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photographies du XIXe siècle

 

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Niepce, 1826

 

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 boulevard du Temple, Daguerre, 1838

 


L'invention de la photographie
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La photographie date des années 1820. Le premier, Nicéphore Niepce (1765-1833) parvint à capturer l'image mais il a du mal à la fixer et les temps de pose sont de plusieurs jours. En 1827, il rencontre Louis Daguerre  (1787-1851) et les deux hommes s'associent. À la mort de Niepce, Daguerre continue ses recherches et invente le daguerréotype, procédé photographique beaucoup plus simple à réaliser.

D'abord, en 1835, il découvre que la vapeur de mercure peut être utilisée comme révélateur de l'image, ce qui 466px_Louis_Daguerre_2permet de raccourcir le temps de pose (de plusieurs heures à quelques dizaines de minutes seulement). En 1837, il réussit à fixer les images avec de l'eau chaude saturée de sel marin : le daguerréotype était né. Daguerre présente son invention à l'Académie française des sciences le 9 janvier 1839 et le brevet est acquis par le gouvernement français le 19 août 1839.

Le daguerréotype est un procédé photographique qui permet d’obtenir une image sans négatif, en l’exposant directement sur une surface en argent dépoli. Il ne permet aucune reproduction de l'image.

L’invention de Louis Daguerre n'est pas le premier procédé photographique. Cependant, il est l'un des premiers procédés à afficher une image de façon permanente (avec les procédés antérieurs, les images disparaissaient rapidement quand elles étaient exposées à la lumière). Ce procédé photographique fut donc le premier à être utilisé commercialement.

La daguerréotypie utilise une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'argent et sensibilisée à la lumière par des vapeurs d'iode. Le temps d'exposition à la lumière est d'environ vingt à trente minutes pour que la plaque enregistre une image latente. Le développement de l'image est ensuite effectué grâce à de la vapeur de mercure, en plaçant la plaque au-dessus d'un récipient de mercure légèrement chauffé (75 °C). Enfin, il faut fixer l'image, c'est-à-dire la rendre permanente, en plongeant la plaque dans une solution d'hyposulfite de soude.

Le procédé inventé par Daguerre suscita un engouement immédiat et se répandit en Europe, aux États-Unis et dans le monde entier dès les années 1840. Cependant, son immense succès ne dura qu’une dizaine d'années face à la concurrence d'autres procédés moins complexes : l'ambrotype (1854) offrant une image positive sur verre avec un fond noir, le ferrotype, une image sur étain, ou encore la photographie à l'albumine.

À la différence des photographies sur film et sur papier, un daguerréotype peut durer pour toujours s’il est bien protégé.

d'après : source



photographies
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anonyme (1839)

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vue de la Seine et de Notre-Dame, Paris, 1839

 

le Louvre photo 1840
le Louvre en 1840

 

rive gauche photo 1840
la rive gauche de Paris en 1840

 

 

Vincent Chevalier (1770-1841)

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Vincent Chevalier, La Seine, le Louvre et la statue d'Henri IV, vers 1840 (source)

 

- excellente mise au point sur l'opticien et photographe Vincent Chevalier (1770-1841) sur le site Vergue.

 

 

 

William Henry Fox Talbot (1800-1877)

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boulevard de Paris, 1843

 

Hippolyte Bayard (1801-1887)

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auto-portrait en noyé, 1840 (analyse de cette image)

 

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les moulins de Montmartre, 1842/1845

 

Thibault ()

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barricades rue Saint-Maur, avant l'attaque, 25 juin 1848

Rue Saint-Maur. Daguerréotypes de Thibault. 25 et 26 juin 1848
Les premières photographies permettent de saisir l’atmosphère des barricades à des moments différents. Le daguerréotype du 25 juin illustre la phase d’attente qui précède l’assaut. On n’aperçoit âme qui vive dans la rue Saint-Maur avant l’attaque, les portes et les volets des maisons sont fermés, les émeutiers sont cachés derrière les barricades qui se succèdent à faible distance dans la rue, au niveau des carrefours.
Le 26, après l’attaque du général Lamoricière, les habitants sont sortis et ont ouvert les fenêtres. Le journal L’Illustration publie dès la première semaine de juillet les deux daguerréotypes sous forme de gravure sur bois, usage tout nouveau par la presse d’une «planche daguerréotypée», propre à renforcer aussi l’impression de neutralité de l’information.


Luce-Marie ALBIGÈS
source : l'histoire par l'image

 

barricade rue Saint-Maur après l'assaut gros plan
la rue Saint-Maur après l'attaque, 26 juin 1848 (gros plan)

 

 

Edmond Bacot (1814–1875), un des meilleurs photographes normands au XIXe  siècle

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église Saint-Pierre à Caen, vers 1851
(la rivière Odon, à droite sur la photo, fut couverte en 1860)


 

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Victor Hugo devant la fontaine aux serpents à Hauteville House en 1862
(vue stéréoscopique)

 

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Victor Hugo et sa famille au dîner des enfants pauvres
à Hauteville House
(années 1850/1860 ?)

 

Philibert Perraud (1815-après 1863)

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groupe d'artistes à la Villa Médicis, 1845-1846



Charles Nègre (1820–1880), grand photographe français du XIXe siècle

 

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Charles Nègre, ramoneurs en marche, 1851/1852

 

travaux
travaux quai d'Orléans (4ème arrondissement, Paris), 1851

 

terrassiers
terrassiers au repos sur un boulevard, Paris, 1853


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Pavillon d'octroi, port de l'Hôtel-de-Ville et l'île de la Cité avec la Conciergerie
au fond (4ème arr., Paris), entre 1851 et 1854


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Galerie supérieure de Notre Dame de Paris,
dit le Stryge
, photographie par Charles Nègre,
1853, Musée d'Orsay


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petit marché à Paris, 1851/1853



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scène de marché dans la rue, Paris, 1851/1853



Gustave Le Gray (1820–1894)

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moulins de Montmartre, 1850



Atelier de Jersey

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Victor Hugo au chapeau, vers 1853 - 1855



Édouard Baldus (1813–1889)

pont de Solférino circa 1860 par Baldus
le pont de Solférino vu du pont de la Concorde, vers 1860


Le pont de Solférino (en fonte) a été construit en 1861, sous Napoléon III. Il permettait le passage de véhicules. Il fut détruit juste un siècle plus tard, en 1961, et remplacé par une passerelle piétonne en acier.

 

passerelle Léopold-Sédar-Senghor
la passerelle Solférino, aujourd'hui appelée Léopold-Sédar-Senghor

 

 

 

André (?)

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Victor Hugo dans la galerie de chêne à Hauteville House,
1878
(conservée à la Maison de Victor Hugo)


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Toulouse le Pont Neuf en 1855
le Pont Neuf à Toulouse en 1855 (archives départementales de la Haute-Garonne)

 

 

 

 


notices biographiques
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William Henry Fox Talbot (1800-1877)
En 1842, il commence à publier, en 24 fascicules, le premier livre de photographies de l'histoire, The Pencil of Nature, en utilisant des copies grand format des calotypes originaux.

Hippolyte Bayard (1801-1887)
Bayard expérimente les effets de la lumière sur une surface chimique avant 1836. En réaction à ses difficultés à se faire reconnaître comme précurseur, il réalise en 1840 son autoportrait mortuaire sur négatif papier. Au début des années 1850 les Monuments Historiques lui commandent des relevés de l'architecture normande. Membre fondateur de la "Société Héliographique" en 1851 et de la "Société Française de Photographie" en 1854.

Adolphe Braun (1811-1877)
1850 installé à Dornach en Alsace, Braun édite une série de vues sur les Alpes et une étude de 300 planches décoratives sur les fleurs. À Paris photographe officiel du Second Empire, il accumule les portraits de la cour, voyage en Allemagne, Autriche, Belgique, Égypte, Italie, Suisse.


Eugène Cuvelier
(1830-1900)

Frédéric Flacheron (1813-1883)
Peintre, sculpteur, calotypiste Flacheron anime en 1850 un cercle de photographes réuni au café Greco à Rome.

Gustave Le Gray (1820-1894)
Figure centrale de la photographie du XIXe siècle. Contemporain de photographes comme Nadar, Charles Nègre, Henri Le Secq, Édouard Denis Baldus, les frères Bisson, Roger Fenton, il occupe néanmoins une place à part. Comme la plupart d'entre eux, il commence par une formation de peintre. Sa maîtrise absolue de la technique photographique l'amène à mettre au point deux inventions majeures, le négatif sur verre au collodion en 1850 et le négatif sur papier ciré sec en 1851. Son sens de la composition hérité de la peinture, adapté à l'esthétique photographique naissante, le conduit à aborder de nombreux sujets : portraits, vues d'architecture, paysages, nus et reproductions d'œuvres d'art. (source : BnF)

Nadar (1820-1910)
Caricaturiste, se lance dans la photographie à partir de 1854. Célèbre pour ses portraits de personnalités.

Charles Nègre (1820-1880)
Élève d'Ingres et Delaroche, Charles Nègre se sert en peinture de la photographie pour les perspectives. Il photographie des scènes populaires à Paris en 1851 et prend des vues de Chartres. Il compose son album du Midi en 1852, un reportage sur l'architecture à Chartres en 1855, enseigne le dessin au Lycée impérial de Nice en 1863.

Philibert Perraud (1815-après 1863)
oeuvre : groupe d'artistes à la Villa Médicis.


Eugène Piot
(1812-1890)
Archéologue, en 1840 Piot prend ses premières photos en Espagne avec Théophile Gautier. Il voyagea beaucoup en Italie et en Grèce où il se consacre à l'architecture antique.

Louis Rémy Robert (1811-1882)
Peintre en chef à la Manufacture de Sèvres en 1848, il succéda à Victor Régnault à la direction en 1871. Membre de la "Société Française de Photographie" en 1855, il prend des paysages, compose de superbes natures mortes et réalise de nombreuses reproductions de porcelaines.


Félix Teynard (1817-1892)
Teynar use du calotype pour confirmer ses études archéologiques, son travail illustre un ouvrage somptueux sur les sites d'Égypte et de Nubie publié en 1858 et regroupant 160 calotypes en 2 volumes.



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