samedi 27 octobre 2018

Pierre Chazet

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

 

Pierre CHAZET

mort pour la France

 

 

Chazet Pierre fiche MPLF

 

Le cas de Pierre Chazet présente plusieurs énigmes et particularités.

son origine et les raisons de sa présence à Saint-Chamond

Si l'orthographe de son patronyme, reproduite sur la plaque, est exacte, on ne trouve que la fiche ci-dessus, dans la liste des "morts pour la France" publiée par Mémoires des Hommes.

Un seul indice permettrait de rattacher les indications de cette fiche à un ancien élève de l'École Pratique de Saint-Chamond : la localité à laquelle est adressé l'acte de son décès, Charolles, sous-préfecture de Saône-et-Loire.

Pourquoi cette piste ?

 

Charolles Festival 1913
Charolles, à l'été 1913 ; Pierre Chazet est âlors âgé de 16 ans

Si Pierre Chazet est né à Paris, sa famille a ensuite résidé à Charolles, dans un département qui est aussi celui où se trouve, à Cluny, l'École nationale des Arts et métiers (appellation de 1901) que Claude Lebois avait fréquentée dans sa jeunesse avant de venir à Saint-Chamond fonder l'École Pratique d'industrie (1879).

Charolles est située à 40 km de Cluny. On peut imaginer plusieurs hypothèses... Pierre Chazet a peut-être tenté d'entrer à l'école de Cluny sans succès, et a pu être dirigé vers l'École Pratique de Saint-Chamond. Ou les écoles de Charolles ont pu aussi le renseigner...

Notons que Charolles est une sous-préfecture dotée de plusieurs institutions scolaires et, notamment, d'une école professionnelle destinée aux jeunes filles.

 

Charolles école prof filles
École professionnelle de jeunes filles à Charolles,
ville où résidait la famille de Pierre Chazet

La famille Chazet est absente des recensements de la ville de Charolles en 1901 et en 1906. Mais elle apparaît l'année 1911. On y apprend que Pierre avait un frère, Maurice, de quatre ans plus âgé que lui, né également à Paris. Ce qui est surprenant est l'indication "sans profession" notée pour son père et sa mère...

Son père, Louis Chazet, était né en 1863 à Jonquières dans le département du Vaucluse (précisément, le 11 septembre) d'un père et d'une mère cultivateurs, selon l'acte de naissance (archives départementales du Vaucluse).

Sa mère, (Marie Clémentine) Marguerite Laugier était née le 7 septembre 1868 à Nans dans le Var, d'un père âgé de 42 ans, Charles Joseph Laugier, instituteur, et de Félicité Florence Jourdan âgée de 28 ans (archives départementales du Var).

Le grand-père maternel de Pierre Chazet était donc instituteur. Mais a-t-il connu son petit-fils, né vingt-neuf ans plus tard ? A-t-il joué un rôle dans l'orientation scolaire de Pierre ?

 

famille Chazet en 1911 à Charolles
recensement de la ville de Charolles (Saône-et-Loire) en 1911

 

La famille Chazet n'est plus mentionnée dans le recensement de 1921 de la ville de Charolles. Le nom de Pierre Chazet figure en tout cas sur le monument aux morts de la commune (référence).

 

son statut militaire

La mention soldat de "2e classe" biffée et remplacée par "aspirant" semble assez improbable.

Chazet aspirant jaune

À son âge, et compte tenu du peu de temps passé dans l'armée, il n'a pu accéder au grade d'aspirant qui est le premier grade d'officier.

 

son régiment

L'unité portée sur la fiche le ferait appartenir au 4e Régiment de Zouaves.

 

Chazet 4e Zouaves entouré

 

Or, on ne trouve pas son nom dans l'Historique de ce régiment qui, pourtant, les publie tous. On peut toujours, certes, envisager un oubli...
Par ailleurs, le 4e Zouaves était un régiment d'infanterie d'Afrique. Comment Pierre Chazey s'y serait-il retrouvé ? Peut-être avait-il demandé à être incorporé dans cette unité lors de son engagement volontaire ?

En effet, Pierre Chazet est né en 1897 et appartient donc, théoriquement, à la classe d'âge 1917. Cette classe a été incorporée par anticipation dès janvier 1916.

Or, Pierre Chazet est mort le 23 avril 1915. Il avait donc été incorporé avant les jeunes gens de sa classe d'âge.
La raison est simple : il s'était engagé sans attendre l'incorporation officielle. Ce qu'indiquent les lettres "E.V.", pour "engagé volontaire", placées dans la rubrique "classe 1917".

 

Chazet EV rempli

Pierre Chazet a dix-huit ans le 25 février 1915 et disparaît, tout juste âgé de dix-huit ans et deux mois, le 23 avril suivant.

comment Pierre Chazet est-il mort ?

Le lieu et la date de son décès renvoient aux terribles combats du 23 avril 1915 dans la région d'Ypres en Belgique où furent utilisés, pour la première fois, par les Allemands, les gaz asphyxiants qui surprirent les troupes françaises.

Le problème est l'absence de mention de son nom et de son unité (4e Zouaves) dans les Journaux de Marche et d'Opérations (J.M.O.) des régiments impliqués dans cette zone.

Pierre Chazey a perdu la vie à Boesinghe, lieu d'une bataille sur laquelle, par contre, de nombreuses informations et des témoignages peuvent être produits.

carte Boesinghe entouré
carte du front à l'été 1917

schéma du secteur corrigé et fléché
schéma du secteur, J.M.O. du 2e bis Régiment de Zouaves à la date du 15 avril 1915

gros plan Boesinghe
secteur de Boesinghe, gros plan

extrait de l'Historique du 2e bis Régiment de Marche des Zouaves

"Le 21 avril 1915 le 1er Régiment de Tirailleurs et les 1re et 2e Cie du 2e bis régiment de Zouaves occupent les tranchées de 1re ligne et de soutien immédiat sous les ordres du Lieutenant-Colonel Bourgeois, commandant le Bataillon de tirailleurs ; les 3e et 4e Compagnies du Régiment sont chargés d'assurer la défense du pont de Boesinghe. Les autres unités du Régiment cantonnent à Westvleteren.

À 17 heures, brusquement le 22 avril, une violente attaque allemande se prononce. Pour la première fois de la guerre, l’ennemi emploie les «gaz asphyxiants» formant un nuage épais de chlore que le vent pousse sur nos lignes. Suffoquée, et en butte a un intense bombardement la première ligne est contrainte de se replier, après avoir subi de fortes pertes.

Les 1re et 2e Compagnies du 2e bis Régiment de Zouaves placés en réserve, essayent en vain d'arrêter ce mouvement de retraite ; immédiatement débordées et violemment prises à partie par l’artillerie lourde ennemie soumises d'ailleurs à l'action des gaz délétères, elles sont bientôt décimées et obligées de se retirer à leur tour : la deuxième à droite sur les Canadiens la première à gauche sur le canal.

L’ennemi s'avance rapidement en colonnes serrées dans le but de franchir le canal de l’Yser, qu’il passe en trois points : à Stennstraat et Het-Sas et à Boesinghe mais au delà l’ennemi est arrêté net par nos feux.

Dans la direction d'Ypres, vers le Sud, les Allemands semparent de Pilckem et de la ligne de crête, leurs patrouilles arrivent même jusqu'au canal, sans pouvoir le franchir

Les deux bataillons du 2e bis Régiment de Zouaves alertés arrivent à Elverdinghe à 19 heures 30. À 20 heures le 3e Bataillon est mis à la disposition du 7e Zouaves pour contre-attaquer sur la rive Est du canal dans la direction de Pilckem.

À 3 heures 30, le 23 avril, le 2e Bataillon (Commandant de Metz), franchit le canal en liaison à droite avec le 7e Zouaves qui contre-attaque les Allemands entre Boesinghe et Pilckem à gauche avec les canadiens."

 

Zouaves 24 avril 1915 Boesinghe
Zouaves sur la route de Lizerne à Boesinghe le 24 avril 1915 (Pierre Chazet est mort le 23 avril)

 

canal de l'Yser
le canal de l'Yser à hauteur de Boesinghe pendant la guerre

 

café de Lizerne
le café de Lizerne, secteur de Boesinghe

 

Boesinghe 1917 montage de bois
Boesinghe en 1917 (autochrome)

 

Boesinghe en 1917
Boesinghe en 1917 (autochrome)

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 06:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


vendredi 26 octobre 2018

Paul Chorliot

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

 

Paul CHORLIOT

mort pour la France

 

Chorliot fiche MPLF


Paul Chorliot est né le 14 janvier 1890 à Izieux. Quand a-t-il fréquenté l'École Pratique de Saint-Chamond ? Vers 1903, 1905...?

Avant de partir à la guerre, il était métallurgiste, marié et sans enfants. Son épouse s'appelait Marguerite, née Dussarge et habitait 7, rue Victor Hugo à Saint-Chamond.

Il fut soldat, 2e canonnier servant, au 451e Régiment d'Artillerie lourde, unité intégrée au 111e Régiment d'Artillerie lourde. Il appartenait à la 4e Batterie de ce régiment.

Paul Chorliot a perdu la vie des suites d'une "maladie contractée en service", le 15 février 1919 dans une unité sanitaire de Saint-Avold en Moselle. Quelle fut cette maladie ? Peut-être la "grippe espagnole" ? Ou simplement, une grippe compliquée d'une pneumonie ?

Il est inhumé dans le carré militaire du cimetière de Saint-Chamond, autour du monument aux morts.

l'épouse de Paul Charliot habitait 7, rue Victor Hugo à Saint-Chamond

rue Victor Hugo à St-Cham (1)
la naissance de la rue Victor Hugo à Saint-Chamond, au début du XXe siècle

 

Diapositive1
Paul Charliot habitait-il déjà 7, rue Victor Hugo ?

 

7 rue Victor Hugo le 14 février 2014
le 7, rue Victor Hugo en février 2014 : le bâtiment n'a pas changé...

 

l'activité militaire de Paul Chorliot

Un régiment d'artillerie lourde se distingue d'un régiment d'artillerie de campagne. Ses pièces propulsent des obus de plus gros calibre. [lire ici quelques informations techniques précises avec illustrations]

On ne sait exactement à quel type de canon était affecté Paul Charliot. Quelques images permettent d'imaginer les tâches de l'artilleur Paul Chorliot.

pièce de 120 long
pièce d'artillerie de 120 long, au début de la guerre

 

obus et mortier de 220
obus et mortier de 220, au début de la guerre

 

1914 canon de 155
canon de 155 et ses servants, 1914

 

155 et son tracteur
un canon de 155 et son tracteur automobile, en 1914

 

comment Paul Chorliot est-il mort ?

Malade, à une date imprécise, Paul Charliot est d'abord dirigé vers l'ambulance 2/85, probablement à la fin de l'année 1918. Cette "ambulance" (formation sanitaire légère) est intégrée à l'hôpital militaire de Saint-Avold en décembre 1918. Paul Charliot y meurt le 15 février 1919.

Hôpital militaire Saint-Avold
hôpital militaire de Saint-Avold (Moselle)

 

groupe malades St-Avold mai 1919
groupes de malades convalescents à l'hôpital militaire de Saint-Avold en mai 1919

 

 information recueillie par la Mairie en 1920

Chorliot info 1920
archives municipales de Saint-Chamond, 5 Hsc 23

 

la sépulture de Paul Chorliot (1890-1919) à Saint-Chamond

76656814_o
stèle de Paul Chorliot, "mort pour la France" le 15 février 1919.
Sa "sépulture perpétuelle" se trouve au cimetière de Saint-Chamond, dans l'aménagement
funéraire circulaire qui entoure le monument aux morts (photo 2012)

 

sépulture de nuit
la tombe de Paul Chorliot (1890-1919) à Saint-Chamond (photo de février 2014)

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 20:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 25 octobre 2018

Marius Clavel

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

 

Marius CLAVEL

mort pour la France

 

Clavel Marius fiche MPLF

Marius Claude Clavel appartenait à la 6e Batterie du 4e Régiment d'Artillerie de Campagne (R.A.C.). Il était 2e cannonier servant et a trouvé la mort dans les Vosges le 3 septembre 1914.

Son nom figure dans l'Historique de cette unité. Le lieu de son décès est Anould, commune des Vosges.

Anould vue générale
la tombe aux six sapins (remarque de Dominique Marchal que je remercie)

 

Anould La Hardall
ce n'est pas un artilleur... mais un chasseur alpin au premier rang

 

carte Vosges Haute-Meuse 2
carte de la région ; la ligne pointillée trace la limite entre le département des Vosges, à l'ouest,
et celui du Haut-Rin, à l'est

 

Anould papeteries
la commune d'Anould

 

comment est-il mort à la guerre ?

Selon le rapide Historique du 4e Régiment d'Artillerie de Campagne (publié en 1920) :

- "Durant la période ci-dessus [fin août – début septembre 1914], (le 4e Régiment d’Artillerie de Campagne) est complètement détaché de la Division d’Infanterie qui, elle, opère en liaison avec le 14e Corps, au nord de Gérardmer, où les 2 et 3e Groupes participent dans la vallée de la Meurthe aux combats d’Anould, du Col de Mandray, [du col] des Journaux et [du col] de la Planchette. Les Allemands, arrêtés au cours de ces combats meurtriers qui durèrent huit jours, refluent vers les frontières…".

Marius Clavel est donc décédé au cours de ces combats sans que, pour l'instant, nous n'ayons plus de précision.

 

Diapositive1

 

 

la tombe de Marius Clavel dans la nécropole de Saulcy-sur-Meurthe

100_5094
nécropole de Saulcy-sur-Meurthe (Vosges) - photo de Dominique Marchal

 

100_5103
nécropole de Saulcy-sur-Meurthe (Vosges) - photo de Dominique Marchal

 

tombe Marius Clavel à Saulcy
nécropole de Saulcy-sur-Meurthe (Vosges) tombe de Marius Clavel (n° 1233)
photo de Dominique Marchal


À propos du décès de Marius Clavel, Dominique Marchal m'a communiqué l'information suivante (mars 2014) : "Sept artilleurs du 4e RAC sont décédés en même temps. La tradition orale veut qu'un obus allemand soit tombé dans une caisse d'obus de la 6e batterie.
Sur les photos d'Anould que vous montrez sur votre site (ci-dessus), il en est une où une tombe est entourée de six sapins, on voit d'autres tombes plus loin. C'est à cet endroit que sont morts les artilleurs. Ce lieu est baptisé depuis "les six sapins". Ils ont été abattus (car pourris) il y a une vingtaine d'années.
Un projet pour la célébration du centenaire est de replanter six sapins et d"ériger au centre un petit monument.
"

Merci pour ces précisions et pour les photos.

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 06:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 24 octobre 2018

Antoine Defaix

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France 

 

 

Antoine DEFAIX

mort pour la France

 

 

Marius Defaix fiche MPLF

Marius Antoine Defaix - que ses camarades d'école prénommaient sûrement Antoine, puisque c'est le prénom qui est gravé sur la plaque - est né le 12 décembre 1895 et exerçait la profession de mécanicien en lacets.

Il résidait 34, rue du Champ du Geai à Saint-Chamond.

Il avait les cheveux châtaints, les yeux châtains, le front moyen, le nez régulier, et mesurait 1m63.
Il avait pour père Louis Pierre, déjà décédé lors de son recensement, et pour mère Blaisine Claudine Tarinand (ou Larniand ?), également décédée. Il était donc orphelin de père et de mère.

Son dégré d'instruction était de 3, c'est-à-dire qu'il savait lire, écrire et compter.

son parcours militaire

Antoine Defaix a été incorporé et est arrivé à son corps, le 58e Régiment d'infanterie, le 17 décembre 1914. Ayant donc juste dix-neuf ans. Le 24 juin 1915, il est affecté au 173e Régiment d'infanterie, dans la 11e compagnie, et trouve la mort trois jours plus tard, le 27 juin à 23 heures. Il a donc effectué six mois de guerre.

 

où est-il mort ?

Antoine Defaix fut mortellement blessé à Braux Sainte-Cohière et est décédé à l'ambulance n° 3. Sa sépulture se trouve dans le cimetière de Sainte-Menehould (Marne), tombe n° 2823.

 

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 20:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

lundi 22 octobre 2018

Jean Depouilly

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

 

Jean DEPOUILLY

mort pour la France

 

 

Depouilly Jean fiche MPLF

 

acte de naissance de Jean Depouilly (22 octobre 1897)

acte de naissance Jean Depouilly 1897

 

la mort de Jean Depouilly (15 juillet 1918)

pertes 15 juillet 1918 142e RI
extrait du J.M.O. du 142e Régiment d'Infanterie

 

Diapositive1
Jean Depouilly appartenait à la 2e Compagnie du 142e R.I.

 

Les J.M.O., Journaux de Marche et d'Opérations, sont rédigés par les différentes unités militaires. Les plus précis sont ceux des régiments. On y trouve consignés, les déplacements, les opérations de préparation et de d'engagement, les phases et résultats des combats, les pertes, les actes de bravoure... Les J.M.O. sont maintenant consultables en ligne sur le site Mémoire des Hommes. Voici celui du 142e Régiment d'Infanterie de novembre 1917 à mars 1919 (lien).

Jean Depouilly est mort lors du grand assaut allemand à l'est de Reims, le 15 juillet 1918. Sa fiche cite le secteur de Courmelois, lieu qui avait été fréquenté, trois plus tôt, par le soldat Guillaume Appolinaire...

 

le secteur de Courmelois (Marne) où est mort Jean Depouilly

 

Courmelois église avec soldat à vélo 1914-1918
l'église de Courmelois (Marne) pendant la guerre de 1914-1918

 

Courmelois église 1914-1919
l'église de Courmelois frappée par les bombardements

 

Courmelois pont canal et port 1914-1919
le Pont de Canal et le Port, à Courmelois (Marne) avant ou pendant la guerre (?)

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 06:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


dimanche 21 octobre 2018

Claudius Dubreuil

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

 

 

Claudius DUBREUIL

mort pour la France

 

Dubreuil Claudius fiche MPLF

Claudius Antonin Dubreuil est né le 27 janvier 1891 à La Terrasse-en-Doizieu (Loire). Il est mort le 11 août 1917.

 

la tombe de Claudius Dubreuil à Saint-Martin-en-Coailleux

 

tombe St-Martin (1) 16 avril 2014
tombe de la famille Dubreuil au cimetière de Saint-Martin-en-Coailleux (16 avril 2014)

 

tombe St-Martin (2) 16 avril 2014
tombe de la famille Dubreuil au cimetière de Saint-Martin-en-Coailleux (16 avril 2014)

 

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 06:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

samedi 20 octobre 2018

Jean Dubreuil

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

 

 

Jean DUBREUIL

mort pour la France

 

SrvImg-12


Jean Joseph Dubreuil est né le 22 janvier 1892 à à Doizieu (Loire, canton de Saint-Chamond).

Il avait les cheveux châtains clairs, les yeux bleus, le front moyen, le nez busqué. Il mesurait 1m61 et portait un tatouage au bras gauche. Jean Dubreuil exerçait la profession d'ajusteur-mécanicien. Il habitait à Saint-Martin-en-Coallieux, à La Tuilière, maison Prost.

Il est incorporé à l'armée le 10 octobre 1913, dans le 28e Bataillon de Chassseurs à pied. Le 2 mai 1916, il reçoit le 6e prix au "concours mousquetons".

Jean Dubreuil est tué à l'ennemi le 12 septembre 1916 lors du combat de Bouchavesnes dans l'Aisne.

 

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 06:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

vendredi 19 octobre 2018

Marius Fara

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

Marius Fara, militaire

 

 

Marius FARA

mort pour la France

 

Fara Marius fiche MPLF

 

Marius Joannès Fara est né le 23 juin 1881 à Saint-Julien-en-Jarez. Son père se prénommait Antoine et sa mère avait pour nom Jenny Hélène Raymond. Il était marié, avait deux enfants. Sa profession était employé de banque et il résidait au 10, rue de la Corre, puis au 2, rue Pasteur.

recensement et service militaire avant 1914

Lors de son recensement, on le décrivit avec des cheveux et sourcils châtains clairs, des yeux bleus, un front rond, un nez moyen, une bouche moyenne, un menton rond, un visale ovale. Il mesurait 1m70.
À cette date, 1901, il avait été dispensé au titre d'enfant unique d'une mère veuve.

Marius Joannès Fara a tout de même effectué son service militaire entre le 14 novembre 1902 et le 20 septembre 1903. À cette date, il fut envoyé en congé avec un "certificat de bonne conduite". Il a, plus tard, effectué deux périodes d'exercices dans le 38e régiment d'Infanterie : entre le 24 août et le 20 septembre 1908 ; et entre le 29 mai et le 14 juin 1911.

Marius Fara, militaire
Marius Fara (1881-1914), à l'âge de 20 ou 21 ans

 

Marius Fara, mariage
le mariage de Marius Fara et de Anne-Marie Abel ("Jeanne"), le 13 juin 1906

 

Marius Joannès Fara en 1914

Le registre matricule mentionne qu'il fut rappelé à l'activité par l'ordre de mobilisation du 1er août 1914 (publié au J.O. le 2 août), qu'il est arrivé dans son régiment, le 38e d'Infanterie, le 12 août comme soldat de 2e classe.
En fait, son unité n'était pas le 38e mais le 238e R.I. : ce dernier est issu du premier et constituait un régiment de réserve.

Marius Joannès Fara appartenait à la 25e Compagnie du 238e régiment d'Infanterie. Il est mort le 25 septembre 1914 à Port Fontenoy dans l'Aisne. Un autre ancien élève, Joannès Bador, est mort, lui aussi, au même endroit deux jours plus tôt, le 23 septembre.

Un site internet propose des photos de soldats du 238e Régiment, antérieures à septembre 1915 (date de la mort du sergent Célestin Giraud dont la famille a conservé les clichés). Peut-être Marius Joannès Fara et Joannès Bador y figurent-ils, même si leur décès est précoce ?

 

les lieux de sa mort

Port-Fontenoy Maison Hauvette
Port-Fontenoy, Maison Hauvette

 

Le Port-Fontenoy
Le Port-Fontenoy dans le département de l'Aisne

 

Aisne dévastée
Fontenoy, le port et la passerelle : l'Aisne dévastée

 

Fontenoy campagne 1914-1915
Fontenoy, le Port ; écrit et signé : "Campagne 1914-1915"

 

le témoignage de sa petite-fille

Marius Fara avait épousé en 1906 Jeanne (Anne-Marie à l'état civil) Abel, fille de Jean Abel entrepreneur de charpenterie à Saint-Chamond.

Il était employé à la Banque Raverot.

Son père Antoine était, en 1870, employé aux "forges aciéries". Sa mère, Jenny Hélène Raymond, était issue d'une famille de maîtres passementiers saint-chamonais, métier abandonné par le père de celle-ci qui est en 1870 employé aux Forges d'Onzain.

Antoine Fara était décédé en 1899 et Marius vivait avec sa mère (il était leur unique enfant) au 11 rue de la Corre. Sans doute est-ce à cette adresse qu'elle exerçait depuis son veuvage l'activité de débitante de boissons. Jenny Hélène Raymond est morte en avril 1906, un mois avant le mariage de Marius.

 

St-Chamond Lavieu Fara
Saint-Chamond, coteau de Lavieu


Le jeune couple s'est installé Côte de Lavieu (Maison Fayard) où sont nés leurs deux enfants : Jean en septembre 1907 et Alice, ma mère, en novembre 1911.

Ma grand-mère m'a souvent raconté qu'en août 1914, sur le quai de la gare de Saint-Chamond, la petite Alice qui n'avait pas 3 ans s'accrochait à son père en disant "ne pars pas, mon Papa, ne pars pas". Elle ne l'a jamais revu.

Je peux expliquer pourquoi, quoique exempté, il a néanmoins accompli une année de service militaire. Le service militaire est alors régi par la loi Cissey (1872) complétée par la loi Freycinet (1889). La loi Cissey a supprimé la possibilité de remplacement tout en maintenant le tirage au sort. Les "bons numéros" devaient néanmoins accomplir une année de service. Cette loi prévoit aussi des cas de dispense, en particulier pour les soutiens de famille, et spécifiquement les fils uniques de veuves, ce qui était le cas de Marius Fara : ces "exemptés" devaient, comme les bons numéros, un an de service.

Nous n'avons jamais su où était enterré mon grand-père et son nom n'est pas dans le fichier des sépultures militaires, c'est un "soldat inconnu".

La date même de son décès n'est pas certaine comme on le voit sur sa fiche matricule, elle a officiellement été fixée par le jugement intervenu seulement en 1917. Jusque là il était "disparu", pour la plus grande angoisse de sa famille.
Quand elle l'a appris, ma grand-mère a dit "s'il a perdu ses lorgnons, il sera allé n'importe où", s'accrochant à cet espoir car il était très myope.

Vous remarquez qu'il est mort au même endroit et à peu près en même temps que Joannès Bador. J'ajoute qu'ils étaient peut-être cousins. Je me souviens en effet que, lorsque j'allais à Saint-Chamond avec ma grand-mère nous rendions visite à une cousine de mon grand-père nommée Jeanne Bador.

Notre famille fut durement éprouvée puisque le 14 novembre 1914, le beau-frère de ma grand-mère, Henri Abélard, était à son tour tué en Belgique : les deux soeurs étaient veuves, elles avaient 33 et 30 ans et étaient mères de famille.

On vivait à l'aise dans ces familles de petite bourgeoisie et les femmes ne travaillaient pas. Mais le salaire du mari était la seule ressource. Ces jeunes femmes qui n'avaient appris qu'à tenir une maison, recevoir et broder (magnifiquement) la lingerie durent chercher un emploi.

Les Forges et Aciéries de la Marine embauchaient : il fallait fournir l'armée alors qu'une bonne partie de leur personnel était au front. Nombre de ces veuves de guerre se retrouvèrent dans les ateliers à graisser les machines.

 

Aciéries ouvrières Fara
ouvrières aux Aciéries de la Marine à Saint-Chamond

Ma grand-mère, elle, avait jusqu'à son mariage (tardif, à 27 ans), assuré l'administration de l'entreprise de son père. Elle savait rédiger une correspondance commerciale, établir des factures et avait des notions de comptabilité, grâce à quoi elle fut prise dans les bureaux. Quand elle en parlait, elle disait "J'ai eu de la chance". Mais il lui a fallu élever seule ses enfants, et ce fut difficile.

Les veuves étaient si nombreuses que la pension qui leur était servie ne pouvait être très élevée. À la fin de sa vie ma grand-mère n'avait que cette pension et, si elle n'avait pas vécu avec nous, sa vie aurait été bien misérable (elle avait économisé sou à sou toute sa vie, réalisé ce qui lui est venu par héritage et, pour assurer ses vieux jours, placé le tout chez ce bon Monsieur Stavisky... elle a tout perdu).

Éliane Carouge
janvier 2015

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 06:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

jeudi 18 octobre 2018

Louis Fond

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

 

 

Louis FOND

mort pour la France

 

 

Fond Louis Élie (1) fiche MPLF

 la même, sous une autre forme

Fond Louis Élie (2) fiche MPLF

Louis Fond est né le 30 octobre 1892 à Saint-Chamond. Il appartenait au 174e régiment d'Infanterie avec le grade de sous-lieutenant.

Il a trouvé la mort le 6 octobre 1915 à Souain-Perthes-les-Hurlus dans le département de la Marne.

 

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 06:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

mercredi 17 octobre 2018

Philippe Françon

Les 51 anciens élèves de l'École pratique de Saint-Chamond, morts pour la France

 

 

 

Philippe FRANÇON

mort pour la France

 

SrvImg-17

 

Philippe Claude Marie Françon est né le 5 avril 1892. Il appartenait au 14e régiment de Dragons.

Il est mort le 2 novembre 1914 à Zonnebeke en Belgique.

 

son service militaire à Saint-Étienne dans les Dragons

caserne 14e Dragons St-Étienne (1)
bâtiment de la caserne du 14e Régiment de Dragons à Saint-Étienne, avant 1914

 

caserne 14e Dragons St-Étienne (2)
entrée de la caserne du 14e Régiment de Dragons à Saint-Étienne, avant 1914

 

caserne 14e Dragons St-Étienne (3)
bâtiment et piste de la caserne du 14e Régiment de Dragons à Saint-Étienne, avant 1914

 

 

où et comment Philippe Françon est-il mort ?

Philippe Françon participa, avec son régiment, à la première bataille d'Ypres à l'automne 1914.

 

Il trouva la mort, tué à l'ennemi, dans le secteur de Zonnebeke (Belgique), le 2 novembre 1914.

 

carte Ypres Zonnebeke
Zonnebeke est à moins de 10 km, au nord-est d'Ypres

 

carte terrain gagné par All nov 1914
en vert, le terrain conquis par les Allemands entre octobre et novembre 1914 ;
Philippe Françon est mort dans le "saillant" (salient)

 

carte situation nov 1914
la position autour du "saillant" de Zonnebeke, du 6 au 13 novembre 1914

 

 

Le J.M.O. du 14e Régiment de Dragons enregistre les pertes de la journée du 2 novembre 1914.

 

 

 

 

 

- retour à l'accueil

Posté par LCL42Histoire à 06:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :