vendredi 12 septembre 2008

éloge des victimes de la guerre, par Périclès

Diapositive1




éloge des victimes de la guerre,

apologie des institutions, par Périclès

Thucydide, Guerre du Péloponnèse



D'après Thucydide, Périclès (461-399) prononce en 431 une oraison funèbre en l'honneur des guerriers morts au combat. Il fait également l'éloge d'Athènes, de ses institutions et des ses héros. Voici pourquoi, selon Périclès, Athènes est un exemple à suivre pour la Grèce et même pour l'humanité tout entière.

texte de Thucydide

XXXIV - Le même hiver, les Athéniens, conformément à la tradition, célébrèrent aux frais de l'État les funérailles des premières victimes de la guerre. En voici l'ordonnance. On dresse une tente sous laquelle l'on expose trois jours auparavant les restes des défunts. Chacun apporte à son gré des offrandes à celui qu'il a perdu. Lors du convoi, des chars amènent des cercueils de cyprès ; il y en a un par tribu, où l'on renferme les restes de tous les membres d'une tribu. Une litière vide et drapée est portée en l'honneur des disparus, dont on n'a pas retrouvé les corps, lors de la relève des cadavres. Tous ceux qui le désirent, citoyens et étrangers, participent au cortège. Les femmes de la parenté se placent près du sépulcre et poussent des lamentations (1). Puis on dépose les restes dans le monument public, qui se dresse dans le plus beau faubourg. C'est là que de tout temps on inhume ceux qui sont morts à la guerre ; on a fait néanmoins une exception pour les morts de Marathon ; en raison de leur courage éminent on les a inhumés sur le lieu même du combat. L'inhumation terminée, un orateur, désigné par la république parmi les hommes les plus remarquables et les plus considérés, fait l'éloge funèbre qui s'impose. Puis l'on se retire. Tel est le cérémonial des funérailles. Durant toute cette guerre, chaque fois que l'occasion s'en présenta, on respecta cette tradition. Pour faire l'éloge des premières victimes, ce fut Périclès, fils de Xanthippos, qui fut choisi. Le moment venu, il s'éloigna du sépulcre, prit place sur une estrade élevée à dessein, pour que la foule pût l'entendre plus facilement, et prononça le discours suivant :

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XXXV – «La plupart de ceux qui avant moi ont pris ici la parole, ont fait un mérite au législateur d'avoir ajouté aux funérailles prévues par la loi l'oraison funèbre en l'honneur des guerriers morts à la guerre. Pour moi, j'eusse volontiers pensé qu'à des hommes dont la vaillance s'est manifestée par des faits, il suffisait que fussent rendus, par des faits également, des honneurs tels que ceux que la république leur a accordés sous vos yeux ; et que les vertus de tant de guerriers ne dussent pas être exposées, par l'habileté plus ou moins grande d'un orateur à trouver plus ou moins de créance. Il est difficile en effet de parler comme il convient, dans une circonstance où la vérité est si difficile à établir dans les esprits. L'auditeur informé et bienveillant est tenté de croire que l'éloge est insuffisant, étant donné ce qu'il désire et ce qu'il sait ; celui qui n'a pas d'expérience sera tenté de croire, poussé par l'envie, qu'il y a de l'exagération dans ce qui dépasse sa propre nature. Les louanges adressées à d'autres ne sont supportables que dans la mesure où l'on s'estime soi-même susceptible d'accomplir les mêmes actions. Ce qui nous dépasse excite l'envie et en outre la méfiance. Mais puisque nos ancêtres ont jugé excellente cette coutume, je dois, moi aussi, m'y soumettre et tâcher de satisfaire de mon mieux au désir et au sentiment de chacun de vous.

XXXVI – «Je commencerai donc par nos aïeux. Car il est juste et équitable, dans de telles circonstances, de leur faire l'hommage d'un souvenir. Cette contrée, que sans interruption ont habitée des gens de même race (2), est passée de mains en mains jusqu'à ce jour, en sauvegardant grâce à leur valeur sa liberté. Ils méritent des éloges ; mais nos pères en méritent davantage encore. À l'héritage qu'ils avaient reçu, ils ont ajouté et nous ont légué, au prix de mille labeurs, la puissance que nous possédons. Nous l'avons accrue, nous qui vivons encore et qui sommes parvenus à la pleine maturité. C'est nous qui avons mis la cité en état de se suffire à elle-même en tout dans la guerre comme dans la paix. Les exploits guerriers qui nous ont permis d'acquérir ces avantages, l'ardeur avec laquelle nous-mêmes ou nos pères nous avons repoussé les attaques des Barbares ou des Grecs, je ne veux pas m'y attarder ; vous les connaissez tous, aussi je les passerai sous silence. Mais la formation qui nous a permis d'arriver à ce résultat, la nature des institutions politiques et des moeurs qui nous ont valu ces avantages, voilà ce que je vous montrerai d'abord ; je continuerai par l'éloge de nos morts, car j'estime que dans les circonstances présentes un pareil sujet est d'actualité et que la foule entière des citoyens et des étrangers peut en tirer un grand profit.

XXXVII - «Notre constitution politique n'a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins-; loin d'imiter les autres, nous donnons l'exemple à suivre. Du fait que l'État, chez nous, est administré dans l'intérêt de la masse et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l'égalité est assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle ; enfin nul n'est gêné par la pauvreté et par l'obscurité de sa condition sociale, s'il peut rendre des services à la cité. La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et dans nos relations quotidiennes la suspicion n'a aucune place ; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s'il agit à sa tête ; enfin nous n'usons pas de ces humiliations qui, pour n'entraîner aucune perte matérielle, n'en sont pas moins douloureuses par le spectacle qu'elles donnent. La contrainte n'intervient pas dans nos relations particulières ; une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de la république ; nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois et, parmi celles-ci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n'étant pas codifiées, impriment à celui qui les viole un mépris universel (3).

XLI - «En un mot, je l'affirme, notre cité dans son ensemble est l'école de la Grèce (4) et, à considérer les individus, le même homme sait plier son corps à toutes les circonstances avec une grâce et une souplesse extraordinaires. Et ce n'est pas là un vain étalage de paroles, commandées par les circonstances, mais la vérité même ; la puissance que ces qualités nous ont permis d'acquérir vous l'indique. Athènes est la seule cité qui, à l'expérience, se montre supérieure à sa réputation ; elle est la seule qui ne laisse pas de rancune à ses ennemis, pour les défaites qu'elle leur inflige, ni de mépris à ses sujets pour l'indignité de leurs maîtres. Cette puissance est affirmée par d'importants témoignages et d'une façon éclatante à nos yeux et à ceux de nos descendants ; ils nous vaudront l'admiration, sans que nous ayons besoin des éloges d'un Homère ou d'un autre poète épique capable de séduire momentanément, mais dont les fictions seront contredites par la réalité des faits. Nous avons forcé la terre et la mer entières à devenir accessibles à notre audace, partout nous avons laissé des monuments éternels des défaites infligées à nos ennemis et de nos victoires. Telle est la cité dont, avec raison, ces hommes n'ont pas voulu se laisser dépouiller et pour laquelle ils ont péri courageusement dans le combat ; pour sa défense nos descendants consentiront à tout souffrir.»

Thucydide, Guerre du Péloponnèse /II,
chapitres XXXIV-XLI, éditions GF, p. 133-137



traduction par Jean Voilquin, notes de Jean Capelle
(1) Toutes les restrictions apportées par les lois aux démonstrations de douleur à l'occasion des enterrements étaient levées, quand il s'agissait de funérailles nationales. Tout le monde, citoyens, métèques, même les femmes, était autorisé à suivre le cortège. - Solon passe pour avoir chargé un orateur en renom de l'éloge des combattants tombés à l'ennemi.
Ce faubourg est le Céramique extérieur, au N-O de la ville, où existait une nécropole non loin de la porte Dipyle, une des entrées les plus fréquentées de la ville. On y a découvert de grands vases et sont encore debout des édicules, des stèles funéraires (de Dexiléos, d'Hégéso, etc .) dont les sculptures comptent parmi les oeuvres caractéristiques du plus pur style attique. Les parents des morts, outre les vases ou lécythes, apportaient des bandelettes, des couronnes, des rameaux .

(2) Les Athéniens étaient très fiers de leur qualité d'autochtones. Ils ne sont pas installés dans l'Attique en pays conquis comme les Spartiates campés dans la Laconie très peuplée, qu'ils contiennent dans l'obéissance avec leurs 9.000 hoplites. Périclès le leur rappelle pour les flatter.

(3) Périclès fait l'éloge du gouvernement démocratique qu'il a contribué à substituer à un régime aristocratique et qui aurait pu faire la grandeur d'Athènes, à condition qu'il y eût toujours des Périclès ou des Démosthène pour diriger l'Assemblée du peuple et que ces hommes nécessaires, ces hommes providentiels fussent écoutés plus que les Cléon, les Alcibiade, les Eschine. On peut discerner dans cet éloge des Athéniens la critique des moeurs et du régime de Sparte.

(4) Périclès ne pouvait qu'exciter contre Athènes la jalousie des autres cités et de Sparte en particulier, en proclamant que sa ville était l'École de la Grèce et que les citoyens pouvaient s'enorgueillir d'être gouvernés par les maîtres les plus dignes. Justement les villes alliées de la thalassocratie athénienne ne cessaient de se plaindre de ne pas jouir de «l'isonomie», d'être traitées en «sujettes». Elles se tournaient vers Sparte, s'imaginant que l'État dorien respectait mieux que sa rivale, Athènes, la liberté des États grecs. Athènes et Périclès se faisaient des illusions en croyant qu'ils seraient récompensés de la prospérité que leur puissance assurait à leurs alliés.


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hoplite blessé, temple d'Aphaïa, Égine, vers 500/480 av.



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prothésis : lors des funérailles, le corps du défunt est lavé, parfumé, oint d'huile et habillé de linge blanc puis le cadavre est exposé sur un lit d'apparat dans le vestibule de la maison ; la prothésis (exposition du cadavre) dure un jour et s'accompagne de chants de deuil et de lamentations rituelles de douleur.

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scène de prothésis : exposition et déploration du mort,
détail d'un cratère, v. 750 av. J.-C., découvert dans le cimetière du Dipylon à Athènes

Prothesis

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mercredi 10 septembre 2008

photographies du XIXe siècle

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photographies du XIXe siècle

 

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Niepce, 1826

 

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 boulevard du Temple, Daguerre, 1838

 


L'invention de la photographie
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La photographie date des années 1820. Le premier, Nicéphore Niepce (1765-1833) parvint à capturer l'image mais il a du mal à la fixer et les temps de pose sont de plusieurs jours. En 1827, il rencontre Louis Daguerre  (1787-1851) et les deux hommes s'associent. À la mort de Niepce, Daguerre continue ses recherches et invente le daguerréotype, procédé photographique beaucoup plus simple à réaliser.

D'abord, en 1835, il découvre que la vapeur de mercure peut être utilisée comme révélateur de l'image, ce qui 466px_Louis_Daguerre_2permet de raccourcir le temps de pose (de plusieurs heures à quelques dizaines de minutes seulement). En 1837, il réussit à fixer les images avec de l'eau chaude saturée de sel marin : le daguerréotype était né. Daguerre présente son invention à l'Académie française des sciences le 9 janvier 1839 et le brevet est acquis par le gouvernement français le 19 août 1839.

Le daguerréotype est un procédé photographique qui permet d’obtenir une image sans négatif, en l’exposant directement sur une surface en argent dépoli. Il ne permet aucune reproduction de l'image.

L’invention de Louis Daguerre n'est pas le premier procédé photographique. Cependant, il est l'un des premiers procédés à afficher une image de façon permanente (avec les procédés antérieurs, les images disparaissaient rapidement quand elles étaient exposées à la lumière). Ce procédé photographique fut donc le premier à être utilisé commercialement.

La daguerréotypie utilise une plaque de cuivre recouverte d'une couche d'argent et sensibilisée à la lumière par des vapeurs d'iode. Le temps d'exposition à la lumière est d'environ vingt à trente minutes pour que la plaque enregistre une image latente. Le développement de l'image est ensuite effectué grâce à de la vapeur de mercure, en plaçant la plaque au-dessus d'un récipient de mercure légèrement chauffé (75 °C). Enfin, il faut fixer l'image, c'est-à-dire la rendre permanente, en plongeant la plaque dans une solution d'hyposulfite de soude.

Le procédé inventé par Daguerre suscita un engouement immédiat et se répandit en Europe, aux États-Unis et dans le monde entier dès les années 1840. Cependant, son immense succès ne dura qu’une dizaine d'années face à la concurrence d'autres procédés moins complexes : l'ambrotype (1854) offrant une image positive sur verre avec un fond noir, le ferrotype, une image sur étain, ou encore la photographie à l'albumine.

À la différence des photographies sur film et sur papier, un daguerréotype peut durer pour toujours s’il est bien protégé.

d'après : source



photographies
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anonyme (1839)

Anon_SenaTullerias39
vue de la Seine et de Notre-Dame, Paris, 1839

 

le Louvre photo 1840
le Louvre en 1840

 

rive gauche photo 1840
la rive gauche de Paris en 1840

 

 

Vincent Chevalier (1770-1841)

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Vincent Chevalier, La Seine, le Louvre et la statue d'Henri IV, vers 1840 (source)

 

- excellente mise au point sur l'opticien et photographe Vincent Chevalier (1770-1841) sur le site Vergue.

 

 

 

William Henry Fox Talbot (1800-1877)

TALBOT_BOULEVARDS_PARIS_1843
boulevard de Paris, 1843

 

Hippolyte Bayard (1801-1887)

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auto-portrait en noyé, 1840 (analyse de cette image)

 

Bayard_ParisMontmartre_1842
les moulins de Montmartre, 1842/1845

 

Thibault ()

BarricadeRueSaintMaur25juin1848
barricades rue Saint-Maur, avant l'attaque, 25 juin 1848

Rue Saint-Maur. Daguerréotypes de Thibault. 25 et 26 juin 1848
Les premières photographies permettent de saisir l’atmosphère des barricades à des moments différents. Le daguerréotype du 25 juin illustre la phase d’attente qui précède l’assaut. On n’aperçoit âme qui vive dans la rue Saint-Maur avant l’attaque, les portes et les volets des maisons sont fermés, les émeutiers sont cachés derrière les barricades qui se succèdent à faible distance dans la rue, au niveau des carrefours.
Le 26, après l’attaque du général Lamoricière, les habitants sont sortis et ont ouvert les fenêtres. Le journal L’Illustration publie dès la première semaine de juillet les deux daguerréotypes sous forme de gravure sur bois, usage tout nouveau par la presse d’une «planche daguerréotypée», propre à renforcer aussi l’impression de neutralité de l’information.


Luce-Marie ALBIGÈS
source : l'histoire par l'image

 

barricade rue Saint-Maur après l'assaut gros plan
la rue Saint-Maur après l'attaque, 26 juin 1848 (gros plan)

 

 

Edmond Bacot (1814–1875), un des meilleurs photographes normands au XIXe  siècle

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église Saint-Pierre à Caen, vers 1851
(la rivière Odon, à droite sur la photo, fut couverte en 1860)


 

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Victor Hugo devant la fontaine aux serpents à Hauteville House en 1862
(vue stéréoscopique)

 

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Victor Hugo et sa famille au dîner des enfants pauvres
à Hauteville House
(années 1850/1860 ?)

 

Philibert Perraud (1815-après 1863)

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groupe d'artistes à la Villa Médicis, 1845-1846



Charles Nègre (1820–1880), grand photographe français du XIXe siècle

 

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Charles Nègre, ramoneurs en marche, 1851/1852

 

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travaux quai d'Orléans (4ème arrondissement, Paris), 1851

 

terrassiers
terrassiers au repos sur un boulevard, Paris, 1853


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Pavillon d'octroi, port de l'Hôtel-de-Ville et l'île de la Cité avec la Conciergerie
au fond (4ème arr., Paris), entre 1851 et 1854


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Galerie supérieure de Notre Dame de Paris,
dit le Stryge
, photographie par Charles Nègre,
1853, Musée d'Orsay


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petit marché à Paris, 1851/1853



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scène de marché dans la rue, Paris, 1851/1853



Gustave Le Gray (1820–1894)

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moulins de Montmartre, 1850



Atelier de Jersey

Victor_Hugo_1853
Victor Hugo au chapeau, vers 1853 - 1855



Édouard Baldus (1813–1889)

pont de Solférino circa 1860 par Baldus
le pont de Solférino vu du pont de la Concorde, vers 1860


Le pont de Solférino (en fonte) a été construit en 1861, sous Napoléon III. Il permettait le passage de véhicules. Il fut détruit juste un siècle plus tard, en 1961, et remplacé par une passerelle piétonne en acier.

 

passerelle Léopold-Sédar-Senghor
la passerelle Solférino, aujourd'hui appelée Léopold-Sédar-Senghor

 

 

 

André (?)

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Victor Hugo dans la galerie de chêne à Hauteville House,
1878
(conservée à la Maison de Victor Hugo)


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Toulouse le Pont Neuf en 1855
le Pont Neuf à Toulouse en 1855 (archives départementales de la Haute-Garonne)

 

 

 

 


notices biographiques
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William Henry Fox Talbot (1800-1877)
En 1842, il commence à publier, en 24 fascicules, le premier livre de photographies de l'histoire, The Pencil of Nature, en utilisant des copies grand format des calotypes originaux.

Hippolyte Bayard (1801-1887)
Bayard expérimente les effets de la lumière sur une surface chimique avant 1836. En réaction à ses difficultés à se faire reconnaître comme précurseur, il réalise en 1840 son autoportrait mortuaire sur négatif papier. Au début des années 1850 les Monuments Historiques lui commandent des relevés de l'architecture normande. Membre fondateur de la "Société Héliographique" en 1851 et de la "Société Française de Photographie" en 1854.

Adolphe Braun (1811-1877)
1850 installé à Dornach en Alsace, Braun édite une série de vues sur les Alpes et une étude de 300 planches décoratives sur les fleurs. À Paris photographe officiel du Second Empire, il accumule les portraits de la cour, voyage en Allemagne, Autriche, Belgique, Égypte, Italie, Suisse.


Eugène Cuvelier
(1830-1900)

Frédéric Flacheron (1813-1883)
Peintre, sculpteur, calotypiste Flacheron anime en 1850 un cercle de photographes réuni au café Greco à Rome.

Gustave Le Gray (1820-1894)
Figure centrale de la photographie du XIXe siècle. Contemporain de photographes comme Nadar, Charles Nègre, Henri Le Secq, Édouard Denis Baldus, les frères Bisson, Roger Fenton, il occupe néanmoins une place à part. Comme la plupart d'entre eux, il commence par une formation de peintre. Sa maîtrise absolue de la technique photographique l'amène à mettre au point deux inventions majeures, le négatif sur verre au collodion en 1850 et le négatif sur papier ciré sec en 1851. Son sens de la composition hérité de la peinture, adapté à l'esthétique photographique naissante, le conduit à aborder de nombreux sujets : portraits, vues d'architecture, paysages, nus et reproductions d'œuvres d'art. (source : BnF)

Nadar (1820-1910)
Caricaturiste, se lance dans la photographie à partir de 1854. Célèbre pour ses portraits de personnalités.

Charles Nègre (1820-1880)
Élève d'Ingres et Delaroche, Charles Nègre se sert en peinture de la photographie pour les perspectives. Il photographie des scènes populaires à Paris en 1851 et prend des vues de Chartres. Il compose son album du Midi en 1852, un reportage sur l'architecture à Chartres en 1855, enseigne le dessin au Lycée impérial de Nice en 1863.

Philibert Perraud (1815-après 1863)
oeuvre : groupe d'artistes à la Villa Médicis.


Eugène Piot
(1812-1890)
Archéologue, en 1840 Piot prend ses premières photos en Espagne avec Théophile Gautier. Il voyagea beaucoup en Italie et en Grèce où il se consacre à l'architecture antique.

Louis Rémy Robert (1811-1882)
Peintre en chef à la Manufacture de Sèvres en 1848, il succéda à Victor Régnault à la direction en 1871. Membre de la "Société Française de Photographie" en 1855, il prend des paysages, compose de superbes natures mortes et réalise de nombreuses reproductions de porcelaines.


Félix Teynard (1817-1892)
Teynar use du calotype pour confirmer ses études archéologiques, son travail illustre un ouvrage somptueux sur les sites d'Égypte et de Nubie publié en 1858 et regroupant 160 calotypes en 2 volumes.



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mardi 9 septembre 2008

la machine à vapeur

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mine de de Littry (Calvados) : elle utilise
des machines à vapeur dès le début du XIXe siècle ;
celle-ci fut construite vers 1800 pour la remontée
du charbon ; elle est de type Watt




la machine à vapeur au XIXe siècle

énergie de la première industrialisation

 

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cliquer sur l'image pour l'agrandir et l'imprimer

- voir la machine fonctionner : cliquer ici

 


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cliquer sur l'image pour l'agrandir et l'imprimer

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machine de James Watt (1783)

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Theil (Yonne)

 



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vendredi 5 septembre 2008

Aide pédagogique - classes de Seconde




Aide pédagogique

classes de Seconde




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Palmyre est une ville noble par son site, par la richesse de son sol,
par l'agrément de ses eaux. De tous côtés les étendues de sable entourent
ses champs et elle est comme isolée du monde par la nature.

(Pline l'Ancien, Histoire naturelle V, 88)


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accès direct aux pages des professeurs

                 - Mme Goy
               - Mme Thomas-Coutru   

               - M. Degraix
               - M. Renard





Histoire







Géographie


- cartographie : fonds de carte du site sciences-po.fr

- le site des archéogéographes

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L’archéogéographie est un portail qui offre des images de la terre pour se former à leur lecture, des interprétations pour discuter de leur dynamique, des cartes pour compiler les écheveaux d’héritages, des textes pour approfondir.




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mercredi 3 septembre 2008

en page accueil pendant l'année 2007-2008


actualités 2007-2008

préparation du voyage à Auschwitz

- lettre aux parents de la classe de Terminale ES 1 : voyage à Auschwitz

- enfants juifs à Saint-Chamond pendant la guerre  - morts en déportationimage002

- voyage du 11 décembre 2007 : souvenirs d'élèves - photos

- documents sur Guy Môquet, fusillé à Châteaubriant le 22 octobre 1941 à l'âge de 17 ans

- film de François Hans sur l'exécution de Guy Môquet

- Ennemi intime, un film sur la guerre d'Algérie (présentation vidéo) - dossier photos

Wajda_Katyn

- le film Katyn du réalisateur polonais Andrezj Wajda

Le grand cinéaste polonais, fils d'une des victimes du massacre de Katyn, évoque l'assassinat de masse perpétré par les agents du NKVD soviétique au printemps 1940 à l'encontre de 22 500 officiers de l'armée polonaise ; crime de guerre resté impuni.


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mardi 2 septembre 2008

pages de Mme Reynaud - sommaire

Laurence_Reynaud




pages de Mme Reynaud - sommaire




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