lundi 6 juillet 2015

le territoire du royaume de France pendant la guerre de Cent ans

 

 

 

 

 

le territoire du royaume de France

pendant la guerre de Cent ans

 

 

France après traité de Brétigny 1360
la France après le traité de Brétigny en 1360

 

France et voisins 1365
le royaume de France en 1365

 

conquêtes anglaises en 1429
territoire des conquêtes anglaises après 1429

 

 

 

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samedi 4 juillet 2015

Aquitaine, Guyenne, XIIIe-XVe siècle

Guyenne 1360 carte
extension maximale de la Guyenne anglaise, 1360

 

 

Aquitaine, Guyenne, XIIIe-XVe siècle

 

La Guyenne : Anc. prov. française qui se confondit avec l'Aquitaine jusqu'au XIIe s. Ensemble des possessions françaises du roi d'Angleterre, après le traité de Paris (1259), elle comprenait le Limousin, le Périgord, le Quercy, l'Agenois, une partie de la Saintonge et la Gascogne.  Définitivement reprise par la France en 1453 (bataille de Castillon), elle fut donnée en apanage par Louis XI à son frère Charles (1469), puis revint à la Couronne. Elle forma avec la Gascogne, la Saintonge, le Limousin et le Béarn, un grand gouvernement qui avait Bordeaux pour capitale. » (Le petit Robert des noms propres, 2002)

 

Le 12 avril 1229 le duché d'Aquitaine prend le nom de duché de Guyenne, lors du traité de Paris.

 

 

duché d'Aquitaine

 

 

Guyenne en 1360
la Guyenne en 1360

 

Guyenne en 1429
la Guyenne en 1429

 

 

 

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mercredi 24 juin 2015

la Bourgogne pendant la guerre de Cent Ans

 

 

 

 

 

 

la Bourgogne et les Bourguignons

pendant la guerre de Cent ans

 

 

 

 

 

 

 

duché de Bourgogne comté de Bourgogne
duché de Bourgogne et comté de Bourgogne au XIVe siècle

 

 

Jean sans Peur 1371-1419
Jean sans Peur (1371-1419), devint duc de Bourgogne en 1404

 

entrée des Bourguignons à Paris
entrée des Bourguignons dans Paris, juin 1418

 

Philippe le Bon 1396-1467
Philippe le Bon (1396-1467), devint duc de Bourgogne en 1419

 

 

 

* en cours d'édition

 

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dimanche 14 juin 2015

chronologies, guerres 1270-1480

Crécy Froissart ms2675 fol 159 v
la bataille de Crécy (1346), in Jean Froissart, Chroniques (ed. 1420-1450), BnF, ms 2675, fol. 159 v

 

 

chronologies, guerres 1270-1480

dont guerre de Cent ans

 

 

Christopher Allmand couv

- chronologie figurant dans l'ouvrage de Christopher Allmand, La guerre de Cent Ans. L'Angleterre et la France, 1300-1450, (1988), éd. Points, 2013, p. 331-333.

 

- 1259 : traité de Paris.

- 1294 : Philippe IV (Le Bel) confisque le duché d'Aquitaine. [menace de confiscation]

- 1306 : procès de Montreuil.

- 1311 : propcès de Périgueux.

- 1323 : incident de Saint-Sardos.

- 1324 : Charles IV confisque le duché d'Aquitaine.

- 1327 : mort d'Édouard II, roi d'Angleterre ; avènement de d'Édouard III.

- 1328 : mort de Charles IV, dernier des Capétiens directs ; avènement de Philippe VI, premier roi de France Valois.

- 1331 : Édouard III rend un hommage lige pour ses terres françaises.

- 1332-1333 : procès d'Agen.

- 1337 : Philippe VI confisque le duché d'Aquitaine ; début de la guerre.

- 1340 - victoire navale d'Édouard III à Sluys.

- 1344 : pourparlers de paix à Avignon.

- 1346 : Édouard III débarque en Normandie ; victoire anglaise à Crécy.

- 1347 : les Anglais s'emparent de Calais.

- 1348-49 : peste Noire.

- 1350 : mort de Philippe VI ; Jean II, roi de France.

- 1353-54 : négociations à Guines.

- 1356 : le Prince Noir remporte la bataille de Poitiers ; Jean II est fait prisonnier.

- 1360 : traité de Brétigny ; début d'une périod e paix relative.

- 1364 : mort de Jean II à Londres ; Charles V lui succède.

- 1367 : victoire de l'armée du Prince Noir à Nájera.

- 1369 : reprise des hostilités entre la France et l'Angleterre.

- 1372 : victoire navale française deant La Rochelle.

- 1375 : nouvelles négociations à Bruges.

- 1376 : mort du Prince Noir.

- 1377 - mort d'Édouard III ; Richard II, roi d'Angleterre.

- 1378 : début du Grand Schisme d'Occident.

- 1380 : mort de Charles V ; Charles VI, roi de France ; dernière expédition anglaise sur le continent pour le XIVe siècle.

- 1381-1382 : troubles sociaux majeurs en France et en Angleterre.

- 1396 : conclusion d'une trêve de vingt-huit ans.

- 1399 : déposition de Richard II, auquel succède Henri IV.

- 1411-12 : petites expéditions anglaises en France.

- 1413 : mort d'Henri IV ; Henri V montre sur le trône d'Angleterre.

- 1415 : Henri V envahit la Normandie, s'empare de Harfleur et défait les troupes françaises à Azincourt.

- 1417 : fin du Grand Schisme.

- 1417-1420 : une plus grande partie du Nord de la France passe sous contrôle anglais.

- 1419 : assassinat du duc de Bourgongne Jean sans Peur à Monterau.

- 1420 : traité de Troyes ; Henri V épouse Catherine de France.

- 1421 : victoire franco-écossaise à Baugé.

- 1422 : mort d'Henri V ; Henri VI, roi d'Angleterre ; mort de Charles VI, Charles VII lui succède.

- 1424 : l'armée franco-écossaise est défaite à Verneuil par les Anglo-Bourguignons.

- 1429 : Jeanne d'Arc délivre Orléans ; sacre de Charles VII à Reims.

- 1431 : procès et exécution de Jeanne d'arc à Rouen ; Henri VI est sacré roi de France à Paris.

- 1435 : traité d'Arras et rapprochement franco-bourguignon.

- 1436 : les Français reprennent Paris.

- 1439 : négociations à Oye, près de Calais.

- 1444 : trêve de Tours.

- 1449 : l'armée française, conduite par Charles VII, envahit la Normandie ; prise de Rouen.

- 1450 : victoire française à Formigny ; les Anglais évacient la Normandie.

- 1451 : les Français s'emparent de Bordeaux, puis reperdent la ville l'année suivante.

- 1453 : victoire française à Castillon ; les Anglais évacuent l'Aquitaine.

- 1475 : Édouard IV débarque à Calais à la tête d'une armée, puis regagne l'Angleterre après avoir rencontré Louis XI à Picquigny.

 

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France-tv

 

    • 24 juin 1340 - Bataille navale de L’Écluse :
    • les Anglais détruisent la flotte franco-génoise qui faisait le blocus de Bruges.
    • 1346 - Bataille de Crécy : victoire anglaise.
    • 1346-1347 - Siège de Calais par les Anglais.

    • 1347 - Arrivée de la Peste noire en France.

    • septembre 1356 - Bataille de Poitiers victoire des Anglais, et capture du roi de France Jean le Bon.

    • mai 1360 - Traité de Brétigny : les Anglais obtiennent des concessions territoriales enlevant à la France le tiers du pays.
    • mai 1364 - Bataille de Cocherel : victoire de Bertrand Du Guesclin sur Charles de Navarre.
    • mai 1364 - Bataille de Cocherel : victoire de Bertrand Du Guesclin sur Charles de Navarre.
    • 1370 - Bataille de Pontvallain : victoire de Du Guesclin sur les Anglais.
    • 1372 - Bataille de La Rochelle :
    • la flotte anglaise est vaincue par la flotte castillane alliée de la France.
    • octobre 1415 - Bataille d’Azincourt : sévère défaite française, que Henri V a complété par la conquête de la partie nord du pays.
    • octobre 1420 - Traité de Troyes, qui consacre la suprématie anglaise sur le nord de la France et l’Aquitaine.
    • octobre 1428 - Début du siège d’Orléans par les Anglais.
    • avril 1429 - Levée du siège d’Orléans

    • juin 1429 - Bataille de Patay : victoire française, qui ouvre la voie à la reconquête du nord du pays.
    • juillet 1429 - Sacre de Charles VII à Reims :
    • Jeanne d’Arc fait sacrer Charles VII dans la ville symbolique.
    • avril 1436 - Les troupes de Charles VII reprennent Paris

    • avril 1450 - Bataille de Formigny, victoire française, qui permet la reconquête de la Normandie.
    • juillet 1453 - Bataille de Castillon : victoire française, et reconquête de la Guyenne. Dernier choc militaire de la guerre de Cent Ans.
    • août 1475 - Traité de Picquigny : Louis XI et Edouard IV scellent la fin du conflit entre France et Angleterre.

source

 

Castillon monument commémoratif
monument commémoratif de la bataille de Castillon, 12 juillet 1453

 

 

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vendredi 12 juin 2015

le Journal des Débats, tableau de Jean Béraud, 1889

Journal des Débats Une

 

la presse au XIXe siècle

"La salle de rédaction du Journal des Débats"

tableau de peinture de Jean Béraud, 1889

 

 

1) un tableau de peinture

 

tableau de Béraud 1889
la salle de rédaction du Journal des Débats, peinture de Jean Béraud, 1889

 

 

2) son auteur : Jean Béraud


Le peintre Jean Béraud (1849-1935), l'une des figures artistiques les plus célèbres de la vie parisienne à la "Belle Époque".

Jean Béraud peintre (1)  Jean Béraud peintre (2)  Jean Béraud peintre (3)  Jean Béraud peintre (4)

 

 

3) l'identification des personnages présents sur le tableau

 

Béraud rédaction Journal des Débats 1889 - 1
identification des personnages dans la salle de rédaction du Journal des Débats, peinture de Jean Béraud (1889) ;
la numérotation n'est pas la même que celle qui figure dans le livre d'Henri Avenel, ci-dessous

 

Histoire presse française 1900 Henri Avenel page 827
identification des personnages de la salle de rédaction du Journal des Débats peinte par Jean Béraud, in
Henri Avenel, Histoire de la presse française, éd. Flammarion, 1900, page 827

 

En 1889, à l'occasion du centième anniversaire de sa fondation le Journal des Débats publia un livre au titre sans surprise : Le livre du Centenaire du Journal des Débats, 1789-1889, éd. Plon (en ligne sur BnF, Gallica).
On y trouve des récits de la vie politique du quotidien selon un ordre chronologique (Révolution, achat par les frères Bertin en 1799, Consulat et Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire, siège de Paris et Commune, Troisième République), des études thématiques sur les domaines non politiques (littérature, musique, arts, science, économie politique, militaire...) ainsi que des notices diverses et la liste des sept cents collaborateurs du journal sur un siècle.

L'ouvrage offre une gravure du tableau de Jean Béraud représentant la salle de rédaction du Journal des Débats en 1889, mais sans que ne soit mentionnée l'identité de chacun des personnages.
Celle-ci se trouve dans le livre d'Henri Avenel, Histoire de la presse française, depuis 1789 à nos jours, édité en 1900. C'est, à ma connaissance, la première fois que ce tableau est nominativement informé.
J'ai suivi cette liste et fourni pour chaque personnage des renseignements biographiques - le plus souvent arrêtés à la date de 1889 - ainsi que des éléments iconographiques. De grandes figures sont célèbres et leur renommée intellectuelle est toujours présente (Renan, Lavisse, Taine...) ; d'autres collaborateurs sont aujourd'hui moins connus voire totalement oubliés.
Ce décryptage sociographique peut être le point de départ d'un travail sur le champ intellectuel couvert par le Journal des Débats, publication conservatrice mais républicaine, aux débuts de la Troisième République.

Michel Renard
professeur d'histoire

 

4) données bio-iconographiques sur les personnages du tableau

 

1 - Ernest Renan (1823-1892) : professeur au Collège de France. En 1889, le célèbre savant a notament déjà publié : Vie de Jésus (1863) ; La Réforme intellectuelle et morale de la France (1871) ; Qu’est-ce qu’une nation ? (conférence prononcée le 11 mars 1882 à la Sorbonne) ; Souvenirs d'enfance et de jeunesse (1883) ; et de nombreux autres travaux, particulièrement d'histoire religieuse.
A donné au Journal des Débats son premier article le 8 juin 1853 ; a écrit ensuite de nombreuses fois sur les religions, les littératures de l'Orient et les questions philologiques.

Ernest Renan en 1870   Renan couv (3)   Renan couv (1) - 1   Renan couv (2) - 1

 

2 - Jean-Jacques Weiss (1827-1891) : homme de lettres, professeur, fondateur du journal Le Soleil (1873) ; d'opinions politiques bonapartistes puis monarchistes modérées mais a été nommé directeur des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères par Gambetta. En 1890, il publia les Lettres de Victor Hugo aux Bertin, 1827-1877.
Entré au Journal des Débats le 13 mai 1860 comme chargé du bulletin politique ; il a donné aussi des Variétés littéraires et des articles de critique dramatique.

Jean-Jacques Weiss   Jean-Jacques Weiss couv (1)   Jean-Jacques Weiss couv (2)   Jean-Jacques Weiss (3)


3 - Jules Lemaître (1853-1914) : élève de l'École normale supérieure et agrégé des Lettres en 1875, professeur de rhétorique au lycée du Havre, maître de conférences à l'École supérieure des lettres d'Alger en 1880, chargé de cours de littérature française à la Faculté des lettres de Besançon en 1882 et professeur à celle de Grenoble en 1883. Collaborateur de la Revue Bleue et du Temps, il se fit connaître comme critique dramatique au Journal des Débats. Il est notamment l'auteur de : La Comédie après Molière et le théâtre de Dancourt, thèse présentée à la Faculté des lettres de Paris (1882) ; Les Contemporains. Études et portraits littéraires (à partir de 1886).
Chargé de la critique dramatique au Journal des Débats depuis le 3 avril 1883 ; écrit également d'autres articles.

Jules Lemaître  Jules Lemaître (2)   Jules Lemaître couv (1)

 

4 - John Lemoinne (1815-1892) : né à Londres, diplomate, rédacteur au Journal des Débats, collaborateur à la Revue des Deux Mondes et au Matin ; élu à l'Académie française en 1875 ; sénateur en 1880 ; auteur de nombreuses publications sur la politique internationale, sur l'Angleterre.
Entré au Journal des Débats en 1840, il en était le doyen en 1889 ; il était chargé de la Correspondance anglaise mais traitait aussi de toutes les questions de politique intérieure et extérieure et donnait encore des Variétés littéraires.

John Lemoine   John Lemoinne (3)   John Lemoinne (2)

 

5 - Henri-Guillaume de Montferrier, de son vrai nom : Guillaume-Henri Granier (1814-1890) : né à Montpellier où son père Guillaume Zoé Granier, manufacturier, a été deux fois maire et élu sept fois député entre 1830 et 1848 ; la famille habitait dans l'hôtel de Lunas (photo) ; en 1848, les affaires de son père périclitent puis sont mises en liquidation ; Guillaume-Henri devient avocat dans cette même ville, puis journaliste politique ; auteur de Voyage de fantaisie politique en Autriche-Hongrie, en Serbie et en Bulgarie (1885). Dans le Livre du Centenaire du Journal des Débats (1889), on trouve cette notice dans l'index :

Montferrier index Livre du Centenaire 1889  Montferrier hôtel de Lunas

 

6 - Jules François Dietz (1847-1928) : avocat à la Cour d'Appel de Paris, journaliste, professeur à l'École libre des sciences politiques (1885), rédacteur en chef du journal Le Parlement (1879-1884), rédacteur au Journal des débats (depuis 1885). [notice nécrologique du Journal des Débats sur Jules Dietz, 29 novembre 1928]
Entré au Journal des Débats le 8 janvier 1884 avec un article sur la révision de la Constitution de 1875 ; collaborateur politique quotidien du journal.

Dietz (1)  nécro Jules Dietz, parue le 29 nov 1928

 

7 - André Hallays (1859-1930) : avocat à la Cour d'appel de la Seine, hommes de lettres, chroniqueur ; entré au Journal des Débats en 1884. Auteur de En flânant, 1899, recueil d'articles notamment publiés dans le Journal des Débats (en ligne sur gallica.bnf.fr). (notice biographique et étude critique, par Ruth Fiori, 2009)
Premier article dans le Journal des Débats le 13 juin 1884 ; depuis, nombreuses Variétés littéraires et critiques.

André Hallays  Hallays couv

 

8 - Raymond Koechlin (1860-1931) : directeur des services de la politique étrangère au Journal des Débats de 1887 à 1902 ; historien de l'art, collectionneur. (notice biographique, par Paul Alfassa, 30 avril 1932 et étude critique, par Michele Tomasi, 2008).
Premier article dans le Journal des Débats le 1er mai 1886 ; spécialement chargé de la politique extérieure.

Raymond Koechlin  Raymond Koechlin 1860-1931   Raymond Koechlin salon 14 bd Saint-Germain

 

9 - Arthur Germanovitch Raffalovich (1853-1921) : économiste et haut-fonctionnaire russe qui a surtout vécu à Paris ; il a été secrétaire particulier de l’ambassadeur de Russie en France de 1876 à 1879, puis membre du Conseil supérieur du commerce et de l’industrie au Ministère des finances de Russie. En 1889, il est conseiller secret du ministère des finances russes à Paris.
Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : Les finances de la Russie depuis la dernière guerre d’Orient, 1883 ; La nouvelle loi sur les sociétés anonymes en Allemagne, 1884 ; l'Industrie au Wurtemberg, 1886 ; L’impôt sur les alcools et le monopole en Allemagne, 1886 ; La ligue pour la défense de la liberté et de la propriété en Angleterre, 1886 ; Le logement de l’ouvrier et du pauvre (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Belgique), 1887 ; L’année économique, 2 vol., 1887-1889 ; Les finances de la Russie (1887-1889), 1889.
Premier article dans le Journal des Débats, le 20 mai 1874.

Arthur Raffalovitch  Raffalovitch couv (1)

 

10 - Harry Alis, né Jules-Hippolyte Percher (1857-1895) : romancier, chargé des services d'informations au Journal des Débats depuis le 15 janvier 1884, auteur d'articles à partir d'octobre 1884. En 1889, il avait déjà écrit, entre autres, Le revers de la médaille (1878), Hara-Kiri (1882) et Quelques fous (1889). [tué en duel par Alfred Le Châtelier, cf. image ci-dessous]

Harry Alis portrait par Nadar   Harry Alis Revers médaille   Harry Alis Hara-Kiri  Harry Alis Quelques fous

Harry Alis duel tragique


11 - André-Charles-Paul Michel (1853-1925) : historien et critique d'art, professeur ; entré au Journal des Débats le 2 mai 1886.
Cf. notice biographique et critique, très complète, par Geneviève Bresc-Bautier, conservateur général, directeur du département des sculptures du musée du Louvre sur inha.fr.
Photo d'André Michel en 1910 (L'Instantané, supp. illustré de la Revue Hebdomadaire, 30 avril 1910) et portrait en 1920, dessin d'après photo, (Gazette des Beaux-Arts, décembre 1925).

André Michel couv  André Michel Hist Art couv  André Michel photo publiée en 1910  André Michel en 1920

 

12 - Jules Simon, né François Simon Jules Suisse (1814-1896) : élève de l'École Normale supérieure, professeur de philosophie (1836), il succède à Victor Cousin à la Sorbonne ; homme politique dont la carrière culmina quand il fut président du Conseil de décembre 1876 à mai 1877 ; auparavant, il fut un opposant à l'Empire et membre du gouvernement de "Défense nationale" en 1870 (ministre de l'Instruction publique). Auteur de très nombreux ouvrages.
Écrit dans le Journal des Débats depuis septembre 1886.

Jules Simon (1)   Jules Simon (3)   Jules Simon (2)

 

13 - Francis Charmes, né Marie François Charmes (1848-1916) : haut-fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères, député du Cantal (1881-1885, puis à partir de 1889), journaliste ; partisan de la promotion d'une politique arabe de la France et d'une colonisation libérale (avec Léon Say et Alexandre Ribot).
A collaboré au Journal des Débats, de manière très active, du 9 août 1872 au 22 novembre 1885. [à ne pas confondre avec son frère Gabriel Charmes, également collaborateur du Journal des Débats]

Francis Charmes (1)   Francis Charmes (2)   Francis Charmes (4)   Francis Charmes (3)   

 

14 - Eugène-Melchior de Vogüé, vicomte (1848-1910) : diplomate à Constantinople, au Caire et à Saint-Pétersbourg, et homme de lettres. Il épouse Alexandra Annenkoff, fille d'un général qui était aide de camp de l'empereur de Russie (1878). Jour un grand rôle dans la connaissance de la littérature russe en France. Auteur de : Syrie, Palestine, Mont-Athos, 1876 ; Histoires orientales, 1880 ; Les Portraits du siècle, 1883 ; Le Roman russe, 1886. Élu à l'Académie française en 1888.
Premier article dans le Journal des Débats, le 14 novembre 1884 ; écrits des correspondances de Russie et des articles sur la littérature russe.

Eugène Melchior de Vogüé (1)   Eugène Melchior de Vogüé (2)  de Vogüé Roman russe couv  de Vogüé portrait en pied

 

15 - Léon Say (1826-1896) : président du Sénat, oncle de Cécile Bapst, collaborateur régulier du Journal des Débats. Il était l'un des gendres d'Armand Bertin qui dirigea le Journal des Débats de 1841 à 1854.
Premier article au Journal des Débats, le 12 mars 1864 ; depuis, grand nombre d'articles sur l'économie politique, les questions financières, le budget, la comptabilité publique, la conférence monétaire, les réformes.

Léon Say (1)   Léon Say (2)  Léon Say couv (1)  Léon Say couv (2)

 

16 - Paul Bourget (1852-1935) : écrivain, critique littéraire. Écrit dans le Journal des Débats depuis le 20 janvier 1884. En 1889, il est déjà l'auteur, notamment, de Pauvre petite ! (1887) et Le Disciple (1889) ; l'essentiel de son oeuvre est postérieure.

Paul Bourget (1)   Paul Bourget Pauvre petite couv - 1   Paul Bourget Le Disciple couv - 1

 

17 - Hippolyte Taine (1828-1893) : philosophe, historien. Écrit dans le Journal des Débats depuis le 31 juillet 1856 ; a donné de très nombreux articles historiques, critiques et littéraires réimprimés pour la plupart en volumes.

Hippolyte Taine (1)   Hippolyte Taine (2)   Hippolyte Taine (3)

 

18 - Henry Houssaye (1848-1911) : critique et historien ; chargé, depuis le 4 avril 1874, du compte rendu des séances de l'Académie française dans le Journal des Débats.

Henri Houssaye portrait   Henry Houssaye (2)   Henri Houssayre 1814   Henri Houssayre Athènes Rome Paris

 

19 - Étienne Lamy (1845-1919) : avocat, député républicain et catholique (Jura, 1871, 1876 et 1877), essayiste. En 1889, il était l'auteur des ouvrages suivants : Le Tiers Parti, 1868 ; Du Pacte de constitut, en droit romain. Des Opérations de Bourse, en droit français, thèse pour le doctorat, 1870 ; L'Assemblée nationale et la dissolution, 1872 ; L'Avenir républicain, ou l'Histoire authentique des finances de la France depuis 1789 jusqu'en 1882, 1881.

Étienne Lamy Tiers parti couv   Étienne Lamy La Dissolution couv   Étienne Lamy en 1905

 

20 - Henri Chantavoine (1850-1918) : professeur de Lettres au lycée Charlemagne puis Henri IV et maître de conférence à l'École normale supérieure de Sèvres, associé à la Nouvelle Revue (1879) puis au Journal des Débats à partir de 1884. À la date de 1889, il a déjà publié plusieurs recueils de poésies.

Henri Chantavoine couv (1)   Henri Chantavoine couv (2)   lycée Henri IV (2) - 1   lycée Henri IV (1) - 1  

 

21 - Gustave de Molinari (1819-1912) : économiste belge, disciple de Frédéric Bastiat. En 1881, il est rédacteur en chef du Journal des Économistes.

Gustave de Molinari (2)   Gustave de Molinari couv (1)    Gustave de Molinari (1)   Gustave de Molinari couv (3)

 

22 - Paul Leroy-Beaulieu (1843-1916) : professeur d'économie politique au Collège de France. Écrit dans le Journal des Débats depuis le 19 juin 1871 ; collaboration assidue avec des articles de finances et d'économie politique.

Paul Leroy-Beaulieu (2)   Paul Leroy-Beaulieu (1)   Leroy-Beaulieu Colonisation couv   Leroy-Beaulieu Précis éco po couv

 

23 - Agénor Bardoux (1829-1897) : avocat,  écrivain et homme politique qui, à l'époque du tableau avait déjà été maire de Clermont-Ferrand (1870-1871), député du Puy-de-Dôme (1871-1881), sénateur depuis 1882, président du conseil général du Puy-de-Dôme de 1878 à 1883, sous-secrétaire d'État à la Justice en 1875, ministre de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts (décembre 1877 à janvier 1879). [il est l'un des arrière-grands-pères de Valéry Giscard d'Estaing, président de la République de 1974 à 1981]

Agénor Bardoux (1)   Agénor Bardoux (2)  Bardoux Un mot sur couv  Bardoux Comtesse de Beaumont couv

 

24 - Ernest Reyer, né Louis Etienne Ernest Rey (1823-1909) : compositeur, critique musical et bibliothécaire à l'Opéra de Paris. Son premier article dans le Journal des Débats, portant sur la tragédie lyrique Mignon, date du 2 décembre 1866.

Ernest Reyer (1)   Ernest Reyer (2)   Ernest Reyer (3)   Ernest Reyer (4)

 

25 - Georges Hément (1862-1903) : chargé des informations politiques et parlementaires ; entré au Journal des Débats le 4 mai 1884. [ne pas confondre avec son frère, Edgard Hément (1846-1927), entré comme rédacteur au journal Le Temps en 1875] [ci-dessous, notice nécrologique parue dans le Gil Blas, le 5 juin 1903]

Georges Hément portrait   Hément Georges Légion d'Honneur   Georges Hément nécro

 

26 - Jules Bapst (1830-1899) : joaillier parisien, épouse en 1854 la fille d'Armand Bertin, alors directeur du Journal des Débats ; il devient administrateur puis directeur du Journal des Débats de 1871 à 1883.

Jules Bapst (1)

 

27 - Régis Jalliffier (13 février 1846 - 5 juin 1912) : normalien agrégé d'histoire en 1869, professeur des lycées (inspecteur général de l'Instruction publique en 1908) ; auteur de nombreux manuels destinés à l'enseignement secondaire, et d'ouvrages sur les États généraux, sur l'Auvergne, etc. [obsèques au cimetière du Père-Lachaise, 7 juin 1912]

Jalliffier Auvergne couv   Régis Jalliffier (2)   Régis Jalliffier (1)

 

28 - Maurice Le Corbeiller (1859-1936) : rédacteur au Journal des Débats de 1886 à 1892 ; auteur dramatique de théâtre ; il mena plus tard une carrière politique au conseil municipal de Paris, dont il est président en 1920-1921 [photos], puis comme député de la Seine ; il fit partie de la Ligue de la Patrie Française dès 1899.

Maurice Le Corbellier 1920-1921 (1)   Maurice Le Corbellier 1920-1921 (2)

 

29 - Ernest Bertin (1833-1901) : pédagogue, professeur libre à la faculté des Lettres de Paris (Sorbonne), journaliste. A publié le journal et la correspondance de Cuvillier-Fleury qui fut précepteur puis secrétaire particulier du duc d'Aumale (fils du roi Louis-Philippe).

Ernest Bertin couv   Bertin Cuvillier-Fleury couv (1) - 1   Bertin Cuvillier-Fleury couv (2) - 1

 

30 - Edmond Le Berquier (1852-1919) : avocat à la cour d'Appel, bâtonnier de l'Ordre des Avocats à Paris ; chargé du "bulletin judiciaire" au Journal des Débats depuis le 26 avril 1884.

Le Berquier

 

31 - Jean Bourdeau (1848-1928) : essayiste, traducteur (de l'allemand), feuilletonniste au Journal des Débats depuis 1876, au début sur les sujets de littérature étrangère ; grand spécialiste des questions sociales et du socialisme, sur lesquelles il écrit abondamment dans les années qui suivent et jusqu'à sa mort. Il entretient une correspondance avec Georges Sorel dans la présentation de laquelle figure une biographie de Jean Bourdeau par sa petite-fille, Irène Petit (1996). Son grand-oncle, Pierre-Alpinien Bourdeau, avocat et homme politique, avait été nommé sous-secrétaire d'État à la Justice en janvier 1829 puis Garde des Sceaux en mai 1829 par Charles X, et se montra plutôt répressif à l'égard de la presse (Dictionnaire de la conversation et de la lecture, 1844, p. 347).

Jean Bourdeau Heine couv  Jean Bourdeau socialistes et sociologues couv - 1  Jean Bourdeau (détail tableau Béraud) - 1

 

32 - Léon Renault (1839-1933) : avocat, homme politique, député (1876-1885) puis sénateur à partir de 1885. Cousin de Georges Patinot, directeur du Journal des Débats depuis décembre 1883.

Léon Renault 1839-1933

 

33 - Ernest Lavisse (1842-1922) : historien. Élève de l'École Normale supérieure, reçu deuxième à l'agrégation d'histoire derrière Gabriel Monod, il devient secrétaire du cabinet du ministre de l'Instruction publique Victor Duruy (1865-1868) puis est nommé précepteur adjoint du prince impérial Louis-Napoléon en 1868. Il se rallie définitivement au régime républicain en 1877. En 1888, il accède à la chaire d'histoire moderne à la Sorbonne. À cette époque, il a surtout publié des ouvrages sur l'Allemagne où il avait passé trois ans après 1870 : Étude sur l’histoire de la Prusse (1879) ; Essai sur l'Allemagne impériale (1881) ; Trois Empereurs d’Allemagne (1888). Sa carrière se déploya ensuite jusqu'à faire de lui "l'instituteur national" de la Troisième République.
Écrit dans le Journal des Débats depuis le 21 janvier 1888.

Ernest Lavisse  Lavisse couv (1)   Lavisse couv (2)

 

34 - Edmond Frank (1846-1911) : secrétaire à la rédaction du Journal des Débats depuis le 15 juin 1887, chroniqueur parlementaire entre 1888 et 1895.
* la notice du Musée d'Orsay se trompe sur ce personnage ; elle lui attribue le nom d'Adolphe Franck (1809-1893), philosophe ; ce dernier a fait partie de la rédaction du Journal des Débats, mais dans une période antérieure comme on le voit sur le portrait "en mosaïque" de 1857-1865 (photo ci-dessous).

Edmond Frank couv (1)   Edmond Frank couv (2)

 

35 - Georges Patinot (1844-1895) : avocat, préfet à partir de 1876 ; en 1881, il épouse Cécile Bapst, fille de Jules Bapst et descendante de la famille Bertin qui dirige le journal depuis la fin du XVIIIe siècle ; en 1883 Georges Patinot renonce à l'administration pour se consacrer au journal à côté d'une carrière politique très active ; il participe, avec le journaliste Harry Alis, à la création du Comité de l'Afrique Française favorable à la colonisation, en 1891 ; il meurt à l'âge de 51 ans (cf. Le Monde Illustré, 27 juillet 1895).

Georges Patinot (1) - 1   Georges Patinot (2)

 

36 - André Heurteau (1851-1901) : docteur en droit (1881), rédacteur au Journal des Débats depuis le 8 janvier 1884 ; la plupart de ses articles sont signés V. ; écrit également dans la Revue Bleue [généalogie André Heurteau]

Revue Bleue couv

 

37 - Henri de Parville, né François-Henri Peudefer de Parville (1838-1909) : rédacteur scientifique dans de nombreuses revues ; rédacteur en chef de La Nature. [la revue La Nature publie la nécrologie d'Henri de Parville le 24 juillet 1909 ; il est mort le 11 juillet 1909]
Il est notamment l'auteur de : Causeries scientifiques : découvertes et inventions, progrès de la science et de l’industrie, F. Savy (Paris) et J. Rothschild, Paris, 1861-1890 : Un habitant de la planète Mars, roman d'anticipation, J. Hetzel, Paris, 1865 ; L’Électricité et ses applications : exposition de Paris (2e éd., revue et augmentée d’une table alphabétique des matières et des figures et d’une table des noms cités), G. Masson, Paris, 1883 ; Itinéraire dans Paris : Exposition universelle de 1867 ; précédé de Promenades à l’Exposition, Garnier frères, 1867.

Henri de Parville (1)      Henri de Parville (3)   Henri de Parville (4)   Henri de Parville (2)

 

38 - Georges Michel (1843-1900) : journaliste, économiste, rédacteur au Journal des Débats, depuis le 4 mars 1884 ; auteur d'ouvrages sur Vauban, notamment une Histoire de Vauban parue en 1879.

Georges Michel hist Vauban couv   Georges Michel Vauban économiste couv

 

39 - Charles Albert Malo (1851-1912) : écrivain militaire, rédacteur au Journal des Débats depuis le mois d'octobre 1879 ; directeur de la Revue de cavalerie de 1885 à 1910.

Revue de cavalerie couv

 

 

tableau Béraud gros plan (1)
détail du tableau de Jean Béraud, "La salle de rédaction du Journal des Débats", 1889

 

Sur ce détail du tableau de Jean Béraud, huit personnages du Journal des Débats peuvent être reconnus, de gauche à droite et du rang supérieur (six personnages) au premier rang (deux personnages) :

- Edmond Le Berquier, avocat à la cour d'Appel (notule n° 30 ci-dessus) ;

- Ernest Bertin, professeur libre à la faculté des Lettres de Paris (notule n° 29 ci-dessus) ;

- Maurice Le Corbeiller, de profil gauche, rédacteur au Journal des Débats (notule n° 28 ci-dessus) ;

Régis Jaliifier, de profil droit, historien (notule n° 27 ci-dessus) ;

- Jules Bapst, directeur du Journal des Débats de 1871 à 1883 (notule n° 26 ci-dessus) ;

- Georges Hément, chargé des informations politiques et parlementaires (notule n° 25 ci-dessus) ;

- Henri de Parville, cigarette aux lèvres, rédacteur scientifique (notule n° 37 ci-dessus) ;

- Georges Michel, spécialiste des questions militaires (notule n° 39 ci-dessus).

 

tableau Béraud gros plan (2)
détail du tableau de Jean Béraud,
"La salle de rédaction du Journal des Débats", 1889

 

Sur ce détail du tableau de Jean Béraud, deux personnages du Journal des Débats peuvent être reconnus, de gauche à droite :

- Ernest Reyer, cigarette à la main, critique musical (notule n° 24 ci-dessus) ;

- Agénor Bardoux, avocat,  écrivain et homme politique (notule n° 23 ci-dessus).

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

- source première, avec identification de tous les personnages du tableau : Henri Avenel, Histoire de la presse française, de 1789 à nos jours, éd. Flammarion, 1900, p. 827 (en ligne sur bnf.gallica.fr). La numérotation retenue ci-dessus n'est pas celle d'Henri Avenel.

Histoire presse française 1900 Henri Avenel page 827
identification des personnages de la salle de rédaction du Journal des Débats peinte par Jean Béraud, in
Henri Avenel, Histoire de la presse française, éd. Flammarion, 1900, page 827

 

- voir aussi : Alfred  Pereire, Le "Journal des Débats politiques et littéraires", 1814-1914, Librairie ancienne Édouard Champion, 1924 (livre qui aurait dû paraître en 1914).

- sous format Gif animé : Wikimedia Commons.

- recherches biographiques et iconographiques : Michel Renard

Alfred PEREIRE, Le Journal des débats politiques et littéraires 1814-1914, Paris, Librairie ancienne Edouard Champion, 1924 - See more at: http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=450#sthash.oRinstfJ.dpuf
Alfred PEREIRE, Le Journal des débats politiques et littéraires 1814-1914, Paris, Librairie ancienne Edouard Champion, 1924 - See more at: http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=450#sthash.oRinstfJ.dpuf

 

_________________

 

5) notice sur le tableau

 

"Le Journal des Débats fut fondé en 1789, l'année de la Révolution. Avec 32 000 abonnés, il était, en 1812, le quotidien le plus diffusé. Son orientation libérale le conduisit à exprimer la tendance orléaniste sous la monarchie constitutionnelle. Par la suite, il ouvrit ses colonnes aux républicains et se présenta comme un journal conservateur de tendance modérée jusqu'à la fin du XIXe siècle. Sa publication fut interrompue en 1944.

Le tableau de Béraud est commandé par la rédaction du journal à l'occasion du centenaire de sa fondation. Le tableau réunit les principaux administrateurs et collaborateurs du journal en activité en 1889 : Taine, Renan, Jules Simon, Paul Bourget... Au mur, à gauche, est suspendue une reproduction du portrait du fondateur, Louis-François Bertin (1766-1841) par Ingres.

Il s'agit bien-sûr d'une scène recomposée, tout ce groupe n'ayant pu poser ensemble dans les locaux du Journal des Débats."

source : Musée d'Orsay

 

_________________

 

- Le livre du Centenaire du Journal des Débats, 1789-1889, éd. Plon, 1889. (BnF, Gallica)

 

Livre du centenaire Journal des Débats couv intérieure - 1
page de titre intérieure du Livre du Centenaire du Journal des Débats (1889)

 

 

 

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6) les directeurs du Journal des Débats entre 1799 et 1889

 

directeurs du Journal des Débats de 1799 à 1889
Le livre du Centenaire du Journal des Débats, 1789-1889, page 595

 

 De 1799, date de l'acquisition du journal par Bertin, jusqu'à 1889, les directeurs du Journal des Débats furent :

- Bertin l'Aîné (Louis-François) : 1799-1841

- Armand Bertin : 1841-1854

- Édouard Bertin : 1854-1871

- Jules Bapst : 1871-1883

- Georges Patinot : depuis décembre 1883

 

_________________

 

 

7) Armand Bertin, fils du fondateur du Journal des Débats

 

Armand Bertin (1)
Armand Bertin (1801-1854), fils du fondateur Louis-François Bertin

 

Armand Bertin (2)
Armand Bertin (1801-1854), directeur du Journal des Débats de 1841 à 1854

 

Armand Bertin (3)
Armand Bertin (1801-1854), directeur du Journal des Débats de 1841 à 1854

 

Armand Bertin (4)
Armand Bertin (1801-1854), directeur du Journal des Débats de 1841 à 1854

 

Armand Bertin fut directeur du Journal des Débats de 1841 à 1854.

 

 

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8) Édouard Bertin, fils du fondateur du Journal des Débats

 

Édouard Bertin (3)
Édouard Bertin (1797-1871), fils aîné du fondateur Louis-François Bertin, à l'âge de 18 ans
(peinture de Pierre Louis Deleval, 1815)

 

Édouard Bertin 1797-1871 photo Nadar
Édouard Bertin (1797-1871), fils du fondateur Louis-François Bertin (source)

 

Édouard Bertin (2)
Édouard Bertin (1797-1871), photo publié dans le livre de 1889

 

Édouard Bertin fut directeur du Journal des Débats de 1854 à 1871.

 

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9) quelques rédacteurs du Journal des Débats entre 1857 et 1865

 

Journal des Débats entre 1857 et 1865
Journal des Débats, anonyme, entre 1857 et 1865, Musée d'Orsay; la légende indique :
"N° 1 Franck, 2 Horn, 3 Jules Janin, 4 Laboulaye, 5 Lemoine, 6 Paton, 7 Prévost Paradol, 8 Ratisbonne,
9 Renan, 10 de Sacy, 11 St Marc-Girardin, 12 Stahl (Hetzel), 13 Weiss, 14 Yung"
(source)

 

Ce portrait collectif est appelé "en mosaïque" ; il a été inventé par Eugène Disderi (1819-1889). Ici, l'auteur est anonyme. La notice du Musée d'Orsay précise que la date se situe entre 1857 et 1865, soit sous le Second Empire (Napoléon III). On y trouve quatorze noms de rédacteurs du Journal des Débats :

1 - Adolphe Franck (1809-1893) : philosophe, membre de l'Académie des Sciences morales et politiques à l'âge de 36 ans ; de confession israélite, auteur d'un travail reconnu sur la kabbale (1843) ; professeur au Collège de France ; président de la Ligue nationale contre l'athéisme, fondée en 1886.
* Son nom figure à tort sur la notice du Musée d'Orsay relative au tableau de Jean Béraud (1889) ; il est confondu avec Edmond Frank (1846-1911).

Adolphe Franck (2)  Adolphe Franck (1)   Adolphe Franck (2)

 

2 - Ede Horn (1825-1875) : économiste hongrois, entré en contact avec le Journal des Débats en 1855 à l'occasion de sa venue à Paris pour l'Exposition universelle. A pris le nom de J. Édouard Horn.

Ede Horn (1)   Ede Horn couv

 

3 - Jules Janin (1804-1874) : romancier et critique littéraire né à Saint-Etienne.

Jules Janin 1820 ou 1830 - 1   Jules Janin (4)   Jules Janin (2) - 1   Jules Janin (3)

 

4 - Édouard Lefebvre de Laboulaye (1811-1883) : juriste et homme politique libéral et républicain, professeur au Collège de France à la chaire d’Histoire des législations comparées de 1849 à 1883. Grand connaisseur de l'Allemagne puis des États-Unis, il fut un homme d'influence dans les relations entre la France et les États-Unis. Laboulaye est à l'origine, en 1865, de l'idée d'une statue gigantesque à offrir aux États-Unis comme symbole de l'amité française ; à la fin de sa vie, il joua un rôle décisif dans la campagne de souscription pour la Statue de la Liberté (le sculpteur Bartholdi était ami de Laboulaye) en tant que président du Comité directeur de l'Union franco-américaine ; on compta cent mille donateurs français (cf. "Édouard Laboulaye et la Statue de la Liberté : l'élaboration de l'expérience démocratique", par Stephen Sawyer, La Lettre du Collège de France, n° 26, juin 2009) ; voir aussi : "Un portrait d'Édouard Laboulaye (1811-1883)", par Marc Kirsch, La Lettre du Collège de France, n° 26, juin 2009.

Édouard Laboulaye (1)   Laboulaye portrait (2)    Édouard Laboulaye (2)   Laboulaye couv

 

5 - John Lemoinne (1815-1892) : (1815-1892) : né à Londres, diplomate, rédacteur depuis 1840, puis directeur du Journal des Débats.

John Lemoinne   John Lemoinne (3)

 

6 - Jules Paton , pseudonyme de Jules Fleurichamp (1817-1890) : chroniqueur financier, a rédigé le bulletin de la bourse au Journal des Débats de la fin des années 1840 à 1887.

Jules Paton (Fleurichamp) (1)   Jules Paton (Fleurichamp) (2)

 

7 - Lucien Anatole Prévost-Paradol (1829-1870) : élève de l'École Normale supérieure (major de sa promotion), il s'oppose au coup d'État de Louis-Napoléon Bonparte (1851) ; professeur de littérature à l'université d'Aix-en-Provence (1855) dont il démissionne pour se consacrer au Journal des Débats. Opposant libéral au Second Empire ; entré à l'Académie française en 1865 ; auteur de l'ouvrage de référence du libéralisme français, La France nouvelle (1868). Ambassadeur aux États-Unis, il est désespéré quand éclate la guerre avec la Prusse, qu'il avait prévue : il se suicide d'un coup de révolver.

Prévost-Paradol (1)   Prévost-Paradol (2)   Prévost-Paradol (3)

 

8 - Louis Ratisbonne (1827-1900) : auditeur au Conseil d'État, écrivain, traducteur remarqué de La Divine Comédie ; rédacteur au Journal des Débats de 1853 à 1876. Nommé bibliothécaire de la bibliothèque du Palais de Fontainebleau, le 1er mai 1871, Louis Ratisbonne devint bibliothécaire de la bibliothèque du Luxembourg le 1er janvier 1873 et bibliothécaire du Sénat le 1er juillet 1876.

Louis Ratisbonne (1)   Louis Ratisbonne (4)   Louis Ratisbonne (3)

 

9 - Ernest Renan (1823-1892) :

Ernest Renan jeune (1)

 

10 - Silvestre de Sacy Ustazade (1801-1879) :

Silvestre de Sacy (1)

 

11 - Saint-Marc Girardin, né Marc Girardin (1801-1873) : écrivain et député (entre 1837 et 1846) ; professeur au Collège Louis Legrand et à la Sorbonne ; élu à l'Académie française en 1844. En 1859, il publie les Souvenirs et réflexions politiques d'un journaliste. Dans sa préface, il note : "J'ai peut-être écrit vingt volumes de polémique dans le Journal des Débats, pendant que j'y défendais en commun avec mes amis la cause de la monarchie constitutionnelle" (p. VI).

Marc Girardin (2)   Saint-Marc-Girardin (1)   Marc Girardin (1)

Marc Girardin couv (1)

 

12 - Pierre-Jules Stahl, né Pierre-Jules Hetzel (1814-1886) : éditeur, a signé ses articles de ce pseudonyme, Pierre-Jules Stahl.

Hetzel (1)

 

13 - Jean-Jacques Weiss (1827-1891) : homme de lettres, professeur, journaliste ; d'opinions politiques bonapartistes puis monarchistes modérées.

Jean-Jacques Weiss

 

14 - Godefroy Eugène Jung (1827-1887) : élève de l'École Normale supérieure, professeur de lycée en province, secrétaire de la Revue des Deux-Mondes, prend la direction de la Revue des cours littéraires (1863) connue sous le nom de Revue Bleue ; en 1855, il publiait Henri IV, écrivain.

Eugène Jung portrait   Eugène Jung Henri IV écrivain couv
     Eugène Jung (Yung)

 


 

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jeudi 4 juin 2015

Maurice Keen, "Chivalry" (1984), par Jean Flori

Chivalry Maurice Keen éd 2005

 

 

Chivalry (1984),

un livre de l'historien anglais Maurice Keen,

compte rendu par Jean Flori (1986)

 

 

Chivalry Maurice Keen

M. Keen - Chivalry, New Haven/Londres, Yale Univers, Pr. 8°, X-303 pp. 55 ill.

Maurice Keen nous avoue être tombé amoureux de son sujet : la chevalerie. Cette passion nous vaut un bel ouvrage d'ensemble qui, jusqu'ici, faisait défaut.

L'auteur possède au plus haut degré l'art de la synthèse. Au point que les chapitres traitant des périodes qui lui sont moins familières (XI-XIIe s.) en arrivent à être meilleurs que les autres. C'est particulièrement le cas des six premiers chapitres où sont étudiés les origines séculières de la chevalerie, ses rapports avec l'Église et la croisade, les origines et le développement de l'adoubement, l'essor des tournois et surtout ce magnifique chapitre VI consacré à l'élaboration de la mythologie d ela chevalerie.

Toute cette partie (la moitié du livre) est admirable de concision et de vigueur. À travers un eforêt de témoignages, l'auteur nous entraîne d'un pas ferme, marquant sa route, au fil de la marche, par des jalons sûrs. Ainsi il rappelle le rôle de la technique guerrière (lance couchée) dont il place avec raison la modification à la fin du XIe siècle ; l'évolution de sens du mot miles est esquissée avec bonheur (quelques retouches seraient nécessaires).

L'évolution de l'attitude de l'Église envers la guerre et les guerriers mérite attention ; l'auteur souligne que la croisade a eu assez peu d'impact sur la chevalerie : c'était là un cadre trop étroit et trop spécifique pour elle. En revanche, la sacralisation de la guerre et des guerriers par la liturgie eut sur elle une influence plus marquée. On reconnaît ici deux thèmes développés par J. Flori (L'idéologie du glaive, Genève, 1983) et F. Cardini (Alle radici della cavalleria medievale, Florence, 1981) que l'auteur semble pourtant avoir ignorés. La convergence n'en est que plus frappante.

 

Flori idéologie du glaive         Cardini

 

On s'étonne également de ne pas voir citées les thèses d'histoire régionale qui, toutes, ont apporté des éléments nouveaux et fondamentaux concernant en particulier les rapports entre noblesse et chevalerie, illustrés par le débat Duby-Genicot. Je pense par exemple aux remarquables thèses de Fossier, Poly, Bur, Parisse, Bonnassie, Toubert, Chédeville, Beech, Lewis et bien d'autres. Peut-être l'auteur a-t-il estimé que le débat risquait de l'entraîner trop longtemps hors de sa route ? C'est dommage : j'avoue, ici, être un peu resté sur ma faim.

Que de clarté, en revanche, dans le chapitre consacré à la "mythologie historique" de la chevalerie ! Les trois "matières" signalées par Jean Bodel [1165-1210] concourent toutes trois à la formation de cette mythologie : la matière de France, celle d'Alexandre et celle d'Arthur. L'épopée qui se veut historique, enracine la mythologie dans l'histoire des Francs. La matière antique, vers 1160, l'enracine plus loin encore, par Rome et la Grèce, dans le vieux fonds pré-chrétien. Du même coup, elle véhicule des restes de morale antique et renforce le goût pour l'Orient. Quant à arthur, on ne mettait pas en doute son historicité. Mais l'absence de sources écrites a permis d'incorporer à sa geste des valeurs puisées chez les troubadours : l'amour comme moteur de la chevalerie puis, avec le Graal, la christianisation s'effectue par un lien établi entre la chevalerie arthurienne et la chevalerie biblique. Ce lien est évidemment noué par le personnage de Joseph d'Arimathie, grâce à la trilogie des trois tables : celle de la Cène, celle de Joseph d'Arimathie, celle de la Table Ronde.

 

Bodel trois matières
les trois "matières" selon le poète Jean Bodel sans La Chanson de Saisnes (1197)


On aboutit alors à une combinaison de trois triades de héros qui formeront les "neuf preux", auxquels la chevalerie voua un culte. L'Ancienne Alliance est représentée par Josué, David et Judas Macchabée ; c'est la chevalerie d'Israël. La chevalerie antique, païenne, a pour héros Hector, Alexandre et César. Ces deux chevaleries, tels les sages et les prophètes, annoncent la dispensation chrétienne représentée par les trois héros : Arthur, Charlemagne et Godefroy de Bouillon ; c'est la chevalerie chrétienne.
La chevalerie a donc une mission - elle a des héros - elle a son mythe enraciné dans l'histoire. Elle devient alors une une culture savante nécessitant ses "clercs" : ce seront les experts en chevalerie, les interpètes de la science héraldique. On reconnaît au passage des thèmes chers à J. Frappier, auxquels M. Keen a su donner une vigueur nouvelle.

 

Jean Frappier (1)   Jean Frappier (2)   Jean Frappier (3)   Jean Frappier (4)

 

La seconde partie, plus fouillée, plus proche des textes, gagne en érudition... mais perd en clarté. L'auteur s'attache surtout à combattre la thèse de Huizinga. Pour M. Keen (et il a sans doute raison), la chevalerie du bas moyen âge n'a pas subi un déclin, mais une modification profonde. Il le montre par l'étude minutieuse des blasons, des tournois et des Ordres laïcs de chevalerie.

Ainsi, pour l'auteur, le cérémonial de plus en plus riche des Ordres de chevalerie ne prouve pas une décadence. C'est à tort, d'ailleurs, que l'on insiste sur la sécularisation de ces Ordres, parce qu'on les relie indûment aux Ordres monastiques des templiers ou des hospitaliers.

La chavalerie fut toujours séculière. De même le ritualisme et le faste des tournois du XVe siècle ne sont pas des indices de déclin. D'abord parce que l'on a trop généralisé quelques tournois "extravagants" du XVe siècle ; ensuite parce qu'on a trop voulu vider de toute signification les "voeux" (de croisade, par exemple) faits lors de ces grands tournois. Enfin, note l'auteur, le rappel nostalgique du passé doit être pris pour une marque de sérieux, non de frivolité. Tout comme le rappel constant des vertus et des devoirs chevaleresques.

Par ailleurs, M. Keen n'a pas de mal à montrer dans son chapitre "La chevalerie et la guerre" que la chevalerie du XVe siècle était moins éloignée que le dit Huizinga des réalités du temps. Si l'on meurt moins dans les tournois qu'en bataille grâce à la généralisation des armes "à plaisance", les chevaliers errants, encore formés dans les tournois (jusqu'à Bayard) sont souvent chefs de bandes et pillent pour subsister entre deux campagnes. Ces pillages ne sont pas nouveaux : les désordres de la chevalerie viennent précisément de sa trop grande vigueur. C'est le propre de toute idéologie que d'être confrontée aux faits.

Les choses changent plus profondément au début du XVIe siècle : les armées régulières, l'essor de l'infanterie, celui de l'artillerie, la formation des grandes armées royales modifient le contexte. Les rois, pour se concilier la noblesse lui assurent des privilèges. Ceci conduit à valoriser l'idéal de la chevalerie (confondue avec la noblesse).

Mais les Ordres laïcs demeurent et l'idéal chevaleresque est encore et toujours exalté. Changement, donc, mais non pas déclin. La thèse ne manque pas d'intérêt. Elle est défendue avec érudition et passion.

Au total, quelques lacunes bibliographiques, quelques oublis, une trop grande propension à identifier noblesse et chevalerie, deux ou trois chapitres confus, n'altèrent pas profondément cette synthèse savante et utile, remarquablement illustrée de documents parfois inédits.

Jean Flori
Cahiers de civilisation médiévale
n° 29-115, p. 283-284, 1986
iconographie : Michel Renard

 

_______________

 

- "Warfare was the principal force shaping the course of European history during the Middle Ages", Historynet, 12 août 2001.

- "Maurice Keen", The Telegraph, 19 septembre 2012.

- "Maurice H. Keen Dies at 78 ; Redefined Chivalry", The New York Times, 25 septembre 2012.

- "Maurice Keen obituary", The Guardian, 26 septembre 2012.

 

Maurice Keen portrait (1)
Maurice Keen, 1933-2012

 

Maurice Keen portrait (2)
Maurice Keen

 

Maurice Keen portrait (3)
Maurice Keen, 1933-2012

 

* article destiné aux étudiants, aux agrégatifs, aux professeurs d'histoire.

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mercredi 3 juin 2015

le droit de vote des femmes en France

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le 29 avril 1945 à Paris, les Françaises votent pour la première fois à l'occasion des élections municipales © AFP

 

 

le droit de vote des femmes en France

 

Les Françaises votent pour la première fois le 29 avril 1945, à l'occasion des élections municipales puis, quelques mois après, le 21 octobre 1945 elles participent au scrutin national.

L'ordonnance du 21 avril 1944 prise par le gouvernement provisoire du général de Gaulle à Alger stipule que «les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes». Deux ans et demi plus tard, le préambule de la constitution du 27 octobre 1946 inscrit ce principe dans les principes fondamentaux de la République : «la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme».

Alors que la France avait été l'un des premiers pays à instaurer le suffrage universel masculin, il faudra un long processus pour que ce droit soit étendu aux femmes.

Le droit de vote fut dans un premier temps réservé aux propriétaires de sexe masculin. Les femmes en furent exclues car, estimait-on, leur dépendance économique les empêchait d'exercer un choix libre. Ainsi, sous l'Ancien régime, seules les veuves dotées d'un fief et les mères abbesses pouvaient élire leurs représentants aux États généraux.

À la Révolution, les femmes étant considérées comme «citoyens passifs» et malgré l'appel de Condorcet, elles furent exclues du droit de vote. Exclusion maintenue par la Constitution de 1791. Le code civil de 1804 leur donnait certes des droits civils mais leur refusait la citoyenneté politique.

Au XIXe et au début du XXe siècle, les arguments avancés changent : les devoirs de mère et d'épouse seraient incompatibles avec l'exercice du droit de vote mais, surtout, dans un contexte d'hostilité entre les partisans d'une République laïque et l'église catholique, les femmes sont jugées sous influence cléricale et immatures politiquement.

De la «Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne» d'Olympe de Gouges (1791) aux actions des «suffragettes» et aux organisations telles la ligue française pour le droit des femmes (1882) et l'Union française pour le droit des femmes (1905), des femmes luttèrent pour obtenir le droit de vote, étape majeure sur le chemin de la parité et de l'égalité avec les hommes.

source : site france.fr

 

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Germaine Canonne
Germaine Canonne, première femme élue de Maine-et-Loire

 

- Germaine Canonne, première femme de Maine-et-Loire

 

 

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les femmes ont été électrices dans certains domaines, bien avant 1945

 

suffrage des femmes 1911
dans la commune de Mignaloux-Beauvoir (département de la Vienne), l'élection d'une commisison de délimination du cadastre,
le 12 mars 1911, prévoit le suffrage des femmes

 

dans la commune de Mignaloux-Beauvoir (département de la Vienne)

 

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vendredi 29 mai 2015

L’expression «guerre de Cent Ans»

Contamine Que sais-je (1)Contamine Que sais-je (2)Contamine Que sais-je (3)Contamine Que sais-je (4)

 

 

l’expression «guerre de Cent Ans»,

est une création récente

Philippe CONTAMINE

 

L’expression «guerre de Cent Ans» est une création relativement récente des historiens. On ne la voit pas apparaître avant le début du XIXe siècle, où elle fut introduite en France à des fins de pédagogie par des ouvrages scolaires. Par la suite, elle prit lentement sa place dans l’historiographie tant anglaise que française et devint d’usage courant dans la seconde moitié du siècle [1].

Mais on n’avait pas manqué de remarquer, depuis longtemps, l’étendue exceptionnelle du conflit : en 1744, le président Hénault [auteur français, 1685-1770] datait de 1336 «le commencement de la guerre entre la France et l’Angleterre, qui dura à diverses reprises plus de cent ans». Peut-être reprenait-il ici une remarque faite, au début du xvie siècle, par J. Meyer dans ses Commentariu sive Annales Rerum Flandicarum : «La guerre anglaise… fut de toutes la plus longue et la plus cruelle ; par intervalles, elle dépassa la centième année.»

Mais les contemporains eux-mêmes eurent le sentiment de l’unité et de la durée de l’antagonisme. À la fin du XIVe siècle – il semble qu’il faille dater ces vers de 1389 –, Eustache Deschamps écrit :

«Las ! Qui verrait puis cinquante-deux ans
Le peuple mort, la grande occision
Des chevaliers, des femmes, des enfants !»

Lorsque les hostilités reprirent, en 1415, les actes de la chancellerie de Charles VI qualifièrent les Anglais d’«anciens ennemis et adversaires» [2]. En 1436, Hugues de Lannoy, pour expliquer la situation présente à son maître, le duc de Bourgogne Philippe le Bon, remonte au temps «que les guerres se murent entre le roi de France et le roi Édouard d’Angleterre pour la couronne de France».

Une certaine mémoire sociale survécut à la succession des générations, non seulement auprès des dirigeants, nourris de toute une tradition écrite, mais auprès de la conscience populaire. Dans cette mesure, la guerre de Cent Ans, en dépit des apparences, n’est donc pas seulement la création a posteriori d’historiens modernes découpant le passé pour répondre aux exigences de la Periodisierung.

Philippe Contamine,
La guerre de Cent ans, "introduction",
coll. "Que sais-Je ?", Puf, 2010, p. 3-4
en ligne sur cairn.info

 

Contamine expression

 

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"guerres des Anglais"

 

Henri Martin tome 5Henri Martin 1810-1883

 

Dans son Histoire de France (1855), Henri Martin (1810-1883) utilise l'expression "guerres des Anglais", refusant ainsi l'unicité chronologie de ces affrontements militaires, et pointant l'initiative anglaise dont on dit, implicitement, qu'elle a eu pour théâtre l'espace français.

 

guerre des Anglais entouré

 

 

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la fin de la guerre de Cent ans, césure chronologique

 

Malet Isaac Moyen Age 1926
manuel Malet-Isaac pour la classe de 4e, édition 1926

 

 

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la guerre de Cent ans n'a pas eu lieu

 

 

Levron guerre Cent ans pas eu lieu 1981
"la guerre de Cent ans n'a pas eu lieu !"
Historia
n° 412, mars 1981, première page de l'article de Jacques Levron

 

 

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jeudi 28 mai 2015

histoire littéraire de la France au Moyen Âge

roman-G-de-Trazegnies
le Roman de Gillion de Trazegnies, manuscrit, 1464

 

 

histoire littéraire de la France

au Moyen Âge

 

 

Chronologie publiée dans l'Histoire littéraire de la France. I - Des origines à 1600, dir.  Pierre Abraham et Roland Desné, Éditions Sociales, 1971. Les images ont été ajoutées.

 

Histoire litt France couv

 

- VIe-IXe siècles : littérature de cour essentiellement ; rareté et cherté du parchemin ; en dehors des cours et des monastères : littérature de tradition orale.

- Grégoire de Tours : Histoire des Francs (576-591).

 

Grégoire_de_Tours,_Histoire_des_Francs,_livres_1_à_6,_page_de_frontispice
Grégoire de Tours, Histoire des Francs, livres 1 à 6, page de frontispice. Luxeuil ou Corbie, fin du VIIe s.,
BnF Manuscrits, Latin 17655 fol. 2

 

- 786 : Alcuin ( 804).

- 842 : Serments de Strasbourg entre Louis le Germanique et Charles le Chauve ; premiers textes en français.

- vers 850 : apparition du trope de l'alleluia adopté en 860 à Saint-Gall : il se transforme en "séquence" dont le forme primitive est uniquement déterminée par la musique.

- vers 881-882 : Séquence de Sainte-Eulalie (sainte espagnole du IIIe siècle) ; en français par les moines de Saint-Amand.

- fin IXe siècle : création de tropes dialogués explicitant l'élément dramatique de la liturgie.

[trope : MUS. Ornement du plain-chant grégorien au moyen d'additions, de substitutions ou d'interpolations de textes musicaux ou poétiques. Le tr[ope], comme d'ailleurs la (...) séquence, constitue un genre nouveau au sein de la catégorie des formes liturgico-musicales qui a favorisé une évolution plus rapide, dans des directions nouvelles, de la composition monodique (Mus.1976)] Cnrtl

- vers 933 : l'introït de la messe de Pâques "tropé" à Saint-Martrial (Ardèche), puis à l'abbaye de Fleury (Loiret) ; Quaem quaeritis ; point de départ des futurs jeux liturgiques.

 

Quem quaeritis - Resurrexi (chant grégorien)

 

- 950-1000 : La Passion ; Vie de Saint-Léger ; et Homélie sur Jonas : en français ; le culte de saint Léger est attesté au Xe siècle à Autun, à Poitiers.

- 977 : La Légende de saint Alexis apportée à Rome par Serge de Damas : grande vogue aux siècles suivants.

- 1000-1050 : Vie de sainte Foy et Vie de Boèce en dialectes méridionaux.

- 1050 : Vie de saint Alexis, en français
Littérature hagiographique ; historiographie.

- Xe et XIe siècles : naissance du drame liturgique en latin.
Noël : Office de l'Étoile ou de la Nativité.
Pâques : Office du Sépulcre ou de la Résurrection.

- à partir du XIe siècle : troubadours et trouvères.
Constitution d'une poésie en langue romane.

 

trouvères et troubadours
trouvères de langues d'oïl et troubadours de l'angues d'oc (source)

 

1050-1150 : le siècle héroïque, naissance de l'épopée française

 

- 1050 : dans tout l'Occident, vaste renouveau de la poésie latine d'imagination.

- apparition de la plupart des formes nouvelles qui, en latin et en roman, vont pendant plus de deux siècles définir la littérature.

- vers 1060 : Chanson de sainte Foy, en dialecte occitan du Sud ; c'est le plus ancien texte rimé et non assonancé.

 

Canco_de_Santa_Fe
quelques mots de la Chanson de sainte Foy

 

- après 1060-1070 : diffusion générale des belles-lettres sur tout le territoire situé à l'ouest de la verticale Metz-Marseille.

 

apparition des premières chansons de geste

 

- vers 1075-1100 ? : la Chanson de Roland (manuscrit d'Oxford établi par un scribe anglo-normand vers 1170).

 

Chanson Roland manuscrit Oxford - 1
Chanson de Roland, manuscrit d'Oxford, Bodleian Library, MS Digby 23, part 2, f.1r

 

Chanson Roland (4)   Chanson Roland (5)

 

Chanson Roland (2)    Chanson Roland (1)    Chanson Roland (3)

 

- importante croissante des vagants : les "Goliards" dont l'oeuvre constitue le plus authentique lyrisme des XIe, XIIe et XIIIe siècles.

- à partir de 1100-1120 : développement du drame liturgique des chansons de geste du lyrisme courtois.

- drame liturgique : les "jeux" sont de plus en plus nombreux ; décors simultanés ; Le Sponsus, Le Jeu des Vierges sages, texte poitevin.

- Beauvais, Saint-Benoît, Tours, Soissons, Lille, Limoges : chansons de geste, 1120/1130 - 1150/1160.
Couronnement de Louis - Charroi de Nîmes - Prise d'Orange, Moniage Guillaume (sorte de biographie poétique de Guillaume d'Orange) - Gormont et Isambert, 1125.

 

Charroi de Nîmes       Moniage Guillaume

 

- Le Pélerinage de Charlemagne. (Espagne : vers 1140, poème du Cid).

- lyrisme courtois - trois poètes : Cercamon, Marcabru, Jaufré Rudel.

 

Marcabru - 1
Marcabru, BnF ms. 12473 fol. 102

 

Ensemble Renaissance : Marcabru, Pax In Nomine Domini

 

 

Jaufré Rudel - 1
la mort de Jaufré de Rudel dans les bras de la comtesse Hodierne de Jérusalem,
BnF, fonds français 854, fol. 121v

 

Jaufré Rudel, No sap chantar

 

- à cette même époque remontent les plus anciens textes lyriques non courtois de la langue française :
* les chansons de toile (notées vers 1200) : Belle Erembor, Belle Idoine, Belle Doette, Belle Aiglentine.
* chansons de Guillaume d'Aquitaine, 1086-1127.
* troubadours : Peire Vidal ( vers 1205) ; Bernard de Ventadour ; Folquet de Marseille ; Bertrand de Born.

 

Bernard de Ventadour - Can vei la lauzeta mover (1145-1195)

 

naissance du roman français

 

- les romans antiques : cycle d'Alexandre le Grand (vers de 12 pieds : alexandrins).

- romans latins : de Thèbes, vers 1150 ; d'Énéas ; de Troyes.

 

Roman d'Alexandre le Grand
pages 2 et 3 du Roman d'Alexandre, BnF, manuscrit du XVe siècle, Flandre

 

- les romans bretons : cycle du Roi Arthur - Chrétien de Troyes (vers 1135-1191) : Erec (1165-1170) ; Cligès (1170-1171) ; Lancelot (1172-1175) ; Yvain-Perceval (1174-1180).

 

Table Ronde (1)
le Saint Graal apparaissant aux chevaliers de la Table Ronde, manuscrit enluminé du XVe siècle

 

Cligès couv (1)  Romans Table Ronde couv (1)   Erec couv (1)   Yvain couv (1)

 

Lancelot couv (1)      Perceval couv (1)

 

- Cycle de Tristan - Béroul et Thomas : Roman de Tristan et Yseut (1170-1190).

 

Tristan et Yseut - 1
le Roman de Tristan, manuscrit du XVe siècle, conservé au château de Chantilly

 

- Chanson de Guillaume (vers 1140).

- chanson de geste : Girard de Rossilhon.

- 1170-1175 : Wace, historien, Roman de Brut (1155) ; Roman de Rou ou Rollon (1160).

- Guernes de Pont Saint-Maxence (1174) : Vie de saint Thomas le Martyr.

- Lais de Marie de France (1160-65 à 1190).

 

Lais de Marie de France

 

- vers 1170 : les Fabliaux.

- 1174-77 : le Roman de Renart.

 

Roman de Renart (1)
Roman de Renard, Nord de la France, début XIVe, BnF manuscrit

 

Roman de Renart (2)
Roman de Renard, Nord de la France, début XIVe, BnF manuscrit

 

- les Miracles de la Vierge, conte.

- Helinant de Froidemont : les Vers de la Mort (1195-1197).

- Jeux : Adam et Ève, vers 1150-1170.

- Jeu de saint Nicolas , de Jean Bodel.

- vers 1200 : Le Courtois d'Arras.

- théâtre au XIIIe siècle : les Miracles.

- Villehardouin (1165-1203) , chroniqueur : la Conquête de Constantinople, [4e Croisade ]vers 1212.

 

Villehardouin Constantinople
Villehardouin, Conquête de Constantinople, manuscrit de 1458, BnF, ms. 24210 folio. 1r

 

- Robert de Clari.

 

Robert de Clari couv
Robert de Clari, Conquête de Constantinople

 

- romans bretons - Cycle du Graal : Histoire du Saint Graal ; Histoire de Merlin ; Livre de Lancelot du Lac ; Quête du Graal ; Mort le Roi Arthur (vers 1235), de Robert de Boron.

 

Roman du Graal Robert de Boron - 1

 

- production courtoise non arthurienne : Jean Renart (1212-1213) : Guillaume de Dôle ou le Roman de la Rose ; le Lai de l'Ombre.

- Gautier de Coinci ( 1236) : Miracles de Notre-Dame ; sermon en vers de La Chasteté as nonains.

- Aucassin et Nicolette : chantefable, originaire de Picardie ou de Hainaut.

 

Aucassin et Nicolette (1)
Aucassin et Nicolette

 

Aucassin et Nicolette (2)
Aucassin et Nicolette

 

- fabliaux : La Châtelaine de Vergy.

- Le Vair Palefroi ; Huon, roi de Cambrai.

- Thibaut IV de Champagne [et roi de Navarre], troubadour.

[sur Thibaut de Champagne, dit "Le chansonnier du Roi"]

 

Thibaut de Champagne : Seigneurs, sachiez qui or ne s'en ira, par René Zosso [chant de croisade]

 

- Tannhaüser, Les Minnesinger (Allemagne).

 

Tannhaüser
Tannhaüser ( 1265)

 

- Guillaume de Lorris : Le Roman de la Rose, première partie, vers 1236.

 

Roman de la Rose (1

 

Roman de la Rose (2)

 

Roman de la Rose (3)
Le Roman de la Rose

 

- 1235-1240 : Le Privilège aux Bretons.

- développement de la littérature didactique en vers.

- poésie politique au XIIIe - troubadours occitans : Sirventes, Guillem Figuera, Peire Cardenal (originaire du Puy).

- Renard : versions nouvelles.

- milieu du XIIIe siècle : décadence de la lyrique d'oc.

 

vers 1250-1340 le siècle scolastique

 

- vers 1250 : création du théâtre comique, en relation avec la littérature bourgeoise du XIIIe notamment : région d'Arras.

- 1266 : La Paix aux Anglais.

- Dispute des deux Bourdeurs Ribauds.

- Dispute de Renart et de Peau d'Oie [débat satirique, d'origine picarde, entre un ménestrel, nommé Renart, et un clerc, appelé Piaudoué].

- Adam de la Halle : Le Bossu, comédie bourgeoise, jouée à Arras vers 1276-1277.

 

Adam de la Halle
Adam de la Halle (v. 1245 - v. 1288)

 

- Le Jeu de Robin et de Marion, pastourelle dramatique, vers 1283 (Adam de la Halle).

 

Adam de la Halle - Le jeu de Robin et Marion

 

- Le Jeu du Pélerin, par un artésien anonyme, 1290.

- Le Jeu du Garçon et de l'Aveugle : la plus ancienne de nos farces, 1275. [cf. présentation]

 

Le Garçon et l'Aveugle

 

- Le Jeu de Pierre de la Brosse, moralité politique, vers 1280.

- Rutebeuf (1230-1285 ?) : Le Miracle de Théophile ; Le Dit de l'Herberie (1260-1270) [Le Dit de l'Herbérie est un boniment de charlatan, vendeur d'herbes médicinales - voir ici] ; poésies religieuses et satiriques ; poésies personnelles [ "Que sont mes amis devenus, que j’avais de si près tenus, et tant aimés…"]

 

Rutebeuf que sont mes amis
"Que sont mes amis devenus, que j’avais de si près tenus, et tant aimés…"

 

Rutebeuf oeuvres

 

- 1274 : première rédaction en français des Grandes Chroniques de Saint-Denis [devenues Les Grandes Chroniques de France].

 

Grandes Chroniques manuscrit
Grandes Chroniques de France, manuscrit

 

Grandes Chroniques de France Mérovingiens
Grandes Chroniques de France, tome I. Origine des Francs. Clovis
par Nathalie Desgrugillers (2011)

 

 

- vers 1276 : Jean de Meung : Le Roman de la Rose, 2e partie.

- fin XIIIe siècle : le Roman de Flamenca en langue d'oc.

- Renart le Nouvel ; Couronnement de Renart.

- Joinville, chroniqueur, 1225-1319 ; Histoire de saint Louis.

 

Joinville Vie de Saint Louis
Joinville, Vie de saint Louis

 

- Dante Alieghieri (1262-1321), La Divine Comédie (Florence, Italie).

 

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livre-d-art-divine-comedie-dante-botticelli-cratere-enfer
Sandro Botticelli, Le Cratère de l’Enfer, Vatican. © Biblioteca Apostolica Vaticana.

 

515VGDXEZ3L       41ZAH9SJ9PL       9782080712189FS

 

- Chansons, rondeaux, virelais et ballades avec notation musicale.

- théâtre au XIVe siècle : naissance des Moralités et des Mystères.

- compagnies dramatiques : Confréries de la Passion, Gallants sans souci.

- Pétrarque (Italie), 1304-1374 : poèmes madrigaux [Pétrarque, Encyclopédie de l'Agora]

 

41H0MPG68HL    4111HTMSZDL

 

 

- Boccace (Italie), 1313-1375 : Le Décaméron. [du grec ancien déka, "dix", et hêméra, "jour" : cent nouvelles décrivant dix jours]

 

41GSC3ZBGML     Boccace Décaméron folio    6461

 


- 1316 : Jehan Maillart : le Roman du Comte d'Anjou.

- Gervais du Bus : le Roman de Fauvel.

 

Roman de Fauvel
Gervais du Bus : Roman de Fauvel. BnF, manuscrits français 146 fol. 285 ;
Philippe IV le Bel (ou Enguerrant de Marigny) est ici caricaturé sous forme d'un âne méchant et pervers
dont les six lettres du nom, Fauvel, sont les initiales de six vices : Flatterie, Avarice, Vilenie, Variété (Vélléité),
Envie, Lâcheté. Le texte, satirique, a été composé peu après 1316 par des membres de la chancellerie royale.

Au Moyen Âge la lettre U équivaut à la lettre V. (source)

 

- Renart le Contrefait, dû à un clerc de Troyes.

- la poésie est entièrement aux mains de la bourgeoisie ("puys") et, de plus en plus, écrite au profit des princes et des courtisans.

- orientation mondaine et décorative de la poésie (rhétorique). Raffinement. Lien étroit avec la musique.

- Guillaume de Machaut (1300-1377 : Remède de Fortune ; Jugement du roi de Behaigne ; Jugement du roi de Navarre ; Jugement d'Amour (1360) ; Livre du Voir Dit (1362) ; Jeux-partis.

 

Guillaume de Machaut : Je vivroie liement/Liement me deport

 * texte de cette chanson en ancien français

 

GUILLAUME DE MACHAUT : De Fortune Me Doi Plaindre Et Loer

(Ballade 23). Ensemble Musica Nova

 

Guillaume de Machaut : Douce dame jolie

 * magnifique poème médiéval (virelai) d'amour courtois.

* texte de cette chanson en ancien français

* texte en ancien français et en français moderne

 

- théâtre : Les Miracles de Notre-Dame.

- Robert le Diable.

- Amis et Amile.

- Berthe aux Grands Pieds.

- Le Baptême de Clovis.

- Geoffrey Chaucer (Angleterre), 1340-1400 : Les Contes de Canterbury.

 

Chaucer (4)
Geoffrey Chaucer (XIVe siècle, Angleterre)

 

Chaucer (1)
Contes de Canterbury, Geoffroy Chaucer

 

Chaucer (2)    Chaucer (3)

 

- Eustache Deschamps, v. 1346-1406, Champenois : Ballades, rondeaux, virelais, l'Art de dictier et de faire chansons.

- comédies d'Eustache Deschamps : Farce de Maître Trubert et Antroignart (1392) ; Dit des Quatre offices de l'Ostel du Roy (1392) ; Geta ; Le Mirouer de Mariage.

 

Eustache Deschamps Art dictier  Eustache Deschamps

 

- Oton de Granson, chevalier-poète (v. 1350-1395) : ballades, chansons, virelais.

- 1388  : Boucicaut [et autres auteurs dont Jean le Seneschal], Livre des Cent Ballades.

 

Cent Ballades - 1

 

- Grisélidis, moralité pathétique jouée en 1395 par les clercs de la Basoche devant Charles VI.

- Froissart (v. 1335 - v. 1405), Chroniques.

 

Froissart Chronoqies couv

 

Froissart guerre Cent ans couv
Jean Froissart, extrait des Chroniques

 

- Christine de Pisan (1364-1431) : Epistre du Dieu d'Amour (1399) ; Le Chemin de longue étude (1402) ; Querelle du Roman de la Rose (vers 1400) ; Dit de la Pastoure.

 

Pisan (1)  Pisan (2)

 

Pisan (3)   Pisan (4)

 

Pisan (5)

 

- vers 1400 (anonyme), Les XV Joyes du Mariage.

 

Quinze Joies mariage
Les Quinze Joies du Mariage (anonyme)

 

- 1401 : la Cour d'Amour, de Charles VI [jeux courtois].

- le théâtre au XVe siècle : Mystères, moralités, soties, farces.

- poésie : Arts de seconde rhétorique, éclos au sein des cours des mécènes ; Berry, Bourgogne, Blois, Provence...

- Charles d'Orléans (1394-1465), prisonnier des Anglais de 1415 à 1440.

 

Charles d'Orléans (1) - 1  Charles d'Orléans (2) - 1

 

- Alain Chartier (1385-1429) : Le Livre des quatre Dames (1416) ; Quadrilogue invectif (1422) ; Belle Dame sans Mercy (fin 1424) ; L'Espérance ou Consolation des trois Vertus (1428).

 

Chartier manuscrit couv
Oeuvres diverses d'Alain Chartier, manuscrit XVe siècle, BnF, Département des manuscrits, Français 24440

 

Chartier (1)   Chartier (2)

 

- Le roi René, duc d'Anjou : Livre du Coeur d'amour espris (1457).

- Christine de Pisan (1364-1431) : La Cité des Dames (v. 1404), Dittié à la louange de Jeanne d'Arc (1429), Livre des faits et bonnes moeurs du roi Charles V.

- Jouvenel des Ursins (1380-1422) : Chronique de Charles VI ; Le Miroir du salut humain (vers 1430).

- François Villon (1431 ? - 1465 ?).

- Eustache Marcadé [mort en 1440] : Passion, dite d'Arras ; Mystère de la Vengeance et Destruction de Jérusalem.

 

Marcadé enluminure
Mystère de la Vengeance, enluminure de Loyset Liédet (v. 1420-1479) :
l'empereur Vespasien, frappé par la lèpre reçoit des soins

 

- vers 1440 : Mystère du siège d'Orléans.

- 1440 : Charles d'Orléans à Blois, les tournois poétiques : Chansons et rondeaux.

- l'Imitation de Jésus-Christ, manuscrit d'Anvers.

- la Farce du Cuvier.

- la Farce du Pâté et de la Tarte.

 

Farce pâté et tartre - 1

 

- Commynes (1447-1511).

- Arnould Gréban : La Passion (1452). Espagne : les Cancioneros.

- 1456 : le Petit Testament, de Villon.

- 1461 : le Grand Testament.

 

Villon poésies complètes

 

- 1462 : Antoine de la Salle ou Philippe Pot : Cent Nouvelles nouvelles.

- 1464 : Farce de Maître Pathelin.

 

Farce Maître Pathelin (1)    Farce Maître Pathelin (2)

 

- Erasme de Rotterdam (1467-1536).

- Le Franc Archer de Bagnolet [monologue, 1468 ?]

 

le Franc-archer de Bagnolet anonyme

 

- 1470 : Jean Meschinot, Les Lunettes des Princes.

- vers 1471 : G. Chastellain [1415-1475] : Chroniques des ducs de Bourgogne.

 

Chastellain (2)
Charles le Téméraire en tenue de deuil noire, à la mort de Philippe le Bon,
mss, fr. 2689, f. 10, Chronique des ducs de Bourgogne, Georges Chastellain

 

Chastellain (1)
Chronique des ducs de Bourgogne,
Georges Chastellain, éd. 1827

 

- L'Arioste (Italie) : 1475-1533 [poète : Orlando Furioso (Roland Furieux)].

- Thomas More (Angleterre) : 1478-1535 [L'Utopie, 1516].

- vers 1484 : Malory, la Mort d'Arthur [compilation de romans français et anglais].

 

La Mort d'ARthur (1)   La Mort d'Arthur (2)

 

- 1486 : Jean Michel, Passion.

- Martial d'Auvergne : Danse macabre des Hommes [Danse macabre des femmes...].

 

Martial d'Auvergne (1) - 1     Martial d'Auvergne (2) - 1

 

Danse macabre des femmes (1)
illustration pour La Danse macabre des femmes, édition de 1491 (Gallica BnF)

 

Martial d'Auvergne (3) - 1
Martial d'Auvergne

 

- 1489-1498 : Commynes, Mémoires.

- 1490 : Lefèvre d'Étaples, Introduction à la métaphysique d'Aristote.

- Rabelais : 1490-1553.

- Amadis de Gaule et les romans de chevalerie en Espagne.

 

Amadis de Gaule (1)      Amadis de Gaule (2)

 

- Clément Marot : 1496-1544.

- diffusion totale de la langue d'oïl dans la France entière.

 

iconographie : Michel Renard
professeur d'histoire

 

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"La Classe de français", collection Pierre Clarac

le Moyen Âge, 3e

André SIMON (1943)

 

Clarac couv

 

Le 23 décembre 1941, un arrêté du ministère de l'Éducation nationale décide de maintenir l'étude de la littérature médiévale au programme de la classe de Troisième. Il est prévu que cet enseignement s'appuie sur une Anthologie du Moyen Âge.

André Simon, professeur agrégé, alors en poste au lycée Louis-le-Grand à Paris, rédige un ouvrage répondant à cette finalité. Il est publié dans la collection "La Classe de français" dirigée par Pierre Clarac (1894-1986), inspecteur général, chez l'éditeur Belin.

Nous utilisons, ici, la troisième édition parue au 2e trimestre de l'année 1943. Son titre de couverture est Le Moyen Âge, 3e. En 1949 et en 1953, ce manuel était encore publié (cf. catalogue de la BnF).

André Simon était professeur de Première supérieure (khâgne) au lycée Henri IV à Paris en 1956. Peut-être figure-t-il sur cette photo ?

Michel Renard
professeur d'histoire

 

classe Khagne Henri IV 1956-57
la classe de khâgne au lycée Henri IV à Paris, en 1956-1957 : trois professeurs sont au centre ;
celui de gauche est peut-être André Simon, professeur de Lettres...

 

Clarac couv int
Le Moyen Âge, classe de 3e, par André Simon (1943)

 

 

une anthologie de la littérature médiévale en

20 tableaux chronologiques

André Simon (1943)

 

Les tableaux chronologiques, comme les commentaires qui les suivent, sont de André Simon.

 

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tab chap premier

 

la littérature au XIIe siècle

 

Clarac (1)

 

Le nom de "Chansons de geste" (du latin gesta, pris au sens de "récit historique") était donné à des romans de chavalerie en vers. Faites pour être chantées par les jongleurs avec accompagnement de la vielle, elles étaient composées de couplets assonancés appelés laisses.

Doivent-elles leur naissance, comme la cru M. Bédier, au culte des héros locaux, soigneusement entretenu par les clercs, dans les sanctuaires qui jalonnaient les routes de pèlerinage ? Ou dérivent-elles de poèmes plus anciens, inspirés par des faits contemporains ? Toujours est-il que le fond historique, quand il existe, apparaît singulièrement déformé et embelli par la légende.

 

tab 2

 

tab 3

 

tab 4

 

tab 5 - 1

tab 5 bis - 1

 

tab 6

 

tab 7

 

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chap 2

 

de l'avènement de Saint-Louis (1226)

au début de la guerre de Cent Ans (1337)

 

chap 2 tab 1

 

chap 2 tab 2

 

chap 2 tab 3

 

chap 2 tab 4 a

chap 2 tab 4 b

 

chap 2 tab 5

 

chap 2 tab 6

 

chap 2 tab 7

 

___________________

 

chap 3

 

 la littérature de la guerre de Cent Ans (1337-1453)

 

chap 3 tab 1

 

chap 3 tab 2

 

___________________

 

chap 4

 

l'avènement de l'esprit moderne

 

chap 4 tab 1

 

chap 4 tab 2 a

chap 4 tab 2 b

 

chap 4 tab 3 a

chap 4 tab 3 b

 

chap 4 tab 4

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reliure Mémoires de Commynes - 1
Mémoires de Commynes (rédigés entre 1489 et 1498)

 

André Simon peut-être - 1
peut-être André Simon
en 1956...

 

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mardi 12 mai 2015

bilan humain Première Guerre mondiale

 

 

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