samedi 27 octobre 2012

photos du lycée Claude Lebois à Saint-Chamond

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photos du lycée Claude Lebois

à Saint-Chamond

 

sommaire

 

- Hommes et femmes (1)

- salle des professeurs

- entrée principale du lycée

- plaque du souvenir des "morts pour la France" (1914-1918)

- le cabinet d'Histoire-Géographie

- Festiclaude du 12 juin 2008

- journée portes ouvertes : 15 mars 2008

- photos du lycée 30 mai 2007

- le C.D.I. (juin 2009)

 

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mercredi 17 juin 2009

 

adresse : 8, boulevard Alamagny - 42403 Saint-Chamond cedex - tél. 04 77 22 096 37

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samedi 20 octobre 2012

Émile Alamagny

buste Alamagny 5 nov 2012 (2)

 

Émile Alamagny, industriel

 

Le lycée Claude Lebois - la cité scolaire faudrait-il dire... - est situé au n° 8 du boulevard Alamagny. Le nom de ce personnage évoque le passé industriel de la ville au XIXe siècle.

"Émile Alamagny compte parmi les grandes figures de l'industrie locale. Associé à Benoît Oriol [père] en 1854 pour fonder à Saint-Chamond une entreprise de grande envergure destinée à la fabrication de différents types de tresses, fils et lacets, il connut le succès et consacra une partie de sa fortune à l'achat de terres..." (Henri Gerest, Ainsi coule le sang de la terre... Les hommes et la terre en Forez, XVIIIe-XXe siècle, Publications de l'université de Saint-Étienne, 2005, p. 138).

 

buste Alamagny 5 nov 2012
buste sculpté sur la tombe d'Émile Alamagny au cimetière de Saint-Chamond (photo MR, 5 nov 2012)

 

buste Oriol 5 nov 2012
buste sculpté de Benoît Oriol, cimetière de Saint-Chamond (photo MR, 5 nov 2012)

 

caveau Alamagny 5 nov 2012
caveau familial Alamagny au cimetière de Saint-Chamond (photo MR, 5 nov 2012)

 

caveau Alamagny intérieur
intérieur du caveau Alamagny (photo MR, 5 nov 2012)

 

- pour l'instant, je n'ai pas trouvé les dates de naissance et de décès d'Émile Alamagny, l'industriel du XIXe siècle. La plaque visible dans le caveau porte le nom d'Aimé Antoine Émile Alamagny avec les dates 1868-1957. Peut-être s'agit-il de son fils ? Aucune autre mention ni date ne figurent sur cet édifice ni sur la sculpture.
Mais nous allons chercher... L'archiviste de Saint-Chamond, Samuel Bouteille et moi-même, nous allons finir par trouver. Probablement lui avant moi d'ailleurs...

Michel Renard
professeur d'histoire
5 novembre 2012

 

Effectivement, Samuel Bouteille a rapidement trouvé la généalogie d'Émile Alamagny...! De mon côté, j'assemblais des renseignements lacunaires qui mêlaient en fait, sous le même prénom, le père (né en 1822) et le fils (né en 1868).

Ce jour, 6 novembre 2012, le responsable des archives municipales m'envoie une courte biographie rédigée par son prédécesseur et parue dans un bulletin municipal :

- "Émile Alamagny (1822-1876). Émile Alamagny naquit le 16 juillet 1822 en Saône-et-Loire. Ses parents vinrent s'implanter à Saint-Chamond en 1827 pour y exercer le métier de fabricant de boulons.
Sa brillante intelligence lui permit d'obtenir une bourse municipale afin de continuer ses études jusqu'en 1837 au collège communal. Il travailla ensuite avec son père puis dans l'industrie du lacet, alors prospère à Saint-Chamond. Après avoir espéré entrer dans le grand commerce, c'est en 1864 [1], par son association avec M. Benoît Oriol père, mécanicien et fabricant de lacets, que commence sa vie d'homme public.
Cette association fructueuse donnera une vive impulsion à une grande manufacture (aujourd'hui disparue) à l'orient de la place Notre-Dame.
Marié le 20 octobre 1864 avec Mme veuve Delermoy, fille de Benoît Oriol, Émile Alamagny mènera une vie laborieuse et charitable.
1866-1874 : membre du Conseil municipal.
1866 : directeur de la Caisse d'Épargne.
1867 : Grande médaille d'or à l'Exposition universelle.
1870 : médaille d'honneur de la société de protection des apprentis et des enfants employés dans les manufactures.
Il sera également membre de la société archéologique de la Diana, co-fondateur de l'école de commerce de Lyon, Officier d'Académie...
Au jour de son décès survenu le 6 mai 1876 [2], beaucoup de Saint-Chamonais se souviendront de ses largesses pour la ville.
Les manufactures Oriol et Alamagny participeront, en 1898, à la création des Manufactures Réunies des Tresses et lacets.
Son buste dans la salle du conseil et le boulevard gardent pour les Saint-Chamonais d'aujourd'hui et de demain la flamme vive de ce grand coeur et de ce remarquable industriel disparu."

[1] Je pense qu'il s'agit d'une erreur. La date du début des activités industrielles est 1854. Voir, entre autres, Elinor Accampo, Industrialization Family Life, and Class Relations. Saint-Chamond, 1815-1914, The University of California Press, 1989, p. 78 et 155.
[2] L'acte de décès est du 6 mai, mais la mort remonte au vendredi 5 mai à 16 heures.

Biographie_Alamagny

 

L'archiviste de Saint-Chamond m'adresse également la copie de l'acte de naissance d'Émile (Émilland) Alamagny et celui de son décès.

An_Emiliand_Alamagny

 

- transcription (défective)...) de l'acte de naissance d'Émile Alamagny (1822)

Du seize juillet an mil huit cent vingt deux, heure de deux du soir.
Acte de naissance de Alamagny du sexe masculin né à Saint-Gengoux [-le-Royal, en Saône-et-Loire] le seize du mois de juillet, heure de onze (?) du matin, fils de Émilliand Alamagny, profession de cloutier (?), demeurant à Saint-Gengoux et de Pierrette Moreau, auquel enfant a été donné le prénom de Émilland.
1er témoin, Claude Alamagny, profession de tonnelier, demeurant à Saint-Gengoux, âgé de cinquante-cinq ans ;
2me témoin, Étienne (?) (nom ?), profession de (?), demeurant à Saint-Gengoux, âgé de vingt-huit ans.
Le présent acte dressé sur la réquisition à nous faite par Émilland Alamagny qui a dit être père du nouveau né.

 

- acte de décès d'Émile Alamagny (1822-1876)

acte_de_ce_s_Alamagny_1876

 

Émile (Émilland) Alamagny est donc mort le vendredi 5 mai 1876 à 16 heures, en son domicile, place Notre-Dame à Saint-Chamond. Il était âgé de 53 ans et 9 mois. Il était l'époux d'Antoinette, dite Antonine, Oriol. Les déclarants qui se sont présentés en mairie le lendemain étaient : Benoît Oriol (1840-1926), beau-frère d'Émile Alamagny puisqu'il avait épousé la soeur de ce dernier ; et Eugène Édouard Flaxland, 57 ans, habitant Paris et ami d'Émile Alamagny. (Merci à Samuel Bouteille, archiviste à Saint-Chamond pour les précisions sur la famille Oriol, qui m'a aussi transmis la notice ci-dessous).

 

- notice biographique sur Benoît Oriol (1840-1926)

Biographie_Benoi_t_Oriol

- on corrigera la faute dans l'avant-dernier paragraphe : pour perpétuer (et non "perpétrer").

Michel Renard
professeur d'histoire
6 novembre 2012

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- images des industries Oriol et Alamagny à Saint-Chamond, tirées du livre de l'historienne américaine, Elinor Accampo, Industrialization Family Life, and Class Relations. Saint-Chamond, 1815-1914, The University of California Press, 1989 (cahier images entre les pages 92 et 93).
Disponible aussi en ligne :
http://publishing.cdlib.org/ucpressebooks/view?docId=ft8f59p261;chunk.id=0;doc.view=print

 

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usines Oriol et Alamagny, place Notre-Dame, vers 1885

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usines Oriol et Alamagny, sur le Gier et rue Vignette, vers 1885

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usines Oriol et Alamagny, métiers à tresser, vers 1885

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usines Oriol et Alamagny, vers 1885
la légende de cette photo est la suivante : Warping, skeining, and bobbin-winding

À ma demande, Elinor Accampo a précisé le sens de ces termes techniques : chaîne (pour tissage - la chaîne et la trame) : ensemble des fils parallèles disposés dans le sens de longueur d'un tissu. Warping : ourdissage. Skein : écheveau de fil. Ensemblage des fils (échevettes) repliés et réunis par un fil de liage. Bobbin-winding : Le dévidage ; il consiste à enrouler sur des bobines les fils livrés en flottes ou en écheveaux.

 

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usines Oriol et Alamagny, travail de la soie, vers 1885

 

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usines Oriol et Alamagny, opérations de pliage, vers 1885

 

- merci à Elinor Accampo, Professor & Director of Undergraduate Studies Department of History University of Southern California, Los Angeles, California.

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Michel Renard, professeur d'histoire
au lycée Claude Lebois à Saint-Chamond (Loire, France)

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mardi 9 octobre 2012

citoyen démocratique de l'Athènes ancienne

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qu'est-ce qu'être un citoyen de l'Athènes

démocratique ?

 

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lundi 8 octobre 2012

plans d'Athènes

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vue par le peintre romantique allemand Léo Von Klenze (1784-1864)

 

plan d'Athènes

au Ve et IVe siècles av. notre ère

 

 

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dimanche 7 octobre 2012

le temple du Parthénon

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le Parthénon

 

- notions d'architecture

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vocabulaire de l’architecture d’un temps grec - plan type

 

Verticalement, un temple comprend quatre parties distinctes : le podium, la colonne, l'entablement, le toit et le fronton.

Les colonnes peuvent être : à fût monolithe (d'une seule pierre), à fût à tambours (plusieurs tronçons), à fût crénelé.

Une colonne comporte : une base (sauf les colonnes doriques), un fût, un chapiteau.


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le Parthénon reconstitué par le dessin

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une partie de l'ensemble des édifices de l'Acropole

 

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les illusions d'optique

Les anciens Grecs avaient connaissance des illusions d'optique et maîtrisaient les savoirs mathématiques, géométriques et architecturaux pour édifier un bâtiment donnant l'impression d'être droit alors qu'aucune ligne de sa structure ne l'était...!
Le Parthénon ne comporte aucune ligne droite, aucun angle droit et chaque élément (il y en a des centaines de milliers) est unique et ne peut être interchangeable.

 

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1. Le temple tel que nous le voyons.

2. Le temple tel que nous le verrions s'il était construit avec des lignes droites.

3. Le temple tel qu'il est construit pour que nous ne voyons que des lignes droites.

 

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le temple du Parthénon vers 1870

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Adolphe Braun (1811-1877), Athènes, Le Parthénon, vers 1870

 

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les secrets du Parthénon (doculentaire de Gary Glassman, Arte, 2008)

 

Le documentaire Les secrets du Parthénon.. passionnant...!

- http://www.dailymotion.com/video/xl2t73_les-secrets-du-parthenon-1-2_webcam

- http://www.dailymotion.com/video/xl2sso_les-secrets-du-parthenon-2-2_webcam

 

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liens

- voir aussi : http://profshistoirelcl.canalblog.com/archives/2008/10/04/10831032.html

 

 

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mercredi 3 octobre 2012

"Bel Ami", roman et film

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Littérature et société

Bel Ami, roman de Guy de Maupassant (1885)

et film de Philippe Triboit (2005)

 

Pourour mes élèves de 2e7 ("Littérature et société", 2012-2013)... un sublimissime dialogue du film Bel Ami, qui ne ne figure pas dans le roman de Maupassant, mais qui révèle avec une force inouïe le cynisme des rapports sociaux et la dépendance des sentiments et des relations entre les êtres à leurs égards...
(entre 1 mn 30 et 4 mn 32) :
http://www.youtube.com/watch?v=YxwtHigS0Fk

Bel Ami, roman de Guy de Maupassant (1885) et film de Philippe Triboit (2005).
 

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Dialogues d’une scène du film qui ne figure pas dans le roman (après le duel dont Bel Ami sort blessé... dans le film) :

- Bel Ami : …et tous les faux-culs, derrière, qui m’encourageaient. Ah, ils doivent bien rigoler maintenant.
Quand je pense que je me suis sacrifié pour eux, Clotilde… J’ai risqué ma vie et c’est eux qui ramassent. Je crois que je préfère encore le désert.
- Clotilde de Marelle : C’est ça, maintenant que tu as fait le plus difficile, tu veux fuir comme un lâche… Tu es devenu un héros, tu as investi et tires-en les bénéfices.
- Bel Ami : Les bénéfices ? J’croirais les entendre, tiens ! … Il doit bien y avoir autre chose. Une vie plus simple. J’ai commencé ici, je peux recommencer ailleurs Clotilde… Divorce et pars avec moi. J’ai fait un papier sur une colonie de Français au Mexique, j’ai gardé des contacts là-bas …
- Clotilde : …mais tu dis n’importe quoi… Mais qu’est-ce que j’irais faire au Mexique ?
- Bel Ami : Là ou ailleurs, peu importe. Le monde est vaste. Du moment que je suis avec toi… regarde-moi…Est-ce que tu divorcerais pour moi ?
- Clotilde :  …mais là n’est pas la question. Pour l’instant, tu vois tout en noir, mais ça va se passer.
- Bel Ami : Je ne parle pas de cela. Est-ce que tu divorcerais pour moi ? Pour porter mon nom, arrêter de me voir ici comme une voleuse, on a rien volé, pourquoi faudrait se cacher ? Et puis, je pourrais élever Laurine, tu sais…
- Clotilde : ... hein, hein… en donnant des cours de cheval ?
-
Bel Ami : Et alors, il n’y a pas de honte !
- Clotilde : Mais non.. mais…
- Bel Ami : Ce matin, tu es venue dans la prairie parce que j’allais mourir… alors est-ce que tu vivrais avec moi ? [Clotilde détourne la tête] REGARDE-MOI !
- Clotilde : Avec ma fille, tu es ce que j’ai de plus cher au monde…
- Bel Ami : Alors, divorce et épouse-moi.
- Clotilde:: C’est ridicule… mais on va parler de cela maintenant ? T’es en vie, on est là tous les deux, c’est ça qui est important .
- Bel Ami : Clotilde !
 

Bel Ami tu veux vraiment que je te répondre
Clotilde de Marelle, maîtresse de Bel Ami


- Clotilde : Mais tu veux vraiment que je te réponde ?
- Bel Ami : [ne dit rien mais son visage attend une réponse]
- Clotilde :  J’te mentirai jamais… C’est ma façon à moi de t’aimer… Alors NON ! Je ne divorcerai pas… J’ai un nom, un rang, un mari, une fortune qui nous a bien aidé, je te le rappelle…, une vie agréable, une fille à élever… Tu critiques notre monde parce que t’en fais pas encore partie… hum, hum… Mais attends un peu quand t’auras pris leurs habitudes… Moi j’y suis née, j’my suis mariée, c’est dans ce monde-là que je t’aime, à ma manière… Bel Ami… il y a tant de rage en toi, et j’aime tellement le plaisir…
- Bel Ami :  Et comment tu peux m’parler de plaisir… C’est ma condition que tu me reproches !
 

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mardi 2 octobre 2012

symbolisme républicain à Saint-Chamond

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Parcours républicain à Saint-Chamond

 

En 1889, la municipalité de Saint-Martin-en-Coailleux fit ériger une statue commémorant le centenaire de la Révolution française, place de la Valette. Les quatre faces du socle comportent des inscriptions. Quelle en est la signification ?

 

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- réponse : Reprise d’une devise apparue, parmi d’autres, sous la Révolution française (Robespierre en décembre 1790), mentionnée ensuite dans la constitution républicaine de 1848 et finalement adoptée par la IIIe République par le décret n° 88 du 25 septembre 1870, qui reprend mot pour mot la décision de 1848, à propos du sceau de l'État.

 

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- réponse : L’interprétation est plus aléatoire. On peut formuler l’hypothèse qu’il s’agit de l’incident des coiffes. En effet, «à la séance du 5 mai, le roi s’étant couvert, et la noblesse après lui, le Tiers voulut en faire autant ; mais le roi, pour l’empêcher de prendre ainsi l’égalité avec la noblesse, aima mieux se découvrir», prétextant la chaleur (Michelet, Histoire de la Révolution française). Ou alors, on évoque les jours qui ont suivi au cours desquels le Tiers refusa la vérification par ordres : révolution juridique et politique qui conduisit à l’Assemblée nationale.

 

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- réponse : Les jours qui précèdent le 14 juillet inquiètent la population parisienne : rumeurs de complot aristocratique, renvoi du ministre Necker le 11 juillet dénoncé par Camille Desmoulins comme le «tocsin d’une Saint-Barthélemy des patriotes». Rassemblement des Gardes suisses favorables au roi La foule trouve des armes aux Invalides mais cherche de la poudre qu’elle sait entreposée à la Bastille. Après plusieurs délégations auprès du gouverneur de la Bastille, celle-ci se rend et les émeutiers s’emparent de la poudre et des balles au soir du 14 juillet.

 

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- réponse : Deux dates : 4 août 1789 et 4 août 1889. La première fait référence à la célèbre «nuit du 4 août» où furent abolis les privilèges des différents ordres et les droits seigneuriaux. L’insurrection paysanne (la «Grande Peur» de juillet) multipliait les révoltes dans les campagnes qui inquiétèrent l’Assemblée. Dans le vocabulaire de l’époque, on proclama : «l’Assemblée nationale détruit entièrement le régime féodal». Des siècles d’Ancien Régime vacillaient.
Le 4 août 1889 fut le jour d’inauguration du monument par le conseil municipal de Saint-Martin-en-Coailleux.

 

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qui est l'auteur de cette statue ?

- le sculpteur porte le nom de Mudry et le fondeur est Louis Gasné.

 

liens

- autres photos de la statue et renseignements sur son auteur, Louis Gasné

 

 

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vendredi 28 septembre 2012

la place de l'Europe dans le peuplement de la Terre

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l'émigration italienne en Amérique (États-Unis),

XIXe et début XXe siècle

 

- travail sur un extrait du film de Francis Ford Coppola, Le Parrain II (1974).

 

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- Vito Andolini, devenu "Corleone" lors de l'enregistrement
à Ellis Island (Oreste Baldini) :

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Vito Andolini et sa mère lors de l'enterrement de son père, au cours duquel son frère trouve aussi la mort

 

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la mère de Vito qui enjoint son fils de fuir pour sauver sa vie

 

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Vito Andolini voyant sa mère assassinée

 

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sur le bateau arrivant à New York

 

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Vito regarde la Statue de la Liberté,
mais il est désormais sur le territoire américain

 

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Vito dans sa chambre pour trois mois d'isolement

 


- Vito Corleone, jeune, à New York (Rober de Niro) :

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Vito Corleone dans Little Italy à New York

 

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Viro Corleone prend possession du quartier

 

- Don Vito (Marlon Brando) :

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Vito Andolini, "Corleone", devenue "Don Vito

 

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"Je lui ferai une proposition qu'il ne pourra pas refuser"

 

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"Que veux-tu...?"

 

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Les Italiens aux États-Unis

Quelques informations pour l’enseignant à partir de la traduction de deux articles «Les causes de l’émigration italiennede masse» et «Italiens en Amérique» de Linda Magnusson, visible sur le site :
http://library.thinkquest.org/26786/en/articles/list.php3

Au départ la plupart des émigrants italiens sont venus d’Italie du nord, mais au fur et mesure des années, le sud devient le lieu d’origine de la plupart des immigrants. En 1871, 400 000 Italiens ont déjà émigré aux États-Unis. Dans les années 1870, on compte 20 000 Italiens par année. Mais à partir de 1888 l’émigration devient une émigration de masse. En 1891, 1,5 million d’Italiens vit à l’étranger. De 1906 à 1915, 2 millions arrivent aux États-Unis.

Les raisons de cette immigration de masse sont nombreuses : les conditions de vie étaient devenues difficiles en Italie entre 1870 et 1900, spécialement à la campagne. Les maladies et la famine ont été les causes principales de l’immigration. Le nord connaissait la «pellagre» et le sud «la malaria.»

75 % des budgets des paysans était consacré aux dépenses alimentaires Le système agraire en Italie était archaïque, et à partir des années 1880 l’agriculture italienne connut une crise grave. Peu d’Italiens avaient également le droit de vote. L’essor du transport maritime rendit le voyage plus facile.

Mais pour la plupart des émigrants, il fut difficile de s’assimiler. Ils rencontrèrent la haine et durent affronter de nombreux préjugés. Leur foi catholique les rendit impopulaire. On les disait paresseux, manquant d’intelligence, et ils étaient toujours assimilés à des personnes de classe inférieure. La plupart était illettrée.

Les Italiens amenèrent avec eux bien sur leurs langages et leurs coutumes, notamment dans la façon de trouver un travail.

En Italie, un homme ou «patron» trouvait du travail pour différent candidat en étant un entremetteur avec l’employeur avec lequel il négociait. Ce système fut importé aux États-Unis, enrichissant les «pedrones» jusqu’ à ce que les nouveaux arrivants puissent négocier eux-mêmes.

Petit à petit, ils parlèrent anglais sur le lieu du travail, à l’école et même à l’église, alors que le service aurait du se faire en latin. Mais l’Église catholique en Amérique était dominée alors par les Irlandais. Les Italiens organisèrent donc leur propre paroisse et construisirent leurs propres églises.

Peu d’Italiens retournèrent au pays, ou seulement pour se marier. La plupart des immigrants italiens à l’origine étaient des hommes, mais le nombre de femmes et d’enfants qui immigrèrent devint de plus en plus important.
En Amérique, les Italiens étaient en compétition avec les Irlandais, d’un point de vue professionnel. Petit à petit, ils dominèrent dans des occupations qui autrefois étaient contrôlées par les Irlandais.

L’émigration italienne se dirigea massivement vers les villes et les États du nord-est des États-Unis, comme l’État de New York et de Pennsylvanie, qui attirèrent les immigrants les plus nombreux. Ils travaillaient surtout ici pour l’industrie lainière et la fabrication de chaussures. Quelques uns se firent également mineurs. Les femmes italiennes quant à elles entrèrent souvent en compétition avec les femmes juives dans les entreprises de vêtements.

Ce que l’Amérique doit aux Américains : un article intéressant d’Arte, mis à jour le 21 septembre 2005

www.histoire.ac-versailles.fr

 

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l’arrivée des immigrants à Ellis Island, dans le film Le Parrain 2

 

 

les trois temps de l’extrait du film

 

 

images

 

symboles

 

commentaire

 

 

 

 

 

 

 

l’arrivée des immigrés en bateau dans le port de New York en 1901

 

 

la proue du navire doublant la statue de la Liberté (travelling droite-gauche)

 

les visages fermés et émus des passagers

 

vêtements élimés

de certains émigrés

 

nouvelle image de la statue de la Liberté

 

 

 

la Liberté

 

 

l’attente :

fin du voyage et espoir d’une vie nouvelle

 

pauvreté


l’émancipation sociale attendue

 

- statue de la Liberté 1876-1886

- le nom du navire (Moshulu) fait référence à un batiment mis à la  mer en 1904, ancré maintenant dans le port de Philadelphie

 

pas de dialogues,
musique lyrique

 

plans rapprochés sur les visages qui espèrent tout de l’American Dream

 

 

 

 

l’enregistrement

dans le grand hall

d’Ellis Island

 

 

drapeau américain,

foule canalisée par des barrières métalliques et les bancs d’attente,

 

diversité culturelle, foule bigarrée

 

examen du  trachome, maladie occulaire contagieuse

 

officier d’état-civil
qui modifie le nom

 

 

multitude humaine

image biblique de Babel

 

image démographique du Melting-Pot

 

préoccupations prophylactiques

 

plan d’ensemble

 

presque pas de dialogues,

musique (violons)

 

 

 

 

 

 

dialogues administratifs

 

 

 

 

le passage à l’infirmerie et la mise en quarantaine

 

 

examen médical

maigreur des corps

 

diagnostic de variole (maladie infectieuse)

 

Vito, seul dans sa chambre, chante

 

pauvreté physiologique,
pauvreté sociale

 

 

isolement mais passage de l’autre côté : la statue de la Liberté est vue du territoire américain

 

 

 

le système américain a besoin d’immigrés : il fait attention à leur sélection

 

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le centre d'Ellis Island à New York

 

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le centre d'enregistrement du centre d'acuceil des immigrés à New York, Ellis Island

 

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détention d'immigrants à Ellis Island

 

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débarquement d'immigrants

 

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Little Italy à New York

 

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Mulberry Street à New-York, Manhattan, le charme de Little Italy,
une ville dans la ville
(source)

 

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(source)

 

little-italy2
(source)

 

little-italy3
(source)

 

- "Little Italy [petite Italie] est le quartier italien de Manhattan au nord de Canal Street. Auparavant la communauté italienne issue de l'immigration vivait dans un secteur beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui, mais le quartier voisin de Chinatown s'est étendu considérablement, empiétant largement sur celui de la Petite Italie. C'est donc entre Broome Street et Canal Street, en particulier sur Mulberry Street que l'on découvre le secteur qui conserve le mieux les caractéristiques de Little Italy.

Au début du XXe siècle Little Italy comptait plus de 120 000 habitants issus de l'immigration italienne, en particulier des Génois, Calabrais, Siciliens, Piémontais, Toscans et Napolitains qui se partageaient le quartier en secteurs. Mais dans les années 1950 la population d'origine italienne s'intégra presque totalement à la population new-yorkaise et Little Italy est plus aujourd'hui un quartier touristique avec ses restaurants italiens sur Mulberry Street, ses maisons à 6 étages, ses pâtisseries, ses cafés ou ses fabriques de pâtes fraîches." (source)

 

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vendredi 21 septembre 2012

Hermès/Mercure, tableau de 1611

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Hermès-Mercure

 

 - Qui est l'auteur de ce tableau...? J'ai cherché plusieurs heures, sollicité plusiers avis a priori compétents... En vain. Finalement, j'ai trouvé que l'on pouvait questionner "Google images" en envoyant l'image comme requête quelque soit le nom du fichier jpg (enfin... cela ne fonctionne pas toujours...).

J'avais bien diagnostiqué la date de l'oeuvre comme appartenant au XVIIe siècle (la peinture à sujets mythologiques sous la Renaissance ne fait généralement pas cohabiter les personnages de la mythologie avec des "mortels"). Avant Nicolas Poussin (1595-1665) et d'une autre facture que française... j'ai cherché du côté de l'école espagnole et de la peinture russe... fausses pistes. Il s'agit d'un peintre flamand.

L'artiste est né en 1558 et mort en 1617 et s'appelle Hendrik Goltzius (cf. en langue anglaise ; sur Wikipedia). Le tableau date de 1611. Il est aujourd'hui au musée Frans Hals à Haarlem aux Pays-Bas. Le titre en flamand est : "Mercurius als personificatie van de schilderkuns" et en anglais "Mercury as personification of painting", soit, en français :  Mercure peintre.

Hermès est représenté avec ses attributs habituels. Le caducée, servant à guérir les morsures de serpents, symbole complexe attribué aux hérauts qui les rend inviolables, mais devenu également symbole du commerce et de l'éloquence. Le coq, symbole de la nouvelle journée. Les sandales ou le casque ailé, symbole du dieu messager des autres divinités.
La peinture...

Enfin, Mercure est aussi, un dieu "psychopompe", c'est-à-dire celui conduit les âmes récemment décédées en enfer.

 

Ce que je ne parviens pas à comprendre, c'est le sens de la présence de cette femme à gauche du tableau... Peut-être une image de la vie, jusque dans son impudence sommaire et crue, opposée à la mort évoquée sur le côté droit du tableau... Hermès psychopompe assurant l'inévitable passage entre l'une et l'autre...

 

(à suivre)

Michel Renard
professeur d'histoire

 

 

 

 

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jeudi 20 septembre 2012

Abraham Drucker, médecin-chef au camp de Drancy

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tableau de Francine Mayran : www.fmayran.com

 

Abraham Drucker

arrêté par la Gestapo le 28 avril 1942

 

Abraham Drucker n’a pas été un collaborateur nazi comme certains irresponsables le prétendent (site d'Alain Soral...). D’abord, ce n’est effectivement pas dans le livre de Maurice Rajsfus (que j’ai bien connu il y a plusieurs années), Des juifs dans la collaboration, l’U.G.I.F., 1941-1944 (éd. EDI, 1980) qu’il est question d’Abraham Drucker mais dans un autre ouvrage du même auteur, Drancy. Un camp de concentration très ordinaire (éd. Le Cherche Midi, 1991 puis 1996 ; rééd en poche «J’ai lu», 2004, que j’utilise ici).

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Il faut d’abord savoir qu’Abraham Drucker, médecin, travaillait à Vire (Calvados) au sanatorium de Saint-Sever. Il a été arrêté le 28 avril 1942 et envoyé au camp de Compiègne.

Dans le livre de Rajsfus, Abraham Drucker est d’abord signalé comme arrivant à Drancy le 26 mai 1943, en provenance de Compiègne, avec une quinzaine de prisonniers : «on pouvait compter parmi ces hommes cinq futurs cadres juifs du camp de Drancy à l’époque de Brunner : Abraham Drucker (médecin chef du camp de Compiègne et qui occupera les mêmes fonctions à Drancy)…» (p. 202).

Le chef nazi Brunner quitta quelques mois Drancy, dont la «productivité» baissait, pour Nice : septembre-décembre 1943.

Rajsfus note : «Après le retour de Brunner et de son équipe, une base SS devait rester à l’Excelsior [à Nice] mais les rafles avaient déjà vidé Nice d’une grande partie des Juifs qui s’y étaient réfugiés. Les arrestations n’y seront plus que ponctuelles mais se poursuivront jusqu’à l’été 1944.

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l'hôtel Excelsior à Nice avant-guerre

 

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l'hôtel Excelsior à Nice, années 1960

Dans leurs fourgons, les SS avaient emmené une partie du personnel interné à Drancy, dont le docteur Abraham Drucker, médecin-chef du camp. Un "physionomiste" faisait également partie de l’équipe. Quant au délateur, il devait être recruté sur place. Après la Libération, le docteur Drucker témoigna :

"…Pendant les trois mois que j’ai été détenu à l’Excelsior, j’ai été témoin et victime d’une terreur et d’atrocités effroyables. Cette équipe comprenait douze à quatorze tortionnaires sous le commandement de Brunner, procédait à des arrestations d’hommes, de femmes et d’enfants juifs, pour la plupart du temps effectuées la nuit, subissant tous des interrogatoires interminables sous la menace du revolver et souvent brutalement frappés afin d’avouer la qualité des Juifs et d’indiquer l’adresse des parents, maris, enfants, frères, etc."

Témoin des séances de torture, Abraham Drucker fournissait les noms des SS tortionnaires qui s’étaient trouvés à l’Excelsior sous le commandement de Brunner : Vogel, Bruckler, Ullmann, Billartz, Zitter, Gorbing. Au cours des nombreuses chasses à l’homme conduites dans les rues de Nice, en septembre et octobre 1943, les nazis se faisaient accompagner par des "spécialistes" (juifs) chargés de vérifier, sous les porches des immeubles, si les hommes interpellés étaient circoncis ou non.» (p. 230-231)

 

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plaque commémorative dressée devant l'hôtel Excelsior en 2009 (source)

 

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cour du camp de Drancy

 

médécin-chef du camp de Drancy

Plus loin dans le livre, Rajsfus mentionne encore Abraham Drucker : «On mourrait beaucoup à Drancy mais les informations précises font défaut pour connaître le chiffre exact de ceux qui y sont morts de maladies diverses, de désespoir, quand ce n’est pas par suicide. Les quelques certificats de décès rédigés par le médecin-chef du camp, Abraham Drucker, que nous avons pu consulter portent tous la mention "mort due à des causes naturelles". Cette cause naturelle n’était autre que la condition concentrationnaire, mal supportée et néfaste aux plus faibles.

"Je soussigné A. Drucker, médecin-chef du camp de Drancy, certifie que Melle Schnir Madeleine née le 20 novembre 1913 à Dijon, de nationalité française et actuellement domiciliée au camp de Drancy, a mis au monde à date du 16 juillet 1943 un enfant mort-né de sexe féminin, à 19 h 30. Je déclare que la mort est due à des causes naturelles".

 

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gendarme français en faction devant une entrée du camp de Drancy

Le 23 décembre 1943, le docteur Drucker s’adresse au commandant Schmidt pour s’étonner d’une situation dramatique qui n’est pas forcément de la responsabilité des SS :

"J’ai l’honneur de vous rendre compte de ce que malgré les réclamations répétées des Autorités allemandes au sujet de l’installation de la radio au dispensaire, les services auxquels je me suis adressé à de multiples reprises (architecture, menuiserie, électricité) n’ont pas encore donné suite à leurs promesses. Hier encore, les A.A. [Autorités Allemandes] ont fait une réclamation à ce sujet. Ils exigent la mise en place de l’appareil dans un délai de huit jours maximum. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire le maximum immédiatement".

 

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internés au camp de Drancy

Le 17 avril 1944, un convoi quitte le camp mais comme de nombreux juifs sont raflés dans les jours suivants et internés à Drancy, un autre convoi de déportation se prépare pour le 29 avril. Le médecin-chef s’adresse au commandant du camp :

"J’ai l’honneur de vous rendre compte de ce que les internés des escaliers 8 et 9 (1er étage) couchent par terre et que l’état sanitaire des chambres est très mauvais : chaque jour on y constate des angines graves et des grippes fébriles. Il est indispensable de remédier à cet état de choses, soit en donnant un lit à chaque habitant, soit en décongestionnant les chambres".

Le médecin-chef parlait d’or car il savait qu’au bloc III, les "cadres" du camp vivaient au large…» (p. 287-288).

Maurice Rajsfus n’a jamais écrit que le médecin Abraham Drucker avait été un «collaborateur nazi». Il a été libéré du camp le 18 août 1944.

Michel Renard
professeur d’histoire

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Abraham Drucker

- lire aussi "Abraham Drucker" sur le site Mémoire vir(e)tuelle

 

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Maurice Rajsfus,
avec les élèves de 3e du collège Tristan-Derème à Oloron-Sainre-Marie

 

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tableau de Francine Mayran : www.fmayran.com

 

 

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