dimanche 3 janvier 2016

"Palestine" : cartes mensongères

Palestine vers 1900

 

 

cartes mensongères

de la "Palestine"

 

 

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suite chronologique de cartes sur la "Palestine", circulant sur Internet

 

 

démontage historique d'une image mensongère

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* dossier en cours de rédaction

 

__________________

 

 

 

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samedi 2 janvier 2016

carte de la Gaule, selon César

Jules César

 

 

carte des peuples de la Gaule,

selon César

 

 

carte Gaule selon César

 

 

 

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lundi 28 décembre 2015

Tabarî, historien arabe (839-923)

Tabarî, vol 2

 

 

Tabarî, historien arabe

(839-923)

 

 

Tabarî, table des matières chap ‘Omar
Tabarî, Chronique, volume II, extrait de la table des matières

 

 

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Tabarî (839-923)

 

 

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samedi 14 novembre 2015

Attentats du 13 novembre 2015 à Paris

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Attaques terroristes à Paris,

13 novembre 2015 : 129 morts

 

 

* quelques documents pour s'informer et réfléchir (édition provisoire)

 

1) localisation et descriptif des attaques

 

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2) intervention des forces de sécurité,

prise en charges des victimes

 

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arrivée de policiers

 

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policier en protection

 

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policiers de la Bac 94 (Val de Marne) : évacuation du Bataclan

 

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éléments des forces policières

 

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terrasse de café

 

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action des secours aux victimes

 

 

3) réactions des autorités

 

 

Discours de François Hollande, président de la République, 13 novembre 2015

 

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décret sur l'état d'urgence, 14 novembre 2015


 

qu'est-ce que l'état d'urgence ?

L’état d’urgence est déclaré par décret en conseil des ministres et ne peut être prolongé au-delà de douze jours que par la loi.

La déclaration de l’état d’urgence donne pouvoir aux préfets de département :

  • d’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté ;
  • d’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ;
  • d’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics.

Le ministre de l’intérieur, pour l’ensemble du territoire, et le préfet, dans le département, peuvent :

  • ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature ;
  • interdire à titre général ou particulier les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre.

Le décret déclarant ou la loi prorogeant l’état d’urgence peuvent :

  • conférer aux autorités administratives le pouvoir d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit ;
  • habiliter les mêmes autorités à prendre toutes mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales ;
  • donner le droit à la juridiction militaire, les tribunaux militaires, à se saisir des crimes qui relèvent normalement de la cour d’assises de ce département.

 Le Monde, 14 novembre 2015 (en ligne)

 

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L'Express, 14 novembre 2015 (en ligne)

 

combien de temps ?

L'état d'urgence ne peux pas durer plus de 12 jours, d'après la loi de 1955. François Hollande souhaite étendre cette mesure d'exception à trois mois.

source : RTL.fr, 15 novembre 2015

 

l'état d'urgence dans l'histoire

Sous sa forme contemporaine, l'état d'urgence - état d'exception qui restreint les libertés - est organisé par la loi du 3 avril 1955 en rapport avec la guerre d'Algérie.

Sous la Ve République, il a été décrété quatre fois avant 2015 :

  • le 17 mai 1958, à la suite des événements d'Alger, pour une période de trois mois sur l'ensemble du territoire (Algérie et métropole).
  • le 23 avril 1961, sur tout le territoire ; il est prorogé par le général de Gaulle, en vertu de l'article 16 (pouvoirs exceptionnels exercé par le président de la République) et dure jusqu'au 31 mai 1963.
  • le 12 janvier 1985, en Nouvelle-Calédonie (présidence de François Mitterrand).
  • le 8 novembre 2005, suite aux émeutes dans les banlieues et sur tout ou partie de vingt-cinq départements ; il est levé le 4 janvier 2006 (présidence de Jacques Chirac).

 

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décret sur l'état d'urgence, 22 avril 1961

 

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le procureur de la République

 

Le procureur de la République est un magistrat relevant du "parquet" dont le rôle est d'assurer le respect de la loi pénale et la défense de la société. Il est à l'origine des poursuites pénales.

Informé des infractions, il décide d'engager les poursuites pénales, de deux manières :

  • citation directe : l'auteur des faits est renvoyé devant le Tribunal.
  • saisine du juge d'instruction qui ouvre une informations judiciaire.

 

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déclaration du Procureur de la République de Paris, samedi 14 novembre 2015

 

 

La chronologie des attaques, détaillée par le procureur de la République

de Paris, François Molins, samedi 14 novembre 2015

 

- "J'ai ouvert une enquête en flagrance, des chefs d'assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroristes criminels, de nature à commettre des crimes d'atteintes aux personnes, enquête que nous avons confiée à la Direction centrale de la police judiciaire."

 

le président de la République, devant le Congrès, à Versailles, 16 novembre 2015

Attentats : le tournant sécuritaire de Hollande
SPÉCIAL ATTENTATS. Dans son grand discours devant le Congrès réuni lundi après-midi à Versailles, le chef de l'Etat a annoncé la prolongation de l'état d'urgence et proposé des mesures réclamées par la droite.


Le Parisien, 17 novembre 2015

 

 

4) raid aérien français contre l'État islamique en Syrie

dimanche soir, 15 novembre 2015

 

Raid aérien français sur Raqqah en Syrie

Raid aérien français sur Raqqah en Syrie :1 centre de commandement et 1 camp d’entraînement de Daech détruits.

Posté par Armée française - opérations militaires OPEX (page officielle) sur dimanche 15 novembre 2015

 

- 17 novembre 2015 : dans la nuit, à 1h30 (heure française), l’armée française a conduit pour la seconde fois en l’espace de 24h00 un raid aérien contre Daech à Raqqah en Syrie. 10 avions français de la force Chammal basée aux Émirats Arabes unis et en Jordanie, ont détruit un centre de commandement et un centre d’entraînement de ce groupe terroriste.

 

5) victimes

 

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- qui sont les victimes : Libération, 15 novembre 2015 (en ligne)

 

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Mathias Dymarski, 22 ans, et Marie Lausch, 23 ans

 

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Hélène Muyal, mère d'un enfant d'un an

 

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François-Xavier Prévost, 29 ans

 

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Maxime Bouffard, 26 ans

 

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Matthieu Giroud, 39 ans, père d’un petit garçon de 3 ans, et son épouse est enceinte

 

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Amine Ibnolmobarak, 29 ans, architecte

 

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Alban Denuit, 32 ans

 

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Ludovic Boumbas, né au Congo, a grandi a Lille

 

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Hodda Saadi, originaire du Creusot

 

 

6) les terroristes

 

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lundi 16 novembre 2015, AFP

 

 

 

 

7) les intox

On utilise les termes de hoax, intox ou rumeurs pour qualifier les fausses nouvelles, intentionnelles ou non intentionnelles, qui circulent dans les médias et les réseaux sociaux.

 

se méfier des rumeurs

 

 

parler des attentats à l'école

- Savoir accueillir la parole des élèves après les attentats terroristes en Ile-de-France: eduscol

- Parler des attentats du vendredi 13 novembre à Paris, Académie de Montpellier

 

 

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samedi 7 novembre 2015

les religions et les langues en Europe : répartition et définitions

 

 

 

 

religions et langues en Europe :

répartition et définitions

 

 

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divisions en Europe

 

 

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fond de carte : langues et religions en Europe

 

 

 

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mardi 3 novembre 2015

De Gaulle, discours du 4 septembre 1958

De Gaulle 4 septembre 1958 (1)

 

 

discours du 4 septembre 1958

prononcé par le général de Gaulle place de la République

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=ywdfHSCZJpw

 

vidéo complète (De Gaulle : à 8 mn) : http://www.ina.fr/video/CAF88024320

 

Transcription du discours

 

C'est en un temps où il lui fallait se réformer ou se briser que notre peuple, pour la première fois recourut à la République.

Jusqu'alors, au long des siècles, l'Ancien Régime avait réalisé l'unité et maintenu l'intégrité de la France.

Mais tandis qu'une immense vague de fond se formait dans les profondeurs, il s'était montré hors d'état de s'adapter au monde nouveau.

C'est alors qu'au milieu du drame national et de la guerre étrangère apparut la République.

Elle était la souveraineté du peuple, l'appel de la liberté, l'espérance de la justice. Elle est restée cela à travers les péripéties agitées de son histoire.

Et aujourd'hui autant que jamais, nous voulons qu'elle le demeure.

Certes la République a revêtu des formes diverses au cours de ses règnes successifs.

En 1792, révolutionnaire et guerrière, elle a renversé les trônes et les privilèges, pour succomber huit ans plus tard dans les troubles et dans les abus qu'elle n'avait pu maîtriser.

En 1848, on l'a dit s'élever au-dessus des barricades, se refuser à l'anarchie, se montrer sociale au-dedans et fraternelle au dehors.

Et puis s'effacer bientôt, faute d'avoir accordé l'ordre avec l'élan du renouveau.

Le 4 septembre 1870, au lendemain de Sedan, on la vit s'offrir au pays, pour réparer le désastre.

De ce fait, la République sut relever la France, reconstituer les armées, recréer un vaste empire, renouer des alliances solides.

Elle sut faire des lois, de bonnes lois sociales, développer l'instruction, si bien qu'au jour de la guerre mondiale, de la Première Guerre mondiale, elle eut la gloire d'assurer notre salut et notre victoire.

Le 11 novembre, quand le peuple s'assemble et que les drapeaux s'inclinent pour la commémoration, le témoignage que la patrie décerne à ceux qui l'ont bien servie s'adresse aussi à la République.

Cependant, le régime contenait des vices de fonctionnement qui sans doute étaient supportables en une époque statique,

Mais qui étaient incompatibles avec les mouvements humains, les changements économiques, les périls extérieurs qui précédaient la deuxième guerre mondiale.

On y eût remédié, les événements terribles de 1940 emportèrent tout.

Mais quand le 18 juin commença le combat pour la libération de la France, il fut aussitôt proclamé que la République à refaire serait une république nouvelle.

La résistance toute entière ne cessa pas de l'affirmer. On ne sait que trop ce qu'il advint de ces espoirs.

On sait, on ne sait que trop, qu'une fois le péril passé, tout fut livré et confondu à la discrétion des partis. On sait, on ne sait que trop quelles en furent les conséquences.

À force d'inconsistance et d'instabilité, quelles que fussent les intentions et souvent la valeur des hommes,

Le régime se trouva privé de l'autorité intérieure et de l'assurance extérieure sans lesquelles il ne pouvait agir.

Il était inévitable que la paralysie de l'État entraînât une grave crise nationale, et qu'aussitôt la République fut menacée d'effondrement.

C'est dans la légalité que moi-même et mon gouvernement avons assumé le mandat exceptionnel d'établir un projet de constitution nouvelle et de le soumettre à la décision du peuple.

Nous l'avons fait sur la base des principes posés lors de notre investiture, nous l'avons fait en coopération avec le conseil consultatif institué par la loi.

Nous l'avons fait compte tenu de l'avis solennel du Conseil d'État.

Nous l'avons fait après délibération très libre et très approfondie de nos conseils de ministres, ceux-ci formés d'hommes aussi divers que possible de tendances et d'origines et résolument solidaires.

Nous l'avons fait sans avoir à aucun moment attenté à aucun droit du peuple et à aucune liberté publique.

La Nation qui seule est juge approuvera ou repoussera notre oeuvre, mais c'est en toute conscience que nous la lui proposons.

Ce qui dans les pouvoirs publics est aujourd'hui primordial, c'est leur efficacité et leur continuité.

Nous vivons dans un monde que des forces gigantesques sont en train de transformer.

Sous peine de devenir un peuple périmé et dédaigné, il nous faut dans le domaine scientifique, économique, social, évoluer rapidement.

À cet impératif correspondent d'ailleurs le goût du progrès, la passion des réussites techniques qui se font jour parmi les français et d'abord dans notre jeunesse. Il y a là des faits qui dominent notre vie nationale et qui par conséquent doivent commander nos institutions.

La nécessité de rénover l'agriculture et l'industrie françaises, de procurer les moyens de vivre, de travailler, de s'instruire, de se loger à notre population rajeunie.

D'associer les travailleurs à la marche des entreprises nous pousse dans les affaires publiques à être dynamiques et expéditifs.

Le devoir d'assurer, de rétablir la paix en Algérie, ensuite celui de la mettre en valeur, enfin celui de fixer son statut et sa place dans notre ensemble, nous impose des efforts difficiles et prolongés.

Les perspectives que nous ouvrent les ressources du Sahara sont magnifiques certes mais complexes.

Les rapports de notre métropole avec les territoires d'outre-mer exigent une adaptation profonde.

Dans l'univers, les courants qui le traversent mettent en cause jusqu'à l'avenir de l'espèce humaine.

Ils portent la France à se garder tout en jouant le rôle de mesure, de paix et de fraternité que lui dicte sa vocation.

Telles sont les conditions dans lesquelles nous eûmes à établir notre projet de constitution.

Nous l'avons fait pour le peuple que nous sommes, au siècle et dans le monde où nous sommes.

Nous l'avons fait de telle sorte que notre pays puisse être en fin de compte et décidément dirigé par ceux qui le mandatent et lui accordent la confiance qui anime la légitimité,

Qu'il existe au-dessus des querelles politiques, qu'il existe un arbitre national élu par les citoyens qui ont un mandat public,

Qui soit chargé d'assurer le fonctionnement régulier des institutions, qui ait le droit de recourir au jugement du peuple souverain,

Et qui réponde en cas d'extrême péril de l'indépendance, de l'intégrité, de l'honneur de la France et du salut de la République.

Qu'il existe un gouvernement qui soit fait pour gouverner, à qui on en laisse le temps et la possibilité, qui ne se détourne pas par rien d'autre de sa tâche, et qui ainsi mérite l'adhésion du pays.

Qu'il existe un parlement destiné à représenter la volonté politique de la Nation, à voter des lois, à contrôler l'exécutif mais s'en sortir de son rôle.

Que le gouvernement et le parlement collaborent mais restent séparés dans leurs responsabilités, aucun membre de l'un ne pouvant en même temps être membre de l'autre.

Telle est la structure équilibrée que doit revêtir le pouvoir, le reste c'est l'affaire des hommes.

Qu'un Conseil social et économique désigné par les organisations professionnelles et syndicales du pays et de l'outre-mer, en dehors de la politique, fournisse ses avis au gouvernement et au parlement.

Qu'un comité constitutionnel soit qualifié pour vérifier que les lois votées sont conformes à la constitution, que les élections,

Toutes les élections aient lieu régulièrement, que l'autorité judiciaire soit assurée d'indépendance et puisse ainsi rester la garante des libertés de chacun.

La compétence, la dignité, l'impartialité de l'État en seront mieux garanties.

Qu'entre la métropole, la Nation française et les territoires d'outre-mer qui le veulent soit formée une communauté où chaque territoire deviendra un État qui se gouvernera lui-même,

Tandis que la politique étrangère, la défense, la politique économique et financière, la monnaie, le contrôle de la justice,

L'enseignement supérieur et les communications lointaines constitueront un domaine commun dont auront à connaître les organes de la communauté, président, conseil exécutif, sénat, cours d'arbitrage.

C'est ainsi que sera profondément rénové l'ensemble humain groupé autour de la France. Ce ne sera fait d'ailleurs que par la libre détermination de tous.

En effet, chaque territoire aura la faculté par son vote au référendum, soit d'accepter la proposition de la France, soit de la refuser et par là même de rompre avec elle tout lien.

Et ensuite, devenu membre de la communauté, chaque territoire pourra dans l'avenir, à une date que je ne précise naturellement pas.

Et après s'être mis d'accord avec les organes communs, assumer lui-même la charge de son destin indépendamment des autres.

Que pendant les quatre mois qui suivront le référendum, le gouvernement ait la charge des affaires publiques, qu'il ait à fixer notamment le régime électoral.

Ainsi par mandat du peuple, seront prises les dispositions nécessaires à la mise en place des futures institutions.

Voilà, françaises, français, de quoi s'inspire, en quoi consiste la constitution, qui le 28 septembre sera soumise à vos suffrages.

De tout mon coeur, au nom de la France, je vous demande de répondre « oui » !

Si vous ne le faites pas, nous retomberons le jour même dans les errements que vous savez.

Si vous le faites, la République deviendra forte et stable, pourvu que les hommes responsables sachent désormais le vouloir.

Mais aussi, cette manifestation positive de la volonté nationale sera le signe que le peuple français recouvre son unité et du coup les chances de sa grandeur.

Le monde qui discerne très bien quelle importance notre décision va revêtir pour lui-même, le monde en tirera la conclusion, peut-être l'a-t-il en ce moment même tirée.

Et une immense espérance s'élèvera sur la France, peut-être mais je le crois, s'est-elle déjà levée. Vive la République, vive la France !

S'il vous plaît, avant de nous séparer, tous ensemble, chantons l'hymne national, La Marseillaise.

 

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mercredi 28 octobre 2015

l'organisation des pouvoirs

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la constitution de la Ve République

 

schéma constitution Ve République

 

 

8 janvier 1959 passation des pouvoirs
8 janvier 1959, passation des pouvoirs entre René Coty et Charles de Gaulle

 

 

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mardi 27 octobre 2015

Appels du 18 et 22 juin 1940, général de Gaulle

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général de Gaulle :

appels des 18 et 22 juin 1940

 

 

Appel du 18 juin 1940 (non enregistré)

 

"Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des États-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres."

source

 

Appel du 22 juin 1940

 

 

"Le gouvernement français, après avoir demandé l'armistice, connaît, maintenant, les conditions dictées par l'ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l'air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l'Allemagne et de l'Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une capitulation mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n'acceptent pas la capitulation ni la servitude pour des raisons qui s'appellent l'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie.

Je dis l'honneur, car la France s'est engagée à ne déposer les armes que d'accord avec ses alliés.

Tant que ses alliés continuent la guerre, son gouvernement n'a pas le droit de se rendre à l'ennemi.

Le gouvernement polonais, le gouvernement norvégien, le gouvernement hollandais, le gouvernement belge, le gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens, car il est absurde de considérer la lutte comme perdue.

Oui, nous avons subi une grande défaite.

Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l'esprit d'abandon du gouvernement pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France.

Mais il nous reste un vaste empire, une flotte intacte, beaucoup d'or.

Il nous reste des alliés dont les ressources sont immenses, et qui dominent les mers.

Il nous reste les gigantesques possibilités de l'industrie américaine.

Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par cinq mille avions et six mille chars peuvent nous donner, demain, la victoire par vingt mille chars et vingt mille avions.

Je dis l'intérêt supérieur de la patrie car cette guerre n'est pas une guerre franco-allemande, qu'une bataille puisse décider.

Cette guerre est une guerre mondiale.

Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres, aujourd'hui, le resteront demain.

Même les alliés de l'Allemagne resteront-ils toujours ses alliés ?

Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d'une France qui se serait soumise à l'ennemi ?

L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.

Tout ce qui peut être réuni en fait d'éléments militaires français et de capacité française de production d'armement doit être organisé partout où il y en a.

Moi, général De Gaulle, j'entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J'invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l'air, j'invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi. J'invite les chefs, les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l'air, où qu'ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi. J'invite tous les Français qui veulent rester libres à m'écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l'honneur et dans l'indépendance !"

source

 

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lundi 26 octobre 2015

«Il est nécessaire de republier "Mein Kampf"»

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«Il est nécessaire de republier Mein Kampf»

Christian INGRAO

 

 

Jean-Luc Mélanchon

Après le courrier de l'homme politique Jean-Luc Mélenchon demandant aux éditions Fayard de ne pas republier l'ouvrage d'Adolf Hitler,le journal Libération publie la réponse de Christian Ingrao, historien du nazisme et chercheur au CNRS.

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Monsieur,

Je viens de prendre connaissance de votre courrier à l’éditrice de la maison Fayard, Sophie Hogg, lui demandant de renoncer à l’édition de Mein Kampf et en tant qu’historien du nazisme, je voudrais vous apporter quelques éléments de réflexion.

Votre description du livre d’Adolf Hitler m’a tout d’abord paru pour le moins problématique : «une condamnation de six millions de personnes à mort», vraiment ? Les cinquante dernières années de labeur acharné des historiens, illustrées par l’avènement de l’école fonctionnaliste opposée à cette école intentionnaliste que vous représentez ici involontairement, ont montré que le Troisième Reich ne fut pas la réalisation d’un programme écrit dans l’ennuyeux livre du futur dictateur, mais bien que le génocide constitua l’aboutissement de politiques incohérentes, obsessionnelles, portées à l’incandescence homicide par un mélange de considérations idéologiques, logistiques, économiques et guerrières.

Ni les usines de mort ni les groupes mobiles de tuerie ne sont annoncés dans Mein Kampf et il est tout simplement faux de penser accéder à la réalité du nazisme et du Génocide par la seule lecture du piètre pamphlet du prisonnier autrichien.

Vous me direz : «Raison de plus pour ne pas le publier !» et je n’en aurais pas disconvenu avant de vous lire. Mais votre argumentation m’a au fond convaincu du contraire.

 

ni psychopathe halluciné, ni magicien manipulant les foules

Il est nécessaire de re-publier ce livre, harnaché de ce discours historien dont vous faites peu de cas, pour pallier la pathologisation du dictateur et la surestimation de sa lourde prose. Il faut montrer en pleine lumière qu’Hitler fut le révélateur d’une immense crise politique non seulement allemande mais européenne. Ni psychopathe halluciné, ni magicien manipulant les foules, Hitler dicta un essai besogneux qu’il faut montrer comme tel. Il fut aussi et surtout le catalyseur d’un projet politique dont il faut montrer les évolutions, traquer les cohérences internes et, inexorablement, souligner la grande attractivité.

En d’autres termes, il faut s’adresser à des lecteurs comme vous, Monsieur, pour les conduire à cesser de rejeter Hitler et Mein Kampf dans le pathologique et la démonologie, pour les conduire à penser en termes historiens et politiques, simplement. Il faut arrêter de croire que Mein Kampf nazifierait les égarés qui tomberaient dessus par accident. C’est un livre qui ne peut convaincre que des convertis.

Vous me pardonnerez, je l’espère, de ne pas souscrire non plus à la formule choc «éditer c’est diffuser». Voilà bien le propos de quelqu’un qui n’a jamais tenté de trouver ce texte, et je vous comprends. Mais la recherche «Mein Kampf PDF» est la deuxième plus populaire quand on tape les premiers mots du titre dans Google, et il faut deux clics de souris pour y accéder. Allez-vous écrire une lettre aux fondateurs de Google ? J’imagine les nababs de Mountain View passablement occupés à imaginer le futur augmenté de notre planète et me demande bien comment ils recevraient votre courrier…

 

l'édition critique ne rendra pas le livre plus attractif

Regardons la réalité en face : le livre est immédiatement disponible à quiconque veut le trouver et l’édition que projette Fayard, en rendant la lecture du texte plus technique, ne me semble pas risquer de le rendre plus attractif. Garni de longues introductions, bardé de notes infra-paginales et de renvois d’index, le texte dont les historiens se seront saisis sera lisible pour ce qu’il est, mais aussi pour ce qui aura été créé. Et il sera enfin disponible pour les enseignants, étudiants, et lecteurs curieux qui veulent accéder au texte pour s’en faire une idée.

Vous faites ensuite appel à la mémoire de la maison Fayard et des précédentes éditions de Mein Kampf, caviardées et sorties avec l’aval d’Hitler. Je suis heureux de vous annoncer que cette fois-ci il n’en est rien et qu’il y eut aussi à l’époque une édition qui provoqua la fureur du dictateur et l’incita à ester en justice.

Mais anecdote que tout cela. Ce qui se dit dans votre propos, sur un monde sans mémoire, est bel et bien ce qui constitue mon désaccord suivant. Non, monsieur Mélenchon, le monde n’est pas sans mémoire : la guerre en Yougoslavie, par exemple, cette guerre monstrueuse, a bien surgi aussi d’un trop-plein de mémoire ; la dernière transgression de M. Nétanyahou n’est pas de l’ordre de l’amnésie, mais du calcul politique et de l’instrumentalisation d’une mémoire précisément encore si douloureusement omniprésente qu’elle est entourée du halo du tabou.

 

éditer Mein Kampf, c'est lui opposer le savoir historien

Éditer Mein Kampf, c’est précisément lutter contre cette mise en tabou, c’est refuser de sacraliser négativement ce texte si pataud. C’est lui opposer le savoir et l’éclairage historiens en muselant véritablement un texte dont on sent bien que son halo excède de très loin l’effet de sa lecture.

J’ai enfin, je l’avoue, beaucoup moins de prise et d’avis sur la question morale qui constitue le dernier axe de votre courrier. Vos propos sur l’ignominie et l’horreur que vous inspire le projet me semblent devoir être portés au crédit de la rhétorique de votre adresse car je vous avoue réserver pour ma part mes larmes et ma nausée aux charniers de Syrie et d’Irak, aux noyés de la Méditerranée, à l’incurie étatique de Calais, et certainement pas à ce texte.

Vous abordez cependant ensuite les aspects financiers de la question, et «la vertu, la brûlante exigence […] qui doivent commander à ceux qui ont l’honneur d’être les "pousse à penser" de leurs lecteurs». Décrites ainsi, la condition de l’éditeur et celle de l’historien sont bien lourdes à porter et très intimidantes.

Mais croyez-vous sérieusement que de ne pas éditer Mein Kampf va changer quelque chose à l’éventualité de la victoire de madame Le Pen aux élections régionales dans la région Nord-Pas-de-Calais ? Croyez-vous vraiment qu’éditeurs et historiens auraient quelqu’efficace à offrir leur abstention de publication tels des héros achéens leur poitrine pour empêcher des hordes brunes d’accéder à la représentativité ?

Ce n’est pas en empêchant un projet scientifique de venir à terme que ceux auxquels ces choses importent vont retrouver prise sur le réel de la politique. L’urgence, en politique, c’est de formuler enfin un projet fédérateur, une manière d’avenir que les hommes, les femmes et les enfants de France et d’Europe voudront vraiment vivre ensemble. Loin de moi l’idée de donner conseil à quiconque : j’ai trop travaillé sur des intellectuels militants nazis et génocidaires pour me permettre de sortir de mon rôle d’historien. Mais chacun son métier, sa fonction, ou son office, Monsieur : les historiens et les éditeurs sont là pour écrire des livres et parler du passé ; les hommes politiques pour parler d’avenir.

Je vous adresse mes sentiments les plus cordiaux.

 

Christian Ingrao chargé de recherches au CNRS
Libération, 25 octobre 2015

Christian Ingrao

 

Christian Ingrao a publié un ouvrage au sein de la maison d’édition Fayard.

 

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samedi 24 octobre 2015

les élections municipales sous la IIIe République

élections municipales 1904 Dijon

 

 

Élections municipales - IIIe République

 

 

* Élections municipales de 1871

 

 

* Élections municipales de 1874

 

 

* Élections municipales de 1878

 

 

* Élections municipales de 1884

 

 

* Élections municipales de 1888

 

 

* Élections municipales de 1892

 

 

* Élections municipales de 1896

 

 

* Élections municipales de 1900

 

 

* Élections municipales de 1904

 

 

* Élections municipales de 1908

 

 

* Élections municipales de 1912

 

 

* Élections municipales de 1919

 

 

* Élections municipales de 1925

 

 

* Élections municipales de 1929

 

 

* Élections municipales de 1935

 

 

 

 

 

 

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