Diapositive1



Les humanistes, XVe-XVIe siècle



Lorenzo Valla

1407-1457



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une notice biographique

Né à Rome en 1405 d'une famille de juristes, originaires de Piacenza, attachés au Saint-Siège. Son père meurt en 1418, et Lorenzo, confié à son oncle, secrétaire apostolique, et suit en 1419 la cour à Florence. Il y apprend le grec et approfondit sa connaissance du latin en prenant pour modèles Cicéron, Quintilien et les grands jurisconsultes romains, Ulpien et Scaevola. Il rédige alors le De comparatione Ciceronis Quintilianique (perdu, mais provocateur dans la thèse). Provocation aussi du De voluptate, réédité par la suite sous le titre De Vero falsoque bono, source de la première célébrité (il y fait l'éloge du plaisir dans sa version épicurienne et va jusqu'à prétendre que l'épicurisme est plus proche des promesses du christianisme, des "sens spirituels", des douceurs du paradis et de la résurrection des corps que la contention morale vantée par le stoïcisme). Mais à la mort de son oncle il se replie sur le nord de l'Italie et est appelé en 1430 par Panormita à enseigner la rhétorique à Pavie. Suivent les Elegantiae latinae linguae, commencées à Pavie et publiées dix ans plus tard. À Pavie, il lit Ockham et Paul de Venise, et prépare la Dialectique, oeuvre de la maturité. Mais il est alors obligé de quitter Pavie. Il devient le secrétaire de Philippe d'Aragon en 1437. Au service des Aragon, il publie les quatre oeuvres de sa période  gibeline (la fraction des Gibelins s'opposaient au pouvoir du Pape alors qu les Guelfs le soutenaient) : en 1439, le De libero arbitrio, la première version des Dialecticae disputationes, le De professione religiosorum ; en 1440, la De falso credita et ementita Constantini donatione.
Cependant, à partir de 1443, les Aragon se rapprochent de Rome, où à Eugène IV succède un grand pape humaniste, Nicolas V, le fondateur de la bibliothèque vaticane. Valla peut négocier un retour à Rome dans les meilleures conditions. En 1448, il est secrétaire apostolique (à la place de Poggio Bracciolini, contraint au départ comme Trapezunzio, Valla faisant triompher la voie moderne avec l'appui de Bessarion et de Cues) traducteur du pape (pour Homère et Thucydide) et récompensé par un canonicat à Saint-Jean-de-Latran. Il publie alors les Elegantiae linguae latinae, les In Novum Testamentum ex diversorum utriusque linguae codicum collatione adnotationes ensuite, ouvrant un débat sur l'autorité de la Vulgate dont l'Église ne se remettra jamais.

adapté de : source

- sur Lorenzo Valla : au sujet de la Donation de Constantin

- sur la Donation de Constantin :

Selon le document appelé Donation de Constantin, l’Empereur Constantin aurait fait don, au IVe siècle, de l’Empire à la Papauté, établissant ainsi pour des siècles le pouvoir temporel du Pape. Pourtant, cette Donation est un faux, ce que démontre Lorenzo Valla.


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Marsile Ficin

1433-1499


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Marsile Ficin, au centre








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Pic de la Mirandole

1463-1494

Mirandole



Jean Pic de la Mirandole


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Autodidacte de génie élevé par sa mère, le jeune et beau comte de la Mirandole, prince de Concordia, tenta dès son jeune âge de maîtriser toutes les sciences “ humaines et divines ”.

Après avoir connu des amours fort romanesques, il étudia les traditions intellectuelles les plus variées, tant chrétienne scolastique (en latin), que juive cabalistique (en hébreu) ou païenne (orphisme, pythagorisme et platonisme en grec). Il connut la célébrité en proposant à Rome en 1486 le fameux débat portant sur ses 900 thèses philosophiques et théologiques.

Soupçonné d’hérésie, il s’enfuit en France, puis s’établit à Florence, sous la protection de Laurent le Magnifique, où il devint un brillant membre de l’Académie de Careggi, aux côtés de Marsile Ficin et de Politien. Il mourut à l’âge de 31 ans, sans avoir pu achever son rêve d’unifier les écoles philosophiques de son temps. Personnage aussi irritant que séduisant, qui n’a cessé de faire rêver les intellectuels européens.

d'après les Belles Lettres




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Jacques Lefevre d'Étaples

1450-1537





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Erasme





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Guillaume Budé



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Guillaume Budé, par Jean Clouet, 1536


La philologie : Guillaume Budé (1468-1540)  

Figure emblématique et encyclopédique de l'humanisme français, Guillaume Budé se consacre relativement tard aux études. Auteur des Commentarii linguae graecae (1529), le "Prince des hellénistes" a appris le grec seul et a acquis une telle aisance qu'il correspond aussi dans cette langue. Avec ses Annotations aux Pandectes (1508) et De Asse (1515) qui connaîtront de nombreuses éditions successives, il apparaît non seulement comme le fondateur de l'humanisme juridique et le précurseur de Cujas, mais surtout comme l'un des meilleurs philologues du royaume soumettant tous les manuscrits qu'il utilise à une critique systématique et apportant à son enquête sur le monde antique un soin extrême.
Nommé, en 1521, lecteur royal et maître de la librairie du roi, il obtient de François Ier la création du Collège des Lecteurs royaux où enseigneront notamment Guillaume Postel et Ramus. Mystique de l'étude, il cherche à désamorcer les critiques de ceux qui perçoivent dans le programme humaniste un danger pour le christianisme. Après le De Philologia (1532), qui milite pour une réforme de l'enseignement visant à promouvoir un encyclopédisme large, il publie la même année De studio litterarum, et en 1535, après l'affaire des Placards, De transitu hellenismi ad christianismum qui tente de concilier héllénisme et christianisme dans une perspective catholique.

source : gallica.bnf.fr



Budé, Guillaume (1467-1540); Humanist, Bibliothekar, Philologe, Jurist = Gg1







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