m.

- exercice : repasser le cours des fleuves.

 

Europe relief et fleuves coloriés
principaux reliefs et cours d'eau en Europe

 

B - Hydrographie, grands cours d'eau

 

Principaux-Fleuves

 

Principaux fleuves européens et leur débouché maritime. Se jettent :

- dans l'océan Atlantique : le Guadalquivir, le Tage, la Garonne, la Loire ;

- dans la Manche : la Seine ;

- dans la mer du Nord : la Tamise, le Rhin, l'Elbe ;

- dans la mer Baltique : l'Oder, la Vistule ;

- dans la mer Noire : le Danube, le Dniepr, le Don (mer d'Azov) ;

- dans la mer Méditerranée : l'Ebre, le Tibre, le Pô (mer Adriatique).

 

débouché maritime des fleuves européens
débouché maritime des principaux fleuves européens

 

- exercice : tracer en bleu le cours des fleuves dessinés sur la carte

 

C - Fleuves de quelques pays d'Europe

 

pays traversés par le Danube
le cours du Danube et les pays qu'il traverse

 

bassin du Danube
le bassin du Danube et ses affluents

 

fleuves d'Allemagne
fleuves d'Allemagne

 

cours du Niémen
le cours du Niémen (Nyoman, en biélorusse)

 

carte de la Lituanie (en allemand)
la Lituanie et ses voisins (légende en allemand)

 

D - Relief et fleuves de l'Espagne

 

ESpagne (1)
relief, fleuves et grandes villes de l'Espagne

 

Espagne (2)
le relief de l'Espagne (fond de carte)

 

Espagne (3)
le relief et les fleuves de l'Espagne

 

Espagne (4)
le relief et les fleuves de l'Espagne

 

fleuves ibériques
les fleuves de l'Espagne et du Portugal

 

 

3) l'Union européenne

 

A - Limites de l'Union européenne

 

Union européenne fond de carte
L'Europe et le bassin méditerranéen (fond de carte)

 

- exercice : tracer au feutre rouge les limites spatiales de l'Union européenne (U.E.).

- exercice : emplir au crayon rouge l'espace de l'U.E. 

 

Union européenne limites
les limites de l'Union européenne

 

les 28 États de l'Union européenne

L'Union européenne compte 28 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Roumanie, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

 

les principaux espaces (États) hors Union européenne

 

espaces européens hors UE
liste des cinq espaces européens hors U.E. (frontière orientale exclue)

 

* la Russie de Kaliningrad est appelée la Russie baltique ou encore l'oblast de Kaliningrad (l'oblast étant une unité administrative de type région du territoire russe).

 

- exercice : pointer sur la carte ces 5 cinq espaces.

 

5 espaces européens hors UE pointés
les cinq espaces européens hors Union européenne (frontière orientale exclue)

 

 

B - Le processus de formation de l'Union européenne

 

dates d'adhésion à l'Union européenne
dates d'adhésion à l'Union européenne

 

 

 

4) l'espace Schengen

 

espace Schengen Figaro 15 sept 2015
Le Figaro, 15 septembre 2015

 

 

 

 

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2 août 2015

chronologie des élections cantonales sous la Troisième République (1871-1939)

Union Rép Finistère 5 nov 1877 élections cant
L'Union Républicaine du Finistère, lundi 5 novembre 1877 : élections cantonales

 

 

chronologie des élections cantonales

sous la Troisième République (1871-1939)

 

loi 28 pluviôse an VIII

 

origine des conseillers généraux (canton des départements)

Les conseils généraux sont une création du Consulat par la loi du 28 pluviôse en VIII (17 février 1800), d'où procède également le corps préfectoral.

Cette loi fut l'oeuvre, pour l'essentiel, de Jean Antoine Chaptal (1756-1832), connu comme chimiste et homme politique. Chaptal fut nommé par le Comité de Salut public directeur de l'Agence des Salpêtres et Poudres en juin 1794. Rallié à Bonaparte sous le Consulat, ce dernier le nomme conseiller d'État puis ministre de l'Intérieur en novembre 1800. Mais le texte fut également défendu devant le Corps législatif par Pierre-Louis Roederer (1754-1835) et Emmanuel Crétet (1747-1809).

La loi du 28 pluviôse an VIII concernait "la division du territoire français et l'administration". Elle institutait le préfet comme unique responsable de l'administration du département et créait un Conseil général chargé des contributions directes.

La philosophie de cette centralisation fut exprimée par Chaptal le jour du vote : "Le préfet, essentiellement occupé de l'exécution, transmet les ordres au sous-préfet, celui-ci aux maires des villes, bourgs et villages ; de manière que la chaîne d'exécution descend sans interruption du ministre à l'administré, et transmet la loi et les ordres du gouvernement jusqu'aux dernières ramifications de l'ordre social avec la rapidité du fluide électrique" (Archives parlementaires de 1787 à 1860, tome 1, éd. Dupont, 1867, p. 230).

Les conseillers généraux étaient nommés par le gouvernement et convoqués pour les sessions.

Sous la monarchie de Juillet, la loi du 22 juin 1833 instaure l'élection, au suffrage censitaire, des conseillers généraux : choisis par canton pour neuf ans et renouvelables par tiers. Il faut attendre la IIe République avec le décret-loi des 3-11 juillet 1848 pour les conseillers généraux soient élus au suffrage universel.

la loi du 7 juillet 1852, sous le Second Empire, entérine l'élection au suffrage universel mais le président et les membres du bureau du conseil sont nommés par le président de la République (le sénatus-consulte du 7 novembre suivant réserve à l'empereur le droit de désigner par décret le bureau des conseils généraux).

Enfin, La loi organique départementale du 10 août 1871, organise l'élection au suffrage universel d'un conseiller par canton pour six ans ; l'élection d'un bureau (président, vice-président, secrétaires) par les conseillers eux-mêmes. Elle met en place les commissions départementales, organes permanents du Conseil général, qui ont pour mission d'assurer la continuité de son action dans l'intervalle des sessions plénières. Cette liberté fut à la source  de nombreux désaccords avec les préfets et de contentieux examinés par le Conseil d'État.

 

loi 10 août 1871

 

 

scrutins canonaux sous la Troisième République

Entre 1871 et 1939, on compte 22 scrutins (à l'exception des élections partielles bien sûr), soit 14 de 1871 à 1913, organisés pour élire les conseillers généraux pour six ans, renouvelables par moitié. Il y a donc des élections cantonales tous les trois ans sur la moitié du territoire national.

 

Élections cantonales des 8 et 15 octobre 1871

 

Élections cantonales des 4 et 11 octobre 1874

 

Élections cantonales des 4 et 11 novembre 1877

 

Élections cantonales des 1er et 8 août 1880

 

Élections cantonales des 12 et 19 août 1883

 

Élections cantonales des 1er et 8 août 1886

 

Élections cantonales des 28 juillet et 4 août 1889

 

Élections cantonales des 31 juillet et 7 août 1892

 

Élections cantonales des 28 juillet et 5 août 1895

 

Élections cantonales des 31 juillet et 7 août 1898

 

Élections cantonales des 21 et 28 juillet 1901

 

Élections cantonales des 31 juillet et 7 août 1904

 

Élections cantonales des 24 juillet et 4 août 1907

 

Élections cantonales des 24 et 31 juillet 1910

 

Élections cantonales des 3 et 10 août 1913

 

Élections cantonales du 14 décembre 1919

 

Élections cantonales des 14 et 21 mai 1922

 

Élections cantonales des 19 et 26 juillet 1925

 

Élections cantonales des 14 et 21 octobre 1928

 

Élections cantonales des 18 et 25 octobre 1931

 

Élections cantonales des 7 et 14 octobre 1934

 

Élections cantonales des 10 et 17 octobre 1937

 

 

Mauron Morbihan 1886
canton de Mauron dans le Morbihan en 1886

 

 

 

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