Buste_Claude_Lebois
buste se trouvant désormais dans le hall du
lycée Claude Lebois à Saint-Chamond

 

 

biographie de Claude Lebois

par Louis Challet, ancien professeur d'histoire au lycée Claude Lebois

 

Né à Chissey-les-Mâcon, en 1845, Claude Lebois se destine à la carrière d’enseignant. À 20 ans il est maître d’école élémentaire au collège de Mâcon.

En 1866, il obtient une bourse pour entrer à l’École d’Enseignement Spécial de Cluny, créée l’année précédente ; sans doute, a-t-il le goût des sciences et techniques, alors peu prisées. Sa formation une fois complétée, il est nommé professeur de sciences à l’école normale de Montbrison, de 1868 à 1870 puis à celle de Grenoble de 1871 à 1878. Durant la guerre de 1870, il est mobile dans l’armée de la République.

Il répond, en 1879, à l’appel du maire de Saint-Chamond, Marius Chavanne, qui désire fonder une École Professionnelle Municipale. Avec trois professeurs il ouvre cette école dans les bâtiments de l’ancien collège des Maristes récupéré en 1871 par le maire Deschamps. Claude Lebois, directeur et les professeurs logent dans de petites maisons, à proximité.

L’instituteur, M. Fournier qui l’a connu à cette époque le décrit comme un homme grave et modeste. S. Bertholon, historien de Saint-Chamond, qui n’apprécie guère l’enseignement public, estime qu’il est un homme remarquable. Claude Lebois ne reste que trois ans à Saint-Chamond. Il est nommé directeur, en 1882, de l’École Pratique d’Industrie de Saint-Étienne ; il reste à ce poste jusqu’en 1897. L’établissement qu’il décrit dans l’ouvrage Association pour l’avancement des sciences, (XXVIe session, août 1897, Saint-Étienne) est d’une autre ampleur que celui de Saint Chamond...

En 1898, ses services sont récompensés par la Légion d’Honneur et la nomination au poste d’inspecteur des écoles pratiques de la ville de Paris. En 1904, il est promu Inspecteur Général. Claude Lebois favorise la création des écoles pratiques de Firminy (1901 et 1907), Rive-de-Gier (1902), Vienne, Le Puy... d’une école de rééducation des mutilés.

Après 47 ans de services, il fait valoir ses droits à la retraite, en 1911. Huit ans plus tard, il meurt à Saint-Étienne, où il est inhumé, un homme d’une grande autorité, compétent dévoué, ferme dans ses résolutions, au point de braver, s’il le faut, les décisions d’un ministre. Doué d’une grande culture éclectique dans les domaines scientifiques et techniques, Claude Lebois a rédigé d’abord des ouvrages scolaires : cours d’algèbre élémentaire, de tissage, de mathématiques théoriques et pratiques pour les élèves des écoles normales, d’électricité industrielle...

Il a aussi écrit des ouvrages sur la mécanique de la platine de fusil, sur des l’électricité ; il a rédigé une partie du Catalogue de l’Exposition universelle de 1900. Il a préfacé des ouvrages de technologie électrique, de mécanique et sur le travail des métaux ferreux.

Louis Challet

Louis Challet 25 oct 1987 chez Pivot
Louis Challet, le 25 octobre 1987

 

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