samedi 9 janvier 2010

Kingdom of Heaven, un film sur les Croisades

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Kingdom of Heaven


(le Royaume des Cieux, film de 2005)



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les erreurs (invraisemblances) historiques

du film

Kingdom of Heaven ("le Royaume des Cieux") de Ridley Scott, 2005

 

Le film du réalisateur britannique Ridley Scott (Blane Runner, 1492, Gladiator…) paru en 2005, Kingdom of Heaven propose une histoire qui se déroule entre 1184 et 1187, peu avant la troisième Croisade, et qui se termine par la prise de Jérusalem par Saladin. l'image des rapports entre chrétiens et musulmans est largement idéalisée. Ainsi :

- l’idée que sous le règne des chrétiens, Jérusalem était ouverte à toutes les religions, ce qui est absolument faux !

- la mise en garde du médecin Templier à Balian arrivé à Jérusalem et qui lui dit qu'il a perdu sa religion : "Ce n'est pas ce qui compte la religion. Au nom de la religion, j'ai vu le délire de fanatiques de toutes les confessions du monde appelé la volonté de Dieu. La sainteté, c'est de faire ce qui est juste, de se battre avec courage pour ceux qui sont sans défense. Ce que Dieu veut, la bonté qu'il exige, est là". Ces propos sont tout à fait inconcevables à cette époque. C'est la religion qui compte, avant tout le reste, pour tous les croyants qu'ils soient Croisés chrétiens ou Sarrasins musulmans. Bien sûr, l'intensité du sentiment religieux peut varier mais pas au point de se situer au-dessus des religions pour évoquer un Dieu de bonté. Les Sarrasins sont des idolâtres païens pour les chrétiens et ceux-ci sont des mécréants pour les musulmans.

- la harangue de Balian lors de la défense de Jérusalem à propos des Lieux Saints ("tous sont légitimes") : impensable à l'époque…!

- les Templiers sont présentés comme des fanatiques, auteurs d'opérations sanglantes (Renaud de Chatillon) dans lesquelles on reconnaît une critique de la politique au Proche-Orient menée par la Maison Blanche et le Pentagone.

- l'affirmation que l’armée de Saladin comptait un minimum de 200 000 hommes, ce qui est également faux ! Au cours de la bataille décisive de Hattin, en juillet 1187, l’armée musulmane comptait entre 12000 et 60 000 hommes selon les sources, alors que les croisés étaient entre 1200 et 2000 chevaliers appuyés par 20 000 autres combattants (?).

- de nombreux petits détails, tels des plans de la ville de Jérusalem, ou des intérieurs de palais n’ont en fait rien d’oriental. Le film a été tourné au Maroc et en Espagne, et ça se voit tout de suite. L’architecture musulmane du Maghreb est très particulière dans ses détails, ses arcades et ses faïences et elle ne ressemble pas à celle de Palestine ou de Syrie.

- la clémence de Saladin lors de la prise de Jérusalem en octobre 1187. Dans le film le dialogue dit : "Saladin - je vous accorde sauf-conduit à tous jusqu'en terre chrétienne, à tous, femmes, enfants, vieillards, tous tes chevaliers et tous tes soldats et ta reine, nul n'aura à souffrir, Allah m'en est témoin. Balian - Les chrétiens ont massacré tous les musulmans après la chute de la ville. Saladin - Sache que je ne suis pas de ces hommes-là, moi, je suis Saladin, Salah ed Dîn". Or, les chroniques nous apprennent que le discours a été totalement inverse… Saldin a dit : "Je ne me conduirai pas envers vous autrement que vos pères envers les nôtres, qui ont tous été massacrés ou réduits en esclavage" (propos tenus dans le film par un lieutenant de Saladin mais pas par Saladin lui-même…). Il a fallu la menace de Balian d'exécuter les 3 à 5 000 prisonniers musulmans et de détruire le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsâ pour que Saladin accepte de transiger.

Pourquoi toutes ces erreurs ? Parce que le réalisateur utilise le cadre historique comme métaphore des conflits de son époque : les templiers sont les méchants faucons de l'Amérique, les présidents Bush père et fils partis en "croisade" contre l'Irak (1991 et 2003) ; la cupidité de Renaud de Châtillon dans le film renvoyant à celle des affamés de pétrole.

Source ?

 




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lundi 4 janvier 2010

le lycée blanc-gris

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le lycée sous la neige

à la rentrée du 4 janvier 2010


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la "vie scolaire" : ce nom m'a toujours étonné... je ne comprends pas pourquoi
on ne dit plus la "surveillance"... les cours ne font-ils pas partie de la "vie scolaire"...??)


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la cour et le bâtiment du lycée professionnel

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la "vie scolaire" et le parc, vue du 2e étage du bâtiment A

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la "vie scolaire"

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les salles de permanence

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chemin entre la "vie scolaire" et le bâtiment A (à droite) ; au fond, la cour

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le bâtiment L (logistique), puis l'internat et le restaurant scolaire (en blanc)

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le bâtiment L (logistique)

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l'entrée du lycée, avec la désolante "oeuvre du 1% culturel"...

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vue sur le parking des professeurs

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entre les bâtiment B (à gauche) et A (à droite)

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entre les bâtiment B (à droite) et A (à gauche)




quelques réactions sur Facebook

Ydriss Foretz
Ydriss Foretz
(étudiant en Histoire à la Sorbonne, ancien élève de collège de M. Renard)

Le lycée de St-Chamond ou la portée hiémale des Jardins suspendus...

Michel Renard
Michel Renard

- j'y ai déjà pensé... cette architecture a un petit côté néo-babylonien qui me plaît...

Karine Meziane
Karine Meziane

T T ça me manque le lycée!!!

Michel Renard
Michel Renard

- tu es hyper rapide à réagir...!!!! ne t'inquiète pas, c'est une nostalgie qui dure longtemps... ^^

Sarah 'Boom' Boumghar
Sarah 'Boom' Boumghar

Moi aussi ça me manque parfois.

Karine Meziane
Karine Meziane

je HAIS Jean Monnet!!

Sarah 'Boom' Boumghar
Sarah 'Boom' Boumghar

Moi j'aime ma fac =)
Mais au lycée tout était plus simple.

Assia Oukala
Assia Oukala

je suis tout à fait d'accord avec Sarah !!

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Posté par LCL42Histoire à 19:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]