mardi 21 novembre 2006

l'apôtre Paul, iconographie

Le_Caravage_conversion_saint_Paul
Le Caravage (1571-1610), La conversion de Saint Paul, (1600),
chapelle Cesari, Santa Maria del Popolo (Sainte Marie du Peuple) à Rome


l'apôtre Paul, iconographie


Le Caravage est un peintre italien (1571-1610) qui prit ses distances avec les conceptions artistiques de la Renaissance répandues durant le XVIe siècle (prédominance de l'Antiquité, influence de Raphaël...). Il met en oeuvre un naturalisme dans ses compositions qui provoquent des effets dramatiques grâce à la puissance des oppositions de lumière. La peinture religieuse est ainsi renouvelée par les tableaux du Caravage.

  • L’essentiel de la peinture du Caravage est la présence massive du corps, révélée par le contraste de l’ombre et de la lumière, qui fait émerger la figure des ténèbres (David, 1605) : l’artiste révèle la face nocturne du monde, dans des mises en scène abruptes et obliques (La Conversion de saint Paul, 1600).

  • Même si les peintres - et notamment le Caravage - nous ont habitués à imaginer ainsi la scène, aucun des trois récits ne mentionne ou n’évoque un cheval du haut duquel le zélé persécuteur des chrétiens serait tombé en entendant le Christ s’adresser à lui.


Diapositive1
cliquer sur cette image pour l'agrandir et l'imprimer


Maître du clair-obscur, le Caravage révèle la divinité par un intense contraste lumineux. L’absence de symbole religieux autre et le réalisme du dessin confèrent au tableau ses caractéristiques baroques : goût du contraste, de la mise en scène, importance du sujet humain.


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Riche face-à-face pour le Caravage

article du journal Le Monde


Les Romains et les touristes n'ont que deux semaines pour profiter d'un événement unique : la présentation des deux versions de La Conversion de saint Paul réalisées par le Caravage (1571-1610). Jusqu'au 25 novembre, les deux tableaux sont visibles pour la première fois ensemble dans l'église Sainte-Marie-du-Peuple, sur la place du même nom, à Rome.

C'est là qu'est exposée, depuis 1605, la Conversion la plus connue, oeuvre sur toile qui remplaça mystérieusement la Conversion initiale, réalisée sur bois. Cette première version, peu connue car passant entre les mains de collectionneurs privés depuis des siècles, en Espagne et en Italie, vient d'être restaurée par son propriétaire actuel, la famille romaine Odescalchi, qui l'a prêtée pour la durée de l'exposition.

Réalisées à trois ou quatre ans d'écart, les deux versions montrent un tournant dans l'oeuvre du Caravage. Les couleurs éclatantes de la première Conversion dénotent une influence maniériste, alors que la seconde est caractéristique de la lumière et de la vision de la réalité des dernières années du peintre.

Comme une photo au grand angle

La confrontation des oeuvres ouvre une question : pourquoi le Caravage a-t-il peint deux fois le sujet pour le même commanditaire ? La Conversion de saint Paul lui avait été commandée "sur bois de cyprès" par Tiberio Cerasi, le ministre du Trésor du pape Clément VIII, qui venait d'acquérir la chapelle. Ce même Cerasi avait aussi commandé au Caravage une Crucifixion de saint Pierre. Or ces deux tableaux sur bois ont été remplacés par leur version sur toile fin 1605.

Parce qu'ils ont été "refusés par le patron", comme l'a prétendu l'historien Giovanni Baglione, ennemi du Caravage ? Mais quel patron ? Tiberio Cerasi, mort en mai 1601, ou son exécuteur testamentaire, l'hôpital de la Consolation, qui paya les deux tableaux à l'artiste en novembre de la même année ? À cette époque, les travaux de l'architecte Carlo Maderno avaient à peine débuté dans la chapelle. "Au fur et à mesure de l'avancement, le Caravage a dû se rendre compte que les peintures ne seraient pas adaptées à l'espace pensé par Maderno", explique Rossella Vodret, surintendante du patrimoine historique et artistique du Latium et commissaire de l'exposition. En effet, le lieu étroit n'autorise aucun recul. Mme Vodret y voit la raison pour laquelle le Caravage a repris ses pinceaux : "L'effet obtenu par la seconde version correspond à une photo prise au grand angle à 1,5 mètre de distance", note-t-elle. La seconde version est plus facilement lisible que la première, surtout sans recul. Pour La Crucifixion de saint Pierre, sur le mur opposé, la confrontation avec la version sur bois est impossible : on en a perdu la trace.

Jean-Jacques Bozonnet
article paru dans l'édition du Monde du 14.11.06



- une étude biographique du peintre Michelangelo Merisi, dit le Caravage, par Lorenzo Pericolo, maître de conférence à l'université Rennes II-Haute Bretagne




la conversion de Paul, selon les Évangiles


Actes, 9 les Actes des Apôtres sont la suite de l'Évangile de Luc

9.1 - Cependant Saul, respirant encore la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur, se rendit chez le souverain sacrificateur,

9.2 - et lui demanda des lettres pour les synagogues de Damas, afin que, s'il trouvait des partisans de la nouvelle doctrine, hommes ou femmes, il les amenât liés à Jérusalem.

9.3 - Comme il était en chemin, et qu'il approchait de Damas, tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui.

9.4 - Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait : Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ?

9.5 - Il répondit : Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons.

9.6 - Tremblant et saisi d'effroi, il dit : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire.

9.7 - Les hommes qui l'accompagnaient demeurèrent stupéfaits ; ils entendaient bien la voix, mais ils ne voyaient personne.

9.8 - Saul se releva de terre, et, quoique ses yeux fussent ouverts, il ne voyait rien ; on le prit par la main, et on le conduisit à Damas.

99 - Il resta trois jours sans voir, et il ne mangea ni ne but.
9.10

Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision : Ananias ! Il répondit : Me voici, Seigneur !

9.11

Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, va dans la rue qu'on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse.

9.12

Car il prie, et il a vu en vision un homme du nom d'Ananias, qui entrait, et qui lui imposait les mains, afin qu'il recouvrât la vue. Ananias répondit :

9.13

Seigneur, j'ai appris de plusieurs personnes tous les maux que cet homme a faits à tes saints dans Jérusalem ;

9.14

et il a ici des pouvoirs, de la part des principaux sacrificateurs, pour lier tous ceux qui invoquent ton nom.

9.15

Mais le Seigneur lui dit : Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël ;

9.16

et je lui montrerai tout ce qu'il doit souffrir pour mon nom.

9.17

Ananias sortit ; et, lorsqu'il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint Esprit.

9.18

Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue. Il se leva, et fut baptisé;

9.19

et, après qu'il eut pris de la nourriture, les forces lui revinrent. Saul resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas.

9.20

Et aussitôt il prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu.

9.21

Tous ceux qui l'entendaient étaient dans l'étonnement, et disaient : N'est-ce pas celui qui persécutait à Jérusalem ceux qui invoquent ce nom, et n'est-il pas venu ici pour les emmener liés devant les principaux sacrificateurs ?

9.22

Cependant Saul se fortifiait de plus en plus, et il confondait les Juifs qui habitaient Damas, démontrant que Jésus est le Christ.

9.23

Au bout d'un certain temps, les Juifs se concertèrent pour le tuer,

9.24

et leur complot parvint à la connaissance de Saul. On gardait les portes jour et nuit, afin de lui ôter la vie.

9.25

Mais, pendant une nuit, les disciples le prirent, et le descendirent par la muraille, dans une corbeille.

9.25

Lorsqu'il se rendit à Jérusalem, Saul tâcha de se joindre à eux ; mais tous le craignaient, ne croyant pas qu'il fût un disciple.

9.27

Alors Barnabas, l'ayant pris avec lui, le conduisit vers les apôtres, et leur raconta comment sur le chemin Saul avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé, et comment à Damas il avait prêché franchement au nom de Jésus.

9.28

Il allait et venait avec eux dans Jérusalem, et s'exprimait en toute assurance au nom du Seigneur.

9.29

Il parlait aussi et disputait avec les Hellénistes ; mais ceux-ci cherchaient à lui ôter la vie.

9.30

Les frères, l'ayant su, l'emmenèrent à Césarée, et le firent partir pour Tarse.




http://interdenominationaldivineorder.com/gallery/paul.jpg
Michel-Ange, La conversion de Paul





Masaccio, Saint Paul
Masaccio,Saint-Paul, 1426 





http://www.hp.uab.edu/image_archive/ulj/mosaic33.jpg
Saint Paul, mosaïque de Ravenne






Saint Paul, mosaïque de Ravenne








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lundi 13 novembre 2006

La dernière tentation du Christ


La dernière tentation du Christ

un film de Martin Scorsese (1988)



intérêt de ce film

Le film, La dernière tentation du Christ, trace le portrait de Jésus partagé entre son humanité et sa divinité.

Cette affirmation de la double nature de Jésus, par la religion chrétienne est parfois difficile à comprendre (je ne parle pas d'y croire ou pas, ce n'est pas la question ; à l'école, il ne s'agit que d'acquérir des connaissances et des références critiques permettant de comprendre les grands traits du passé, et donc des religions ; la croyance ou la non croyance concerne chacun dans sa liberté de conscience, cela ne regarde pas l'école laïque).

Le film de Scorsese, tiré du livre de Kazantzakis(1955), met en scène un Jésus qui doute, qui cherche à échapper à la mission qu'il découvre avec angoisse en lui (se sacrifier pour racheter l'humanité de ses péchés), un Jésus dont la part humaine se rebiffe devant cette nature divine, avant de l'accepter.



Où les chrétiens lisent-ils que Jésus est Dieu ? Qu'il a deux natures, humaine et divine, indissolublement mêlée ? Dans l'Évangile. Par exemple, celui de Jean :

Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ?

Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu.

Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.

Jésus lui dit : Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père?
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres.

Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces oeuvres.

Évangile, Jean, 14, 5-11


Pour les chrétiens, Dieu est unique, mais il y a trois personnes en lui : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Le christianisme appelle cela, la Trinité, et parle du "mystère de la Trinité" ; ce qui signifie : quelque chose de difficile à concevoir, mais cependant accessible à la compréhension. Pour cette religion, Jésus est l'incarnation de la Parole divine, le Verbe divin ; il est ce qu'il est possible de voir de Dieu sous la forme d'un être humain.
Les juifs (c'est-à-dire les autorités religieuses juives liées au Temple) l'ont ainsi compris puisqu'ils lui reprochent de blasphémer et cherchent à le lapider : "Ce n'est pas pour une belle oeuvre que nous voulons te lapider, mais pour un blasphème, parce que toi qui es un homme, tu te fais dieu" (Évangile, Jean, 10, 33).

Evangile_Jean_1
Un exemplaire de l’Evangile de Jean provenant
du monastère de Saint Stephanos, à Chypre. Il date de 1156



présentation

- présentation du film sur un site consacré à l'histoire du cinéma :

L'histoire : Jésus, charpentier à Nazareth, fabrique des croix pour les romains. Son ami, Judas désapprouve cette attitude. Plus tard, Jésus sauve de la lapidation, une prostituée, Marie-Madeleine. Mais il se sent investi d'une mission…

   

Scorsese avait pour projet d'adapté le roman de Nikos Kazantzakis depuis plusieurs années. C'est Barbara Hershey (qui joue le rôle de Marie-Madeleine) qui lui offrit le livre, en 1972, pendant le tournage de Boxcar Bertha.
Scorsese nous montre un Christ qui doute et qui refuse d'admettre qu'il est le Messie. Scorsese a confié le rôle à Williem Dafoe, tandis que l'on retrouve Harvey Keitel (qui n'avait pas travaillé avec Scorsese depuis Taxi Driver) dans le rôle d'un Judas qui aide Jésus à accepter son destin.

La vision peu commune des personnages choqua des catholiques. Aux Etats-Unis, un révérend milita pour interdire le film.
En France, des intégristes manifestèrent devant et dans les cinémas projetant le film. Des bombes
lacrymogènes interrompaient régulièrement les projections, et un incendie se déclara dans une salle parisienne.
Le film fut tourné au Maroc avec un budget relativement modeste de 5,6 millions de dollars.


- analyse du début du film par Valentin Noël, de la revue Eclipses, revue de cinéma

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lutdc_1t

La foto es del momento central de la película : el ángel enviado por Dios para salvar a Jesús (en realidad, ya sabrán, es Satanás) lo desclava de la cruz ; y le besa las llagas, y le explica que Dios no quiere sacrificios sino amor... Los dos se alejan, entonces ; Jesús se muestra aliviado al saber que no es el Mesías, que no tiene que salvar al mundo con su muerte ; y el ángel lo envía a disfrutar del mundo, a casarse con Magdalena y a tener hijos.
Esa es la última tentación. (source)


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La última tentación de Cristo

The last Temptation of Christ

- un commentaire en langue anglaise, par un écrivain étasunien : Ronald Bruce Meyer

- une chronique-résumé de ce film par "Kumar" (?)

Willem Dafoe

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Jesus Christ: Tempted human and perfect God in one.

Évangile de Jean, 8

«Va et ne pèche plus»

1 Quant à Jésus, il partit pour le mont des Oliviers.

2 Mais le lendemain, il revint de bonne heure dans la cour du Temple et tout le peuple se pressa autour de lui ; alors il s'assit et se mit à enseigner.

3 Tout à coup, les spécialistes de la Loi et les pharisiens traînèrent devant lui une femme qui avait été prise en flagrant délit d'adultère. Ils la firent avancer dans la foule et la placèrent, bien en vue, devant Jésus.

4 - Maître, lui dirent-ils, cette femme a commis un adultère ; elle a été prise sur le fait.

5 Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider les femmes de ce genre. Toi, quel est ton jugement sur ce cas ?

6 En lui posant cette question, ils voulaient lui tendre un piège, dans l'espoir de trouver quelque prétexte pour l'accuser.
Mais Jésus se baissa et se mit à écrire du doigt sur le sol.

7 Eux, ils insistaient, répétant leur question. Alors il se releva et leur dit :
- Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre !
   
8 Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.

9 Après avoir entendu ces paroles, ils s'esquivèrent l'un après l'autre, à commencer par les plus âgés, laissant finalement Jésus seul avec la femme, qui était restée au milieu de la cour du Temple.

10 Alors Jésus leva la tête et lui dit :
- Eh bien, où sont donc passés tes accusateurs ? Personne ne t'a condamnée ?

11 - Personne, Seigneur, lui répondit-elle.
Alors Jésus reprit :
- Je ne te condamne pas non plus. Va, mais désormais, ne pèche plus.



The Last Temptation of Christ


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Last Temptation of Christ 11

Last Temptation of Christ 16

Last Temptation of Chist 3

Last Temptation of Chist 1

Last Temptation of Chist 2


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Nikos Kazantzakis

La dernière Tentation du Christ, 1955


Le film La dernière Tentation du Christ (1988) de Martin Scorcese est tiré du livre de Nikos Kazantzakis, La dernière Tentation du Christ, écrit en 1955.

Nikos Kazantzakis, 1883-1957Kazantzakis_couv
 
Picture of Nikos Kazantzakis, author of Zorba the Greek and The Last Temptation of Christ; twentieth century Cretan Literature / Greek Literature

- une biographie de Kazanzakis

- une études des oeuvres de Kazantzakis

Crete and Matala Information

KazantzakisGrave
Δεν ελπίζω τίποτα. Δε φοβάμαι τίποτα. Είμαι λεύτερος
sur sa tombe, Kazantzakis a fait graver l'épitaphe suivante :
Je n'espère rien, je n'ai peur de rien, je suis libre


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vendredi 10 novembre 2006

quelques notions sur la religion juive

http://www.bluffton.edu/~sullivanm/titus/spoilscandle.jpg
la menorah, chandelier à sept branches

 

quelques notions sur la religion juive





la menorah, emportée jusqu'à Rome par les soldats de Titus,
général romain qui détruisit le Temple de Jérusalem en 70 ap. JC

 

Dans l'Antiquité, la religion juive, issue des récits bibliques et des traditions du peuple hébreu, se compose de croyances et de rituels. Elle est centrée sur le temple de Jérusalem, et basé sur la Loi. Celle-ci se trouve dans :

– la Torah ("enseignement"), ou Pentateuque 5 premiers livres de la Bible)

- le Talmud, commentaire oral du texte biblique transmis de génération en génération, matérialisation de la "Loi qui est sur la bouche".

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Judaism

 

La Loi (Thora) interprétée par les hommes

 

Dans un texte fameux, le Talmud dénie toute validité au surnaturel pour la détermination de la loi. Il s'agit dans ce texte d'une controverse entre Rabbi Eliezer et ses collègues concernant le statut d'un four construit en plaques détachées reliées par du sable. Rabbi Eliezer considérait qu'un tel four ne peut être rendu impur et ses collègues tenaient l'avis contraire.

Ce jour là, Rabbi Eliezer a donné tous les arguments imaginables mais les autres savants ne les ont pas agréés. Alors il leur a dit : «si la loi est comme moi, ce caroubier le prouvera.» Le caroubier fut déraciné et déplacé de cent coudées et selon d'autres de quatre cents coudées. On lui dit : «on n'apporte pas de preuve avec un caroubier».
Rabbi Eliezer reprit : «si la loi est comme moi, ce cours d'eau le prouvera». Les eaux du cours d'eau remontèrent à contre-courant. On lui dit : «on n'apporte pas une preuve avec un cours d'eau».
Rabbi Eliezer reprit : «si la loi est comme moi, les murs de la maison d'étude le prouveront». Les murs commencèrent à s'incliner. Rabbi Yehochoua se fâcha (contre les murs) : «si les savants se combattent sur la loi, cela ne vous regarde pas». Les murs ne s'écroulèrent pas par respect pour Rabbi Yehochoua mais ne se redressèrent pas par respect pour Rabbi Eliezer et ils sont restés penchés jusqu'à aujourd'hui.
Rabbi Eliezer reprit : «si la loi est comme moi, le ciel le prouvera». Une voix céleste intervint et dit : «qu'avez-vous à contredire Rabbi Eliezer fils de Horkanos ; la loi est comme lui en toute circonstance». Rabbi Yehochoua se dressa  et dit : «elle [la Torah] n'est pas au ciel».
Que signifie "elle n'est pas au ciel''?
Rabbi Jérémie a dit : la Torah a déjà été donnée au Mont Sinaï ; dès lors on ne fait plus attention à une voix céleste car il est écrit dans la Torah elle-même que l'on décide à la majorité.
Rabbi Natan a rencontré le prophète Elie. Il lui a demandé : que faisait le Saint-Béni-Soit-il [Dieu] à ce moment ?
Il lui a répondu : il riait et disait "mes fils m'ont vaincu, mes fils m'ont vaincu''.

La détermination de la loi obéit à sa logique propre et exclut tout recours à ce qui peut violenter la raison humaine, au miraculeux, au prophétique, à toute forme d'intimidation faisant perdre son sang-froid à l'esprit.
La Torah est définitivement sur la terre, l'établissement de la loi procède de la libre discussion des élèves des savants, des talmidé hakhamim.
Armés de principes et des acquis du passé, ils ont la responsabilité d'examiner calmement les nouveaux problèmes, à l'abri de toute sommation dont la force serait autre que celle de l'argumentation.

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rabbi Eliezer

 

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mercredi 8 novembre 2006

La notion de civilité (M. Renard)

E.C.J.S. - notion de civilité (M. Renard)

 chevalier_et_dame_aux_oiseaux
chevalier et dame aux oiseaux
1305–1340, enluminure, manuscrit de Heidelberger
(source)

 

La notion de civilité

 

définitions

- citoyenneté : ensemble des règles de fonctionnement d'une communauté politique (cité de l'Antiquité, Nation d'aujourd'hui...) impliquant l'usage des droits politiques : droit de vote, droit d'être candidat, droit d'exercer des responsabilités dirigeantes...

- civisme : attachement à la citoyenneté de son pays, à l'accomplissement des devoirs et au respect des valeurs civiques.

- civilité : ensemble des règles et codes de vie en commun dans une société, de manière générale ; la civilité englobe la citoyenneté.

 

 

 

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civisme et culture,

selon Victor Hugo

Il n'y a pas de civisme sans culture.

* texte de Victor Hugo :

Les droits politiques, les fonctions de juré, d'électeur et de garde national entrent évidemment dans la constitution normale de tout membre de la cité. Tout homme du peuple est, a priori, homme de la cité.
Cependant les droits politiques doivent, évidemment aussi sommeiller dans l'individu jusqu'à ce que l'individu sache clairement ce que c'est que des droits politiques, ce que cela signifie et ce qu'on en fait. Pour exercer, il faut comprendre. En bonne logique, l'intelligence de la chose doit toujours précéder l'action sur la chose.
Il faut donc, on ne saurait trop insister sur ce point, éclairer le peuple pour pouvoir le constituer un jour. Et c'est un devoir sacré pour les gouvernants de se hâter de répandre la lumière dans ces masses obscures où le droit définitif repose. Tout tuteur honnête presse l'émancipation de son pupille. Multipliez donc les chemins qui mènent à l'intelligence, à la science, à l'aptitude. La Chambre, j'ai presque dit le trône (1), doit être le dernier échelon d'une échelle dont le premier échelon est une école.
Et puis, instruire le peuple, c'est l'améliorer ; éclairer le peuple, c'est le moraliser ; lettrer le peuple, c'est le civiliser. Toute brutalité se fond au feu doux des bonnes lectures quotidiennes. Humaniores litterae. Il faut donc faire au peuple ses humanités.
Ne demandez pas de droits pour le peuple tant que le peuple demandera des têtes.

Victor HUGO, décembre 1830, Choses vues,
Quarto-Gallimard, 2002, p. 69-70.

 

(1) - les 27, 28 et 29 juillet 1830 ont eu lieu les journées révolutionnaires qui ont mis un terme à la Restauration de la monarchie des Bourbon (Louis XVII, mort en 1824 ; et Charles X) ; Louis-Philippe d'Orléans a été proclamé "roi-citoyen"

exercice - expliquer les phrases suivantes :

- l'intelligence de la chose doit toujours précéder l'action sur la chose
- éclairer le peuple pour pouvoir le constituer un jour
- Tout tuteur honnête presse l'émancipation de son pupille
- Ne demandez pas de droits pour le peuple tant que le peuple demandera des têtes

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liens

citoyennete

- la civilité (institut de formation des maîtres d'Aix-en-Provence)

- citoyenneté et civilité (établissement Saint-Louis/Sainte-Marie de Gignac-Marignanne, Bouches-du-Rhône) : voir notamment, une liste de peines pour incivilités

- le texte intégral du livre d'Érasme (1530) : La civilité puérile

Portrait d'Erasme

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deux pôles de la civilité

 

Le cas de l'enfant sauvage, privé de toute civilité pendant des années, et celui de la cour du roi au XVIIIe siècle (film Ridicule), accumulant civilité et raffinement, peuvent être étudiés comme deux pôles de civilité : l'un tout au bas de la société, et même aux marges extérieures de celle-ci (l'enfant sauvage) ; l'autre au sommet de la société, du pouvoir et de la fortune. Mais, l'enfant sauvage, redécouvrant la société des hommes, ne semble pas avoir vraiment besoin d'elle. Et le courtisan de Versailles sous Louis XVI, coupé de la société réelle des hommes, manifestant cruauté, mépris et cynisme, semble également s'éloigner de toute réelle civilité.

 

- dossier sur les enfants sauvages et la notion de civilité : vous y trouverez les liens vers le texte du Dr Itard sur Victor de l'Aveyron

- dossier sur le film Ridicule (Patrice Leconte, 1996)

 

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mardi 7 novembre 2006

Dossier sur la notion de civilité : les enfants sauvages (M. Renard)

chevalier_et_dame_aux_oiseaux

E.C.J.S. - notion de civilité (M. Renard)

 

dossier

consignes, aide et documents



Les enfants sauvages et la civilité


Réaliser un dossier en répondant aux questions suivantes :

1) Qui était Victor de l'Aveyron

2) Qui était Jean Itard

3) Exposé : qu'est-ce que l'expérience éducative menée par Jean Itard auprès de Victor de l'Aveyron permet de comprendre de la notion de civilité ?

* ajouts possibles : images, évocation du film de François Truffaut... (la genèse du film L'enfant sauvage, de Truffaut - un extrait vidéo du film, avec surtitrage en langue espagnole)


- lien vers le texte intégral des Mémoires de Jean Itard sur Victor de l'Aveyron (1801 et 1806)

- Mémoire et rapport sur Victor de l'Aveyron (texte repris sur ce blog, sans les notes de bas de page)


Lucien_Malson_couv



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- le film L'enfant sauvage, de François Truffaut


présentation par l'éditeur du film

L'enfant sauvage (1970)

de François Truffaut, Claude Miller, Francois Truffaut avec Jean-pierre Cargol, Françoise Seigner, Paul Ville, Jean Dasté

Résumé

Aperçu plusieurs fois depuis 1797 dans la forêt de l'Aveyron où il vit entièrement nu un enfant âgé approximativement d'une douzaine d'années est capturé, malgré sa résistance, en 1798. Considéré d'abord comme un objet de curiosité (il ne parle pas et n'émet qu'un son, toujours le même), il est déclaré rebelle par l'administration, et plus particulièrement par le professeur Pinel, le célèbre aliéniste de l'époque, à toute tentative d'éducation. Un jeune médecin à l'Institution des sourds-muets, Jean Itard, croit au contraire que le jeune sauvage, doit pouvoir devenir, avec beaucoup de patience et de soins, un jeune garçon presque comme les autres. Il réussit à se faire confier la garde complète de l'enfant, l'emmène chez lui, lui donne le nom de Victor, et va livrer quotidiennement un véritable combat pour tenter de faire de cet être inférieur à bien des animaux un enfant qui donnera, petit à petit, des signes d'affection, d'intelligence et de sensibilité.

Les acteurs du film

Victor : Jean Pierre Cargol
Itard : François Truffaut
Professeur Pinel : Jean Dasté
Mme Guérin : Françoise Seigner                       
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L'Enfant sauvage



http://www.estacaovirtual.com/distribuidora/filmes_old/garotoselvagem500.jpg




EL NIÑO SALVAJE

(L'Enfant Sauvage)
de Francois Truffaut, Francia, 1970)

con Jean-Pierre Cargol, Francois Truffaut y Jean Dasté

El relato parte en 1798 cuando, en unos bosques de Francia, se descubre a un niño en estado salvaje que es enviado a una institución parisina para sordo-mudos donde se le enseña a erguirse, usar ropas y emitir las primeras palabras. Basado en un hecho real y temáticamente comparable a ANA DE LOS MILAGROS (que relataba la educación de Helen Séller), este notable estudio sobre la dignidad humana a través de la educación conmueve tanto por el drama que describe como por las magníficas actuaciones, especialmente la del pequeño Jean-Pierre Cargol (un muchacho gitano, en la vida real) en el rol protagónico.

 

* présentation du film en langue italienne



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lundi 6 novembre 2006

L'histoire du Jarez au fil de l'eau

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l'ancienne chartreuse

de Sainte-Croix-en-Jarez


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Sainte-Croix-en-Jarez, façade début XXe siècle


Historique du Monastère du XIIIe siècle à la Révolution

Guillaume de Roussillon envoyé en terre sainte par le roi, meurt à Saint Jean d’Acre en 1277. Quelques années plus tard, sa veuve, Béatrix de la Tour du Pin, a eu, d'après une légende, une vision prémonitoire concernant la construction d'une Chartreuse. En réalité, elle donna une place forte qu'elle possédait sur le site actuel du village, à la condition de pouvoir y finir ses jours.

À partir de 1280, les premières constructions cartusiennes voient le jour : église, petit cloître, salle capitulaire, réfectoire, cuisine et ermitages. Par la suite, les deux cours ainsi que la façade seront édifiées. Ce sont quelques-uns de ces lieux bien conservés qui font l'objet de visites.

Le monastère de Sainte-Croix-en-Jarez s'organisa sur les mêmes principes que les Chartreuses déjà existantes. Il abrita une communauté de pères et de frères jusqu'en 1792, date à laquelle ceux-ci quittèrent définitivement les lieux.

De la Révolution à nos jours

En 1794, le monastère, devenu bien national, fut divisé en 44 lots, vendus aux enchères aux familles des alentours.

Les paysans s'établirent alors à l'intérieur de la Chartreuse en modifiant certaines parties, notamment en démolissant en 1840 le cloître de la deuxième cour pour faciliter le passage des charrettes, et en supprimant certains locaux pour permettre la construction du clocher de l'église actuelle. Mais l'ensemble architectural a été conservé.

Le monastère devint village sous le nom de Sainte-Croix-en-Pavezin, puis commune de Sainte-Croix-en-Jarez en 1888. Les habitants actuels, la mairie, l'école, l'accueil des touristes et un restaurant occupent certains ermitages et des locaux communs, tels que l'ancienne boulangerie et l'hostellerie. Ce village est ainsi un exemple très particulier de la transformation d'un ensemble religieux en un ensemble laïque.

source

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les Hébreux avant Jésus (M. Renard)

cours : Naissance et diffusion du christianisme


http://jewish-art-and-gifts.com/images/Abraham%20and%203%20visitors%20lg.jpg
Abraham et les trois visiteurs (source)


les Hébreux avant Jésus

cartes et chronologie (hypothétiques)



Krono_12

chronologie (source)



La période d'Abraham

Diapositive1
itinéraire présumé des Hébreux à l'époque d'Abraham,
selon l'Ancien Testament
(source)



Diapositive2
le trajet d'Abraham, depuis Ur jusqu'en Égypte puis en Canaan


- le sacrifice d'Isaac

http://www.library.cornell.edu/olinuris/ref/caravaggio_sacrificeIsaac.jpg
Le sacrifice d'Isaac, Le Caravage (1571-1610), 1603
huile sur toile -104 x 135 cm, Galerie des Offfices - Florence


The_Sacrifice_of_Isaac
Le sacrifice d'Isaac
, attribué au Caravage (1571-1610), env. 1596


http://www.latribunedelart.com/Nouvelles_breves_2004/septembre_2004/Vitale_-_Isaac.jpg
Filippo Vitale (1585-1650),
Le Sacrifice d'Isaac
Huile sur toile - 130 x 200 cm
, Naples, Museo Nazionale di Capodimonte



La période de Moïse


           


bandes dessinées de l'Alliance biblique universelle

(source)



Moïse jetant les tables de la Loi, Rembrandt, 1659
Huile sur toile, 168,5 × 136,5 cm. Gemäldegalerie, Berlin




Moïse reçoit les Tables de la Loi de la main de Dieu
Éthiopie, vers 1700. Manuscrit.

Vienne (Autriche), Österreichische Nationalbibliothek

(source)


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icône chrétienne orthodoxe (actuelle)
(source)



Moïse recevant les tables de la Loi, Marc Chagall

(source)




La période de la royauté : David puis Salomon




La période des deux royaumes

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la division en deux royaumes
à la mort de Salomon (931)


Jericho
Le pays de Canaan, près de Jéricho (source)







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Le film "Ridicule" (1996)

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"Ridicule"


Les vices sont sans conséquence, le ridicule tue !

film de Patrice LECONTE (1996)


Première scène : une ancienne humiliation vengée par une autre humiliation

Monsieur de Milletail : Vous vous souvenez de moi, messire... Cherchez bien. Ai-je donc tellement changé moi aussi ? Le marquis de... Patatras... Ah... ça y est, vous y êtes... oui, j'étais tombé lors d'un bal en dansant. Patatras ! Comme c'est piquant. Je ne m'en suis jamais relevé. Où est-il votre bel esprit ? Envolé ? Quelle perte fâcheuse pour les salons.
- J'ai vu bien des pays depuis... oh... avec des mœurs plus rudes... Pourtant, je n'ai jamais cessé d'y penser... Mais je sens que je vous fatigue, monsieur.

[il s'éloigne du vieillard assis et se dirige vers la porte. Il croise la servante]

- Je vais attendre madame de Blayac au salon et laisser monsieur se reposer.
La servante : Je vous ai annoncé. Elle est à sa toilette.
Monsieur de Milletail : J'ai peur que dans sa joie, monsieur de Blayac ne se soit oublié.


L'arrivée de Grégoire au château de M. de Blayac

Grégoire Ponceludon de Malavoy : Pardon messieurs, c'est la maison de monsieur de Blayac ?
Monsieur de Milletail : Vous êtes un de ses proches ?
Grégoire : J'ai une lettre de recommandation pour monsieur de Blayac.
Monsieur de Milletail : Vous tombez bien. Il reçoit en ce moment même.
Monsieur de Bellegarde : Vous le reconnaîtrez facilement à sa veuve. Adieu, monsieur.

[mouvement - Grégoire fait la file pour saluer madame de Blayac, la veuve. On voit ses souliers poussiéreux]

Grégoire : J'ai fait le voyage depuis le pays de Dombes.
L'abbé de Vilecourt : C'est votre premier séjour à Versailles ?
Grégoire : J'y ai vu le jour par hasard, au cours d'un voyage...
L'abbé  de Vilecourt : Ah! Courtisan de naissance...
Grégoire : On peut naître dans une écurie sans se croire cheval.


http://www.seattlefilm.org/siff2004/_uploaded/image/production/ridicp01colorsm.jpg


Sur la pelouse à Versailles

Monsieur de Bellegarde : Vos premières armes, monsieur, peuvent nous donner quelque espoir.
Grégoire : Ce méchant petit abbé est un intime de la reine et je m'en suis fait un ennemi...
Monsieur de Bellegarde : C'est le bel esprit qui ouvre les portes... et vous n'en êtes pas dépourvu.
Grégoire : Qui se soucie du pays de Dombes ?
Monsieur de Bellegarde : Ah ! Personne d'autre que vous, ça bien sûr ! Mais, patience. Si la Cour s'intéresse à votre personne, alors le pays de Dombes aura ses entrées à Versailles.
Grégoire : J'ai dépensé en une semaine de quoi vivre un an chez moi.
Monsieur de Bellegarde : Si l'inconfort ne vous fait pas peur, je peux vous assurer du gîte. Mon devoir était de vous décourager, mais si vous passez outre, il est de vous aider.
Grégoire : Pourquoi faites-vous cela, monsieur ?
Monsieur de Bellegarde : La droiture et le bel esprit sont rarement réunis.


http://www.citecinema.com/Histoire-Du-Cin%C3%A9ma/Historique/Septi%C3%A8me-P%C3%A9riode/Ridicule.jpg



Albert Delpy

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Fanny Ardant, Jean Rochefort et Patrice Leconte

 

            




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Bernard Dhéran - 1996      Carlo Brandt - 1996      Fanny Ardant - 1996 


Bernard Giraudeau - 1996       Lucien Pascal - 1996      

Judith Godrèche - 1996


Philippe Du Janerand - 1996      Urbain Cancelier - 1996      Philippe Magnan - 1996


José Fumanal - 1996     Maurice Chevit - 1996     Jacques Mathou - 1996


Charles Berling - 1996     Jean Rochefort - 1996


Charles Berling (Le Marquis Gr�goire Ponceludon de Malavoy)
Judith Godr�che (Mathilde de Bellegarde)
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Fanny Ardant (Madame de Blayac)
Jean Rochefort (Le Marquis de Bellegarde)
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Bernard Giraudeau (L'Abb�e de Vilecourt)
Fanny Ardant (Madame de Blayac)
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Judith Godr�che (Mathilde de Bellegarde)
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Charles Berling (Le Marquis Gr�goire Ponceludon de Malavoy)
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dimanche 5 novembre 2006

Le Jésus de l'image (M. Renard)

cours : Naissance et diffusion du christianisme

 

jesus_christ_king_785303

 

Le Jésus de l'image



A) une image paléochrétienne

Diapositive2
un document "aveugle"

 

Diapositive1
un document "renseigné" (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

 

B) une image de la Renaissance

Diapositive2
un document "aveugle"

 

Diapositive1
un document "renseigné"

 

Diapositive3
un espace "terrestre" dans le tableau

 

Diapositive4
un espace "céleste" ("l'au-delà") dans le tableau

 

Diapositive3
un détail : Marie et Jean l'Évangéliste

 

Diapositive4
un détail : l'agneau mystique (Jésus)
dont le sang coule dans le calice

 

Diapositive5
un détail : le corps supplicié de Jésus

 

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retable
le retable d'Issenheim (Matthias Grünewald)

retable9

retable1
source de ces deux illustrations

 

 

qu'est-ce qu'un retable ?

- définition : du latin retro et tabula, en arrière de la table d'autel ; oeuvre peinte ou sculptée, ou les deux à la fois, dressée en retrait sur la table d'autel dans une église ou une chapelle. (source)

 

- définition : construction de pierre ou de bois, décorée de scènes peintes ou sculptées, placée en retrait et au-dessus de la table d’autel. Un triptyque est un retable à trois volets. (source : lien défectueux)

- une explication du retable d'Issenheim

- qu'est-ce qu'un retable ?

M. Renard, professeur d'histoire

 

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samedi 4 novembre 2006

M. Louis Challet

Louis Challet 25 oct 1987 chez Pivot
Louis Challet, professeur d'histoire, interviewé par Bernard Pivot en 1987

 

 

M. Louis Challet

 

M. Louis Challet, professeur d'histoire au lycée de Saint-Chamond (de... à ...) est l'auteur de plusieurs ouvrages :

 

Sur le chemin de la Galoche. De Saint-Étienne à Pélussin-Maclas (avec Bernard Plessy), Saint-Étienne, Le Hénaff, 1980.

* voir galoche.pilat

 

galoche_loco
la ligne du chemin de fer départemental Saint-Étienne/Pélussin

 

- La vie quotidienne des canuts, passementiers et moulinières au XIXe siècle (avec Bernard Plessy), Hachette, 1987.

 

Vignette DECITRE - Cliquez pour fermer.

Présentation de l'éditeur

En 1831, une sanglante insurrection fait du canut la figure de proue de la révolte ouvrière. En même temps, le théâtre de Guignol popularise la bonhomie narquoise de cet artiste en soie. Qui se cache sous les images stéréotypées du fameux "gone" ? Et qui sont le passementier stéphanois, son voisin, la moulinière des campagnes qui le fournit en fils ? Pour répondre à ces questions, les auteurs ont parcouru les ruelles et les traboules, pénétré dans les ateliers, pris en main les outils, palpé brocarts et rubans, pesé les mots du parler lyonnais pétri d'humour, nourri d'humanité. Ils y ont gagné la familiarité de ces travailleurs de la soie et la connaissance du cœur sans lesquelles il n'y a pas de témoignage authentique.

 

- La Vie quotidienne des mineurs au temps de Germinal (avec Bernard Plessy), Hachette, 1993.

 

vq_mineurs_germinal_couv

Présentation de l'éditeur

  La vérité de l'art est-elle celle de l'histoire ? Les mineurs de Germinal sont-ils ceux du siècle dernier ?  Pour répondre à une telle question, il fallait envisager l'existence du mineur dans tous ses aspects. Il fallait aussi, au lieu de parler en son nom, faire entendre sa voix. On découvre alors que la réalité est plus complexe et plus nuancée, selon l'âge, l'implantation et l'importance du bassin, selon la nature du travail, selon les époques de crise ou de prospérité, et qu'elle se transforme à mesure que le mineur-paysan devient l'ouvrier-mineur. Malgré l'évolution technique, le métier reste des plus durs et des plus risqués. Pourtant les mineurs l'aiment. Il les unit dans une puissante solidarité qui se manifeste dans les catastrophes et les conflits, mais s'épanouit aussi dans les fêtes, les jeux et les loisirs. Au travail et dans sa famille, à travers ses mœurs et ses goûts, dans ses méfiances et ses croyances, c'est un type humain particulièrement attachant que révèle cet ouvrage dédié à tous ceux qui, d'hier à aujourd'hui, se sont affairés dans les entrailles de la Terre.



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