jeudi 27 août 2015

E.M.C. : les infractions à caractère raciste et leurs sanctions

inscriptions racistes

 

 

les infractions à caractère raciste

et leurs sanctions

 

 

1) les peines encourues pour racisme

 

liste infractions racistes
extrait d'une brochure de la LICRA, disponible en commissariat

 

Licra (1)

Licra (2)

Licra (3)

 

LICRA : Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme

 

 

2) exemples d'infractions racistes sanctionnées par la loi

 

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profanation de tombes musulmanes de soldats morts pour la France

 

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inscriptions racistes anti-juives et anti-arabes avec croix gammée nazie

 

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inscriptions racistes sur l'entrée d'une mosquée

 

 

3) "racisme anti-français" ou "anti-blanc" au statut juridique encore discuté

 

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parole de chanson de rap : racisme anti-français

 

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violence raciste anti-blancs non reconnue par la loi

 

Première condamnation pour racisme anti-blanc

 

 

Pour la première fois, un homme a été condamné pour racisme anti-blanc. Lors d'une violente agression sur un quai de RER, à la gare du Nord, à Paris, en Septembre 2010, un jeune homme avait été battu et également victime d'insultes racistes. En première instance, cet élément n'avait pas été retenu. En appel, les juges ont estimé qu'il s'agissait d'une circonstance aggravante.

"Sale blanc, sale français". C'est ce que, Terrence, vendeur de vêtement d'une vingtaine d'années dit avoir entendu ce matin-là alors qu'il se faisait rouer de coups par deux jeunes alcoolisés. Des agents de la RATP assurent avoir eux aussi entendu ces insultes. Un seul des deux agresseurs a été arrêté, jugé et condamné à quatre ans de prison dont trois ans ferme.

Le caractère raciste de l'agression était clair

Pour la cour d'appel de Reims, le caractère raciste de l'agression était clair. Me Mario Stasi, l'avocat de la ligue contre le racisme et l'antisémitisme, partie civile dans ce dossier, reconnaît que certes ce racisme est moins discriminant que d'autres mais selon lui, il doit être tout autant combattu. Pour cet avocat, peu importe la couleur de peau de la victime, le racisme doit être condamné.

Le jeune jugé pour agression anti-blanc est lui même blanc

Ce qui peut étonner dans ce dossier, c'est que le jeune jugé pour agression anti-blanc est lui même blanc. C'est son complice métis, qui n'a pas été arrêté, qui aurait proféré les insultes.

"J'ai peur que la décision soit surtout une prise de position pour expliquer que le racisme anti-blanc existe plus que pour juger une affaire" regrette Me Etrillard, l'avocat du jeune homme condamné. Et cette affaire devrait refaire parler d'elle puisque l'avocat de la défense se pourvoit en cassation.

Pour la cour d'appel, il y avait clairement racisme explique Mathilde Lemaire.

France Info, 22 janvier 2014

 

 

 

4) injures racistes douteuses, peut-être "fabriquées" (?)

 

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L'injure et la caricature racistes peuvent être instrumentalisées, c'est-à-dire intentionnellement "fabriquées" dans le but de faire passer leur pseudo-auteurs comme des racistes.

Il est probable que l'image ci-dessus appartienne à cette catégorie.

 

 

5) injure non reconnue comme raciste par la loi

 

nique-france

 

 

«Racisme anti-blanc» : la justice rejette le concept de «Français de souche»
Le Parisien, 19 Mars 2015, 18h18

 

Les «Français blancs dits de souche» ne constituent pas un «groupe de personnes» au sens de la loi française, a estimé jeudi le tribunal correctionnel de Paris, qui a relaxé un rappeur et un sociologue attaqués pour racisme anti-blanc par une association.

Le parquet avait requis la relaxe.

La 17e chambre estime dans une décision que la notion «ne recouvre aucune réalité légale, historique, biologique ou sociologique», que «la blancheur ou la race blanche» n'est «en aucune manière une composante juridique de la qualité des Français» et que «les Français blancs dits de souche ne constituent pas un groupe de personnes» au sens de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, qui régit principalement la liberté d'expression en France.

Elle a relaxé, sur cette base, un rappeur et un sociologue qui avaient conjointement publié en 2010 un livre et un CD au titre commun, «Nique la France», attaqués pour «injure publique à caractère racial» par l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif).

La plainte visait le seul titre du livre et de nombreux passages de la chanson, également qualifiés par l'association de «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes», en l'occurrence des «Français dits de souche».

«Je me torche avec leur symbole écœurant»

«Ce que j'en pense, de leur identité nationale, de leur Marianne, de leur drapeau et de leur hymne à deux balles. Je vais pas te faire un dessin, ça risque d'être indécent, de voir comment je me torche avec leur symbole écœurant», disait notamment la chanson, écrite par le rappeur Saïdou, de son vrai nom Saïd Zouggagh. «Nique la France et son passé colonialiste, ses auteurs, ses relents et ses réflexes paternalistes, Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes», martèle le chanteur dans son refrain avant d'intimer «petit Gaulois de souche, arrête ton arrogance, arrête d'ouvrir ta bouche».

«Il s'agit là d'un groupe d'expression raciste», avait affirmé lors de l'audience le 20 janvier Bernard Antony, président de l'Agrif et ancien député européen du Front National. «Pourquoi viser les Français blancs d'origine ? Faut-il que nous ayons honte de cette origine ?», avait-il demandé, parlant de «racisme inversé». «Nous sommes devant une dialectique de désintégration, un scénario classique de substitution de lutte des races à la lutte des classes», avait poursuivi le septuagénaire.

 À cette interprétation, le rappeur et le sociologue, Saïd Bouamama, avaient opposé leur vision de leur initiative, née de leur mécontentement face au climat de l'époque, symbolisé par l'existence, entre 2007 et 2010, du ministère de l'Identité nationale. «On avait des discours qui hiérarchisaient les Français. Dans les quartiers c'était vécu comme une agression absolue», avait expliqué Saïd Bouamama.

Visiblement écœurée par la décision du tribunal rendue ce 19 mars, l'Agrif a résumé sur son compte Twitter sa stupeur : «Procès Nique la France : pour le tribunal, les français blancs n'existent pas !»

journal Le Parisien, 19 mars 2015

 

 

 

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lundi 24 août 2015

lois mémorielles (pour résumé écrit)

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les lois mémorielles

 

 

 

I - Loi et "loi mémorielle"

 

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II - Les 4 lois mémorielles

 

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L'article qui prévoit que "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif" de la colonisation est celui qui suscita le plus de débat.

Finalement, cette partie du texte fut abrogée en 2006, quand le Conseil constitutionnel conclut que cette disposition ne relevait pas du domaine de la loi.

 

 

 

 

III - Critique des lois mémorielles

 

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samedi 15 août 2015

le "Jour du Dépassement" intervient de plus en plus tôt dans l'année

Cette année, le "jour du dépassement" estimé par l'ONG Global Footprint Network a été atteint ce jeudi 13 août. A cette date, l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles que la Terre pouvait produire en un an et puise désormais dans ses réserves augmentant la dette écologique. Le "jour du dépassement", ou "overshoot day" en anglais, désigne la date à laquelle l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles et renouvelables que la Terre peut produire en un an. Pour 2015, ce seuil a été franchi cette semaine, le jeudi 13 août. Il s‘agit d’une tendance préoccupante que dénonce chaque année l'organisation américaine Global Footprint Network. "A cette date, l’humanité a épuisé le budget écologique annuel de la planète", expliquait alors l'ONG sur son site. Or, chaque année, le jour tombe de plus en plus tôt. L’an dernier, il avait été atteint le 19 août, soit 6 jours plus tard. Aucune mesure n’a été envisagée depuis pour changer radicalement notre mode de vie ce qui fait qu’en 2015, comme en 2014, un an de ressources naturelles a été consommé en moins de huit mois. Selon les estimations, il faudrait ainsi 1,6 Terre pour répondre à la demande de l'humanité. Une dette écologique toujours plus importante Jusqu’au 31 décembre, nous devrons désormais tirer nos ressources des réserves naturelles de notre planète. Un recours dangereux qui ne fait que creuser la dette écologique encourageant entre autre la déforestation, l’accumulation des déchets, la baisse des réserves d’eau, et l’émission de gaz à effet de serre. Pour éveiller les consciences, Mathis Wackernagel, fondateur de l’ONG, a eu l’idée d’instaurer cette date symbolique de l’épuisement des ressources. "Même si notre calcul est approximatif, il montre que le dépassement est très élevé", explique-t-il. L’homme est l’auteur, avec d’autres experts, du modèle de calcul du jour du dépassement. La date est calculée en divisant la biocapacité de la Terre, à savoir la quantité de ressources naturelles qu'elle peut produire en un an, par l'empreinte écologique de la population mondiale, autrement dit la consommation naturelle mondiale en un an. Le résultat est alors multiplié par 365, le nombre de jours dans l'année, pour obtenir celui auquel les Terriens ont épuisé toutes les ressources. Chaque année, celui-ci recule de manière alarmante dans le calendrier. De 1970 à aujourd'hui, une tendance alarmante Selon Global Footprint Network, cette tendance a commencé en 1970. A l’époque le jour du dépassement était survenu le 23 décembre. La date a commencé à régresser drastiquement dans les années 2000, pour arriver en octobre, septembre puis août. "L’humanité continue d’accroître sa consommation de ressources, alors qu’elle vit déjà à crédit", s’inquiète Mathis Wackernagel. "Cela illustre le rythme incroyable et non durable du développement mondial", avance pour sa part Pierre Cannet, responsable énergie/climat à WWF France. Si rien n’est fait d’ici 2030, le jour du dépassement arrivera au 28 juin. Il pourrait en revanche reculer à septembre en réduisant les émissions mondiales de gaz carbonique de 30%, selon les calculs de Global Footprint Network. Un défi qui n'est pas impossible selon l'ONG. "Nous sommes encouragés par les récents développements en matière d'énergie renouvelable, qui se sont accélérés à travers le monde", a-t-elle commenté. Un nouvel accord pour le climat "Nous ne pouvons pas suffisamment souligner l'importance vitale de réduire l'empreinte carbone, alors que les nations s'apprêtent à se réunir à Paris", a poursuivi l'ONG dans un communiqué. En décembre prochain, se tiendra en effet COP21, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques dont les experts attendent beaucoup. "Ce n'est pas seulement bon pour le monde, mais ça devient aussi de façon croissante une nécessité pour chaque nation. Nous savons tous que le climat dépend [de l'empreinte carbone], mais ce n'est pas tout : la durabilité requiert que tout le monde vive bien, avec les moyens d'une planète. Ceci ne peut être atteint qu'en gardant notre empreinte écologique dans les limites de ressources de notre planète", conclut Global Footprint Network. Publié par Emmanuel Perrin, le 14 août 2015

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/jour-du-depassement/jour-du-depassement-l-039-humanite-a-epuise-toutes-les-ressources-produites-par-la-terre-pour-2015_art35686.html
Copyright © Gentside Découverte
Cette année, le "jour du dépassement" estimé par l'ONG Global Footprint Network a été atteint ce jeudi 13 août. A cette date, l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles que la Terre pouvait produire en un an et puise désormais dans ses réserves augmentant la dette écologique. Le "jour du dépassement", ou "overshoot day" en anglais, désigne la date à laquelle l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles et renouvelables que la Terre peut produire en un an. Pour 2015, ce seuil a été franchi cette semaine, le jeudi 13 août. Il s‘agit d’une tendance préoccupante que dénonce chaque année l'organisation américaine Global Footprint Network. "A cette date, l’humanité a épuisé le budget écologique annuel de la planète", expliquait alors l'ONG sur son site. Or, chaque année, le jour tombe de plus en plus tôt. L’an dernier, il avait été atteint le 19 août, soit 6 jours plus tard. Aucune mesure n’a été envisagée depuis pour changer radicalement notre mode de vie ce qui fait qu’en 2015, comme en 2014, un an de ressources naturelles a été consommé en moins de huit mois. Selon les estimations, il faudrait ainsi 1,6 Terre pour répondre à la demande de l'humanité. Une dette écologique toujours plus importante Jusqu’au 31 décembre, nous devrons désormais tirer nos ressources des réserves naturelles de notre planète. Un recours dangereux qui ne fait que creuser la dette écologique encourageant entre autre la déforestation, l’accumulation des déchets, la baisse des réserves d’eau, et l’émission de gaz à effet de serre. Pour éveiller les consciences, Mathis Wackernagel, fondateur de l’ONG, a eu l’idée d’instaurer cette date symbolique de l’épuisement des ressources. "Même si notre calcul est approximatif, il montre que le dépassement est très élevé", explique-t-il. L’homme est l’auteur, avec d’autres experts, du modèle de calcul du jour du dépassement. La date est calculée en divisant la biocapacité de la Terre, à savoir la quantité de ressources naturelles qu'elle peut produire en un an, par l'empreinte écologique de la population mondiale, autrement dit la consommation naturelle mondiale en un an. Le résultat est alors multiplié par 365, le nombre de jours dans l'année, pour obtenir celui auquel les Terriens ont épuisé toutes les ressources. Chaque année, celui-ci recule de manière alarmante dans le calendrier. De 1970 à aujourd'hui, une tendance alarmante Selon Global Footprint Network, cette tendance a commencé en 1970. A l’époque le jour du dépassement était survenu le 23 décembre. La date a commencé à régresser drastiquement dans les années 2000, pour arriver en octobre, septembre puis août. "L’humanité continue d’accroître sa consommation de ressources, alors qu’elle vit déjà à crédit", s’inquiète Mathis Wackernagel. "Cela illustre le rythme incroyable et non durable du développement mondial", avance pour sa part Pierre Cannet, responsable énergie/climat à WWF France. Si rien n’est fait d’ici 2030, le jour du dépassement arrivera au 28 juin. Il pourrait en revanche reculer à septembre en réduisant les émissions mondiales de gaz carbonique de 30%, selon les calculs de Global Footprint Network. Un défi qui n'est pas impossible selon l'ONG. "Nous sommes encouragés par les récents développements en matière d'énergie renouvelable, qui se sont accélérés à travers le monde", a-t-elle commenté. Un nouvel accord pour le climat "Nous ne pouvons pas suffisamment souligner l'importance vitale de réduire l'empreinte carbone, alors que les nations s'apprêtent à se réunir à Paris", a poursuivi l'ONG dans un communiqué. En décembre prochain, se tiendra en effet COP21, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques dont les experts attendent beaucoup. "Ce n'est pas seulement bon pour le monde, mais ça devient aussi de façon croissante une nécessité pour chaque nation. Nous savons tous que le climat dépend [de l'empreinte carbone], mais ce n'est pas tout : la durabilité requiert que tout le monde vive bien, avec les moyens d'une planète. Ceci ne peut être atteint qu'en gardant notre empreinte écologique dans les limites de ressources de notre planète", conclut Global Footprint Network. Publié par Emmanuel Perrin, le 14 août 2015

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/jour-du-depassement/jour-du-depassement-l-039-humanite-a-epuise-toutes-les-ressources-produites-par-la-terre-pour-2015_art35686.html
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Cette année, le "jour du dépassement" estimé par l'ONG Global Footprint Network a été atteint ce jeudi 13 août. A cette date, l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles que la Terre pouvait produire en un an et puise désormais dans ses réserves augmentant la dette écologique. Le "jour du dépassement", ou "overshoot day" en anglais, désigne la date à laquelle l’humanité a consommé toutes les ressources naturelles et renouvelables que la Terre peut produire en un an. Pour 2015, ce seuil a été franchi cette semaine, le jeudi 13 août. Il s‘agit d’une tendance préoccupante que dénonce chaque année l'organisation américaine Global Footprint Network. "A cette date, l’humanité a épuisé le budget écologique annuel de la planète", expliquait alors l'ONG sur son site. Or, chaque année, le jour tombe de plus en plus tôt. L’an dernier, il avait été atteint le 19 août, soit 6 jours plus tard. Aucune mesure n’a été envisagée depuis pour changer radicalement notre mode de vie ce qui fait qu’en 2015, comme en 2014, un an de ressources naturelles a été consommé en moins de huit mois. Selon les estimations, il faudrait ainsi 1,6 Terre pour répondre à la demande de l'humanité. Une dette écologique toujours plus importante Jusqu’au 31 décembre, nous devrons désormais tirer nos ressources des réserves naturelles de notre planète. Un recours dangereux qui ne fait que creuser la dette écologique encourageant entre autre la déforestation, l’accumulation des déchets, la baisse des réserves d’eau, et l’émission de gaz à effet de serre. Pour éveiller les consciences, Mathis Wackernagel, fondateur de l’ONG, a eu l’idée d’instaurer cette date symbolique de l’épuisement des ressources. "Même si notre calcul est approximatif, il montre que le dépassement est très élevé", explique-t-il. L’homme est l’auteur, avec d’autres experts, du modèle de calcul du jour du dépassement. La date est calculée en divisant la biocapacité de la Terre, à savoir la quantité de ressources naturelles qu'elle peut produire en un an, par l'empreinte écologique de la population mondiale, autrement dit la consommation naturelle mondiale en un an. Le résultat est alors multiplié par 365, le nombre de jours dans l'année, pour obtenir celui auquel les Terriens ont épuisé toutes les ressources. Chaque année, celui-ci recule de manière alarmante dans le calendrier. De 1970 à aujourd'hui, une tendance alarmante Selon Global Footprint Network, cette tendance a commencé en 1970. A l’époque le jour du dépassement était survenu le 23 décembre. La date a commencé à régresser drastiquement dans les années 2000, pour arriver en octobre, septembre puis août. "L’humanité continue d’accroître sa consommation de ressources, alors qu’elle vit déjà à crédit", s’inquiète Mathis Wackernagel. "Cela illustre le rythme incroyable et non durable du développement mondial", avance pour sa part Pierre Cannet, responsable énergie/climat à WWF France. Si rien n’est fait d’ici 2030, le jour du dépassement arrivera au 28 juin. Il pourrait en revanche reculer à septembre en réduisant les émissions mondiales de gaz carbonique de 30%, selon les calculs de Global Footprint Network. Un défi qui n'est pas impossible selon l'ONG. "Nous sommes encouragés par les récents développements en matière d'énergie renouvelable, qui se sont accélérés à travers le monde", a-t-elle commenté. Un nouvel accord pour le climat "Nous ne pouvons pas suffisamment souligner l'importance vitale de réduire l'empreinte carbone, alors que les nations s'apprêtent à se réunir à Paris", a poursuivi l'ONG dans un communiqué. En décembre prochain, se tiendra en effet COP21, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques dont les experts attendent beaucoup. "Ce n'est pas seulement bon pour le monde, mais ça devient aussi de façon croissante une nécessité pour chaque nation. Nous savons tous que le climat dépend [de l'empreinte carbone], mais ce n'est pas tout : la durabilité requiert que tout le monde vive bien, avec les moyens d'une planète. Ceci ne peut être atteint qu'en gardant notre empreinte écologique dans les limites de ressources de notre planète", conclut Global Footprint Network. Publié par Emmanuel Perrin, le 14 août 2015

En savoir plus : http://www.maxisciences.com/jour-du-depassement/jour-du-depassement-l-039-humanite-a-epuise-toutes-les-ressources-produites-par-la-terre-pour-2015_art35686.html
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jour du dépassement
"Quand l'humanité vit à crédit" (AFP, août 2015)

 

 

Jour du dépassement :

l'humanité a épuisé toutes les ressources produites

par la Terre pour 2015

Emmanuel PERRIN

 

maxisciences 14 août 2015 (1)

maxisciences 14 août 2015 (2)

maxisciences 14 août 2015 (3)

- article d'Emmanuel Perrin sur maxisciences.com, 14 août 2015.

 

En 2015, le jour du dépassement tombe le 13 août

 

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Après ce 13 août 2015,

"Jour du dépassement", la Terre vit à crédit

Jean-Luc GOUDET

 

futura-sciences 13 août 2015 (1)

futura-sciences 13 août 2015 (2)

- article de Jean-Luc Goudet sur Futura-Sciences, 13 août 2015.

 

 

 

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mercredi 12 août 2015

Maurice Agulhon, "Marianne au combat. L'imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 1880", Corbin Alain (1979)

Marianne au combat Agulhon couv
Marianne au combat, 1789 à 1880

 

 

 Maurice Agulhon, Marianne au combat.

L'imagerie et la symbolique républicaines de 1789 à 1880,

compte rendu d'Alain CORBIN (1979)

 

Les historiens du XIXe siècle souffrent, on le sait de plus en plus vivement, de se sentir prisonniers des sources administratives, policières et judiciaires : or, voilà que Maurice Agulhon dévoile patiemment, avec une inégalable minutie, un nouveau discours à l'égard duquel nous étions atteints d'une étrange cécité. Son livre est d'abord une propédeutique du regard : il nous apprend à lire les monuments et les façades que nos esthètes nous avaient convaincus d'ignorer.

Plus que le folklore des régimes politiques, l'auteur se propose, comme naguère Mona Ozouf et Michel Vovelle, de décrypter la pédagogie du décor urbain ; or, jamais celui-ci n'avait été si riche qu'au siècle de la "statuomanie" (1).

Maurice Agulhon bouleverse bien des idées reçues lorsqu'il montre que, loin être passéiste, celle-ci était inhérente à l'urbanisme moderne et à la société libérale et laïque. Le "rêve de pierres" (p. 237) des façades monumentales était capable d'émouvoir les plus grands poètes - comme en témoigne Baudelaire - et c'est cette émotion que historien doit s'efforcer de retrouver. Dans cette perspective, la République est une image féminine parmi d'autres, même si elle emprunte les divers visages de la femme, y compris ceux de la sainte et de la prostituée.

L'auteur de Marianne au combat prouve que l'analyse de ce discours figuré est désormais indispensable à toute véritable histoire politique du siècle dernier ; il importe donc de le traquer, comme il le fait si bien, jusque dans le provisoire du plâtre, des décors éphémères et de la théâtralité vivante. Le XIXe siècle vibrait pour les symboles, et la République dut s'animer pour triompher ; elle eût été inconcevable à de larges fractions de la population si on ne lui avait pas donné un corps.

Soulignant la polysémie de l'imagerie et de la symbolique républicaines, Maurice Agulhon réussit pleinement à montrer tout à la fois comment celles-ci ont été calculées par les dirigeants, interprétées, voire réinterprétées par les élites et perçues par la foule ; cela le conduit à mesurer les discordances qui se créent entre les idées et les représentations et à discerner un processus de "descente" avec lequel ses précédents livres nous avaient familiarisés.

On ne formulera qu'un regret : incontestablement l'intérêt faiblit quand sommeille la République. C'est la Révolution qui a donné "un peuple entier comme auditoire" au discours figuré (p. 24) ; c'est alors que "la grande femme drapée" entre dans la mémoire visuelle des Français (p. 33).

Initialement, elle incarne la Liberté : contrairement à la République celle-ci bénéficie en effet d'une longue tradition iconographique. De 1789 à 1792, dans le déferlement d'imagerie civique, cette prééminence de la Liberté s'accentue tandis que déjà se manifeste l'hésitation entre l'image populaire, dynamique, d'une jeune sauvageonne, et l'allégorie de la puissance, sereine dans la victoire.

Au soir du 10 août 1792, quand il faut remplacer les emblèmes de l'État, l'image de la Liberté devient officielle mais demeure ambiguë. Dans la rue triomphent les déesses ; l'iconographie est plus sage, qui affectionne désormais l'allégorie de groupe.

Finalement, au lendemain du 18 Brumaire, alors que la ferveur s'est tue et que le décor s'est défait, la rubrique iconographique de la République s'est peine ébauchée ; c'est au cours du XIXe siècle que vont s'élaborer les deux systèmes de signes qui s'inscriront en contrepoint des luttes politiques. Du moins la période révolutionnaire a-t-elle laissé dans les mémoires populaires "l'énorme souvenir" (p. 48) auquel l'idéologie républicaine allait pouvoir se ressourcer.

À lire Maurice Agulhon, il apparaît clairement que c'est entre 1830 et 1849 que se dessine, puis se précise et se fige presque l'image - ou plutôt deux images - de la République. Obligé de tolérer entre les journées de juillet et la fin de l'année 1832, la floraison éphémère et spontanée d'images de la Liberté-sauvageonne, le gouvernement, qui entend éviter de donner des lieux de ralliement à l'opposition républicaine, répugne, pour sa part, à la symbolisation féminine ; le "génie" qui est censé figurer la Liberté au sommet de la colonne de Juillet, place de la Bastille, est un jeune homme ailé.

Au cours de année 1848, la division symbolique s'accomplit, et déjà rivalisent les deux images qui auront à s'affronter après Sedan ; l'une emporte dans la rue et sur la scène des théâtres, l'autre dans les concours officiels. La dualité de l'iconographie n'est en fait que le reflet de l'ambiguïté de la Seconde République. Mais très vite, l'allégorie calculée l'emporte sur la véhémence spontanée.

La République sereine, assise sur un trône, sévèrement drapée, le front ceint d'olivier ou casqué de rayons solaires, armée du glaive et entourée, en un inextricable fatras, des emblèmes de l'égalité, du travail ou de la légalité - le niveau, la ruche, l'urne, la Constitution... symbolise avec calme l'ordre et le progrès.

Dès l'été 1848 donc, elle a relégué dans les caves des musées la jeune République des barricades qui, le sein nu et le genou découvert sous sa jupe courte, coiffée du bonnet phrygien et entourée du coq, du chat ou du lion, brandissait un pique, un drapeau ou une torche.

Après l'élection de Bonaparte [décembre 1848], l'image officielle elle-même s'étiole ; on dépolitise le décor ; la France remplace la République à laquelle seuls, ou presque, les Montagnards du Midi continuent de vouer un culte. Cependant, le sobriquet de Marianne, utilisé par dérision dès l'an II, commence à être pris en bonne part chez les républicains ; il désigne alors tout la fois la République et la société secrète qui prépare sa venue ; en 1854, l'affaire de Trélazé lui confère une audience nationale

Après l'éclipse qui correspond à la "mariolâtrie" du Second Empire, la Commune n'innova pas ; dans le Paris du printemps 1871, de belles jeunes filles, ceintes d'écharpes rouges, plantent à nouveau des drapeaux aux couleurs sanglantes. Le folklore bégaie.

La véritable novation s'inaugure en plein Ordre moral ; les Mariannes se multiplient dans les départements du Midi ; malgré l'hostilité des autorités, elles entrent même dans les mairies radicales. En fait la Marianne qui prend le pouvoir entre 1876 et 1880 est une République sage, sans bonnet phrygien, dessinée sur le modèle de 1849.

Nous savions déjà qu'un fort courant se dessinait en faveur de l'analyse historique des représentations figurées et de leur signification politique ; la création du Centre d'archéologie du monde moderne, le récent colloque consacré aux liens qui se nouent entre l'iconographie et les mentalités, aussi bien que les travaux en cours de Pierre Väisse, en témoignent. Il est certain que le grand livre de Maurice Agulhon, aujoud'hui encore quelque peu insolite, servira désormais de modèle.

Alain Corbin
Annales. Économies, Sociétés, Civilisations,
année 1979, vo. 34, n° 6, p. 1266-1268.

 

1) Maurice Agulhon, "La statuomanie et l'histoire", Ethnologie française, 1978, n° 3-4.

 

Maurice Agulhon en 1992 (1)    Maurice Agulhon en 1992 (2)
Maurice Agulhon, professeur au Collège de France, 1992 (source)

 

Maurice Agulhon est né en 1926 et décédé en 2014.

 

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Alain Corbin est né en 1936.

 

Alain Corbin

 

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mardi 11 août 2015

Faire descendre la République, Martin Bernard (1835)

train de laminoirs gravure vers 1850

 

 

Sur les moyens de faire

descendre la République dans l'atelier

Martin BERNARD (1835)

 

Martin Bernard portrait (2)
Martin Bernard (1808-1883), années 1860 (?)

 

Figure moins connue que celles d'Armand Barbès ou d'Auguste Blanqui - ses compagnons de lutte lors de l'émeute du 12 mai 1839 -, Martin Bernard (1808-1883) fut un républicain d'origine ouvrière. Son père était imprimeur à Montbrison (Loire).
Monté à Paris pour parfaire ses connaissances de typographe, il fait connaissance avec les idées de Saint-Simon et du socialiste Pierre Leroux, et adhère à la Société des Droits de l'Homme. Il participe à la grève des ouvriers imprimeurs parisiens en 1834.
Homme de lectures et de réflexions, il publie un article dans la Revue républicaine. Journal des doctrines et des intérêts démocratiques, en 1835 intitulé : "Sur les moyens de faire descendre la république dans l'atelier" (sur la date de parution, voir plus bas) [en ligne, ici].
Voici le texte de cet article.

 

Faire descendre la République (1) - 1

Faire descendre la République (3)

Faire descendre la République (2)

Faire descendre la République (3)

Faire descendre la République (4)

Faire descendre la République (5)

Faire descendre la République (6)

Faire descendre la République (8)

Faire descendre la République (7)

Faire descendre la République (8)

Faire descendre la République (9)

Faire descendre la République (10)

Faire descendre la République (11)

Faire descendre la République (12)

Faire descendre la République (13)

Faire descendre la République (14)

Faire descendre la République (15)

 

_______________

 

À quelle date l'article de Martin Bernard est-il paru dans la Revue républicaine :

1834 ou 1835 ?

 

La Revue républicaine a paru deux ans, 1834 et 1835, et a revendiqué cinq volumes. Claude Latta (Un républicain méconnu : Martin Bernard, 1808-1883, éd. Centre d'études foréziennes, 1979. [extraits en ligne, ici]) donne la date de 1834 pour l'article "Sur les moyens de faire descendre la république dans les ateliers". Mais n'ayant pas sous les yeux l'intégralité de son ouvrage, je ne peux vérifier sa source.

Par contre, sur Gallica.bnf.fr, on trouve la Revue républicaine de l'année 1834, tome 1, avec sa table des matières couvrant probablement plus que le seul tome 1 (ci-dessous). L'article de Martin Bernard n'y figure pas.
On peut également consulter le tome V, le dernier, qui contient l'article de Martin Bernard (pagination 52 à 68) et dont la table mentionne cette parution. Il semblerait que la date de publication soit donc l'année 1835.

 

Revue républicaine tome I couv 1834
couverture de la Revue républicaine, 1834, tome 1

 

Revue républicaine tome I table
table des articles parus en 1834 dans la Revue républicaine

 

Revue républicaine tome V couv
couverture du tome V de la Revue républicaine, 1835

 

Revue républicaine tome V table
table du tome V de la Revue républicaine

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

 

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lundi 10 août 2015

juin 1848 à Paris, témoignage d'un jeune médecin

juin 1848 peinture Edward Gabé
épisode de la Révolution de 1848 à l'angle de la rue Saint-Jacques, Edward Gabé (1814-1865) - source

 

 

juin 1848 à Paris,

témoignage d'un jeune médecin :

Auguste Corlieu (1825-1907)

 

 

Dr Corlieu juin 1848 (1)

 

 

Le docteur Auguste Corlieu (1825-1907) était en quatrième année d'études de médecine à Paris en 1848. Il a laissé un témoignage des quelques journées de juin 1848. Il fut publié dans le journal L'Écho républicain de l'Aisne, les 22, 24 et 27 juin 1888. [en ligne sur Gallica.bnf.fr, ici]

 

Dr Corlieu juin 1848 (2)

Dr Corlieu juin 1848 (3)

Dr Corlieu juin 1848 (4)

Dr Corlieu juin 1848 (5)

Dr Corlieu juin 1848 (6)

Dr Corlieu juin 1848 (7)

Dr Corlieu juin 1848 (8)

Dr Corlieu juin 1848 (9)

Dr Corlieu juin 1848 (10)

 

juin 1848 Gaspard Gobaut
juin 1848 : Barricade de la rue de la Culture Sainte-Catherine, Gaspard Gobaut

 

Dr Auguste Corlieu 1825-1907
docteur Auguste Corlieu, 1825-1907

 


- Le Dr Auguste Corlieu a également publiés des souvenirs plus conséquents, la même année 1888, intitulés : De février à juin 1848 (souvenirs personnels), Château-Thierry, chez M. Marchand,  libraire, 1888. [en ligne sur Gallica.bnf.fr]

 

Dr Corlieu de février à juin 1848 couv
De février à juin 1848 (souvenirs personnels), Dr Auguste Corlieu, 1888

 

__________________

 

voir aussi

 

barricade rue Saint-Maur 25 juin 1848
barricades re la rue Saint-Maur, avant l'attaque, 25 juin 1848, daguerréotype de Thibault

 

Émouvante évocation d'un moment précédant le drame. Il s'agit d'une photographie, qui a plus de cent cinquante d'âge ! On peut déceler une personne sur ce cliché : une femme a ouvert le volet du rez-de-chaussée et se risque à jeter un coup d'oeil sur la rue (juste au-dessous de la publicité "Fabrique de chocolat").

 

- cf. autres photographies du XIXe siècle, sur ce blog.

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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dimanche 9 août 2015

Citoyenneté, république et démocratie en France de 1789 à 1914

Martigny-les-Bains bureau élection 12 mars 1848
Martigny-les-Bains (Vosges) : le lavoir sur la place où eut lieu le bureau d'élection
de la Municipalité provisoire le 12 mars 1848

 

 

Citoyenneté, république et démocratie

en France de 1789 à 1914

 

 

* liste des articles

- Évolution du droit de suffrage électoral de 1790 à 1851

- Pouvoir au village et Révolution. Artois, 1760-1848 (1987), de Jean-Pierre Jessenne - compte rendu

- Chronologie des élections cantonales sous le IIIe République

- Chronologie des élections législatives

- Le gouvernement de Défense Nationale, dit "d'Union sacrée", 26 août 1914

-

 

Diapositive1
quelques thèses "départementales" : le pouvoir, la république au village, la modernisation

 

 

Agulhon Rép village couv

 

- Maurice Agulhon, La République au village (les populations du Var, de la Révolution à la seconde République), Paris, Plon éd., 1970.

* compte rendu de Claude Langlois dans la Revue d'histoire de l'Église de France, 1972, vol. 58, n° 160, p. 111-114.

 

 

Estève Cantal couv

 

- Christian Estève, À l'ombre du pouvoir. Le Cantal du milieu du XIXe siècle à 1914, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Vlaise-Pascal, 2002.

* compte rendu de François Ploux dans Ruralia, 2004, n° 14.

 

 

Jessenne Artois couv

 

- Jean-Pierre Jessenne, Pouvoir au village et Révolution. Artois, 1760-1848, Presses universitaires de Lille, 1987.

* compre rendu de Jacques Godechot dans Revue belge de philologie et d'histoire, 1990, vol. 68, n° 68-4, p. 1012-1013. Et ici, sur ce blog.

 

 

Le Gall Finistère couv

 

- Laurent Le Gall, L'Électeur en campagnes dans le Finistère. Une Seconde République de Bas-Bretons, éd. Les Indes savantes, 2009.

* compte rendu de Gilles Malandain dans Revue d'histoire du XIXe siècle, 2011, n° 43, p 165-167.

 

 

Marcache Périgord couv

 

- Corinne Marache, Les métamorphoses du rural. L'exemple du Double en Périgord (1830-1939), éd. CTHS, 2006.

* compte rendu de Cyrille Chopin dans La Cliothèque (en ligne), 22 avril 2007.

 

 

_____________

 

biliographie de Christine Dousset-Seiden et Patrick Cabanel

(université de Toulouse)

 

biblio univ Tlse (1)

biblio univ Tlse (2)

biblio univ Tlse (3)

biblio univ Tlse (4)

biblio univ Tlse (5)

 

 

 

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vendredi 7 août 2015

le gouvernement de Défense Nationale, dit "d'Union sacrée", 26 août 1914

Paris 1er août 1914 mobilisation
une rue de Paris le 1er août 1914, jour de la Mobilisation (Le Monde Illustré, 15 août 1914)

 

 

le gouvernement de Défense Nationale,

dit "d'Union sacrée",

présidé par René Viviani,

26 août 1914

 

René Viviani portrait
René Viviani

 

La formule "gouvernement de Défense Nationale" avait été utilisée par René Viviani, président du Conseil des ministres, dans son discours de clôture à la Chambre, le 4 août 1914 [à écouter ici].

 

Gouvernement Viviani 26 août 1914
identification des ministres et de leur fonction dans le gouvernement de Défense Nationale du 26 août 1914,
d'après une carte de 1915 (© Michel Renard)

 

Diapositive2
identification des ministres et de leur fonction dans le gouvernement de Défense Nationale du 26 août 1914,
d'après une carte de 1915 (© Michel Renard)

 

 

 

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jeudi 6 août 2015

les Républicains et la campagne (1870-1892)

Honneur aux agriculteurs comice Iffendic
"Honneur aux agriculteurs" adossé au mur sud de l'église, comice à Iffendic (Ille-et-Vilaine) (date ?)

 

 

La campagnocratie républicaine :

une double conversion

 Soo-Yun CHUN (2003, extraits)

 

Sans doute Wickersheimer dit-il la vérité lorsqu’il prononce en janvier 1886 cette phrase :

«J’ai le regret de constater que lorsqu’on interroge quelques-uns de nos collègues républicains, ils prétendent partager nos principes en matière de libre-échange ; tandis qu’en fait ils se sont laissés gagner par les arguments de nos adversaires» (Chambre des députés, 3 juillet 1886).

Quelques années plus tard, ces «collègues républicains» semblent partager les principes de ces «adversaires».

 

Des républicains «ruralisés»

En fait, on peut discerner la division du parti républicain autour de la question douanière dès le moment où l’anticléricalisme n’arrive plus à faire la «concentration républicaine».

René Goblet min Instruction pub

Ce n’est pas un hasard si le ministre de l’Instruction, Goblet [ci-contre], invoque le danger du mouvement clérical, quand il demande la priorité pour son projet de loi relatif à l’enseignement sur celui du relèvement des droits. Or, la concentration républicaine ne paraît plus à l’ordre du jour, parce que Ganault, membre du groupe agricole républicain, s’y oppose en demandant la priorité de la loi douanière. La Chambre rejette la demande de Goblet (Chambre des députés, 26 juin 1886).

En face de cette question douanière qui ne respecte pas le clivage politique de la décennie précédente, et bien que la droite compte quelques dissidents, en particulier parmi les bonapartistes, c’est le parti républicain qui se trouve divisé en deux camps bien nets : les républicains libre-échangistes de la France urbaine s’opposent aux républicains protectionnistes représentant la France rurale. L’union des villes et des campagnes, chère chez les républicains des années 1870, paraît tomber en désuétude.

Il semble que les républicains libre-échangistes emploient l’expression de «députés ruraux» ou «électeurs ruraux» dans le sens retrouvé des années de la fin de l’Empire et de l’Assemblée nationale de 1871 (Chambre des députés, 6 juillet 1886), alors que les discours des républicains protectionnistes ne sont pas très éloignés de ceux de leurs ennemis d’il y a à peine une ou deux décennies.

Dès les élections de 1881, les républicains modérés font allusion au contraste frappant entre la raideur des formules et les aspérités de l’intransigeance de certaines circonscriptions urbaines, et le calme général dont jouissent les circonscriptions rurales. Ils laissent entendre leur opinion d’après laquelle la République, en dépit de la brutalité des intransigeants qui «déshonorerait Paris, si Paris pouvait être confondu avec la horde de déclassés sans patrie» (La Semaine agricole, 28 août 1881), prospérerait sous la sauvegarde de la paysannerie, considérée comme réservoir de la société française.

On a l’impression qu’ils sont autant, sinon plus, gagnés par la cause paysanne que les paysans ne sont gagnés par la cause républicaine. Les agriculteurs que Méline félicite pour leur capacité de lecture et de mémoire (cf. son discours du 2 juin 1885 devant le groupe agricole, déjà cité) sont devenus conscients de la puissance de leur voix et les républicains opportunistes le sont à leur tour de ce fait.

On peut parler dès lors de la «ruralisation des républicains» aussi bien que de la «républicanisation des masses rurales». (Sur la question de la politisation des campagnes, concernant surtout sa «dernière étape», voir les interventions de Maurice Agulhon, Jean-François Chanet, de Ronald Hubscher, et de Caroline Ford dans les actes du colloque de Rome (20-22 février 1997) : La Politisation des campagnes au XIXe siècle. France, Italie, Espagne et Portugal, École française de Rome, 2000).

L’acculturation ou la conversion ne se jouent pas à sens unique (Lehning, 1995, p. 179-203).

 

Des ruraux «républicanisés»

Nous avons de nouveau une «majorité rurale», mais est-ce qu’elle constitue une «Chambre rurale dans le sens profond et vrai de ce mot» qu’a annoncée Gambetta dans son fameux discours de Bordeaux ?

S’agit-il d’une campagnocratie, reconstruite autour du protectionnisme ? Voit-on dans cette nouvelle majorité rurale un avant-goût de ralliement des conservateurs au régime républicain ou bien la conversion d’une bonne partie du parti républicain au conservatisme agricole ?

Ce qui semble évident, c’est que les dirigeants de la République opportuniste prennent leurs distances aussi bien avec les populations ouvrières qu’avec leurs représentants «démagogues». La conséquence est pour le parti républicain la perte de son aile radicale et de son électorat urbain. Cependant, les dirigeants du parti peuvent se satisfaire d’un effet compensateur : en se ralliant à la cause protectionniste, et en associant le Second Empire et le libre-échange à l’origine de la crise agricole, ils font un grand pas en avant dans leurs efforts de longue date pour détacher les paysans français du régime impérial.

La campagnocratie républicaine se différencie, au moins de ce point, de vue de la campagnocratie impériale. Les agrariens républicains ont raison de faire l’éloge de la fidélité des campagnes qui ont témoigné à la République «leur reconnaissance en la sauvant du coup de folie auquel se laissaient aller la plupart de nos grandes villes, et particulièrement Paris, à la suite du général Boulanger» (article de Couteaux, «L’agriculture», La Semaine agricole, 3 juillet 1892).

Soo-Yun Chun
extraits de l'article
"«Amis de l’agriculture» (1870-1892"
publié dans Histoire & Sociétés rurales, 2003/2
en ligne

 

 

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mardi 4 août 2015

guerre et sociétés : 1270-1480

Crécy miniature Froissart 1415 British Library

 

 

guerre et sociétés : 1270-1480

 

 

Dossier destiné aux étudiants, aux agrégatifs, aux professeurs d'histoire.

 

- l'expression "guerre de Cent ans"

- chronologies, guerre 1270-1480, dont guerre de Cent ans

- plans d'ouvrages sur la guerre, 1270-1480

- hommes de guerre aux XIVe et XVe siècles

- chroniqueurs du Moyen-Âge en France

- tableaux généalogiques, 1270-1480 (sur toute la période)

 

* tableaux généalogiques des rois de France :

- 1) ascendance et descendance du roi Philippe VI de Valois (1328-1350)

- 2) la descendance du roi Jean II le Bon (1350-1364) : tableau

- 3) la descendance du roi Charles V le Sage (1364-1380) et de Jeanne de Bourbon

- 4) la descendance de Charles VI (1380-1422) et d'Isabeau de Bavière

- le territoire du royaume de France pendant la guerre de Cent ans (cartes)

- les villes du royaume de France et la guerre, 1270-1480

- grands personnages

- Aquitaine, Guyenne, XIII-XVe siècle

- la Bourgogne pendant la guerre de Cent ans

- compte rendu du livre de l'historien anglais Maurice Keen (1933-2012), Chivalry (1984), par Jean Flori (1986)

- L'Armée du roi de France. La guerre de Saint-Louis à Philippe le Bel, Xavier Hélary

- Philippe Contamine, médiéviste

- sujets de commentaire et confrontation donnés à l'agrégation de géographie en 2014

 

* publications en cours

 

 

Crécy miniature Froissart 1415 British Library
bataille de Crécy, 1346, Chroniques de Froissart, vers 1415,
British Library Shelfmark : Cotton Nero E. II pt.2

 

 

* dossier destiné aux étudiants, aux agrégatifs, aux professeurs d'histoire. 

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